Sarah-Forever : Quand j'ai vu qu'il y avait une review sur le trafic, je me suis dis « Tiens, un bug dans le site ! ». En fait non c'était pas un bug et je dois te dire : merci ! Je suis contente que quelqu'un ait posté, ça rassure un peu. En plus c'est de la gentille review. *_*

Effectivement, la fic a des lecteurs, mais ils sont tous timides donc ils postent pas !

Si j'ai écris cette fic c'est justement parce que j'ai constaté que ça n'existait pas (ou presque) et comme je suis une grande fan…Pour les fautes, c'est vrai que c'est pas mon point fort, mais j'essaye de faire en sorte que ça reste lisible.

Voilà la suite,

Enjoy !


Yaone s'y résigna, elle devait suivre les trois malheureux fermiers si elle ne voulait pas sentir une pointe s'engouffrer dans sa peau. La jeune femme voulu se relever, mais ce fut peine perdu, son corps refusait de bouger d'un millimètre. Elle releva timidement la tête et esquissa un sourire.

- Je crois que j'ai besoin d'assistance pour marcher, pourriez vous m'aider ? demanda la sorcière.

L'un d'entre eux la souleva de terre et l'aida à marcher jusqu'au village qu'elle avait quitté le matin même. Elle fut envoyée sans ménagement dans sa cellule. Elle soupira. L'endroit était crasseux et sombre, normal pour une cellule. Une couchette en bois lui servirait de lit. Lorsque le repas lui fut servi, elle se retint de proposer ses services pour le lendemain tellement c'était infâme.

Un jugement était prévu afin de délibérer de sa culpabilité dans l'affaire du château détruit.

Après trois jours passés dans sa geôle, elle se mit à maudire Lina et les autres pour être partis sans elle. Ses cheveux étaient toujours aussi blancs, même pas un semblant de pigmentation n'était apparu. Tout comme la couleur de sa chevelure ses pouvoirs n'étaient pas revenus. Constatant son état d'impuissance face à la situation, elle avait entreprit de s'évader. Le tout était de savoir comment elle pouvait s'en sortir sans magie. Mal probablement.


Lina et ses amis avaient facilement réussi à fuir leurs assaillants. Ils étaient à présent non loin de la frontière qui les séparait du désert du sud, dernier rempart entre leur monde et le nouveau. Ils avaient établi un campement à côté d'un point d'eau.

- Vous êtes sûre Mlle Lina que c'était une bonne idée de laisser Mlle Yaone là bas ? demanda Amélia inquiète.

- Mais oui, répondit elle sur un ton neutre, elle va s'en sortir comme une grande. De toute façon elle n'était pas en état pour nous suivre, je le sais par expérience. Elle aura comme ça le temps de se reposer aux frais de la princesse et une fois ses pouvoirs revenus elle pourra s'enfuir et nous rejoindre tranquillement.

- Encore faudrait-il qu'elle sache où nous sommes, lança Zelgadis.

- Elle sait où on va, reprit Lina, elle va donc emprunter à peu près le même chemin que nous, il suffit de l'attendre dans un endroit où on est certain de pouvoir se retrouver.

Lina ouvrit son sac et en sorti une carte. Elle pointa un endroit avec son poignard. Les autres regardèrent le plan et virent sous la lame que la sorcière pointait la dernière grande ville d'Elmekia.

- C'est donc là que tu veux qu'on attende Yaone ? demanda la chimère.

- Exactement !

- En tout cas, commença Gourry, moi j'ai hâte de la revoir parmi nous !

Lina tiqua en entendant le blond parler de cette façon de l'autre sorcière.

- C'est vrai quoi, reprit le guerrier, sa cuisine me manque un peu…

Zelgadis le fusilla du regard, c'était lui qui s'occupait de faire les repas en l'absence de Yaone et ne prit pas vraiment bien ce que venait de lui dire son soi-disant ami. "Traitre" murmura la chimère. Amélia et Lina éclatèrent de rire voyant la mine désabusée de Zelgadis et celle de Gourry qui avait comprit qu'il avait encore parlé un peu vite.

- Je pense qu'il faudra cinq jours pour arriver là bas, fit remarquer Amélia après avoir calmé son rire.

- Alors c'est décidé, on l'attend là bas et on en profite pour faire des provisions en vu de notre traversé du désert, conclu Lina.

Les trois autres acquiescèrent. Ils se couchèrent tous sur cette résolution.


Cette nuit là, pendant que Lina et les autres dormaient comme des bienheureux, Yaone avait vaguement entreprit de creuser un tunnel d'évasion à l'aide de sa petite cuillère volée lors, il faut bien le dire, d'un des merveilleux repas qui lui étaient servit. Elle était agenouillée dans un coin de sa cellule le dos tourné vers la porte de façon à cacher sa laborieuse tentative.

- Je peux savoir ce que vous faites ? lui demanda une voix.

- Je creuse un trou, répondit-elle dans ton las.

- Etes vous sûre que ce soit une bonne idée ? s'enquit la voix.

- C'est ma seule solution à présent…

- Vos pouvoirs ne sont pas revenus ?

- Non pas encore.

- Je vois, c'est pour ça que vous…

Yaone enfonça avec violence la pauvre cuillère dans le sol mais le résultat ne fut pas celui escompté, le manche de l'ustensile se sépara de la partie creuse. La jeune femme se retourna et l'homme à qui appartenait la voix vit des larmes qui coulaient le long de ses joues.

- M. Xellos, dîtes moi que vous êtes venu me sortir de là…s'il vous plaît…

Le démon s'accroupi à coté d'elle et lui tendit la main, souriant comme à son habitude. La jeune femme referma cette main tendue de la sienne et les larmes de crocodiles furent séchées en un clin d'œil. Un peu de dramatisation ne faisait pas de mal après tout. Elle se releva rapidement et fut imité par le démon.

- Avant de partir…voyons voir…auriez vous de quoi écrire ? demanda Yaone joyeusement.

Le démon ne s'attendait pas à une telle demande de la part de la jeune femme. Curieux de voir ce qu'elle avait en tête il fit apparaître un parchemin et une plume. Satisfaite, elle prit les deux objets et posa le parchemin sur sa couchette. Elle entreprit d'écrire avec la plume mais elle s'arrêta avant que celle-ci ne touche le papier.

- Vous avez oublié l'encre.

- Ecrivez, l'encre viendra d'elle-même.

- J'aime bien votre technologie démoniaque…c'est assez utile.

Elle commença à rédiger quelque chose sur le parchemin, Xellos se pencha au dessus de son épaule afin de lire.

- M. Xellos, c'est franchement impoli de faire ça en temps normal, finit par dire Yaone.

Le ton doux qu'avait employé la jeune femme fit comprendre au démon qu'elle le laissait faire. Elle était amusée par le comportement du grand démon.

Une fois terminé, Yaone replia le parchemin et le reposa sur la couchette. Sur celui-ci on pouvait lire : Pour M. le geôlier et ses concitoyens !

Xellos fit claquer ses doigts et la plume disparu des mains de la sorcière.

- Bien, pouvons nous y aller ? demanda le démon.

La jeune femme posa sa main dans celle du démon en signe de consentement. Ils disparurent instantanément.

Le lendemain matin, quand le garde apporta le petit déjeuner de sa prisonnière, il fut surprit de ne plus voir personne dans la cellule. Pourtant il n'y avait pas de trace d'effraction, la porte était toujours fermée à clé et rien dans la petite pièce n'avait changé. En entrant dans la cellule l'homme vit le message qui lui était adressé et le parcoura rapidement. Il décida d'informer le chef du village. Le chef lut le message à haute voix.

Bonjour,

Lorsque vous lirez ceci, je serais partie et déjà très loin. Je sais qu'il n'est pas très poli de partir de prison avant son jugement, mais voyez vous j'ai autre chose à faire.

J'aimerais que vous et vos concitoyens oubliiez ma venue ici ainsi que celle de mes amis, en échange je vais vous dire un secret ! Nous avons bel et bien détruit votre monument maudis. Nous en sommes vraiment désolés.

Par contre, vous devez savoir qu'il n'y a plus rien à craindre, la chose qui faisait disparaître les personnes qui s'aventuraient trop près n'est plus de ce monde.

De plus, je peux vous assurer que si vous fouillez dans les décombres, vous trouverez suffisamment d'or pour compenser la perte de ce château.

Bien à vous,

L'évadée.

Il fallait qu'il en ait le cœur net. Le chef organisa un groupe de villageois pour fouiller les décombres en profondeur. Après deux jours complets de recherche, l'un des habitants trouva plusieurs pièces d'or. En y regardant de plus près il constata qu'il y avait sous ses pieds une multitude de ces pièces. Elles composaient le butin qu'avaient gardé bien soigneusement les fantômes pendant ces longues années. Il en rendit compte au dirigeant du village. Celui-ci se alla vers le feu qui brûlait dans la salle et y jeta le message de Yaone.

- Après tout, nous n'avons pas besoin d'une lettre écrite par une femme que nous n'avons jamais vu.


Lina et ses amis arrivèrent après cinq jours de marche dans la ville frontière. La journée était bien avancée et le soleil commençait doucement à décliner. La ville ressemblait à toutes les cités qui étaient postées entre deux pays. Des bâtisses joliment décorées montrant l'opulence de la ville en question. De nombreux magasins bordaient les rues où les habitants et touristes s'affairaient. Il y avait absolument tout ce qu'on pouvait souhaiter. Du simple magasin de bibelots à la plus luxueuse boutique. De nombreux restaurants aux diverses spécialités attirèrent particulièrement l'attention de Gourry et Lina. Zelgadis et Amélia étaient respectivement plus attirés par les grimoires et les habits de la haute société.

- Bien, commença Lina, étant donné que nous avons plusieurs jours d'avance sur Yaone, je propose qu'on en profite pour se reposer un peu et ensuite lorsqu'elle sera là nous pourrons faire nos emplettes en vue de la suite du voyage.

- A ton avis Lina, combien de temps on va devoir l'attendre ? demanda le blond.

- Hum, si je compare avec ma propre réaction je pense qu'il lui à fallu deux jours pour commencer à retrouver une partie de ses pouvoirs. Evidement ce n'est pas suffisant pour qu'elle puisse sortir d'une prison, il a bien fallu quatre jours en tout pour recouvrer tout son potentiel. Après tout dépend de sa constitution, de sa capacité vitale, de ce qu'elle a utilisé comme magie pour obtenir son sort…

A ce moment Lina se rendit compte que Gourry réfléchissait profondément. Non, décidément, il ne comprenait pas ce que lui disait son amie.

- On va attendre une semaine, conclu Zelgadis pour faciliter les choses au guerrier.

Amélia leva les bras au ciel et s'étendit de tout son long avec un léger soupir gracieux. Elle n'était pas mécontente de cette semaine de repos qui s'annonçait dans cette ville agréable. Les quatre amis décidèrent de se séparer. Comme à leurs habitudes Lina et Gourry partirent de leur coté et Amélia et Zelgadis du leur.

Il n'est pas difficile de savoir ou les deux gourmands sont partis en premiers. Le plus proche des restaurants fut leur première victime, après tout ils allaient avoir une semaine pour goûter tout les mets de la ville.

Zelgadis entra dans la boutique aux livres anciens. C'était plus fort que lui, dès qu'un ouvrage passait sous son nez il fallait qu'il en lise le contenu. On ne sait jamais…des fois qu'un manuscrit de la Clare Bible se trouverait dans ce livre sur d'art de vie en société.

Amélia était entrée dans un magasin où de nombreuses robes étaient étalées. Ses yeux brillaient devant le spectacle. Bien sur, elle aimait ses vêtements d'aventurière…mais quoi de mieux qu'une belle robe avec de multiples volants ? Elle allait pouvoir assouvir ses envies de fanfreluches en essayant la totalité du magasin. Elle n'était pas seule dans la boutique, une vieille dame était en pleine conversation avec l'une des vendeuses. Conversation n'était probablement pas le terme le plus adapté à ce qu'entendait Amélia.

- Comment osez vous vous prétendre magasin de luxe alors que la plupart de vos models sont des contrefaçons de mauvaises factures ! Il suffit de toucher le tissu, même de la toile de jute est plus confortable que ça ! Et puis là, regardez moi ces points négligemment fait, non vraiment c'est une arnaque monumentale !

Amélia s'approcha un peu de la vieille femme trouvant la situation assez drôle. Elle détailla la dame qui criait à qui voulait bien l'entendre sa façon de penser. Pour une vieille femme elle avait un look jeune, avait l'air en forme, sa voix trop fluette et puis sa coiffure, cette natte haute…

- Mlle…Yaone ? murmura t'elle.

La femme aux cheveux blancs arrêta immédiatement de parler, pour le plus grand soulagement de la vendeuse qui craignait pour la réputation de son établissement. Elle se retourna et vit une Amélia qui s'élançait vers elle pour finir dans ses bras. En la voyant Yaone failli déverser tout son venin sur elle, encore un poil énervée par l'abandon dont elle avait fait l'objet quelques jours auparavant. Néanmoins, l'étreinte de la princesse fut si sincère qu'elle comprit que la demoiselle était réellement contente de la revoir et que mine de rien elle avait du être inquiète. Elle se contenta donc de poser sa main sur la tête brune. Elle avait beau ne plus être une enfant, le comportement d'Amélia prouvait qu'elle avait parfois besoin d'être maternée. La princesse repoussa doucement son aînée.

- Je ne comprend pas, demanda t'elle, comment avez-vous fait pour arriver ici ?

La fille aux cheveux laiteux amorça un sourire et leva son index au niveau de son visage et le secoua.

- C'est un secret, répondit elle simplement.

- M. Xellos est là aussi, s'étonna t'elle.

- En effet, et heureusement pour moi, lui ne m'a pas laissée tombé…

La princesse sentit ses joues rosir légèrement.

- Rassurez vous, je ne vous en veux pas, ria t'elle.

- Nous devrions peut être retrouver les autres, M. Zelgadis n'est pas loin. Nous avons convenu d'un point de rendez vous pour ce soir. Le fait que vous soyez déjà là va sûrement changer nos plans.

Les deux jeunes femmes sortirent de la boutique et se dirigèrent vers le magasin où Amélia avait laissé Zelgadis. Lorsqu'il vit Yaone il paru un peu étonné mais sans plus. Il comprit tout de suite qu'elle avait du avoir l'aide de l'enfoiré de service.

- Et il est où lui ? maugréa Zelgadis.

Yaone haussa les épaules en expliquant qu'elle ne savait pas ce qu'il faisait mais que lui savait toujours où elle était. Zelgadis grogna en comprenant qu'il devait les observer de loin, ce qui l'énervait au plus haut point.

Ils sortirent dans la rue marchant vers l'endroit du rendez vous convenu entre les quatre amis. Lina et Gourry ne furent pas long à attendre, ils étaient impatients de retrouver leurs amis afin de passer une nouvelle fois à table dans le restaurant de l'auberge qu'ils avaient choisis avant de se séparer. Lina tomba des nues en voyant la sorcière aux cheveux dépigmentés.

- Qu'est ce que tu fais là ? demanda Lina abasourdie.

- Et bien, j'ai fais comme vous aviez dit, je me suis débrouillée toute seule ! Grâce à mon ingéniosité et à ma brav…

- C'est Xellos qui à tout fait, coupa Zelgadis qui scrutait les alentours à sa recherche.

- Hohé M. Zelgadis ! Cassé pas l'ambiance que je voulais créer…


Ce chapitre est un peu coupé en plein milieu mais il serait devenu un peu trop long donc je l'ai tronqué. Le suivant devrait donc suivre sous peu.