Rentrée

- Surtout, il ne faut pas le laisser tout seul, il a horreur de ça… ah, et si il se met à crier, sa tétine est dans son sac, j'en ai même mis deux au cas où et vous pouvez la lui donner aussi s'il commence à frapper ses camarades, en général c'est qu'il a faim ou qu'il s'ennuie. Ah, et s'il se met à pleurer il faut….

- Madame ?

- … m'appeler, mon numéro est aussi dans son sac, je suis joignable à toute heure n'hésitez surtout pas à….

- Madame !

- … me donner un coup de fil s'il y a le moindre souci. Mon bébé peut se montrer parfois assez turbulent et…

- MADAME !

Yuya interrompit enfin son monologue pour dévisager l'assistante maternelle qui lui souriait d'un air un peu crispé, les bras tendus vers elle.

- Vous n'avez aucune raison de vous en faire madame, je sais que le premier jour est toujours difficile pour les parents mais nous n'avons jamais eu le moindre problème avec les enfants ici. Vous pouvez nous faire confiance. Tadashi sera très bien avec nous, vous pouvez le laissez sans crainte. N'est-ce pas mon chou ?

Le petit garçon lui jeta un regard noir pour toute réponse et son poing se serra un peu plus sur le chemisier de sa mère. La jeune femme face à eux se retint péniblement de lever les yeux au ciel. D'habitude, elle parvenait toujours à se débarrasser rapidement des mères surprotectrices, mais celle-là… lui tapait sur le système depuis un bon quart d'heure ! Derrière eux, un homme sortit la tête de la vitre de sa voiture et se mit à crier :

- OH PLANCHE A PAIN ! BOUGE-TOI UN PEU, JE VAIS PAS PASSER LA NUIT A T'ATTENDRE ! LACHE-LE UN PEU CE GOSSE, ÇA VA ALLER ! ALORS GROUILLE !

Yuya se retourna brusquement et répliqua tout aussi fort :

- FERME-LA UN PEU, TOUT ÇA C'EST TA FAUTE ! SI TU M'AVAIS LAISSE ME LEVER, T'AURAIS PAS UNE HEURE DE RETARD POUR TA REUNION !

Tadashi se mit à rire joyeusement et l'assistante secoua la tête. Finalement, la mère finit par lui passer le petit garçon, non sans avoir déposé un énième baiser sur ses mèches blondes, avoir vérifié une énième fois son sac et avoir répété pour la millième fois son numéro de téléphone avant de rejoindre sa voiture. La jeune femme poussa un soupir de soulagement et adressa un sourire à l'enfant.

- Allez Tadashi, on va aller dire bonjour à tous tes petits copains, d'accord ?

Son regard rouge flamboya et son sourire dévoila deux canines un peu trop pointues…

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Yuya se rongeait les ongles en fixant son portable. Un comble pour Okuni, assise face à elle. D'ailleurs, elle finit par soupirer d'un air de profond ennui et lança un dossier sur le bureau de sa collègue.

- Au lieu de m'agacer, va porter ça au patron, ça occupera ta cervelle trop vide…

La jeune femme ne releva même pas l'insulte, attrapa la chemise cartonné et se dirigea à grands pas vers le bureau de son mari, son téléphone toujours à la main. Elle ne jeta même pas un coup d'œil à l'intérieur de la pièce lorsqu'elle ouvrit la porte.

- Kyo, voilà le…

- Ah, désolé Yuya-chan, mais Kyo n'est plus ici !

- Hein ?

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- OUIIIIIIIIIIINNNN ! OUIIIIIINN !

- TADASHI, repose ces ciseaux TOUT DE SUITE ! NON tu n'as pas le droit de couper les couettes de Kazue ! Satomi, vient m'aider, ce petit monstre a renversé le pot de peinture sur le tapis et les gosses en ont partout ! Et Hanae, par pitié, retrouve-moi ces doudous !

- Je ne peux pas, il a planqué toutes les clés et j'en ai besoin pour préparer les biberons !

- Oublie, il a mélangé la farine au lait en poudre !

Une petite fille, les yeux rougis de larmes, les joues gonflées et la lèvre tremblante, vint tirer la manche de l'assistante maternelle.

- Le… le monsieur là-bas… il… il me fait peur…PEEUUUUR !

- Quel monsieur ?

La fillette renifla et tendit le bras vers la fenêtre pour désigner une silhouette menaçante au regard sanglant…

.~.~.~.OWARI.~.~.~.

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Ah, je ne pense pas l'avoir dit ici donc je vais le faire… mon ordinateur est actuellement en révision pour je ne sais pas combien de temps T.T donc je poste depuis le fixe de chez moi… et j'ai moins l'occasion d'écrire donc voilà je vais faire ce que je peux promis !