Bon, pas de racontage de vie aujourd'hui, je suis trop claquée... Bah ouais, fête hier soir :P pas des meilleures en plus.

Bref. Les reviews!

Alexia: J'adore couper mes chapitres au meilleur moment =D mais voilà la suite!

Filament-de-lune: Tu travailles avec dans un centre aéré? Si les gosses sont comme mon petit frère, je te plains XD. Ahhh les frigos... J'en pouvais plus à la fin xD, merci, je me sens comprise avec toi lool. Par contre moi j'ai pas eu droit aux aliments pourris, tout était encore viable lol.

Liz Jackson: Super, tu t'es remise à Undercover! J'étais dégoutée de pas avoir de suite lol.

Allison71230: Ah, les familles portugaises... je te comprends, je suis Argentine, c'est un peu pareil. Les familles nombreuses, on s'y connait.


Chapitre 4

Jane s'était à peine engouffré dans le couloir menant à la salle de bain que les trois frères se tournaient vers leur sœur aînée, leurs regards pleins de questions.

- Me regardez pas comme ça… se défendit-elle mollement.

- Attends, lança Jacob, c'est moi, ou il vient de te faire une déclaration ?

- Venant de lui, il peut tout aussi bien avoir voulu dire qu'il adore me pourrir la vie. Et ça serait pas étonnant, puisqu'il le fait déjà très bien.

- Tu plaisantes ! intervint Matthew. « Quand vous êtes malheureuse, je suis moins heureux », ça veut tout dire !

- C'était juste avant de parler de ma vie sentimentale déplorable !

- En même temps il a pas tort… continua le troisième de la fratrie. Et puis bon, je comprends qu'il t'exaspère, mais t'es pareille avec lui. Tu sais ce qu'on dit, qui aime bien, châtie bien. Et puis si tu l'aimais pas, tu l'aurais pas invité à passer noël avec nous.

- Je rêve ou t'es en train de dire qu'il me plait ? s'indigna-t-elle. Et puis si je l'ai invité, c'est parce qu'avec l'unité on a décidé que l'un d'entre nous s'en occuperait ce soir et malheureusement c'est tombé sur moi.

- « S'en occuper » ? T'en parles comme si c'était un gosse, ajouta Tommy.

- Crois-moi, parfois je me demande si c'en est pas un. On a voulu « s'en occuper » parce que sinon il allait passer noël tout seul, alors…

Elle se tut en entendant des pas venant du couloir. Il lui suffit de tourner légèrement la tête pour voir que Jane se tenait derrière elle, légèrement sur le côté, et souriait aux trois frères. Il approcha lentement une main derrière l'oreille de sa supérieure qui se recula instinctivement puis la ramena à lui, fermée. En ouvrant sa main et montrant sa paume, tout le monde s'approcha pour la voir… vide ?

- Ah, non, ça n'a pas marché, dit-il simplement, sans donner plus d'explications, son éternel sourire d'oreille à oreille imprimé sur le visage.

- Patrick !

La petite voix venait de derrière le mentaliste, et il se retourna, toujours avec son grand sourire, pour voir la petite brune aux yeux verts qui se tenait là. Haute comme trois pommes, Maddie était une réplique miniature de Lisbon et il était persuadé que son patron ressemblait à ça quand elle avait trois ans. La fillette s'approcha de son nouvel ami et s'accrocha à son pantalon.

- Oui, ma chérie ? dit-il en se penchant, attendri.

- Patrick, tu me hisses pour que je mette l'étoile ? demanda-t-elle en dévoilant la décoration pour le sommet du sapin qu'elle dissimulait derrière son dos.

Soudain, le sourire du consultant s'évanouit. Il ouvrit la bouche pour répondre, mais les mots ne venaient pas, et il fit finalement non de la tête avant de tourner les talons et de traverser la salle à manger d'un pas rapide, surprenant tout le monde au passage. Les frères lancèrent un regard interrogateur à leur sœur qui haussa les épaules.

- Tess, tu devrais aller voir, l'encouragea le benjamin.

- Non, j'ai pas envie, fronça-t-il les sourcils. Quand il est comme ça, c'est toujours moi qui prends.

- Tess, c'est ton ami, alors vas-y !

Lisbon se résigna et se leva de sa chaise pour suivre les pas de son collègue. Le salon était vide, mais elle le trouva dans la véranda chauffée, assis sur un canapé d'angle, les yeux dans le vague. Il ne remarqua sa présence que quand elle vint s'asseoir près de lui, et il lui fit un sourire triste.

- Désolé, j'aurais pas dû partir comme ça…

Voyant que Lisbon le fixait, s'attendant à une explication de sa part, il continua.

- « Hisse-moi, papa, je veux mettre l'étoile » cita-t-il et Lisbon comprit immédiatement pourquoi il avait réagi de la sorte. Tous les ans, c'est ma fille qui mettait l'étoile au sommet du sapin. Voilà pourquoi je ne fête pas noël. Trop de souvenirs…

- Je suis désolée, Jane, je… On aurait pas dû insister pour que vous le fêtiez avec nous, on s'était pas dit que… que ça vous ferait peut-être du mal…

- Hey, vous excusez pas, dit-il en se tournant complètement vers son patron. Je passe une très bonne soirée, Teresa, c'est juste que certains souvenirs sont plus forts que d'autres. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, je vais bien. La preuve, je suis en train de pourrir votre soirée ! sourit-il, remettant son masque.

- Arrêtez, Jane, faites pas ça, fronça-t-elle les sourcils avec inquiétude.

- Que je ne fasse pas quoi ?

- Faire comme si tout allait bien. Je sais que vous vous dites que vous devez passer inaperçu ce soir pour me laisser profiter de mes frères, et que vous ne voulez pas poser problème. Je sais aussi que vous vous protégez de vos propres sentiments en vous cachant derrière ce faux sourire. Mais pour une fois, laissez-vous aller. Juste pour un soir.

Le consultant la fixa de longues secondes alors que son sourire d'oreille à oreille se dissipait lentement, laissant juste un petit sourire en coin, néanmoins plus sincère que tous ceux qu'il faisait d'habitude. Il pencha sa tête sur le côté et lança à la jeune femme un regard amusé et intrigué à la fois.

- Si je me laisse aller, ça ne vous plaira pas, répondit-il simplement d'une vois grave et profonde qu'elle ne lui connaissait pas.

- Et pourquoi ça ne me plairait pas ?

- Parce que je cache beaucoup de choses derrière ce sourire. Vous risqueriez d'être effrayée, ajouta-t-il d'un ton doux.

- Essayez toujours, on verra bien.

Jane approcha sa main gauche de la joue de la jeune femme, et avant même qu'il ne la touche, elle sentit un frisson parcourir son dos, lui donnant la chair de poule. Cependant, il ignora sa joue pour s'intéresser à son oreille, qu'il frôla du bout des doigts. Puis il éloigna son poing fermé de son visage et l'ouvrit sous ses yeux.

- Toujours rien, souffla-t-il.

Et alors que toute l'attention de la jeune femme était portée sur la paume vide de la main de Jane, celui-ci s'approcha d'elle et déposa un baiser au coin de ses lèvres. Lisbon le fixa abasourdie, ce qui fit rire le consultant, qui revenait déjà l'embrasser encore une fois, volant cette fois-ci un vrai baiser à sa supérieure.