Bonjour !! Et voici le nouveau chapitre !
Chapitre 22
Pour la première fois de sa vie, Blaise sentit sa bouche dégringolé sous le choc alors qu'il fixait le regard amusé de Théodore Nott. Ce type… était son fiancé… Il se ressaisit aussitôt. Bon d'accord. Il ne s'attendait pas à voir son fiancé à cette soirée, mais celui-ci était là. C'était la vie. Il n'y voyait aucun inconvénient. Il hocha lentement la tête.
-Bonsoir. Déclara-t-il calmement.
-Tu t'es vite remis de ton choc ma parole ! S'exclama alors Nott.
Nott trouvait qu'il s'était vite remis de son choc ? Lui ne comprenait même pas pourquoi il avait été choqué. Il se fichait bien que Nott soit son fiancé, où que l'homme qui le fixait comme s'il était un bout de viande soit son fiancé. Tout ce qui comptait c'est que cela ne lui importait pas. Sa tante partit alors vers un vieux couple à l'allure noble. Et il se retrouva, de nouveau, seul avec l'homme qu'il allait épouser.
-Est-ce que tu penses encore à rien ? Demanda avec curiosité le châtain.
-Je pense plutôt qu'il n'y avait aucune raison d'être surpris. Répliqua Blaise.
-Oh ? Aucune raison tu crois ? Moi je suis très surpris pourtant.
Il lui envoya un petit sourire.
-Je croyais que mon fiancé serait soit insipide. Soit insipide et stupide. Soit insipide, stupide et optimiste à souhait. Dans tous les cas, je m'attendais à ce qu'il soit insipide. Mais, tu es assez amusant.
-Je ne m'attendais à rien. Répliqua Blaise. Je m'en fichais même.
-Oh ? Tu ne me dis même une phrase du genre « Je ne m'attendais à rien, mais je suis content que mes attentes inexistantes ne soient pas déçu ! »
-Si je n'avais pas d'attente, je ne pouvais pas être déçu.
Le châtain éclata alors de nouveau d'un grand rire amusé qui était assez agréable à écouter. Les yeux verts de Blaise s'attardèrent sur le jeune homme en fronçant légèrement les sourcils. Il était trop mince, trop petit, trop châtain… et ses yeux n'étaient pas dorés. Il sursauta violemment en regardant ses pensés. Que !?
-Ah ! Alors sous cette indifférence se cache un cœur qui bat déjà pour quelqu'un. Fit remarquer avec nonchalance Nott.
-De quoi est-ce que tu parles ?
Nott dessina alors un cœur dans les airs.
-Mettons-nous clairs tout de suite, si tu veux bien. Dit calmement le châtain. Je ne t'aime pas, tu ne m'aimes pas. Mais, nous sommes obligés de nous marier ensemble Il n'y absolument rien de romantique, nous ne sommes pas dans un livre « Harlequin ».
Il se servit alors un nouveau verre de punch et se mit à le siroter lentement. Puis, sans prévenir, il s'approcha de lui et son visage se trouva à moins de cinq centimètres de son visage. Il se contenta de le fixer en haussant un sourcil. Il remarqua, à sa grande irritation, que Nott venait de poser le même geste que Weasley… et que lorsque Weasley avait fait ça, son cœur lui avait remonté dans la gorge et il avait eu du mal à respirer. Si ce n'était pas la preuve ultime que le roux n'était pas bon pour sa santé…
-Tu veux savoir la seule ressemblance entre le lapin de pâque et le véritable amour ? Demanda le châtain avec nonchalance.
Blaise se contenta de le fixer avec indifférence.
-On s'en fiche éperdument. Les deux n'existent pas.
Nott se redressa alors brusquement et avala son verre de punch d'un trait, son sourire fermement en place.
-Je suis content de tomber sur quelqu'un comme toi, qui ne s'attendra pas à la fin « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ». Notre fin ressemblera plutôt « Et ils vécurent vieux en étant amis et eurent un seul héritier que l'on attendait d'eux ».
Blaise le fixa alors avec sérénité avant qu'un petit sourire n'apparaisse sur ses lèvres pleines. Nott lui tendit alors la main.
-Sens-toi libre de me tromper avec qui tu veux, et j'en ferais de même. Par contre, soyons toujours honnête l'un envers l'autre. Si tu ne veux pas que je te trompe, tu n'auras qu'à le dire.
-Je m'en fiche.
Nott hocha alors doucement la tête puis son regard s'attarda sur une jeune femme aux seins voluptueux… dont le mari était partit au toilette.
-Et bien alors… mon cher fiancé… je te souhaite une merveilleuse nuit.
-A toi aussi. Répondit Blaise alors que le jeune homme se dirigeait vers la femme.
Il sentit alors une chaleur épouvantable s'abattre sur lui et déposa lentement son verre sur la table avant de sortir à l'extérieur. L'air de la nuit le revigora aussitôt. Il aurait bien voulu éclater de rire. Son fiancé était parfait. Parfait pour lui en tout cas. Il avait un regard qu'il ne connaissait que trop bien… le regard de l'indifférence la plus totale qui soit. Et c'était parfait pour lui. Un fiancé émotionnel comme Drago ne lui aurait pas convenu… Un fiancé aussi froid et coupant que Potter ne lui aurait pas convenu… Un fiancé comme… Weasley, aurait été son pire cauchemar. Il continua alors à marcher, en ignorant complètement où il allait. Il était rare qu'il s'aventurait hors du château de son oncle et sa tante. En fait, il n'en n'avait jamais sentit l'utilité. Toutes les fleurs se ressemblaient non ? Et puis, elles étaient bien plus jolies dans les livres. Il sursauta violemment en voyant un long corps surmonter d'une épaisse chevelure rousse. Weasley était couché dans l'herbe, les yeux fermés. Bien malgré lui, son regard s'attarda sur le long corps musclé et le visage emplis de tâches de rousseurs. Il n'était pas beau. En fait, le plus haut terme que l'on pouvait utiliser pour son visage était « charmant ». Et pourtant, il ignorait pourquoi, mais il sentit son cœur manquer un battement. Il sursauta de nouveau en voyant que les yeux mordorés s'étaient ouverts pendant qu'il n'y prêtait pas attention.
-Salut, Altesse. Déclara alors le roux. J'ai pu constater que tu avais trouvé ton prince charmant.
-Mon prince charmant ? Répéta avec perplexité le mulâtre.
Un sourire qu'il jugea faussement nonchalant apparut alors sur les lèvres pleines de Weasley qui se contenta de refermer les yeux.
-Je vous ai vu, toi et le type châtain… vous étiez très… amicaux.
-C'est mon fiancé.
Le roux ouvrit alors brusquement les yeux avant que son faux sourire ne s'agrandisse.
-Et bien, vous semblez absolument parfait l'un pour l'autre. Alors pourquoi tu n'irais pas le retrouver pendant que je reste coucher ici ?
-Ce jardin ne t'appartient pas. Je peux y rester si j'en ai envie.
Puis, comme pour défier le roux encore plus, il s'assit près de lui. Merlin, pourquoi faisait-il donc cela ? Il exécrait Weasley ? Alors pourquoi s'infligeait-il sa compagnie ? Était-il devenu masochiste sans le savoir ? Son regard retomba sur le visage plein de tâche de rousseur et il croisa les yeux mordorés. Et son cœur qui battait à la chamade.
-Tu avais l'air de bien t'amusé avec ce type.
-Théodore Nott.
-Je ne me rappelle pas t'avoir demandé son nom.
Blaise se trouva pris au dépourvu pendant quelques secondes.
-Tu semblais le trouver charmant. Continua alors le roux. Alors pourquoi es-tu ici ?
-Tu as raison, il est beaucoup plus charmant que tu ne le seras jamais !
Avant même que le mulâtre ne puisse réagir, il se sentit plaquer sur le sol alors que les bras de Weasley lui tenaient fermement les siens. Et son corps qui se trouvait au-dessus de lui. Et son odeur ensorcelante qui semblait pénétré dans chaque pore de sa peau. Il crut, pendant un instant, qu'il allait perdre la tête.
-Alors pourquoi es-tu ici, au lieu d'être avec lui !? Cracha avec colère le roux. Vous semblez fait pour être ensemble ! La princesse froide et indifférente et le prince charmant froid et indifférent, vous êtes superbes !
-Je suis ici parce que je le veux ! Et tu as raison, il est absolument parfait pour moi !
Et les yeux mordorés qui semblaient le foudroyer sans répit alors que son cœur menaçait de s'enfuir de sa cage thoracique. Ce n'était pas possible. Il ne s'était jamais sentit ainsi. Et le visage de Weasley qui se rapprochait du sien, et son souffle qui lui caressait les lèvres, et son odeur qui semblait vouloir lui monter à la tête. Il allait mourir.
-C'est à ce moment que tu es supposé crier au secours, altesse. Murmura doucement Weasley. Tu dois crier, sinon le Prince ne viendra pas te sauver.
Blaise aurait bien voulu lui dire qu'il n'éprouvait aucune envie de crier au secours. Et il eut envie de se gifler en réalisant ça. Merlin, que se passait-il dans sa tête ? Dans son âme ? Dans… son cœur ? Et le visage de Weasley qui se rapprochait du sien, et il ignorait pourquoi, il se contenta de fermer doucement les yeux. Puis, le souffle chaud de Weasley dévia jusqu'à son front et il se contenta de poser lentement les lèvres là. Puis, toute sa chaleur disparut brusquement. Le mulâtre ouvrit brusquement les yeux pour voir que Weasley s'était levé et lui tendait la main en souriant.
-Danse avec moi, altesse. Déclara-t-il.
Blaise se redressa lentement et mit sa main dans celle de Weasley. Qu'est-ce que cette main était grande et forte… surtout lorsque le roux le souleva sans aucun problème. Il sentit alors Weasley poser une main ferme sur sa taille et il se sentit frissonner. Il n'y comprenait vraiment plus rien. Il posa alors sa main, qui n'était pas emprisonnée par celle de Weasley, sur l'épaule de celui-ci.
-Il n'y a pas de musique. Fit remarquer Blaise.
-Ecoute la musique des étoiles.
Blaise se serait, normalement, moqué mentalement d'une phrase aussi poétique, mais il se contenta d'hocher doucement la tête alors que Weasley le guidait lentement. Il ignorait pourquoi, mais il aurait voulu rester ainsi à jamais. Lui, Weasley et les étoiles. Et cette odeur qui se dégageait de Weasley comme une drogue dans ses veines. Il ne vit même pas qu'il se rapprochait lentement du roux avant qu'il ne se sente appuyé doucement sa tête sur l'épaule du roux. Il fut surpris lorsque Weasley ne fit aucun commentaire et se contenta de continuer à danser lentement. Son cœur s'apaisa doucement alors que les étoiles et l'odeur de Weasley l'accompagnait. Il enleva sa main de celle du roux et l'enroula autour de son cou, rapprochant encore plus ce grand corps qui faisait manquer des battements à son cœur. Et Weasley continua à danser avec lui, en silence…
A suivre…
