Bonjour tout le monde ! Bon j'explique la raison de mon retard ! J'ai eu une grippe qui m'a cloué au lit avec de la fièvre pendant 2 jours entiers (l'horreur) ensuite je suis tombée dans ma période d'examen à l'école ! Résultat : je n'ai pas eu une seule minute à moi ! Bon maintenant je suis de retour en force !
Chapitre 29
Blaise avait l'impression que quelqu'un, en haut, s'amusait à s'acharner sur lui. Il ignorait qui… Il ignorait pourquoi… Mais quelqu'un s'amusait à faire de sa vie un véritable enfer. Il laissa échapper un long soupir. Mais qu'est-ce qui lui prenait? Maintenant… il n'avait rien trouvé de mieux que d'injurier les cieux? Un nouveau soupir gonfla sa poitrine. Il avait l'impression de ne plus être lui-même. Comme si quelqu'un… peut-être Drago, s'était emparé de son corps et se faisait un devoir de lui faire ressentir des choses qu'il ne voulait, en aucun cas, ressentir. Ses yeux dérivèrent vers la lune ronde qui semblait le narguer. Son esprit se fit alors un devoir de lui rappeler lui et Weasley dansant. Il avait l'impression qu'il allait, bientôt, devenir fou. Qu'est-ce que cela pouvait-il bien faire qu'il avait dansé avec Weasley? Pour l'amour de Merlin, il avait déjà dansé avec plusieurs différentes personnes! Et puis qu'est-ce que cela pouvait-il bien changer dans sa vie. Qu'il ait dansé avec Weasley ou avec Pikachu ne changeait rien à son existence. Il allait bientôt se marier. Il allait bientôt pouvoir être, enfin, débarrassé, une bonne fois pour toute, de Weasley. Il ne reverrait jamais ses yeux mordorés… ses immondes tâches de rousseurs… ses cheveux roux… il ne les reverrait plus… enfin… il allait pouvoir oublier toutes ses émotions désagréables et impossible à vivre. Il allait pouvoir…
-Altesse? Murmura alors une voix derrière lui.
Il sentit son corps se crisper en reconnaissant la voix… qui semblait bien plus hésitante que d'ordinaire. Il ne voulait pas se tourner. En fait, rien ne l'obligeait à se tourner. Il avait juste besoin de calme… Un raclement de gorge lui fit, presque, grincé des dents. Il ne voulait pas se retourner alors il ne se retournerait pas. Point à la ligne. La lune était si ronde… si belle… La lune… il sentit alors des mains fermes se poser sur ses bras, le faisant frissonner.
-Tu as froid. Fit remarquer Weasley. Tu devrais retourner à l'intérieur.
-Va-t-en. Répliqua-t-il sèchement.
Les mains rugueuses se crispèrent sur ses bras et il s'empêcha de laisser échapper le moindre son. Par contre, il ne pouvait empêcher les frissons qui lui traversaient la peau, menaçant de le rendre complètement cinglé. Il avait besoin de retrouver son calme. De penser rationnellement.
-Je ne m'en irais pas quand tu meurs de froid, Altesse! Continua le roux. Après tout, il faut traiter avec égard la royauté non?
Blaise se vit, très clairement, donner un coup de poing dans les dents de Weasley. Un bon coup de poing… et le roux ne l'importunerait plus. Il se secoua doucement la tête. Ce n'était pas lui. Il se refusait à gaspiller inutilement son énergie.
-Va-t-en. Répéta-t-il glacialement.
-Non.
Pourquoi perdait-il son temps à argumenter avec ce type? Jour après jour… minute après minute… il perdait son temps à parler avec Weasley… Il pouvait sentir son cœur battre à la chamade alors que sa main le démangeait. C'était grotesque, ridicule… il n'était pas un imbécile qui se laissait emporter par ses émotions. En fait, les émotions violentes n'avaient aucune utilité. De pleurer, de hurler, de s'énerver, de jubiler… il n'en voyait pas l'intérêt. N'était-ce pas mieux de rester calme? De se laisser porter par le courant? N'était-ce pas mieux… Il se tourna alors d'un bond et se retrouva nez à nez avec Weasley. Ses yeux verts s'écarquillèrent légèrement en remarquant à quel point le roux était proche de lui. Et il serra les dents lorsqu'une bouffée de l'odeur de Weasley s'infiltra en lui. Il ne comprenait pas pourquoi l'odeur de Weasley semblait devenir de plus en plus toxique pour lui… Mais, tout ce qui comptait, c'était qu'il ne perde pas la tête à cause d'un maudit parfum bon marché!
-Va-t-en. Ordonna, de nouveau, Blaise.
-Fais-moi partir. Rétorqua le roux, son sourire arrogant commençant à faire son apparition.
Blaise se vit prendre la tête rousse et la rentrer contre un des murs. Il se vit prendre cette tête rousse et l'obliger à se plaquer contre ses propres lèvres. Contre son corps. Il écarquilla brusquement les yeux. Il ne… se sentait pas bien. Il devenait complètement cinglé en fait. Il avait besoin d'aide.
-Fais-moi bouger, Altesse. Défends-toi. Ricana le roux. À moins que tu saches déjà qu'il n'y a aucun moyen pour toi de me battre.
Il se pencha alors un peu plus vers lui, ses yeux mordorés se plissant légèrement.
-En fait, tu es à ma merci non?
-Non.
Il serra alors le poing et l'abattit, sans ménagement, dans l'abdomen de Weasley. Il vit le roux écarquiller les yeux alors qu'il laissait échapper un son inarticulé tout en le lâchant enfin.
-Je vois que tu as commencé à t'entraîner. Fit-il remarquer.
-Oui, et je vais te faire mordre la poussière. Assura froidement le mulâtre.
Il ignorait ce qu'il avait dit de si drôle, mais Weasley commença à s'esclaffer doucement.
-Tu ne me prends pas au sérieux? Demanda-t-il.
-J'ai juste de plus en plus hâte à cette compétition! Rétorqua le roux. Et, je suis content.
Il lui envoya alors un sourire qui fit manquer un battement au cœur de Blaise. Weasley se redressa alors et les yeux du mulâtre ne purent s'empêcher de le regarder de haut en bas. Il était vraiment grand, plus grand que le fiancé de Drago… et son chandail sans manche laissait voir ses bras musclés… et… Blaise se donna une claque mentale. Mais, qu'est-ce qu'il faisait bon sang! À quoi jouait-il!
-Je suis content de voir ton visage comme ça. Continua le rouquin.
-Qu'est-ce que tu veux dire?
Il recula alors de quelques pas en voyant Weasley s'approcher de lui. Puis il s'arrêta. Il n'avait pas peur du roux. Il ne voulait pas avoir peur du roux! Il ignora la petite voix qui lui rappela que, de toute façon, la peur ou le courage importait peu, que tout ce qui comptait c'était de ne plus avoir mal. Jamais. Non, il avait quelque chose à prouver à ses yeux mordorés… il avait… Soudain, Weasley s'arrêta à quelques centimètres de lui.
-Tu as l'air déterminé, sur de toi.
-Et alors?
-Alors… je ne me rappelle pas t'avoir déjà vu aussi magnifique.
Son corps se raidit de plus belle alors qu'une chaleur suspecte s'abattait sur ses joues. Magnifique… Weasley l'avait appelé magnifique. Il se donna, de nouveau, une claque mentale. Bien sur qu'il était magnifique. Depuis qu'il était né on lui disait qu'il était magnifique. Il n'allait pas commencer à se torturer parce que Weasley disait une évidence!
-Oui je le suis. Comme l'es Drago, comme l'es ma tante et comme l'es Rogue. Je suis un Veela. Est-ce que tu es stupide?
-Non, c'est toi qui es stupide.
-Je te demande pardon? Siffla Blaise.
Pourquoi s'énervait-il de la sorte? Pourquoi permettait-il à Weasley de rentrer sous sa peau à ce point? Depuis qu'il avait 6 ans… il s'était promis de ne plus se laisser dominé par ses émotions. Cela ne servait à rien. Cela ne ramenait rien. Qu'il pleure ou qu'il hurle. Cela ne changeait rien au passé. Qu'il soit en colère ou dans la peine… les choses restaient pareilles. Il n'avait aucun contrôle sur quoi que ce soit… Mieux valait rester calme… penser efficacement… se laisser porter par le courant… les défauts des gens ne lui faisaient ni chaud ni froid. Alors le comportement de Weasley l'indifférait complètement.
-La beauté physique, ne veut absolument rien dire à mes yeux. Ce que je trouvais magnifique c'était toi.
-Tu ne fais pas de sens. Je ne veux pas en entendre plus.
Il s'apprêtait à dépasser le roux lorsqu'il le retint fermement par le bras. Blaise s'obligea à ne pas laisser échapper un gémissement de douleur et se contenta d'envoyer un regard ennuyé dans la direction de Weasley.
-Ça te terrifie, pas vrai. Déclara Weasley.
-Rien ne me terrifie. Répliqua calmement Blaise. Pour la simple et bonne raison que pour être terrifié, il faut en avoir quelque chose à faire.
Il vit les yeux mordorés s'écarquiller par la surprise et le choc alors que la main rugueuse se resserrait autour de son bras. Mourir ou vivre? Respirer ou ne pas respirer? Jeûner ou manger? Tout cela n'importait pas. Parce que, de toute façon, ce n'était pas nous qui choisissait si on pouvait faire ses choses ou non. Alors, mieux valait, pour son propre bien être, rester calme… accepter, se résigner. Il sursauta violemment lorsqu'il sentit les bras du rouquin entouré fermement son corps. Cette odeur… cette chaleur… ce corps musclé plaqué contre le sien… Il sentit son cœur remonter vers sa gorge alors que son corps se figeait. Il avait l'impression d'être devenu une statue. Il ne pouvait plus bouger.
-Tu souffres tellement…
Pourquoi la voix de Weasley était-elle aussi basse? Pourquoi est-ce qu'il le serrait à ce point? Pourquoi est-ce qu'il ne le laissait pas tranquille? Il ferma doucement les yeux.
On lui avait dit que ce garçon était son cousin… Mais, tout ce que Blaise voyait, c'était un minuscule garçon qui pleurait et pleurait tout en le serrant à l'étouffer.
-Pourquoi est-ce que tu pleures?
Le minuscule blond releva vers lui ses yeux brillants de larmes.
-Je pleure pour toi….
-Pourquoi?
-Parce-que…
Il laissa échapper un gros sanglot avant d'enfouir sa tête dans ses mains.
-Tu souffres tellement…
Il ne souffrait plus pourtant. Il n'avait plus aucune raison de souffrir. Accepter, se résigner… voir que les choses étaient arrivées parce qu'elles devaient arriver. Juste regarder le monde… cela ne servait à rien de pleurer, d'hurler… cela ne servait à rien…
-Je ne souffre plus. Répliqua-t-il.
-Menteur.
Il ne mentait pas. Ses bras se refermèrent autour du cou de Weasley alors que son visage s'enfouissait dans son épaule.
-Je ne souffre plus. Répéta-t-il.
Weasley se contenta de lui caresser lentement le dos. Ses mains se crispèrent dans la chevelure rousse alors qu'il enfouissait un peu plus la tête dans le creux de l'épaule du rouquin.
-Pleurer ne sert à rien. Continua-t-il. S'énerver ne sert à rien. Cela ne changera rien. Cela ne…
-Pleure Blaise.
Il se mordit férocement la lèvre inférieure et laissa échapper une minuscule inspiration. Son cœur lui faisait mal. Son corps commençait à être pris de soubresaut. Et, avant même qu'il ne puisse s'en empêcher, il sentit quelque chose d'humide dégringoler sur ses joues. Ses yeux le piquaient, la respiration lui manquait.
-Cela ne sert à rien.
Puis, il éclata en sanglot pour de bon.
À suivre…
