Merci à Lunastrelle et Melissa Rossemberg pour leurs reviews.

DISCLAIMER : Cette fic ne m'appartient pas, c'est une traduction d'une fic de Todd's pet que j'aime beaucoup.


Chapitre 8

Rose avait un mauvais pressentiment sur tout ça. Quelque chose n'allait pas mais elle ne pouvait pas mettre le doigt dessus.

Sheppard lui avait promis que le virus Hoffan ne ferait que l'empêcher de se nourrir du volontaire.

« Il aura juste mauvais goût, c'est tout », avait dit Sheppard avec impatience. « Ce n'est pas du poison, ça ne tuera pas votre précieux Wraith. »

« Et comment le savez-vous ? » l'avait défié Rose. « De plus, si vous mouriez de faim, vous mangeriez tout de même, qu'importe combien ça a mauvais goût. »

« C'est plus compliqué qu'un mauvais goût », avait ajouté le docteur Beckett. « Nous pensons que cela bloque le processus d'alimentation d'une certaine manière, mais le major a raison : ça ne le tuera pas. »

« Vous PENSEZ ? Est-ce censé me rassurer, docteur ? » avait demandé Rose. « Étant donné que vous le laisserez quand même mourir de faim. »

Le docteur Beckett avait vraiment paru hésitant quand il avait répondu : « Je sais que vous voulez les étudier aussi longtemps que vous le pouvez, mais comment voulez-vous exactement qu'on les nourrisse, gamine ? »

Et donc elle se tenait là, regardant le Hoffan marcher avec hésitation vers les barreaux métalliques de la cage où se trouvait Steve. Elle ne savait pas si elle en était capable, mais elle sentait que Steve était aussi nerveux qu'elle. Steve ne savait pas ce qui se passait – Sheppard avait exigé qu'elle ne lui dise rien de ce qu'ils faisaient –, mais il savait que quelque chose clochait cet humain était faible, malade. Mais Steve avait faim, si faim qu'il en avait mal tellement que c'en était palpable.

Lentement, avec hésitation, il s'approcha de l'humain. Elle ne le dirait jamais par respect pour sa fierté Wraith, mais elle savait qu'il était incertain, effrayé même. Sachant qu'il n'avait pas d'autre option, cependant, il fit un brusque mouvement vers la poitrine de l'homme avec sa main nourricière. Il n'eut pas plus tôt commencé de se nourrir qu'aussitôt il s'arrêta.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? » exigea-t-il, se détournant de l'homme et marchant à grands pas vers le coin le plus éloigné de sa cellule.

Rose regarda Steve tandis que ses collègues se félicitaient pour avoir réussi d'empêcher Steve de se nourrir. Même s'il semblait aller bien, elle ne pouvait se débarrasser de son mauvais pressentiment. Les autres sortirent en file de la pièce, mais Rose voulait rester, repoussant même la main de Sheppard de son épaule.

« Bon, si vous insistez pour jouer la baby-sitter, mais restez loin des barreaux », lui dit Sheppard. « Il n'y a pas de verre ni de champ de force ici… et vous n'avez pas mauvais goût ! »

Rose fit une grimace dans le dos de Sheppard tandis qu'il partait, puis elle se tourna vers la cellule. Steve lui tournait le dos, les mains sur les hanches. « Combien de temps pouvez-vous encore tenir ? » demanda-t-elle tranquillement.

« Ça ne vous regarde pas, humaine. »

« Combien de temps ? » insista-t-elle.

« Aussi longtemps que je pourrai », répondit-il. « Il a fallu plus de temps pour le commandant que vous retenez sur votre base. »

Elle pouvait entendre la peur dans sa voix même lui ne pouvait le cacher. Ils comprenaient tous les deux le destin qui l'attendait : devenir lentement fou tout en crevant de faim.

« J'aimerais pouvoir faire quelque chose », dit-elle avec impuissance.

« Pourquoi voudriez-vous m'aider ? »

« Je ne sais pas. Je voudrais, c'est tout. » Elle se retourna pour quitter la pièce.

« Attendez. »

Elle se retourna et regarda le Wraith. Il laissa tomber ses mains de ses hanches et se tourna pour la regarder. « Si vous voulez m'aider, restez. »

Sans hésiter, Rose retourna là où elle se tenait et s'assit par terre, les jambes croisées devant lui, juste hors de portée des barreaux.

Il traversa la cellule et s'assit devant elle, juste devant les barreaux, non pas parce qu'il voulait l'atteindre et se nourrir d'elle, mais parce qu'il avait un étrange et impérieux besoin d'être aussi près d'elle que possible.