Bonjour tout le monde ! Bon désolé pour mon retard, internet a décidé de me laisser tomber pour une looooooooongue semaine ! Mais, je suis de retour !
Chapitre 46
Drago ne s'était jamais senti aussi mal à l'aise de toute sa vie. Pourtant, cette situation n'avait rien d'extraordinaire ! Potter était assis devant lui… l'ignorant royalement et foudroyant si vicieusement de ses yeux sa nourriture que le blond fut surpris de ne pas voir son steak partir en courant… Rogue se trouvait à ses côtés… et semblait ne pas vouloir remonter ses yeux de son plat de pâte… Drago ne voyait pas du tout en quoi ce stupide macaroni était si passionnant... Sirius Black, s'il se souvenait bien de son nom, fixait Rogue avait une telle intensité… Drago n'arrivait pas du tout à comprendre pourquoi le parrain de son fiancé fixait son professeur de cette manière… Comme s'il était une énigme doublée d'un profond mal de tête. Et, assis à coté de lui, se trouvait Sarah Black, cette diablesse enfant, dont le regard passait alternativement de son père à Rogue pour dériver sur Potter et pour, finalement, s'arrêter sur lui. Pourquoi cette gamine semblait connaître plus de chose qu'il ne fallait ! Il détestait plonger son regard dan ses yeux bleus saphirs… c'était comme si elle voyait trop de choses… dont elle allait se servir pour tuer quelqu'un ! Il frissonna involontairement au souvenir de cette famine le menaçant de mettre des cadavres de rats dans son lit. Merlin tout puissant, quelle horreur…. Son regard retomba alors sur son plat de spaghetti. Beurk. Il avait l'impression que la sauce était trop rouge… que les pâtes étaient trop molles… ce spaghetti était, tout simplement, répugnant. Et il voulait partir de ce maudit restaurant à l'instant même ! Merlin ! N'importe quoi d'autre plutôt que de supporter cet étau autour de son cœur ! Comme si quelqu'un essayait de l'étoffer ! Il refusait de mourir maintenant ! Il allait, tout d'abord, dilapider avec joie la fortune de ses parents. Ensuite, il pouvait mourir. C'était pour cette maudite fortune que sa liberté était dans un tel danger…. Alors oui… il allait se faire une joie immense de la dépenser partout dans ce monde.
-Tiens, tiens… si ce n'est pas le petit Severus.
Petit Severus ? D'accord son professeur n'était pas franchement grand, à peine plus que Blaise et Merlin savait à quel point son cousin était petit… Mais, de là à s'adresser à son professeur de cette manière… Drago releva le regard et vit alors une des personnes les plus vieilles qu'il n'ait jamais vues de sa vie ! Son visage était plissé de partout… comme si un savant fou s'était amusé à y faire des traces… ses cheveux étaient d'un blanc étincelant… par contre, ses yeux verts semblaient vifs et alertes. Lorsque Rogue fit un petit sursaut en le voyant, le vieil homme sourit de toutes ses dents. Mauvaise idée. Cela creusait encore plus son visage. Merlin… la vieillesse était une vraie horreur.
-Grindelwald ! S'exclama son professeur.
Le vieil homme eut un claquement de langue agacée avant de poser sa main sur sa hanche.
-Je t'ai déjà dit de m'appeler Gellert. Protesta Grindelwald.
Le visage de Rogue, à la grande surprise de Drago, sembla tomber légèrement sur lui-même tandis qu'une lueur vacillante dansait dans ses yeux aciers. Puis, un doux sourire apparut sur le visage d'ordinaire implacable de son professeur.
-Dumbledore est avec vous ? Demanda Rogue.
-Ce crétin essayait de convaincre le maître du restaurant de le laisser jouer de sa maudite flûte.
Si Drago devait en juger par le ton affectueux de Grindelwald… lui et ce Dumbledore devaient être proches… et peut-être même… il se secoua vigoureusement la tête. Pourquoi se posait-il ces stupides questions ? Il n'en n'avait strictement rien à faire de toutes ses idioties ! Il voulait juste rentrer chez lui et… son corps fut saisit de frisson en croisant les yeux de Potter… ses yeux verts émeraude qui le fixaient si froidement… comme s'il n'était qu'un insecte sur le point de se faire écraser… Il semblait le détester… son cœur se serra douloureusement. Il le détestait maintenant. Il ne voulait plus rien savoir de lui. Et malgré tout cela… il voudrait quand même l'épouser… parce qu'il avait une dette à payer… pas pour lui… son cœur lui faisait si mal… soudain, il entendit un bruit de flute et redressa la tête. Un autre vieil homme, cette fois-ci plus grand que Grindelwald, jouait joyeusement de la flûte, dansait légèrement. Grindelwald laissa échapper un éclat de rire avant de lever Rogue d'un coup.
-Va danser, jeune homme. Ordonna-t-il.
-Mais… Protesta Rogue.
Grindelwald lui fit un signe éloquent de la main avant de foudroyer le parrain de son fiancé du regard… Drago ne put que sourire en voyant celui-ci se lever d'un coup. Il devait admettre que ses yeux verts avaient une lueur assez effrayante… Drago vit alors Sarah poser sa main sur le pantalon de Grindelwald avant de commencer à rire.
-Harry, vient !! S'exclama-t-elle.
Pour la première fois depuis qu'ils étaient arrivés au restaurant, Drago vit le visage de Potter reprendre un peu de chaleur, puis il s'exécuta calmement, emmenant Sarah dansé. Mais, il ne souriait pas… il prit alors Sarah par la taille et la fit virevolter sur la piste de danse… et les éclats de rire de la petite fille… Il était… gentil avec Sarah… Potter pouvait être si gentil… le blond effleura alors des doigts son immense girafe. Oui… il pouvait être gentil… même s'il gardait son air grincheux… Potter était tellement… il était juste tellement…
-C'est ton fiancé ? Demanda Grindelwald.
Drago se tourna d'un bond, ne s'attendant pas à ce qu'il se trouve à ses côtés. Un sourire amusé apparut alors sur le visage creusé du vieil homme.
-Pas pour bien longtemps. Assura doucement Drago.
Il n'avait pas le choix. Il ferait tout pour ne pas qui était en son pouvoir pour rester libre. Il était hors de question qu'il se laisse manipuler par qui que ce soit. Personne n'avait le droit de choisir son destin pour lui. Il était né pour être libre ! Pas pour être un esclave de ses maudites convenances stupides et arriérés ! Et Potter qui voulait l'obliger à suivre ses convenances ! Ses poings se serrèrent sous la rage. Potter voulait l'obliger à l'épouser… pour régler une dette. Il n'était pas gentil bon sang ! Il se laissait avoir ! Il était stupide ! Sa volonté n'était pas si faible que cela ! Il avait décidé ! Même si cela devait le faire souffrir… il refusait de devenir un être pathétique et soumis ! Était-ce quelque chose d'aussi épouvantable !?
-Ah, je comprends maintenant. Fit remarquer Grindelwald. C'est pour cela que Severus est avec toi non ? Pour t'aider à te débarrasser de ton fiancé.
Le vieil homme hocha positivement la tête, semblant s'approuver lui-même. Drago ne fit que l'ignorer. Que faisait-il ? Que ressentait-il ? Pourquoi avait-il accepté cette stupide peluche ? Pourquoi avait-il embrassé Potter ? Et, pire, pourquoi se sentait-il mal de l'avoir repoussé ? Pathétique ! C'était pathétique ! Il voulait être libre ! Une journée pour ne pas penser à ses problèmes ? Était-il stupide ? Son problème était permanent… il serait toujours permanent tant que Potter serait dans les parages ! Jamais son père n'avait parlé de l'obliger à se marier ! Il devait penser que Potter était extraordinaire ! Mais, s'il réussissait à se débarrasser de Potter…Il pourrait être libre… faire ce qu'il voulait… trouver un métier pourquoi pas ! Il ignorait encore ce qu'il voulait faire de sa vie. Mais, il n'avait que 17 ans ! Il pouvait aller à l'université et y réfléchir ! Il pouvait faire tout ce qu'il voulait ! Il n'avait pas à demander la permission de qui que ce soit ! Il était idiot ! Si idiot !
-Ne te laisse pas aveugler. Déclara soudainement Grindelwald.
Drago sursauta légèrement. Aveugler ? Aveugler par quoi ? Il n'y avait pas de soleil ici. Ni trop de lumière. Et il n'avait pas une maladie qui l'empêcherait de voir dans le futur ! De quoi ce type parlait-il ?
-Beaucoup chose nous aveugle dans la vie. Continua le vieil homme. La fierté… la douleur… le passé… et parfois, lorsque l'on oublie ce qui est vraiment important… ces lumières nous distrait et nous perdons ce qui nous tient à cœur… ensuite, il ne reste que notre futur pour regretter indéfiniment cet aveuglement.
Le blond n'était pas sur de comprendre. Pourquoi ce type parlait-il d'aveuglement ? Est-ce que la vieillesse rendait sénile ? Grindelwald le fixa pendant quelques instants avant de commencer à rire.
-Tu n'es pas quelqu'un de très subtil pas vrai ?
Drago fronça alors les sourcils. Il ignorait complètement s'il s'agissait d'une insulte ou d'un compliment. Et il s'en fichait. Dès que Potter reviendrait de sa danse endiablée avec Sarah, il lui remettrait sa stupide peluche. Et voilà. Il avait été stupide. Il avait oublié le plus important. Sa liberté.
-Il n'y a rien dans ce monde qui ne peut s'arranger par une bonne et sérieuse discussion. Enfin, si les deux partis sont prêts à entendre ce que l'autre a à dire.
Drago n'avait absolument rien à arranger. Sa discussion, il l'avait déjà eu…. Et ça c'était terminé avec Potter l'embrassant pour, ensuite, le planter là. Il était… tellement stupide. Rogue le lui avait dit non ? Qu'il n'avait pas assez de volonté. Il avait raison…. Il avait parfaitement raison… il n'avait aucune volonté… Mais, il allait remédier à ça tout de suite !
-Ah ! Tu es exaspérant ! Tu me rappelles ce morveux à un tel point que j'ai envie d'hurler !
Les yeux de Grindelwald étaient fixés sur Rogue et Black qui dansaient… Blaise avait dit que Black devait être l'ancien fiancé de Rogue… une minute. Les yeux de Drago s'écarquillèrent sous le choc. Black était l'ancien fiancé de Rogue ! L'homme qu'il aimait à la folie ! Le crétin qui lui avait donné ce stupide ultimatum !
-Je vais te parler de manière claire et concise puisque tu ne sembles pas comprendre lorsque l'on te parle en énigme.
Drago s'apprêtait à répliquer vertement. Il comprenait parfaitement lorsqu'on lui parlait en énigme ! Il était loin d'être stupide ! Il était Drago Angelus Malfoy !
-Ne prends pas de décision hâtive dans une situation pareille, pour ton propre bien.
-Quoi ?
Grindelwald laissa échapper un grand soupir.
-L'amour… est quelque chose de rare et d'absolument terrifiant… est-ce qu'il m'aime en retour ? S'il m'aime… m'aimera-t-il toujours ? Me laissera-t-il être comme je suis ? M'aimera-t-il malgré mes défauts ? De magnifiques questions qui ne servent absolument… tu veux savoir pourquoi ?
Drago ne comprenait même pas pourquoi il lui parlait d'amour alors que lui ne pensait qu'à sa liberté… il se fichait de l'amour ! Il ne pensait jamais à l'amour ! Il ne l'avait jamais vu ! À l'exception des contes pour enfant que sa mère lui racontait ! Et la princesse maria le prince, fin. Etait-ce ça l'amour ? Il hocha lentement la tête.
-Rien ne peut être contrôlé, voilà pourquoi. Tu penses pouvoir contrôler ta destinée de fond en comble. Malheureusement, ça ne marche pas comme ça.
-Pourquoi !? Protesta Drago.
-Parce que nous avons besoin de vivre avec les autres pour être heureux et, malheureusement, les actions et les sentiments des autres ne peuvent pas être contrôlé par notre propre volonté. Tu ne connais rien de la vie, Drago Angelus Malfoy.
Comment ce type… connaissait-il son nom ?
-Et s'il ne me laissait pas ma liberté ? Et s'il me réduisait à l'état d'esclave ? Tellement de peur. Tellement de crainte. Alors ces questions se transforment en affirmation. Je vais avoir ma liberté ! Personne ne me contrôlera ! Je suis le maître de mon destin !
Peur ? Drago ravala avec difficulté le début d'hystérie qui s'apprêtait à se loger dans sa gorge. Il n'avait pas peur ! Il n'avait peur de rien ! Il voulait être le maître de son destin parce qu'il en avait le droit ! Personne n'avait le droit de le mettre dans un mariage arrangé ! Merlin !
-J'ai le droit de ne pas me marier ! S'égosilla le blond.
-Absolument. Approuva Grindelwald. Pour les bonnes raisons, on a le droit de tout faire.
-J'ai de bonnes raisons ! Je veux ma liberté ! Mes parents m'ont obligé à l'épouser ! J'ai le droit de faire mon choix !
-Alors tu ne veux pas te marier pour défier tes parents ? Est-ce que cela te rends plus libre ? Ne te laisses-tu pas, encore, dominé par tes parents ?
Le cœur de Drago battait à la chamade. Il pouvait l'entendre dans sa tête, dans sa gorge, partout ! Ses parents n'avaient pas le droit de lui imposer un mariage ! Il ne se marierait pas parce que… parce que…
-Si tu veux vraiment être libre, prends tes décisions… pour toi-même. Ne fais pas comme Severus. Ne sois pas aveuglé comme il l'a été. Ne laisses pas tes parents contrôler ton destin même dans ton refus de leur obéir. Penses à toi. Pas à eux. Ils ne le méritent.
Il pouvait sentir les sanglots lui monter à la gorge. Il allait mourir… il allait vomir… il n'en pouvait plus… ses paumes étaient si moites… Grindelwald posa alors délicatement sa main sur l'épaule de Drago. Il allait se briser… en mille morceaux…
-Pourquoi ? Souffla-t-il.
-Pourquoi je t'ai dit tout ça ?
Un petit rire amer s'échappa alors des lèvres de Grindelwald.
-Je connaissais la mère de Severus… depuis qu'il était tout petit… un joli petit garçon… intelligent, doué en sport… si gentil… et puis pouf… ses parents ont décidés de le marier… Le père de Severus était… le plus répugnant des dominants de toute cette terre.
-Il a dominé la mère du professeur Rogue, n'est-ce pas ?
Drago pouvait encore voir sa mère, tête baissée, attendant que son père lui donne la permission de dépenser de l'argent. Comme une mendiante… comme un chien… ses images qu'il avait vu toute sa vie. Jamais… jamais cela ne serait lui.
-Dominé ? Tu ne sais pas la moitié de ce qu'il lui a fait. De ce qu'il a fait à ses enfants. En particulier à Severus. Ce salopard. Il a brisé Subaru et c'est arrangé pour détruire chacun de ses enfants.
-Qu'est-ce qu'il lui a fait ? Bégaya Drago.
Pire que ce qu'il imaginait ? Qu'est-ce que cela pouvait bien dire ? Son cœur… son cœur… Grindelwald fit un vague signe de la main.
-Ce n'est pas à moi de te le dire. De toute façon, le plus important est que ta vie ne soit pas brisée à cause de toutes ses conneries de grandes personnes qui n'essayent jamais de comprendre, ne serait-ce que pour une seconde, les enfants. Avant de prendre une décision qui changera ta vie à jamais… tu dois te poser une simple question…
Grindelwald posa alors la main sur sa joue, l'obligeant à le regarder droit dans les yeux.
-Est-ce que tu aimes ton fiancé ?
A suivre…
