J'ai pris quelques jours de retard pour poster la suite alors pour me faire pardonner, je vous poste le six dans pas longtemps :P.

De plus, aujourd'hui en Argentine, c'est la fête des amis. Alors bonne fête, les amis!

Les reviews:

Sweety: Contente que ça te plaise ^^ J'ai hâte de lire la suite de la tienne aussi!

Filament-de-lune: La série dans la peau? Tu pouvais pas me faire un meilleur compliment xD. Merci beaucoup!

Crangel23: La soirée ca prendre plus d'importance que tu ne le crois lol. Bref, j'en dis pas plus!


Chapitre 5

Jane caressait le dos de Lisbon, sans interrompre leur baiser, quand la porte de la véranda grinça. Pris sur le fait, ils sursautèrent tous les deux, se tournant vivement vers l'entrée de la pièce, cependant vide. Un peu gênée, la jeune femme s'écarta de lui et détourna le regard, tentant de trouver les mots qu'elle voulait dire dans son esprit embrouillé par le baiser.

- Ecoutez, Jane… commença-t-elle mal à l'aise.

- Patrick, la corrigea-t-il encore. S'il te plait, appelle-moi Patrick.

- Patrick, répéta-t-elle, encore plus troublée par la proximité que son collègue voulait imposer. On peut pas faire ça… Tu sais, on travaille ensemble, et ça compliquerait tout… Je peux pas me permettre d'avoir une quelconque relation avec un employé sous mes ordres.

- Je comprends, dit-il en se rasseyant droit sur le canapé. Je t'assure, je me mets à ta place et je comprends ton point de vue. Mais maintenant, mets-toi à la mienne.

- C'est-à-dire ? s'étonna-t-elle en levant enfin le regard pour croiser ses yeux bleus.

- Teresa… souffla-t-il en penchant la tête sur le côté. Je viens d'embrasser une femme après six années d'abstinence, tu crois vraiment que je l'aurais fait si je n'y tenais pas vraiment ? Ca fait déjà quelques années qu'on travaille ensemble, à se côtoyer tous les jours, je te connais aussi bien que tu me connais. Mieux que personne. Après avoir frôlé la mort trop de fois, j'ai vraiment envie de retrouver ce que j'avais avant, une famille. Et je me fais trop vieux pour attendre de vivre un jour une relation parfaite avec une femme, sans disputes, sans prises de tête, et tout ça… Aujourd'hui, je t'ai toi, et c'est bien mieux que ce que j'aurais pu ne serait-ce qu'espérer.

- Je ne veux pas être une femme de substitution, s'indigna-t-elle. Et je veux pas être avec toi parce que tu n'auras pas trouvé mieux !

- Hey, je n'ai pas dit ça. Regarde-toi, Teresa, tu es superbe. Tu n'es pas une femme de substitution. Et puis je ne veux pas d'une relation sans disputes, sans prises de tête… et tout ça, sourit-il. Je veux pas d'une femme parfaite à qui je n'aurai rien à reprocher. Je te veux toi. Avec ta mauvaise humeur, tes regards noirs et ta bouteille de téquila dans le tiroir de ton bureau pour les nuits trop longues.

Elle allait protester en le grondant d'avoir fouillé dans son bureau, mais elle se ravisa au fur et à mesure que les paroles de son collègue entraient dans son cerveau. Les mots doux du consultant résonnaient dans son esprit. « Je te veux toi », c'était la plus belle déclaration que Jane était capable de faire pour l'instant, et elle le savait. Elle sentit un frisson lorsque la main de l'homme se posa sur son genou et le caressa avec douceur, et pour toute réponse à ces belles choses qu'il lui avait dites, elle le fixa droit dans les yeux et posa sa main sur celle du blond, qui sourit joyeusement en comprenant le message.

Il allait se pencher vers elle pour l'embrasser à nouveau, quand on frappa à la porte entrebâillée. Les deux collègues s'écartèrent automatiquement et regardèrent le battant s'ouvrir en grinçant, laissant passer Matt, qui entrait avec un immense sourire sur le visage.

- Je savais que tu tenais à être discrète sur ta vie amoureuse, mais de là à faire passer ton copain pour un simple collègue alors que vous êtes ensemble… commença-t-il souriant mais Jane le sentit légèrement vexé.

Le récent couple fixa le troisième frère en cherchant à comprendre puis, voyant que l'explication ne venait pas, Lisbon se décida à poser la question.

- Comment ça ?

- Maddie est venue me voir pour savoir si elle pouvait t'appeler Tonton Patrick, dit-il en faisant un signe de tête au premier intéressé, et comme je lui demandais pourquoi, elle m'a dit qu'elle vous avait trouvés en train de vous embrasser.

- Ah, la porte qui a grincé ! s'exclama Jane amusé. Si on voulait être discrets, c'est loupé. Premier baiser et on se fait déjà prendre par une fillette de trois ans !

- Attendez, « premier baiser » ? s'étonna Matt. Ca veut dire que vous étiez pas ensemble avant ?

- Bah… non, répondit simplement la chef d'unité en haussant les épaules, un peu gênée.

- Ce qui veut dire que Maddie et moi sommes les seuls à être au courant ?

- Bah… oui, lança sa sœur sur le même ton.

- Nous aussi sommes au courant, heureusement, ajouta Jane en réprimant un éclat de rire.

- Et maintenant vous êtes ensemble, finit le petit frère, embarrassé de se trouver dans cette situation.

Le couple haussa les épaules à l'unisson, puis ils se regardèrent et le consultant fit un petit sourire à la jeune femme.

- Disons que… on va voir. On va tenter le coup, répondit-il en souriant de plus belle, entourant les épaules de sa supérieure avec son bras droit. On est deux têtes de mules insupportables, dont les vies sentimentales sont des enchaînements de catastrophes, donc ça devrait coller !

- Je doute que tu aies une vie sentimentale aussi désastreuse que celle de ma sœur ! plaisanta Matt.

- Heu… sur ce coup-là, je crois qu'il me bat… confessa-t-elle.

- Pardon ? rit le frère. Ca m'étonnerait !

Lisbon était sur le point de dire au jeune homme qu'elle lui expliquerait un autre jour, que le moment était mal choisi pour parler de ce genre de choses, quand elle sentit la main de Jane se crisper sur son bras, comme si le corps tout entier du consultant s'était soudain tendu.

- Ma… femme et ma fille sont… mortes, répondit-il d'un ton sec, alors qu'il ne restait plus aucune trace de son sourire sur son visage maintenant triste.

Lisbon se tourna vers lui et allait dire quelque chose pour le réconforter, quand il leva le regard vers elle, un grand sourire aux lèvres.

- Mais c'est pas le moment de parler de tout ça, c'est noël ! Allons faire la fête, j'ai envie d'une bière ! s'exclama-t-il en se levant, tendant sa main à sa supérieure pour l'aider à se mettre sur pieds.