Au mois de mars, Drago reçut du courrier. Il fit un geste pour faire partir la chouette. Sentant des regards sur lui, il leva la tête et envoya des regards noirs à tous ceux qui le regardaient, même ses amis. Il rangea sa lettre sans l'ouvrir dans sa poche.
-Hou Drago ne veut pas qu'on le voit rougir des petits mots d'amour de sa copine. Dit Thédore en riant.
Drago lui envoya un regard désespéré et leva les yeux au ciel.
-Je crois qu'il vient de dire tout ce qu'on pensait, rien qu'avec ses yeux, dit Pansy moqueuse.
-Les gars on va être en retard en histoire de la magie. Dit Blaise.
-Pourquoi tu es toujours obligé de parler de cours, tu veux mon suicide sur ta conscience. Se plaignit Thédore.
-A mon avis je recevrais des félicitations pour avoir fait fermer ta grande gueule, donc oui je suis obligé.
Et Blaise partit fière de lui, Drago se leva en retenant un sourire amusé, Crabbe et Goyle se mirent chacun à ses côtés et ils partirent aussi. Harry et Pansy eux ne se gênèrent pas pour rire de leur ami.
-Non mais vous avez entendu ?
-Oui, très bien même, dit en riant Pansy.
Elle tira sur une manche de Théodore, Harry l'autre manche et ils le trainèrent jusqu'en salle de classe. Drago une fois le professeur présent, sortit sa lettre
"Drago,
ta soeur sort de l'hôpital, quand tu seras de retour au manoir ta petite soeur sera présente. Les médecins ont finalement trouvé un traitement donc elle peut rentrer. On compte sur toi pour qu'elle ne prenne pas exemple sur toi.
On espère qu'elle ne sera pas un échec comme toi, qu'elle sera parfaite. Donc si tu influences ta petite soeur, tu le regretteras."
Et la lettre se finit comme ça, toute la lettre était froide, sans émotion, sans un mot possessif, gentil. Sa petite soeur ? Non il ne voulait pas, ce n'était pas possible. Il avait déjà du mal à avoir l'attention de ses parents, leur amour, avec cette gamine cela sera encore pire, ses parents ne feront plus du tout attention à lui. Il retint à temps un soupir désespéré. Il ferma les yeux quelques secondes pour fermer son esprit, son visage. Il mit son masque en place et ouvrit les yeux, il mit la lettre dans son sac et il fit comme si la nouvelle ne l'avait pas ébranlé, comme si les mots de son père ne l'avait pas profondément blessé. Comme toujours il garda son masque bien en place. Et personne ne vit rien. Le soir après les cours, Drago et les autres étaient de nouveau dans la salle commune.
-Théo, hum pardon mais, tu... désolé de te déranger mais tu veux bien m'apprendre à jouer aux échecs, avec Blaise j'ai rien compris.
-C'est partit bébé Harry.
Harry fit une grimace au surnom mais se mit à une table et Théodore arriva rapidement avec le jeu. Harry prit une pièce dans ses mains et se mit à rire quand celle-ci jura. Pansy et Blaise le regardèrent attendris. Harry était adorable, il était si innocent, naif. Cela se voyait qu'il découvrait le monde magique car il était émerveillé par tout et tout l'amusait. Quand il avait vu une photo appartenant à Pansy, il s'était mis à crier quand la photo avait bougé, ses amis s'étaient moqués de lui mais le brun leur avait expliqué que dans le monde moldu elles ne bougeaient pas ce qui avait déconcerté les sorciers. Ensuite il était resté quelques minutes à regarder la photographie le regard pétillant. Il avait toujours un sourire pendu aux lèvres, souvent en train de rire. Mais il était aussi terriblement timide. C'était leur petit frère, malgré qu'il soit du même âge, Harry faisait plus jeune, même dans son comportement et il avait l'air tellement fragile que tous avaient envie de le protéger. Drago, lui, relisait sa lettre encore et encore, il la connaissait par coeur et à force il ne la voyait plus comme au début. Certes les mots sont durs à lire mais son père avait quand même pris le temps de lui écrire et de lui envoyer, cela lui prouvait qu'il pensait à lui, qu'il comptait pour ses parents. Un mince sourire apparut sur son visage qu'il enleva rapidement quand il se rappela de l'endroit où il se trouvait. Vers la fin de l'année scolaire, Harry et Drago se promenaient dans les couloirs un week end. Il était assez tard, le couvre feu allait bientôt être passé, ils s'approchèrent du troisième étage mais avant de l'atteindre ils rencontrèrent Hermione. Drago, comme à son habitude, l'ignora. Il ne pouvait être ami avec elle à cause de son sang, il ne pouvait avoir comme amis des êtres aussi inférieurs. Harry et Hermione parlèrent et furent rejoints par les jumeaux Weasley.
-Hey Harry, tu allais vers le troisième étage, dit Fred.
Harry préféra ne pas répondre.
-Ho ne t'inquiète pas, nous aussi on y est allés mais là le gros chien est endormi. On voulait aller le voir car il nous aime bien, il s'amuse avec nous, nous lèche, enfin il...
-Est super, finit Fred.
-Il est endormi tu dis ? Demanda Hermione.
-Oui, mais le plus étrange est qu'il y avait un instrument. Dit George.
-On pense que c'est ça qui l'a endormi.
Drago se mit en face d'Harry et lui dit en langage des signes.
-Il faut prévenir Rogue, le voleur est dedans.
-On doit y aller Drago, on n'a pas le temps, il faut empêcher le voleur.
-Non, on va chercher Severus, enfin Rogue. Ne joue pas les Gryffondor. On y va maintenant, dit-il froidement.
-Hermione, les garçons restez ici, on va chercher Rogue.
Drago et Harry se mirent à courir, frappèrent à la salle de classe du professeur Rogue, quand ils eurent l'autorisation ils entrèrent.
-Severus écoute Harry, dit Drago doucement.
-Monsieur, quelqu'un est entré dans le couloir interdit, Touffu est endormi quelqu'un a joué d'un instrument pour pouvoir passer et voler la pierre.
-Pardon ? Quelle sottise vous racontez encore Potter pour vous faire remarquer ?
-Je ne mens pas, dit Harry blessé.
-Parrain c'est vrai, il faut vite l'arrêter.
Le professeur Rogue les regarda et quand il vit son filleul aussi sûr, il hocha la tête, se leva et ils partirent près du couloir. Ils virent Hermione et les jumeaux Weasley toujours là.
-Bon je vais rentrer, Drago tu retournes chez les Serpentard, vous aussi Potter, vous vous êtes déjà assez pavané donc pour une fois vous allez écouter. Je ne suis pas votre famille qui ne voit que par vous, qui vous adule, ce qui fait de vous ce sale gosse pourri gaté insupportable. Vous allez partir avec Drago et c'est tout. Aussi misérable que votre père, cracha le professeur.
-Sev, murmura Drago.
-Aller Drago, le professeur Dumbledore vous punira si il vous voit car vous êtes des Serpentard.
-Le professeur Dumbledore n'est pas comme ça, s'exclama Hermione.
-Miss-je-sais-tout je ne vous ai pas demandé votre avis. Et je sais comment agit le directeur, il ferait tout ce qu'il peut pour discréditer les Serpentard. Pour lui tous sont mauvais, c'est lui qui maintient cette haine entre Gryffondor et Serpentard . Mais passons. Je vais y aller, si je ne suis pas revenu dans vingt minutes.
Drago se mit à tousser.
-Bon d'accord quinze minutes, miss Granger alle) chercher le directeur.
Hermione hocha la tête, le professeur regarda Drago qui comprit le message. Harry s'approcha d'Hermione et lui chuchota de venir le voir avec Fred et George une fois que Severus serait sortit et il lui donna discrètement sa cape en lui souffla le mot de passe pour rentrer chez les Serpentard. Lui et Drago partirent et le directeur de Serpentard entra dans la pièce où Touffu dormait encore. Harry et Drago restèrent dans la salle commune malgré l'heure tardive. Aucun d'eux ne parlait, Harry repensait aux mots de son professeur, il ne savait pas ce qu'il avait fait, ce qui avait attiré la haine du maitre des potions mais en tous cas ce soir, chaque mot l'avait touché. Son professeur croyait qu'il était pourri gâté, que sa famille ne voyait que par lui... Si seulement. Enfin ils ne voyaient que par lui quand ils étaient énervés, tristes, quand il fallait se défouler. Sinon il était seulement le larbin, le monstre qui avait pourri leur vie. Il les détestait et il détestait aussi son professeur de potion pour ses remarques, pour se croire si supérieur, pour le traiter de la sorte. Il haïssait les adultes, il était malheureux à cause d'eux, à cause de ceux qui l'avait envoyé chez sa tante et son oncle, à cause de ceux qui leur faisaient des remarques. Il les detestait tous. Drago prit la main d'Harry quand il vit celui-ci serrer fort son poing et il la relacha quelques secondes après, Harry se détendit face à ce geste, il regarda le blond mais celui-ci fixa droit devant lui comme si de rien n'était. Mais Drago avait comprit les pensées du brun à lunettes. Ce dernier était surpris, c'était l'un des rares moments où Drago touchait quelqu'un, se montrait tendre. Il y avait aussi eu la fois où Drago l'avait rassuré après l'épisode de Touffu et maintenant là. Cela lui montrait bien que Drago n'était pas que le garçon froid, arrogant. Sous son masque il était quelqu'un de gentil, de tendre. La porte s'ouvrit mais lui et Drago ne virent personne. Harry sut que c'était les Gryffondor sous sa cape. Il fit un sourire et ils enlevèrent la cape.
-Alors ?
-Rogue est blessé.
-Mais pas énormément, Dumbledore l'a amené à l'infirmerie, finit Fred à la suite de son jumeau.
-On n'a pas eu le temps d'aller chercher le directeur, il est arrivé dix minutes après que Rogue soit rentré. D'ailleurs quand on a dit que c'était le professeur il avait l'air déçu. C'était bizarre.
-Hermione tu t'éloignes, l'avertit George moqueur.
-Et sinon ?
-On a écouté à la porte de l'infirmerie, il semblerait que Quirrell soit mort et qu'il était possédé.
-Rogue a aussi dit que sa couverture était tombée, qu'il savait qu'il était un espion alors que si il revenait il ne serait plus d'aucune utilité.
-C'est du elfique pour nous quoi, finit Fred.
-Donc la pierre philosophale ? Demanda Harry.
-Le professeur Rogue est arrivé à temps.
Ils se mirent à parler d'un autre sujet, enfin les Gryffondor et Harry. Drago regardait devant lui avec un air neutre, les yeux froids. Harry le regarda tristement, il aimerait que son ami parle avec eux, qu'il ait d'autres amis. Il avait lui, Pansy, Théodore et Blaise mais encore il n'était pas très proche d'eux, bizarrement c'était avec lui qu'il était le plus proche alors qu'au début ils ne s'entendaient pas. Enfin proche était un mot trop fort, ils s'entendaient bien et Drago était moins froid avec lui. Quelques fois il aidait Harry en cours, dans ses devoirs, il l'avait réconforté deux fois. Le blond était connu pour être froid et ne rien éprouver mais quelque fois Harry avait l'impression qu'avec lui il éprouvait des choses. Il l'aidait, ce dont tous le croyait incapable. Même Pansy, Blaise et Théodore n'étaient pas aussi proches de l'héritier des Malefoy. Et Harry aimerait que Drago devienne moins froid avec d'autres que lui. Il essaya de l'intégrer dans la conversation avec Fred, George et Hermione mais le blond lui envoya un regard noir et regarda les trois rouge et or avec mépris et dégoût. Harry ne put retenir un frisson de peur, ses regards ressemblaient tellement à ceux de son oncle, aussi effrayants, aussi méprisants. Ses mains se mirent à trembler alors il les cacha sous ses jambes. Drago s'en aperçu quelques minutes plus tard et lui fit un sourire discret, ce qui rassura le brun. Drago n'était pas son oncle, lui ne lui fera jamais de mal. Les Gryffondor retournèrent à leur tour une heure et demi après. Ce fut les Serpentard qui remportèrent le coupe des quatre maisons et il était temps pour les pensionnaires de partir, de retourner chez eux. Le groupe de Serpentard se dirigea vers le train, Drago regarda autour de lui avec un visage neutre mais ses yeux étaient froids, glacials. Il faisait attention à ce que personne ne s'approche d'eux, lui était tranquille puisque Crabbe et Goyle étaient comme toujours à ses côté. Il vit Hermione arriver en courant, il fit un signe à ses deux "gardes" en pointant Harry du doigt. Comprenant le message, ils prirent chacun place à côté d'Harry et Goyle arrêta Hermione quand celle-ci arriva en courant pour prendre Harry dans ses bras. Harry remercia les deux garçons et leur demanda de lacher Hermione. Elle fronça les sourcils devant le comportement des deux garçons mais préféra ne pas y faire attention, elle s'avança vers Harry et le prit dans ses bras. Celui-ci se tendit au début mais finit par se détendre.
-Bonnes vacances Harry, j'essayerai de t'écrire, et n'oublie pas de travailler.
-Bonnes vacances Hermione, dit il en souriant.
-Bonnes vacances à tous, dit la Gryffondor aux Serpentard.
Et elle partit, entrant dans le train. Ensuite ce fut les jumeaux qui souhaitèrent de bonnes vacances à Harry et ses amis. Ils purent enfin prendre un compartiment. Harry et Drago restèrent silencieux tout le long, Harry stressait de retourner chez lui, il ne voulait pas y aller, il ne voulait pas voir sa soit disant famille, il les détestait. Que ce soit sa tante, son cousin et encore plus son oncle, il savait très bien ce qui allait se passer pendant ses deux mois. Drago lui était pressé mais stressé aussi, il voulait revoir ses parents, montrer ses resultats à son père, le voir fier de lui d'avoir tout réussi, d'avoir eu presque que des O. Mais il avait eu aussi un A en botanique, il espérait toutefois que son père n'en prendrait pas compte, il espérait que ses parents seraient fiers de lui, malheureusement il n'y croyait pas car il n'avait pas fait le mieux, il n'était pas le meilleur. Et il stressait, il voulait que ses vacances soient un peu différentes, il stressait de faire quelque chose de mauvais, d'être un mauvais fils. Mais aussi par rapport à sa petite soeur, il ne voulait pas qu'elle encombre ses parents, c'était égoiste mais il ne voulait pas que ses parents restent trop près d'elle, il souhaitait qu'ils préfèrent sa compagnie à celle de sa soeur. Théodore, lui, comme à son habitude ne cessait de parler, Pansy ralait, ordonnant au grand blond de se taire mais celui-ci continuait alors elle le traitait. Blaise lisait, souriant, en écoutant ses deux amis. Crabbe et Goyle eux mangeaient. Une fois le train arrivé à la gare, ils descendirent en dernier. Harry passa la barrière et vit son oncle, il arriva vers lui et une fois devant lui il baissa la tête.
-Bonjour oncle Vernon.
-Dépêche toi je n'ai pas que ça à faire monstre ! Cracha-t-il.
-Oui.
-Oui qui ?
-Oui monsieur.
Et Harry suivit son oncle. Drago, lui, attendit près du train que tout le monde parte, une fois seul il se dirigea vers un coin et vit Dobby, il enlaça l'elfe.
-Dobby est très heureux de voir maitre Drago, maitre Drago a manqué à Dobby. Maitre Drago va être surpris de voir la petite fille, l'enfant ressemble à maitre Drago, Dobby trouve.
-Rentrons à la maison alors, dit-il avec un petit sourire.
L'efle réduit les affaires de Drago, lui prit la main et ils transplanèrent, ils arrivèrent dans le salon. L'elfe transplana avec les affaires du jeune Malefoy dans sa chambre, le blond monta pour rejoindre son elfe et sourit à celui ci quand il le vit vider sa valise. Un autre elfe apparut, s'inclina devant Drago.
-Maitre Lucius et maitresse Narcissa demande maitre Drago dans la chambre de l'enfant.
-Il faut lui montrer où c'est Cookie, dit Dobby.
-Maitre suivez-moi.
Drago suivit Cookie un peu anxieux, il entra dans la pièce et son coeur se serra quand il vit sa mère portant sa soeur avec un léger sourire. Son père était assis et lisait des papiers. Cookie fit savoir leur présence, Drago fit un geste de la tête pour saluer ses parents et baissa les yeux.
-Voici Cedrella. Si quelque chose cloche avec elle, on saura directement que ça sera ta faute, donc montre lui dès le départ que tu n'es pas un bon exemple.
Drago hocha la tête. Il regarda discrètement sa petite soeur et la trouva magnifique, elle avait les cheveux blonds avec quelques mèches or qui arrivaient jusqu'au milieu de son dos, des yeux vairons, un oeil bleu-gris comme les siens et un bleu turquoise, elle avait les joues légèrement roses et rebondies.
-Cookie va me chercher ses résultats.
L'elfe transplanna en un pop et revint quelques secondes plus tard avec une feuille dans la main et la donna au maitre des lieux. Drago regarda le visage de son père et quand il vit celui-ci froncer les sourcils, il comprit qu'il n'avait pas fait assez bien, qu'il avait échoué, qu'il n'était pas digne d'être un Malefoy.
-Drago nous devons parler tous les deux. Allons au sous-sol.
Drago hocha la tête, il savait ce qui allait arriver mais il le méritait. Il n'était pas le meilleur élève, Granger était la première, lui seulement le deuxième, une sang de bourbe le battait et il savait qu'il méritait d'être puni.
-Un A en botanique, un A. Tu es tellement décevant. Tu n'es pas digne d'un Malefoy. Et te faire battre par une sang de bourbe, tu es une honte pour notre famille. Une sang de bourbe.
Drago reçut le bout de la canne de son père dans le ventre.
-Qu'as-tu à dire Drago ?
-Je suis désolé.
-J'epère que tu l'es.
Lucius sortit sa baguette et lança plusieurs sorts contre son fils pour le punir, pour lui montrer qu'il était inférieur, qu'il était une honte. Quand il sortit Drago, était au sol, recroquevillé, du sang sur ses vêtements. Il n'avait pas crié malgré la douleur, malgré sa peine. Déjà car sa gorge lui faisait mal, et parce qu'il n'avait pas le droit de se plaindre, de crier : il avait eu ce qu'il méritait.
-Et j'ai été conciliant cette fois-ci Drago, dit son père en partant.
Ce fut Dobby qui arriva quinze minutes après qui le soigna, comme toujours. L'elfe transplana avec son jeune maitre jusqu'à sa chambre. Il deposa Drago sur son grand lit et lui apporta après du thé et une potion contre la douleur. Du côté d'Harry, sa soirée se passa mieux, son oncle l'avait juste enfermé dans sa chambre avec interdiction de sortir, aucun coup, rien. Alors il pouvait considérer ça comme un bon jour. Il resta un peu moins d'une semaine, entre trois et cinq jours, il ne serait le dire, enfermé dans sa chambre, sans nourriture, avec juste des bouteilles d'eau que sa tante lui envoyait par la trappe. Il avait faim, son estomac le faisait souffrir mais il préférait cela que voir sa famille, il préférait être dans sa chambre à mourir de faim plutôt que d'être frappé par son oncle. Mais tout changea quand un hibou vint frapper à la fenêtre de sa chambre au petit matin. Harry se leva, content d'avoir une lettre mais son sourire se fana quand il entendit des bruits de pas, la porte s'ouvrit brutalement, elle tapa contre le mur et se tenait là Vernon Dursley furieux.
-Je t'ai déjà dit quoi sur ses putains de volatiles. On t'héberge, te nourris et toi tu nous récompense comment, en montrant que tu es un monstre, en affichant ta bizarrerie. Si quelqu'un a vu ce piaf je te tue.
Il avança dangereusement vers Harry et lui donna un coup de poing au visage. Harry mis la main sur son nez et vit que du sang non coulait. Il envoya un regard noir à son oncle qui se mit à le ruer de coups de poing. Harry tomba au sol, alors Vernon en profita pour donner des coups de pied. Le brun hurlait de douleur, tout son corps le faisait souffrir, il était à terre, recroquevillé. Soudainement tout s'arrêta, Vernon partit, laissant seul Harry en mauvais état. Il resta allongé au sol plusieurs heures, essayant de respirer correctement. Hedwige lui mordait affectueusement l'oreille en ne faisant aucun bruit. Il se mit sur le ventre, se traina jusqu'à son lit et réussit avec difficulté à monter dessus. Hedwige revint vers lui et posa la lettre près de sa tête. Harry l'ouvrit malgré la douleur que cela lui procurait de bouger le bras. C'était une lettre de Théodore où celui-ci lui écrivait ses débuts de vacances en France, il décrivait les choses qu'il trouvait intéressantes. Même par écrit il arrivait à montrer son enthousiasme, sa joie de vivre. Harry ne put s'empêcher de sourire devant cette lettre et cela lui faisait tellement de bien de savoir que ses amis pensaient à lui, qu'ils prenaient du temps pour lui. Le soir il se leva et alla dans la salle de bain discrètement, il se lava, enleva le sang de son visage, mit de la pommade sur tout ses bleus et retourna dans sa chambre, il répondit à la lettre de Théodore en lui disant qu'il attendait avec impatience d'autres lettres de sa part. Il n'allait pas laisser son oncle briser toutes ses relations, qu'importe les coups il n'allait pas l'écouter. Il avait certes peur de lui, enfin surtout de ce qu'il était capable de faire mais il n'allait pas le laisser diriger sa vie, ses amis... Une autre différence entre nos deux amis Serpentard, Harry ne se laissait pas toujours faire, il n'aimait pas sa famille, il n'obéissait pas au moindre ordre, à la plupart mais pas tous quand il savait que ça allait trop loin, il refusait alors que Drago ferait la moindre chose que son père lui demanderait, pour lui son père est tout, il l'aime, il est son model, il adore sa famille et ferait tout pour eux, donc il obéit au moindre ordre, il ne réagit pas quand il se fait taper car pour lui, il le mérite.
-Drago vient ici tout de suite.
Le blond se leva du sol ou il lisait et se mit devant son père et regarda le sol.
-Il y a une oie qui est blessée, elle ne sert plus à rien, ne mord plus les intrus donc va la tuer et bien sûr sans magie.
Drago hocha la tête et sortit. Il savait les risques, les oies pouvaient le mordre, le piquer, elles étaient entrainées à blesser fortement voir même à tuer mais son père lui avait demandé quelque chose, donc il le fera, pour lui c'était normal. Il chercha d'abord de loin l'oie blessée. Une fois vue, il s'approcha doucement mais pas assez car plusieurs foncèrent sur lui. Il tomba à la renverse, plusieurs l'écrasèrent pendant que d'autres le mordaient, d'autres encore donnaient des coups de bec. Il les poussa violemment et courut pour leur échapper. Il passa plusieurs heures à essayer de tuer l'oie blessée. Une fois trouvée il se mit à l'écart pour échapper aux autres bêtes. Il la mit devant lui ne sachant pas quoi faire, il ne voulait pas la tuer mais son père lui avait demandé et il était toujours heureux de faire quelque chose pour son père . Son père lui avait demandé de le faire le pensant capable alors il devait le faire. Il ne voyait pas que c'était de la maltraitance, son père savait très bien qu'il allait être blessé et que c'était cruel de demander à un enfant de douze ans de tuer une pauvre bête mais Drago ne voyait pas cela. Alors au bout de trente minutes il brisa le cou de l'oiseau et rentra et l'annonça fièrement à son père.
-Maintenant va te laver, tu te rends compte de ton état. Tu oses venir me voir ainsi, ce soir tu ne mangeras pas et tu t'occuperas de ta soeur toute la nuit et pour l'endormir tu lui liras une histoire.
Drago hocha la tête et alla se doucher. Il lut ensuite un livre et partit dans la chambre de sa soeur. Il fit un geste à l'elfe pour lui dire qu'il s'en occupait. Une fois l'elfe parti, il prit Cedrella dans ses bras. Dobby arriva avec de quoi manger. Drago s'assit sur le sol sachant qu'il n'avait pas le droit de s'assoir sur les fauteuils et les canapés et lui donna à manger. Dobby lui disait comment bien tenir sa petite soeur, comment la nourrir. Il remercia l'elfe avec un sourire et celui-ci disparut d'un "plop". Il berça ensuite la jeune fille, la posa dans son lit et lui lut une histoire.
-Core, core, dit-elle en frappant des mains.
-Encore ? Dit Drago à haute voix et en faisant le signe en même temps.
-Vu, dit Cedrella avec un énorme sourire.
Drago se mit à sourire attendri par sa soeur et lui lut une autre histoire et elle s'endormit vers la fin de celle-ci. Quand il retourna dans sa chambre il appela Dobby qui lui apporta une bouteille d'eau qu'il but rapidement. Sa gorge le faisait souffrir, il avait l'impression qu'elle était en feu. Mais rien à part une potion ne pouvait enlever cette douleur et il n'avait pas le droit d'en prendre. Il savait que c'était sa punition pour s'être montré aussi sale et peu élégant devant son père. Il le méritait donc il ne s'en plaignit pas. Dans la nuit il se reveilla plusieurs fois pour s'assurer que sa soeur dormait toujours, quand ce n'était pas le cas il faisait tout pour qu'elle s'endorme à nouveau. Le lendemain, son père lui demanda de lire un livre sur la magie noire, de l'apprendre par coeur car après il allait lui poser des questions et que si il avait faux il allait lui faire regretter et tout faire pour qu'il s'en souvienne. Drago savait que cela aurait un rapport avec les sorts de magie noire dans le livre. Quand il fut certain d'avoir tout retenu, il alla vers le bureau de son père. Il leva la main pour frapper mais la voix de son père l'arrêta.
-Il faut que Potter paye pour notre maitre et j'ai l'idée parfaite. Il sera mort dans l'année scolaire qui arrive tu peux me croire Macnair.
Drago s'éloigna de la porte, choqué. Il retourna dans sa chambre et appela Dobby et lui signa.
-Dobby, Harry Potter est en danger, je... il est mon ami je ne sais pas quoi faire. Père veut le faire tuer. Il faut faire quelque chose, qu'on l'aide, que tu l'aides.
Les gestes de Drago vinrent tellement rapidement à cause de la peur que Dobby ne comprit plus rien. Un elfe apparut peu de temps après.
-Maitre Lucius vous demande dans son bureau jeune Drago.
Drago le regarda paniqué, il avait tout oublié, il ne se souvenait de rien, juste qu'Harry risquait de mourir à cause de son père. L'elfe lui rappela et il sut qu'il n'avait pas le choix, qu'il devait y aller. Il avait tout oublié et en plus de cela il avait écouté à la porte du bureau de son père, il était un enfant horrible, il ne méritait pas de porter le nom de famille Malefoy. Donc il allait supporter cette punition pour ça et aussi pour Harry. Il frappa à la porte du bureau de son père, quand il eut l'autorisation il entra, ferma la porte et resta devant.
-Bon alors je te pose des questions, tâche d'avoir la réponse.
Drago hocha la tête, il répondit correctement aux deux premières questions par il ne savait quel miracle. Mais il ne put répondre à la troisième question, alors son père lui envoya un sort qui le propulsa contre la porte, il se cogna douloureusement le dos mais ne tomba pas, il se remit sur pied et écouta la question de son père. Il ne répondit pas par la bonne réponse et fut de nouveau propulsé mais cette fois contre le mur à sa droite et encore plus violemment, cette fois-ci il tomba. Et cela continua pendant trente minutes, quand il ne savait pas, il se retrouva propulsé contre les murs, le sol et recevait un sort qui donnait des coups, les blessures et la douleur étaient presque comme celle des coups de ceintures.
-Tu me déçois Drago, tu n'es que déception, tu as eu tout le temps de tout connaitre. Mais comme toujours tu dois te montrer minable. Les sorts dans ce livre sont intéressants. Tu vas les retenir je te le jure.
Il cita un maléfice, l'expliqua, c'était un maléfice qui te faisait perdre toute sensibilité dans les membres et il le lança ensuite sur Drago qui se sentit étrange et ne put s'empêcher de paniquer. Quand Lucius vit qu'il paniquait il se leva se mit en face de lui et lui donna une grosse gifle qui le fit tomber à terre mais le jeune blond ne la ressentit même pas, alors il fit un sourire sadique et rua son fils de coups de canne, il expliqua ensuite un autre maléfice qui se trouvait dans le livre. Il avait pour but d'enlever tous les sens de la personne, l'ouïe, l'odorat, la vue et le toucher mais le toucher c'était déjà fait puisque il ne sentait plus ses membres. Lucius enleva le premier sort et Drago ressentit soudainement toute la douleur des coups que son père lui avait donnés. Et le maitre de maison lui lança un autre sort. Drago eut soudain l'impression qu'une main était en train de serrer son coeur, de le compresser dans son poing. Sa respiration accéléra, il avait mal et en plus il ne voyait toujours pas, n'entendait toujours rien. Aussi soudainement que ça le prit, ça s'arrêta, la douleur partit et il put enfin voir, entendre, sentir, toucher.
-J'espère que tu as compris, maintenant sort. J'ai honte de toi, tu es tellement minable, pathétique Drago.
Drago partit, mais à peine fut-il sorti du bureau qu'il tomba au sol, il murmura le nom de Dobby qui arriva, l'elfe le regarda avec peine et transplana avec Drago dans sa chambre, il mit son maitre dans son lit, quand il voulut le soigner Drago l'arrêta.
-Mérité
Dobby hocha la tête, c'était un ordre et il ne pouvait le contester alors il partit. Drago s'endormit rapidement car il savait qu'il ne risquait plus rien aujourd'hui et se réveilla quelques heures plus tard. Il décida d'écrire à Harry pour le prévenir qu'un danger l'attendait l'année prochaine, qu'il devait faire attention. Mais il ne savait pas que Dobby interceptait toutes les lettres d'Harry Potter pour que celui-ci se croit seul et décide ne plus venir à Poudlard. Car l'elfe de maison avait bien vu la détresse de son maitre à l'encontre du danger sur le Survivant et il avait décidé de tout faire pour que Harry Potter ne retourne pas à Poudlard, comme ça il n'était pas en danger et ne risquait pas de mourir. Drago alla ensuite dans la chambre de sa petite soeur. C'était étrange, il s'était habitué à elle, maintenant il était content de l'avoir, il regrettait un peu ses pensées sur elle quand il avait su son arrivée. Il la trouvait adorable et magnifique. Cedrella se reveilla quelques minutes après l'arrivée de Drago, elle commença à pleurer mais dès que Drago la prit dans ses bras ses pleurs cessèrent. Il la berça et une fois qu'elle s'endormit il la remit dans son lit, il sortit de la pièce et retourna dans sa chambre et il s'endormit rapidement sachant que tout le monde dormait. Un soir la famille Malefoy était conviée à un repas avec des familles hauts placées. Avant de partir Lucius vérifia la tenue de son fils.
-Et n'oublie pas, montre leur que tu es supérieur, qu'un Malefoy est mieux qu'eux. Cache le fait que tu sois un bon à rien, que tu es inutile donc garde en place tes barrières, faibles soit soit dit en passant, d'occlumencie. Marches la tête bien haute, le visage impassible et rien qu'avec un regard montre-leur que tu vaux mieux.
Drago hocha la tête, Lucius posa sa main sur l'épaule de son fils, il enfonça ses ongles dans son épaule et ils transplanèrent. A la soirée ils firent tous semblant, Drago appliqua les règles que son père lui avait données. Mais il ne parla pas, il n'en avait pas l'autorisation, tant que son père ne lui donne pas son accord il gardera la bouche fermée, il ne répondra pas aux questions des invités. Il se contenta seulement de leur montrer son ennui, qu'il les considérait comme peu importants, pas intéressants, inférieurs à lui. A un moment il alla aux toilettes, se passa de l'eau sur le visage et vérifia que son sort de dissimulation était toujours en place. Il détestait ce genre de soirée, il y avait tellement de monde, il avait toujours cette impression d'étouffer, de suffoquer et ses gens qui le touchaient ou le bousculaient par inadvertance, à chaque fois son corps se tendait et il ne pouvait empêcher celui-ci de trembler légèrement mais il arrivait à le cacher. Il regarda son reflet, Merlin que son propre reflet le dégoûtait. Il sécha son visage et retourna à la réception. Il entendit son prénom, il tourna la tête à gauche et vit Théodore.
-Drago mon ami je ne pensais pas te voir ici. Mais heureusement que tu es là, qu'est ce que je m'emmerde et puis il y a cette vieille qui ne cesse de me suivre et elle me pince les joues. Les joues tu te rends compte ? Par Merlin j'en peux plus, elle m'a prise pour son petit-fils, bon oui c'est vrai je suis son petit-fils mais ce n'est pas une raison. Dire qu'i peine deux jours j'étais en France, bien tranquille, en train de regarder les jolies françaises et faire semblant de les comprendre et là je me retrouve avec une vieille sur les bras.
Drago ne put empêcher un léger sourire de naitre sur ses lèvres.
-Bon et toi alors ?
Drago haussa les épaules, ce n'était pas digne de la lignée, de son statut mais que pouvait-il dire.
-Tu as reçu ma lettre en fait?
Drago haussa un sourcil mais Théodore ne le vit pas et se remit à parler en parlant des lettres qu'il avait écrites et des réponses reçues. Drago lui se demandait pourquoi il n'avait pas vu cette lettre mais il sut rapidement, son père lui avait sûrement prise pour le punir d'être comme il était, il baissa la tête et se mordit les lèvres mais se reprit rapidement, il ne devait pas se montrer tel qu'il était réellement, il devait montrer le côté Malefoy même si il n'en était pas digne. Il releva donc la tête, le visage sans aucune expression, le regard froid.
-Bon sinon on se rejoint avec Pansy et Blaise pour faire nos achats, Harry n'a toujours pas répondu donc je ne sais pas. Toi tu viendras ou pas ? Ca serait cool de les faire tous ensemble.
-Je ne pense pas, mes elfes s'occupent de ça. Dit-il avec mépris.
-Héé Drago on va être tous ensemble. En plus Pansy m'a envoyé une lettre, elle s'est coupée les cheveux, ça va être tellement drôle de se moquer d'elle, tu ne peux pas manquer ça. Ca va être génial de lui dire que c'est raté, elle va encore râler, me traiter de scroutt à pétard. Oh non, non Drago sauve-moi. La vieille revient, fait quelque chose.
Une dame âgée arriva près d'eux, elle pinça une joue de Théodore et Drago fit un sourire amusé face à ce geste et à la grimace de son ami.
-Théodore présente moi ton ami voyons. Où sont tes bonnes manières ?
-Oui grand-mère, dit-il en soufflant. Drago voici ma grand-mère Elisabeth Nott, grand-mère voici Drago.
-Enchantée jeune homme.
Drago fit un baise main à la femme, qui rougit légèrement.
-Voici un garçon bien éduqué. Prend exemple sur lui Théodore.
-Oui mamie.
-Ne m'appelle pas mamie devant tout ce monde.
-Il faut faire avec mamie, t'es vieille t'es vieille, rien ne peut y changer.
-Ho sale petit garnement.
Elle donna une tape derrière la tête de Théodore mort de rire. Drago sourit une nouvelle fois, il trouvait Théodore et sa grand mère tellement amusants et ils étaient proches cela se voyait et se ressentait. Il remit son masque quand il entendit un toussotement. Il se tourna et vit son père alors il baissa directement les yeux.
-Bonjour, je suis Lucius Malefoy, le père de Drago.
-Bonsoir je suis Elisabeth Nott, la grand-mère de Thédore.
-Enchanté, dit-il en baisant la main de la vieille dame.
-Je vois d'où vient la bonne éducation de Drago, dit-elle en rosissant.
-Nous lui avons appris très tôt les bonnes manières. Je suis navré mais nous devons y aller, ma femme se sent fatiguée.
-Ho oui bien sûr, c'était un honneur messieurs Malefoy.
-Moi de même madame Nott.
-A plus tard Drago, dit Théodore.
Drago lui fit un geste de la tête et suivit son père. Une fois dehors Lucius reposa sa main sur l'épaule de Drago et enfonça de nouveau ses ongles au même endroit et il transplanèrent. A peine arrivé Drago se retrouva au sol car son père l'eut poussé.
-T'ais-je donné la permission de parler à cette vieille femme et à ce garçon ? Et je t'ai vu sourire, on ne peut définitivement pas te faire confiance. Un visage impassible en quoi c'est difficile ?
Il donna un coup de poing dans la machoire de Drago qui s'était relevé. L'héritier fit une grimace.
-Un visage sans expression j'ai dit.
Et il tapa une nouvelle fois Drago au visage et le tapa jusqu'à ce que Drago ne montre aucune expression de douleur. Narcissa, elle, était partie après le premier coup, elle était auprès de sa fille.
-Voilà enfin, tu as mis tout ce temps pour comprendre. J'espère que tu as retenu la leçon.
Et Lucius partit. Drago cracha le sang qui se trouvait dans sa bouche et essuya avec sa main le sang qui coulait de son nez et de sa bouche. Il monta, alla dans sa salle de bain et nettoya son visage, il nettoya les plaies sur son visage, la coupure sur sa lèvre, son arcade. Il regarda ensuite son visage et vit que sur sa mâchoire et sa joue gauche on pouvait voir la trace de la bague de son père. Il souffla et alla dans sa chambre. Il savait qu'il n'aurait pas du sourire mais il n'avait pu s'empêcher, il n'était même pas capable d'obéir correctement, il comprenait que son père soit toujours déçu de lui. Il s'allongea et enleva le sort de dissimulation, posa sa baguette et resta allongé en fixant le plafond. Tout son corps le faisait souffrir, surtout son visage mais c'était de sa faute, son père l'avait puni pour lui faire comprendre ses erreurs, pour lui, pour qu'il se souvienne. Il ne s'autorisa à s'endormir que quand il fut certain que toute sa famille soit endormie. Le matin suivant il fut réveillé par l'arrivée de Dobby.
-Maitresse Narcissa veut que vous mangiez ça. Dit l'elfe en lui tendant un plateau.
-Et maitre Lucius ne veut pas vous voir de la journée.
-Merci Dobby.
-Et Dobby est en train de s'occuper du problème de monsieur Harry Potter.
-Que fais-tu Dobby ?
-Dobby vous le dira plus tard maitre Drago.
Et il disparut en un "plop". Harry, lui, passait la plupart des ses journées dehors à trainer, errer dans les rues. Il restait beaucoup dans un parc pas loin de la maison de son oncle et sa tante, il avait trouvé un endroit à l'abri des regards où il pouvait être tranquille. Il aimait cet endroit, il aimait se promener la journée car il était loin de sa famille, loin de leurs ordres. Vu qu'il n'était pas dans la maison il n'était pas forcé de faire le ménage, les repas... . C'était même arrivé qu'il dorme dehors, il préférait cela à voir sa famille, voir son oncle, recevoir les coups de son oncle. Etre loin d'eux lui assurait une sécurité, il était certain de ne pas être blessé ou traité en esclave. Donc pour l'instant ses vacances se passaient assez bien, si on oubliait le fait que quelques fois il ne pouvait éviter son oncle et donc ses coups ou encore le fait qu'il ne recevait aucune lettre de ses amis, il n'avait reçu qu'une lettre de Théodore depuis les vacances et cela le blessait, lui avait réussit à envoyer plusieurs lettres sans que son oncle, sa tante ou son cousin ne s'en apperçoivent mais il n'avait reçu aucune réponse, d'aucune de ses lettres, que ce soit à Drago, Théodore, Pansy, Blaise, Hermione ou encore Fred et George. Ce samedi il fut obligé de rester cloitré au 4 Privet Drive car il pleuvait averse. Il était dans sa chambre, fixant le plafond quand il entendit la grosse voix de son oncle l'appeler. Il souffla et descendit.
-Ce soir nous sortons donc tiens-toi bien.
Harry ne put s'empêcher de le regarder surpris, il le laissait sortir avec eux.
-Ne me regardes pas comme ça, tu ne viens pas, je ne veux pas qu'on me voit avec une abomination comme toi. Je veux que tu restes calme ici, si jamais les voisins m'apprennent que tu as fait du bruit ou encore que tu as fait des trucs bizarres. Si j'apprends que tu t'es servis de ta bizarrerie je t'en fou une.
-De toute façon tu m'en foutras une, tu trouveras n'importe quoi pour le faire.
-C'est ce que les monstres méritent.
-Donc toi aussi tu te fais frappé, dit-il avec arrogance.
Vernon lui envoya un regard noir et son visage devint rouge dû à la colère. Harry trouvait toujours son oncle amusant comme ça, rouge, respirant comme un boeuf. Il savait aussi ce qu'il arrivait quand il était énervé mais il ne pouvait empêcher un sourire amusé qui énerva davantage son oncle qui lui donna un coup de poing dans l'estomac et qui le poussa brutalement contre le mur, ensuite il serra ses grosses mains autour du coup d'Harry ce qui l'empêcha de respirer.
-Monstre, tu n'es qu'une pourriture, comme tes parents. Tu ne vaux pas mieux qu'eux. Ce soir tu te tiens bien sinon je te le ferai regretter.
Il serra encore plus fort. Harry chercha de l'air et la douleur sur son cou l'empêchait de penser à quelque chose. D'un coup son oncle le lâcha et Harry s'écroula au sol. Vernon lui donna un coup de pied et alla dans une autre pièce. Harry inspira et expira fortement, heureux de pouvoir de nouveau respirer normalement. Il se leva mais se tint au mur, il remonta en se tenant bien à la rambarde et se laissa tomber dans son lit. Il avait cherché son oncle, il le savait mais il ne voulait pas se laisser faire par lui, il ne méritait pas tout ce qu'on lui faisait, tous les coups de son oncle, la façon dont il traitait. Il était peut-être naïf mais pas à ce point. Petit il faisait tout ce qu'on lui disait de faire, acceptait de se faire taper sans rien dire car il espérait que son oncle et sa tante l'aimeraient, il voulait être aimé d'eux, qu'ils soient avec lui comme ils l'étaient avec Dudley mais il avait vite fini par comprendre que ça n'arriverait jamais et c'est pour cela qu'il ne se laissait plus autant faire car il n'attendait plus rien de leur part, il ne voulait plus leur faire plaisir car pour lui sa famille n'en était pas une, il les détestait. Quand il entendit la porte claquer et le bruit d'une voiture qui démarrait, il se leva, prit une douche et regarda les blessures nouvelles sur son corps. Il avait une marque sur son cou. Il souffla devant son corps rempli de cicatrices. Il descendit, regarda dans les placards et pris des gâteaux réservés normalement à Dudley et les mangea devant la télévision. Il se fit aussi un dîner, il profita de l'absence de sa famille pour se nourrir car rares étaient les jours où on lui donnait de quoi manger. Il ouvrit ensuite le placard sous l'escalier et prit ses livres, du parchemin, deux plumes et de l'encre et il commença ses devoirs. Faire ses devoirs le fit sourire car ça lui rappelait qu'il allait bientôt retourner chez lui, à Poudlard. Faire ses devoirs lui montrait qu'il était différent de sa famille, que son monde était différent de celui de son oncle et sa tante. Il fit son devoir de potion, celui de défense et ne put faire que la moitié de celui de métamorphose car il se rendit compte de l'heure quand il bâilla en lisant son manuel. Il alla donc tout ranger, relu rapidement ses devoirs en sachant qu'ils étaient incomplets car il n'avait pas le bon manuel mais il ne pouvait faire autrement. Rogue allait lui en faire baver, allait surement le ridiculiser à cause de cela mais il savait que c'était la faute de sa famille qui ne voulait pas qu'il fasse ses achats, ils ne voulaient pas entendre parler du monde magique donc aussi du Chemin de Traverse. Mais Harry voulait aller sur le Chemin de Traverse, il voulait ses nouveaux manuels car ils représentaient son espoir, l'espoir de partir de cette maison. Et il s'imaginait très bien faire ses achats avec ses amis, Pansy et Théodore seront en train de se battre comme toujours car Théodore parlerait trop de l'avis de Pansy et parce que Pansy était grincheuse selon le blond, Blaise les regarderait amusé et répondrait avec plaisir aux questions d'Harry sur ses vacances, tels magasins... Drago, lui, aurait toujours son air froid, supérieur, il marchera avec grâce et regardera les passants comme si ils n'étaient que des insectes face à lui mais Harry saurait que Drago était plus que ça. Sur cette pensée il se coucha et s'endormit. Drago de son côté pensait aussi à Harry, il espérait tellement que les plans de son père échouent, c'était rare qu'il pense des choses comme ça mais il aimait bien Harry, il était tellement innocent, naif et il était adorable à toujours vouloir plaire et faire plaisir à tout le monde, il ne méritait pas de souffrir ou pire encore, de mourir. Mais il savait qu'il ne ferait rien pour arrêter son père, c'était lâche mais c'était son père et il ne voulait pas que son père soit fâché contre lui, il ne pouvait pas le trahir, c'était la personne la plus importante pour lui. Il soupira, partit de sa chambre et alla dans celle de sa petite soeur, il trouva celle-ci par terre en train de jouer avec des poupées. Elle tourna la tête vers la porte et quand elle vit Drago elle lui fit un grand sourire, celui-ci s'assit en face d'elle.
-Tu vas bien Ella ? Dit-il tout bas, en faisant les signes avec ses mains en même temps.
-Vi et toi ? Dit-elle en signant les mots aussi.
-Bien, dit-il en souriant.
-Tu zou vec moi Go?
-Tu m'expliques l'histoire, demanda-t-il d'une voix basse et signa toujours en même temps.
Il avait prit l'habitude de parler en langage des signes et parler en même temps avec sa soeur, au début il le faisait sans s'en rendre compte et quand il avait vu qu'elle commençait à comprendre quelques signes il avait continué. Sa soeur lui expliqua d'une voix excitée l'histoire entre ses poupées et lui l'écouta attentivement en hochant la tête de temps en temps pour lui montrer qu'il l'écoutait. Après il joua avec elle tout l'après midi. A l'heure du dîner Narcissa entra dans la chambre.
-Ma puce tu te sens comment aujourd'hui ?
-Ben maman.
-Tu te sens capable d'aller manger avec nous dans le salon ?
-Comme grand ?
-Oui comme les grands.
-Vi ze veux, ze veux!
-Portes ta soeur, dit-elle à Drago sans aucune émotion dans sa voix.
Drago hocha la tête et porta sa soeur. Celle ci était malade, elle avait vécu jusqu'à maintenant dans un hôpital, c'est-à-dire plus de trois ans car elle devait être dans une chambre spéciale. Drago ne comprenait pas trop sa maladie, il avait juste comprit que si elle tombait malade, si elle attrapait le moindre virus même le rhume, elle pouvait mourir et les médecins n'avaient trouvé un remède que maintenant mais Cedrella restait toujours faible, sa maladie l'avait rendue fragile. Il posa délicatement sa soeur sur une chaise pour enfant et s'assit à côté d'elle. Il attendit que ses parents se servent pour se servir à son tour.
-Nourris ta soeur, ordonna Lucius.
Drago nourrit sa soeur qui voulait toujours mettre la main dans son assiette, il l'empêcha à chaque fois mais elle recommençait en riant. Une fois qu'il eut fini de la nourrir il se mit à son tour à manger. Ensuite il reporta sa soeur et l'amena dans sa chambre puis alla dans le salon. Il prit un livre et s'assit par terre près de la cheminée. Son père, lui, était devant la cheminée, des papiers à la main. Drago entendit souvent le rire de sa soeur ou encore ses cris, elle criait sur Dobby quand elle trouvait qu'il jouait mal. Il entendit aussi son père respirer fortement et il savait que c'était comme ça qu'il montrait son agacement. C'est vrai que depuis que sa soeur était là, le manoir n'était plus aussi calme. Souvent on entendait sa soeur rire, crier, pleurer. Mais c'était parce que Narcissa, sa mère, avait mis un sort pour qu'elle puisse entendre Cedrella partout au cas ou il y aurait un problème. A un moment Cedrella se mit à pleurer, Lucius lâcha un grognement et marmonna. Drago ne comprit que quelques mots "taire, gamine, sort". Les pleurs et les cris se firent plus fort, Lucius se leva brutalement et commença à marcher vers les escaliers mais Drago se mit devant lui.
-Vengez vous sur moi, jetez votre frustration sur moi mais ne la touchez pas. Défoulez vous sur moi mais pas elle, elle ne le mérite pas.
Il vit le regard rempli de colère de son père se changer en un autre, brulant de folie. Il frissonna devant ce regard et baissa la tête.
-Tu es prêt à recevoir les coups à sa place.
-Oui, je suis prêt à tout pour elle.
-A tout ? Dit-il avec sadisme, très bien.
Il donna un coup de poing dans le visage de Drago.
-Enlève le sort qu'il y a sur toi, je veux voir tes blessures.
Drago prit sa baguette et leva le sort de dissimulation et il vit son père sourire en voyant toutes ses blessures.
-Tu sais Drago tu ne vaux pas mieux qu'un de ses horribles moldu et vu que tu es placé au même rang tu vas tout subir à leur façon.
Il poussa brutalement Drago contre un mur, lui entoura le cou avec ses mains et le souleva du sol. Drago commença à lever la main pour essayer d'enlever celles de son père.
-Oses seulement me toucher, me souiller avec ton infériorité et je te tue.
Drago reposa sa main mais ne put s'empêcher de bouger sans cesse ses pieds, il avait de plus en plus de mal à respirer et son cou le faisait souffrir.
-Et comment oses-tu me parler, je ne t'en avais pas donné l'autorisation, tu te prends pour qui pour me parler ?
Il lâcha soudainement Drago qui tomba au sol et respira difficilement, il essaya de prendre le plus d'air possible mais sa respiration se coupa quand son père lui donna un gros coup de pied dans le ventre. Il se mit à tousser à cause du manque d'air.
-Reste impassible, un Malefoy ne montre pas ses sentiments.
Il prit une poignée de cheveux de Drago et tira dessus pour le lever, Drago retint une grimace et garda un visage neutre.
-Un Malefoy ne ressent pas la douleur.
Il enleva sa ceinture.
-Mets toi dos à moi, les mains collées au mur tout de suite et enlève ta chemise.
Drago hocha la tête, enleva sa chemise et se mit dos à son père, posa ses mains sur le mur pour le tenir. Il sentit son père derrière lui et celui-ci caressa les cicatrices sur son dos.
-Tu vois ces cicatrices Drago, cela montre la pourriture que tu es, cela montre quelle horreur tu es.
La main de Lucius caressa ensuite son torse et il chuchota à l'oreille de son fils qui se retenait se sangloter.
-Tu n'es rien Drago, même un elfe de maison est moins minable que toi mais par contre tu es beau, tu tiens au moins ça de moi.
Le corps de Lucius s'éloigna du corps tremblant de Drago.
-Un Malefoy ne tremble pas.
Et il donna un coup de ceinture dans le dos de Drago qui se mit à crier sous la douleur.
-Un Malefoy ne crie pas.
Et il redonna un coup.
-Un Malefoy est parfait, il montre sa supériorité aux autres. Un Malefoy montre, rien que par un regard, que c'est une honte que les autres personnes respirent le même air que lui.
Et la ceinture claque de nouveau sur la peau de Drago.
-Tu dois appliquer ces règles même si tu ne mérites pas d'être un Malefoy, pourquoi as-tu dû naître, tu es tellement décevant, si seulement j'avais eu un fils meilleur.
Drago lâcha un nouveau cri quand il sentit de nouveau la ceinture sur son dos. Il sentait le sang couler de ses nouvelles plaies, il sentait chaque nouvelle blessure, il avait tellement mal. Des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues.
-Un Malefoy ne crie pas, dit Lucius avec rage.
Drago reçu un nouveau coup de ceinture et il se mordit fortement la lèvre inférieure pour ne pas crier. Lucius arriva et tira sur les cheveux de Drago pour qu'il se retourne.
-Et en plus tu pleures, mais tu es quoi Drago ? Une fillette ? Une tapette ? Bon sang conduis-toi en homme, conduis-toi en Malefoy.
Lucius lui donna un coup de poing à l'oeil, le jeune Malefoy tangua mais se rattrapa au mur. Le maitre des lieux fit un sourier sadique, sortit sa baguette et lança un doloris sur son fils. Drago tomba au sol et se mit à hurler de douleur et bougea dans tout les sens, son corps prenait des positions anormales. La douleur était tellement forte, il n'en avait jamais connu d'aussi grande, pourtant il avait déjà eu mal, terriblement mal mais là c'était encore pire, il voulait que tout s'arrête, il voulait mourir. Ses os étaient en feux, il avait cette sensation que sa tête se coupait et toutes ses blessures pas encore cicatrisées se rouvraient et la déchirure des plaies était horriblement douloureuse. Lucius criait au dessus des cris de son fils, il criait les règles des Malefoy.
-Je vous en supplie, cria Drago.
Mais cela énerva davantage Lucius, qui arrêta le sortilège.
-Pardon ?
-Je vous en supplie arrêtez!
-Endoloris, hurla de rage Lucius.
Et la douleur revint, Drago hurla de nouveau de douleur et se tortilla au sol, la douleur était atroce, insupportable, il souhaitait tellement mourir à cet instant, la mort lui apporterait la paix, la mort l'empêcherait de sentir cette souffrance. Le sortilège s'arrêta enfin. Lucius donna un dernier coup de pied à Drago et partit. Drago se mit à sangloter, son corps était pris de spasmes, de convulsions. Il avait mal partout, tout son corps le faisait souffrir. Il vit quelqu'un au dessus de lui mais sa vue était floue à cause de la douleur et des larmes. Une main froide vint se poser sur son front.
-Je suis désolée, murmura la voix.
Il reconnut la voix de sa mère, il ouvrit la bouche pour parler mais seulement un sanglot en sortit et sa mère partit. Il finit par s'évanouir à cause de la douleur ressentie. Quand il se réveilla il grogna de douleur, tout son corps était endolori, il avait mal partout et sa gorge lui faisait tellement mal, il avait tellement hurlé. Il ouvrit les yeux quand il entendit des pleurs, il tourna doucement la tête et se mordit les lèvres pour ne pas grimacer et il vit Dobby en train de pleurer.
-Ho maitre Drago, Dobby est tellement désolé, tellement. Dobby ne sait pas quoi faire pour son maitre, son maitre est vraiment très blessé. Dobby est un mauvais elfe.
Drago secoua doucement la tête de gauche à droite.
-Si car Dobby ne sait pas quoi faire pour maitre Drago. Maitre Drago est vraiment en mauvais état.
Drago voulut parler mais aucun son ne sortit, sa gorge était trop douloureuse pour qu'il puisse dire quelque chose. Il ferma les yeux, découragé. Il voulait juste une potion contre la douleur, juste ça, il s'en foutait de ses blessures, qu'elles soient encore ouvertes, il voulait juste arrêter d'avoir mal, de souffrir.
-Dobby peut toujours transporter le maitre dans sa chambre.
Drago hocha faiblement la tête, Dobby posa sa main sur l'épaule de Drago et ils transplanèrent, à peine arrivé dans sa chambre, dans son lit, Drago se mit à vomir. Il n'aimait déjà pas transplaner alors quand il souffrait et se sentait mal c'était encore pire. Dobby transplana et revint quelques secondes plus tard avec une bassine d'eau. Il nettoya à l'aide de la magie le vomi, enleva les vêtements de son maitre qui se retrouva en boxer.
-Dobby va nettoyer le sang maintenant maitre Drago.
Drago hocha faiblement la tête. Dobby prit le gant, le mit dans la bassine remplie d'eau et nettoya le corps de Drago, le blond se mordit l'intérieur de la joue quand l'elfe nettoya son dos, quand Dobby voulut le mettre sur le dos Drago fit non de la tête, cette partie de son corps le faisait trop souffrir. Les blessures dues aux coups de ceinture étaient trop douloureux pour qu'il puisse se coucher dessus. Drago mit plusieurs jours à s'en remettre, pendant ses quelques jours il restait au lit ne pouvant bouger à cause de la douleur, à cause des blessures de son dos qui ne cessaient de s'ouvrir au moindre mouvement. Une fois que ses blessures cessèrent de s'ouvrir il se leva et alla voir sa soeur, mais il ne parla pas, sa gorge le faisait toujours souffrir, son corps aussi mais maintenant tout était supportable. Alors il joua avec elle, sans jamais parler, il parla en langage des signes, d'ailleurs souvent Dobby était là et quand sa soeur ne comprenait pas les signes, Dobby lui expliquait. Sinon il s'occupait comme il le pouvait, faisait ses devoirs, lisait beaucoup, souvent le soir en attendant que toute sa famille soit couchée. Et les vacances continuèrent comme ça, il était souvent avec sa soeur, il s'occupait d'elle, lui faisait prendre son bain, l'habillait, la coiffait, la faisait manger toujours en gardant la bouche fermée. Il faisait cela quand sa mère n'était pas avec sa soeur. Sinon son père lui demandait quelque fois des services que Drago faisait avec plaisir, il recevait des corrections quand il faisait quelque chose de mauvais, quand il montrait à quel point il était indigne de la famille Malefoy ou quand son père était à bout à cause de sa soeur il se défoulait sur lui comme il lui avait demandé. Quelques fois son père utilisait encore le doloris, c'était la première fois qu'il le faisait et depuis, quand il était vraiment énervé, Drago le recevait. Drago haissait ce sort, c'était tellement douloureux, épouvantable, il avait toujours envie de mourir dans ces moments-là. Pourtant jamais il n'en voulait à son père il savait qu'il était en tort, que tout était de sa faute, qu'il méritait de souffrir. Il s'en voulait à lui d'énerver son père à ce point, qu'il soit obligé de le punir d'être si nul. Harry vivait quelque chose de similaire, son oncle avait finit par comprendre qu'Harry passait ses journées dehors et parfois ses nuits, il avait un jour surpris Harry sauter de la fenêtre de sa chambre pour sortir, depuis il avait mis des barreaux aux fenêtres et Harry ne pouvait plus sortir autant qu'avant, parfois il parvenait à partir, des fois il restait dehors plusieurs jours de suite mais était obligé de rentrer pour se doucher donc il retournait au 4 Privet Drive et il subissait les coups de son oncle, faisait les taches ménagères, il se rebellait de temps en temps comme avant mais il était fatigué de tout ça. Cette année il avait réussi à se rebeller grâce à Poudlard, à ses amis qui lui avaient redonné confiance mais plus maintenant, il n'avait aucune nouvelle de ses amis, d'aucun, ils l'avaient oublié alors sa confiance était partie et il se laissait de nouveau faire. Mais les coups de son oncle n'allaient pas trop loin donc il ne s'en plaignait pas. Par contre il mourrait de faim, il ne savait plus depuis combien de jour on ne lui avait pas donné à manger. Quelques fois la nuit il se levait et piquait quelques trucs à manger en vérifiant que ça ne se voyait pas, sinon sa tante lui passait de l'eau par la trappe de sa porte, porte toujours fermée sauf quand sa tante et son oncle voulaient qu'il fasse quelque chose. Il était d'une maigreur à faire peur, on voyait toutes ses côtes et il était pâle aussi, dû au manque de nourriture. Il se sentait mal autant physiquement que mentalement. Le fait que ses amis l'aient oublié aussi vite lui faisait mal, juste une lettre en deux mois, une seule et depuis plus rien. Il pensait que pour une fois il avait des amis, que ses premiers amis n'allaient pas l'abandonner mais il s'était trompé. Il sentit que ses joues étaient humides et se rendit compte qu'il pleurait. Il essuya ses joues et ses yeux mais d'autres larmes se mirent à couler. Il pleura à cause de ceux qu'il croyait être ses amis, il pleura la douleur qu'il ressentait à l'estomac, il pleura d'être encore dans cette famille, il pleura son chagrin, sa douleur.
Hey :)
J'espère que l'histoire vous plait?
Que je ne vous ai pas traumatisé avec toute cette noirceur.
J'espère lire vos review rapidement, pour savoir ce que vous pensez de mon histoire. J'aime avoir des avis qu'ils soient positif ou négatif. Donc n'hésitez pas, je sais que souvent on a la flemme, je suis pareil, mais ça fait toujours plaisir et ça ne prend pas longtemps :)
Merci à ma beta pour son merveilleux travail.
Et Merci à vous de me lire :D
