Le lendemain soir après leurs cours, ils allèrent tous à la bibliothèque et même Fred et George les rejoignirent dix minutes après.
-Si notre mère sait qu'on est venus dans la bibliothèque juste pour faire des recherches sur un criminel elle nous tuera.
-Ou elle fera une syncope.
-Bon mettons nous au travail.
Ils cherchèrent dans des journaux anciens, dans les livres tout ce qu'ils pouvaient trouver sur Sirius Black. Ils apprirent que celui-ci n'avait pas eu de procès, que ce qui restait de Peter Pettigrow était un doigt et que Black était le bras droit de Voldemort même si il n'était pas marqué.
-Bon d'accord cette histoire est louche, avoua Fred quand ils finirent leur recherche.
-C'est clair, tous les Mangemorts ont des tatouages, si en plus c'était vraiment son bras droit il devrait en avoir aussi, il devrait être marqué, c'est obligé si il était vraiment si important, continua George.
-Et n'oublions pas qu'il n'a pas eu de procès. Dit Théodore.
-Et en plus d'après Lupin et les photos de bébé, Black avait l'air vraiment très proche du père d'Harry. Cette histoire est louche, fit pensivement Pansy.
-Je pense que dans la réserve il doit y avoir d'autres trucs, dit Fred.
-Mais comment on peut y aller ? Questionna Blaise.
-Harry et Drago vous y aller vers vingt-trois heures, on vous rejoint. Dit Fred.
-Les gars désolé mais si il y a trop de monde on va vite se faire repérer.
Pansy, Théodore et Blaise hochèrent la tête pour montrer leur accord. Le soir Drago et Harry allèrent dans la réserve avec l'aide de la cape, Fred et George étaient déjà là.
-Comment vous avez fait pour que Rusard ne vous trouve pas ? S'étonna Harry.
-Harry il y a une chose qu'on veut te montrer...
-Te donner même, on pense que ça te revient...
-Et que tu en as plus besoin que nous...
-Mais on espère que tu nous la prêteras de temps en temps, finit George.
-De quoi ?
Fred sortit de ses poches un vieux bout de parchemin.
-C'est quoi ça ?
-Ceci, répondit George en tapotant le parchemin, c'est le secret de notre succès.
-On a du mal à s'en séparer, ajouta Fred.
-Et en quoi ça peut m'être utile, ce vieux bout de parchemin ? demanda Harry.
-Ce vieux bout de parchemin ? s'exclama Fred avec une grimace, comme si Harry venait de l'offenser gravement. Explique-lui, George.
-Eh bien, voilà… Quand nous étions en première année, jeunes, insouciants, innocents…
Harry eut un petit rire. Il n'imaginait pas que Fred et George aient jamais pu être innocents. Drago les regarda d'un air ennuyé et supérieur.
-Disons, plus innocents qu'aujourd'hui, reprit George, nous avons eu un petit ennui avec Rusard.
-On avait fait exploser une Bombabouse dans le couloir et, pour une raison mystérieuse, ça ne lui a pas plu du tout.
-Alors, il nous a traînés dans son bureau et il nous a menacés de l'habituelle...
-...retenue...
-...éventration...
-...et autres... Et nous, on a remarqué que sur un tiroir de son armoire de rangement, il était écrit: Objets dangereux confisqués.
-Ne me dis pas que... lança Harry avec un grand sourire
-Qu'est-ce que tu aurais fait à notre place ? dit Fred. George a détourné son attention en laissant tomber une autre Bombabouse, moi, j'ai ouvert le tiroir et j'ai réussi à attraper... ceci.
-Je ne pense pas que Rusard ait jamais su comment s'en servir, dit George. Mais il s'est probablement douté de ce que c'était, sinon, il ne l'aurait pas confisqué.
-Et vous, vous savez comment ça marche ?
-Oh, oui, répondit Fred avec un sourire goguenard. Cette petite merveille nous en a appris plus que tous les professeurs de l'école réunis.
-Vous essayez de me faire marcher, dit Harry en regardant le vieux bout de parchemin râpé.
-Tu crois ça ? répliqua George.
Il sortit sa baguette magique et effleura le parchemin en récitant :
-Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.
Aussitôt, de petits traits d'encre se répandirent sur le parchemin en dessinant comme une toile d'araignée. Les traits se joignirent, se croisèrent, s'étendirent aux quatre coins du parchemin. Puis des mots tracés d'une grande écriture ronde à l'encre verte apparurent en haut du document:
Messieurs Moony, Wormtail, Padfoot et Prongs
spécialistes en assistance
aux Maniganceurs de Mauvais Coups
sont fiers de vous présenter
LA CARTE DU MARAUDEUR
Le parchemin représentait à présent un plan détaillé du château et du parc environnant. Mais le plus remarquable, c'était les points minuscules qu'on voyait bouger ici ou là, chacun accompagné d'un nom écrit en lettres minuscules. Ébahi, Harry se pencha sur le parchemin. Un petit point situé dans le coin supérieur gauche indiquait que le professeur Dumbledore faisait les cent pas dans son bureau. Un autre point représentait Miss Teigne, la chatte du concierge, qui rôdait au premier étage. Peeves, l'esprit frappeur, cabriolait dans la salle des trophées. Harry remarqua alors autre chose. Cette carte montrait plusieurs passages secrets.
-Voilà comment nous avons fait pour ne pas se faire attraper et ça depuis qu'on a cette merveille. Nous leur devons beaucoup aux Maraudeurs.
-C'était des hommes plein de noblesse qui ont travaillé sans compter pour aider une nouvelle génération à violer les règlements, dit Fred d'un ton solennel.
-Exact, approuva George. N'oublie pas d'effacer la carte après chaque usage...
-Sinon, tout le monde pourra la lire, avertit Fred.
-Il suffit de lui donner un coup de baguette magique en prononçant la formule: «Méfait accompli !» et le parchemin redeviendra vierge.
-Tu as bien vu les noms ? Signa Drago.
Harry hocha la tête. Il prit le bout de parchemin devenu vierge que lui tendit George et le mit dans sa poche.
-Padfoot, murmura Harry.
-Haa oui, quand on t'a entendu appeler le chien comme ça, ça nous a surpris aussi car on a directement pensé aux maraudeurs.
-Fred je crois que nous avons trouvé une autre énigme à résoudre.
-Tout à fait mon cher frère.
Drago souffla et signa qu'il voulait partir vite d'ici et loin de ses Gryffondor stupides, alors Harry dit aux garçons de se mettre au travail. Dans la réserve ils trouvèrent un livre qui retraça la guerre avec Voldemort, et dedans ils parlèrent de Sirius Black, il était marqué qu'il avait trahi ses amis en rejoignant Voldemort et qu'une fois que les Potter, se sachant en danger, décidèrent de mettre leur maison sous Fidelitas, le nommèrent gardien du secret. Il partit le dire à son maître qui vint tuer les Potter. Dedans était aussi écrit qu'à son arrestation il n'avait émis aucune résistance et qu'il riait à gorge déployée. Ils se regardèrent tous.
-Donc il ne peut pas y avoir de doute, dit Fred.
-Il n'y a qu'un gardien du secret et si c'était lui, c'est bien lui le traître Harry, dit George.
-Mais tout semble tellement étrange.
-Allons nous coucher, signa Drago.
Ils se séparèrent et retournèrent chacun dans leur dortoir. Le week-end Drago retourna chez lui où son père lui demanda de lui montrer ses blessures, en voyant le nombre il lui demanda de seulement rester à l'étage, dans sa chambre ou à s'occuper de sa sœur. Harry le passa presque tout le temps dans le parc avec ses amis et Padfoot qui restait toujours à la lisière de la forêt quand Harry était là. Le gros chien noir s'approcha aussi des autres Serpentard et de Fred et George, c'était la première fois qu'il le faisait mais il restait la plupart du temps avec Harry. Harry lui raconta les cours, surtout ceux de défense contre les forces du mal avec le professeur Lupin. Ce cours-ci était devenu le préféré de tous les élèves car il était passionnant et Remus Lupin était un bon professeur, même si souvent absent. Il lui parla aussi du professeur Rogue qui maintenant était gentil avec lui, il lui raconta que le professeur de potion l'aidait même en cours quand il n'y arrivait pas, que quelques fois après les cours lui et Drago restaient et parlaient seulement avec l'homme qui était très sympathique malgré sa froideur et son cynisme. Et c'était étrange car quand il parla au chien il avait l'impression que celui-ci le comprenait et il avait grogné dès qu'il avait parlé de Severus Rogue. Le dimanche après midi le chien s'enfuit en courant, tous froncèrent les sourcils, Padfoot n'était pas peureux mais ils comprirent quand ils virent leur professeur de DCFM.
-Vous devriez rentrer les enfants, il fait froid et vous êtes peu couverts.
Ils hochèrent la tête et rentrèrent dans le château avec l'adulte châtain. En chemin ils croisèrent Peeves, l'esprit frappeur.
-Lupin le turlupin, Lupin qui fricote avec les traîtres. Lupin le zinzin.
Les quatre Serpentard et les deux Gryffondor se tournèrent choqués vers le professeur, s'attendant à ce que celui-ci hurle après l'esprit frappeur. Peeves ne se moquait jamais des professeurs, il ne les aimait pas mais montrait au moins un peu de respect sauf cette fois ci, mais ils furent encore plus surpris quand ils virent Lupin sourire.
-Haa Peeves ça fait bien longtemps. Je me demande si tu te souviens de la fois ou nous nous sommes amusés à te mettre dans le corps de miss Teigne.
L'esprit partit furieux. Fred, George et même Théodore regardèrent l'homme avec admiration.
-Vous avez fait ça ? Demanda Fred excité.
-Une idée de James et Sirius car Peeves avait encore fait une chanson sur James qui s'était pris une nouvelle baffe par Lily et ils se sont vengés.
-Comment vous avez fait ? Questionna George incapable de rester en place.
-A vous de trouver, je vous fait confiance pour ça les garçons, dit-il avec un clin d'œil.
-Monsieur vous croyez Black coupable ? Demanda soudainement Blaise. Quoi me regardez pas comme ça on voulait tous lui demander. Au pire je peux toujours faire un coup à la Serpentard mais je voulais voir comment c'était dans la peau d'un Gryffondor.
-Et alors ? Demanda Fred.
-Bizarre, je préfère être un manipulateur.
Tous se mirent à rire.
-Mais sinon vous en pensez quoi vous monsieur ?
-Je n'ai pas mon mot à dire, la justice à parlé.
-Mais il n'y a pas eu de justice, il n'a pas eu de procès, s'exclama Théodore.
-Vous êtes bien renseignés dites donc.
-On a fait des recherches et vous êtes la personne qui l'a le mieux connus donc vous devez savoir si il en était capable ou pas ?
-Je ne peux être objectif, c'était un ami.
Harry voyait bien la douleur de l'homme et son malaise d'en parler alors il décida d'aider l'adulte.
-Pourquoi ma mère donnait des gifles à mon père ?
-Ho ça, ton père n'était pas très doué avec ta mère, alors souvent ses propositions pour sortir avec elle se finissait par une baffe. Dit Remus amusé.
-Ha bébé, ton père n'avait pas de succès avec les filles, rit Théodore.
-Ho si il en avait, toutes les filles voulaient sortir avec lui, mais il ne voulait que Lily, ce qui n'était pas réciproque. Bon je vais vous laisser. Ho Fred et George si j'étais vous je profiterais de ce soir pour faire ce que vous avez à faire, monsieur Rusard est malade.
Et il partit.
-Trop cool, bon on vous laisse, dit Fred.
Et ils partirent en courant.
-Ça sent mauvais ça, dit Théodore.
-Pourquoi j'ai peur à chaque fois qu'ils préparent quelque chose. S'exclama Pansy.
Blaise et Harry haussèrent les épaules. Ils allèrent dîner et ensuite firent leur devoir. Un mercredi soir juste après le dîner, les Serpentard étaient tous rentrés tôt, le professeur Rogue entra dans leur salle commune.
-Tous dans la grande salle, maintenant !
Tous se dépêchèrent de partir en suivant le préfet-en-chef. Harry, Drago entouré de Crabbe et Goyle, Pansy, Théodore et Blaise étaient les derniers et ils traînaient. A un moment dans un couloir, ils virent le professeur Lupin, Peeves et McGongall.
-Il a vraiment un sale caractère ce Sirius Black, n'est-ce pas Lupin le zinzin, mais tu aimes les gens au sale caractère Lupin le Turlupin.
-Peeves je vais appeler le Baron Sanglant, dit le professeur de métamorphose.
-Minerva ça ne sert à rien voyons. Et puis Peeves n'a pas tort, dit-il en riant.
Les Serpentard se regardèrent mais continuèrent leur chemin, une fois dans la Grande Salle ils virent qu'elle était remplie d'élèves, que tous se trouvaient dans la pièce, il n'y avait qu'un grand brouhaha ou tout le monde s'expliquait ce qu'il s'était passé, le groupe de Serpentard comprit juste le nom de Sirius Black. Hermione et Fred et George se précipitèrent vers eux.
-Sirius Black a réussi à entrer dans Poudlard, il a voulu aller dans la tour de Gryffondor mais la Grosse Dame n'a pas voulu le laisser passer alors il a déchiré le tableau à plusieurs endroits, dit Hermione effrayée.
-Tout le monde est totalement affolé c'est drôle.
-Fred ce n'est pas drôle et heureusement qu'il ne sait pas qu'Harry est à Serpentard.
-Comment il peut ne pas savoir ça, les élèves en parlent encore, dit Théodore.
-Je ne sais pas.
Le professeur Dumbledore et tous les autres enseignants entrèrent.
-Les professeurs et moi-même devons fouiller systématiquement le château, annonça Dumbledore tandis que les professeurs McGonagall et Flitwick fermaient toutes les portes qui donnaient accès à la Grande Salle. Je crains que, pour votre propre sécurité, il soit nécessaire que vous passiez la nuit ici. Je demande aux préfets de monter la garde aux portes de la Grande Salle et je confie au préfet et à la préfète-en-chef le soin d'organiser les choses. Tout incident devra m'être immédiatement signalé, ajouta-t-il en s'adressant à Percy qui paraissait gonflé d'orgueil et d'importance. Vous demanderez à l'un des fantômes de me transmettre un message en cas de besoin.
Le professeur Dumbledore s'apprêtait à quitter la Grande Salle puis se ravisa soudain.
-J'oubliais, dit-il, vous allez avoir besoin de…
Il fit un geste négligent avec sa baguette magique et aussitôt, les longues tables s'envolèrent pour s'aligner contre les murs. Un autre coup de baguette et le sol se couvrit de centaines de gros sacs de couchage moelleux, d'une couleur violette.
-Dormez bien, dit le professeur Dumbledore en refermant la porte derrière lui.
-Comment il veut qu'on dorme bien dans des trucs comme ça, vieux fou sénile, signa Drago.
Les Serpentard se mirent à rire et répétèrent les paroles du blond aux trois Gryffondor, ce qui fit rire les jumeaux et choqua Hermione. Les préfets-en-chef leur demandèrent d'aller se coucher, alors ils se mirent tous ensemble et cela passa inaperçu que des Gryffondor dorment avec des Serpentard à cause de la peur des élèves.
-Ça sert à rien de le chercher il a déjà dû fuir, c'est ce que je ferais et il a l'air intelligent, dit Théodore.
-Non il est fou !
-Granger tu ne connais que les rumeurs. Et puis comment peut-on être sûr qu'il est fou, grogna Pansy.
-Il a tué treize personnes et il a fait onze ans d'Azkaban.
-Crois ce que tu veux, souffla Théodore.
-Mais pourquoi a-t-il cherché à rentrer maintenant, pourquoi attendre que tout le monde soit en train de dîner. Si il avait voulu attaquer Harry il aurait été à Serpentard à part si vraiment il n'est pas au courant, mais à ce moment-là il aurait attendu que tout le monde soit dans la tour pour tuer Harry et faire plus de victimes, murmura Blaise.
Ils gardèrent tous le silence, pensant aux paroles de Blaise. Ils entendirent les idées farfelues des élèves pour savoir comment Sirius Black avait pu entrer. Drago leva les yeux au ciel et regarda autour de lui comme si tout le monde n'était rien à côté de lui. Les autres hochèrent la tête comprenant Drago. Un préfet leur demanda de faire silence et de dormir. Toutes les chandelles s'éteignirent d'un seul coup. Les seules sources de lumière venaient à présent de la forme argentée des fantômes qui flottaient dans les airs en s'entretenant gravement avec les préfets et du plafond magique parsemé d'étoiles, à l'image du ciel. La rumeur des chuchotements, semblable au murmure du vent. Toutes les heures des professeurs venaient voir si tout était calme dans la Grande Salle. Vers trois heures du matin, alors que la plupart des élèves s'étaient endormis, le professeur Dumbledore s'approcha du préfet-en-chef de Gryffondor qui surveillait les élèves toujours éveillés. Le préfet se trouva près de du groupe d'amis de Serpentard, ils se regardèrent tous et tendirent l'oreille pour entendre.
-Vous l'avez repéré monsieur ?
-Non, pas encore. Et ici, tout va bien ?
-Nous avons la situation en main, Monsieur le Directeur.
-Très bien. Il serait inutile de les faire sortir maintenant. J'ai trouvé un gardien temporaire pour remplacer la grosse dame. Vous pourrez ramener les élèves dans la tour de Gryffondor dès demain.
-Et la grosse dame, Monsieur le Directeur ?
-Elle se cache dans une carte de géographie au premier étage. Apparemment, elle a refusé de laisser entrer Black sans le mot de passe, alors il l'a attaquée. Elle est encore très choquée mais dès qu'elle se sera calmée je demanderai à Monsieur Rusard de la restaurer.
Le grincement de la porte leur fit savoir qu'une nouvelle personne entrait dans la Grande Salle.
-Monsieur le Directeur. C'était la voix du professeur Rogue. Tout a été fouillé et Black est introuvable.
-Très bien, Severus. Je ne m'attendais pas à ce que Black traîne dans les parages.
-Avez-vous une idée de la façon dont il est entré ? Demanda le maître des potions.
-J'en ai beaucoup et elles sont toutes aussi invraisemblables les unes que les autres.
-Vous vous souvenez de la conversation que nous avons eue Monsieur le Directeur ? Juste avant le… le début du trimestre ? dit Rogue.
-Je m'en souviens, Severus, répondit Dumbledore avec quelque chose dans la voix qui ressemblait à un avertissement.
-Il paraît… presque impossible que Black ait pu pénétrer dans l'école sans une complicité interne. Je vous ai fait part de mes inquiétudes lorsque vous avez nommé...
-Je ne crois pas que qui que ce soit dans ce château ait aidé Black à y entrer, dit Dumbledore d'un ton définitif qui fit taire Rogue.
Le directeur quitta rapidement la pièce, Rogue le suivit quelques secondes après. Le groupe d'amis se regarda, Drago murmura "Lupin". Harry hocha la tête et en fit part aux autres pour dire que Rogue parlait du professeur Lupin. Dans les jours qui suivirent, toute l'école ne parla plus que de Sirius Black, chacun ayant sa théorie sur la façon dont il était entré. Mais personne n'avait de théorie plausible. Un soir Drago et Harry allèrent dans le bureau du professeur Lupin, à cause de Sirius Black mais aussi à cause du fait que le professeur cherchait un moyen de leur apprendre sans se servir d'un vrai Détraqueur, ils n'avaient pas pu encore apprendre à utiliser le Patronus.
-J'ai cherché un épouvantard dans tout le château depuis mardi dernier et heureusement, j'ai fini par en trouver un dans l'armoire de Rusard. J'ai beaucoup hésité car je ne suis pas certain que cela marchera, mais Harry, après avoir vu votre réaction je me suis dit que peut-être votre plus grande peur était les Détraqueurs et non Lord Voldemort comme je le pensais.
Harry hocha la tête alors que Drago frissonna face à ce nom.
-Donc c'est ce qui peut se rapprocher le plus d'un vrai Détraqueur. Quand il vous verra Harrry , l'épouvantard va prendre l'aspect d'un Détraqueur et nous pourrons donc nous entraîner sur lui. Quand on ne s'en servira pas, je le garderai dans mon bureau. Cela vous va les garçons ?
-D'accord, dit Harry en essayant de cacher son appréhension.
Drago se contenta de hocher la tête.
-Le sortilège que je vais vous enseigner est un acte de magie très avancée qui dépasse de très loin le niveau de la Sorcellerie de premier cycle. On l'appelle le sortilège du Patronus.
-Comment ça marche ? demanda Harry avec inquiétude.
-Si le sortilège se déroule normalement, vous verrez apparaître un Patronus, c'est-à-dire une sorte d'anti-Détraqueur, un protecteur qui jouera le rôle de bouclier entre vous et le Détraqueur. Le Patronus, poursuivit le professeur Lupin, représente une force positive, une projection de tout ce qui sert de nourriture aux Détraqueurs, l'espoir, le bonheur, le désir de vivre, mais à l'inverse des humains, le Patronus ne peut pas ressentir de désespoir et le Détraqueur ne peut donc pas lui faire de mal. Je dois cependant vous avertir que ce sortilège est peut-être trop complexe pour vous. De nombreux sorciers hautement qualifiés ont des difficultés à le mettre en pratique.
-À quoi ressemble un Patronus ? demanda Harry.
-Chacun est unique. Il change de forme selon le sorcier qui le fait apparaître.
-Et comment le fait-on apparaître ?
-En prononçant une incantation qui ne produira son effet que si vous vous concentrez de toutes vos forces sur un souvenir particulièrement heureux.
Harry ouvrit grand les yeux, un souvenir heureux, cela paraissait simple mais c'était complexe, rien de ce qui se passait chez les Dursley n'était heureux loin de là, peut-être son entrée à Poudlard. Drago lui aussi cherchait, il en avait plusieurs en tête, les fois où son père lui parlait gentiment quand il le méritait, ou encore quand, petit, son père lui avait dit qu'il était un Malefoy, qu'il était en âge de se conduire comme tel, il y avait aussi la fois où sa mère lui avait sourit quand il était plus jeune.
-Vous avez trouvé ?
Les deux Serpentard hochèrent la tête en revivant leur souvenir heureux.
-Voici l'incantation qu'il faut prononcer. Lupin s'éclaircit la gorge et dit: Expecto patronum !
-Expecto patronum,répéta Harry à mi-voix. Expecto patronum.
-Vous êtes bien concentrés sur votre souvenir ?
-Oh, oui, répondit Harry en ramenant ses pensées sur son entrée dans l'énorme château. Expecto patrono...non, patronum,excusez-moi, pardon je suis désolé... expecto patronum, ecpecto patronum... .
Drago se le répéta aussi dans la tête.
-Drago par contre je suis désolé mais vous devriez le dire à haute voix aussi. Après avec de l'entraînement vous ne serez peut-être plus obligé mais ce sort est tellement dur qu'il est préférable de le dire à haute voix au début, dit-il d'un ton désolé.
Drago acquiesça. L'adulte sortit sa baguette et fit signe aux deux élèves d'en faire autant. Harry commença le premier et une fumée argentée jaillit de sa baguette magique.
-Vous avez vu ça ? Dit Harry fièrement. J'ai réussi.
-Bravo Harry c'est vraiment super.
Harry regarda l'homme surprit, il n'était pas habitué à ce qu'un adulte le félicite ou trouve bien ce qu'il faisait.
-Ne soit pas surpris c'est vraiment bien.
Harry sourit à l'homme, incapable de parler.
-A vous monsieur Malefoy.
Drago sortit sa baguette, dit l'incantation et de la fumée jaillit également de sa baguette mais moins argentée, moins forte que celle d'Harry.
-C'est normal vu votre voix monsieur Malefoy.
La voix de Drago était basse et rauque vu qu'il n'avait pas parlé depuis longtemps.
-Mais c'est très bien également. Bravo les garçons. Maintenant on essaye sur un Détraqueur, Harry vous passez le premier.
Harry s'avança, la main crispée sur sa baguette. Il ferma les yeux quelques secondes pour se concentrer sur son arrivée à Poudlard. Si il ne restait pas concentré à tout instant il pouvait de nouveau entendre la voix de sa mère proche de la mort et aussi celle de son oncle. Mais peut-être voulait-il entendre de nouveau sa mère, grâce aux Détraqueurs c'était la première fois qu'il entendait sa voix. Il secoua la tête pour ne plus penser à cela. Il fit un signe de tête à son professeur en pensant à Poudlard et Remus Lupin ouvrit la caisse où à l'intérieur se trouvait l'épouvantard. Aussitôt, un Détraqueur s'éleva lentement, la tête dissimulée sous une cagoule, une main luisante, putréfiée, serrant sa cape. Les lampes qui éclairaient la classe vacillèrent puis s'éteignirent. Le Détraqueur sortit de la caisse en bois et s'avança lentement vers Harry. Celui-ci entendit le bruit caractéristique de sa respiration, semblable à un râle, tandis qu'une vague glacée se répandait dans tout son corps.
-Expecto patronum ! Hurla Harry. Expecto patronum ! Expecto...
Mais le Détraqueur et toute la salle autour de lui semblaient se dissoudre... Harry se sentit une nouvelle fois happé par un brouillard blanc et épais. La voix de sa mère, plus puissante que jamais, résonna dans sa tête…
-Non, pas Harry ! Je vous en supplie… Je ferai ce que vous voudrez…
-Pousse-toi idiote, allez pousse-toi…
Ensuite il entendit les insultes d'oncle Vernon.
-Harry, Harry réveille toi mon grand.
Harry reprit brusquement conscience. Il était étendu sur le plancher et les lampes s'étaient rallumées dans la classe. Il était inutile de demander ce qui s'était passé.
-Désolé, pardon, j'ai... je suis désolé, murmura-t-il en se redressant, le visage ruisselant d'une sueur froide.
- Tu te sens bien ? demanda Remus Lupin.
-Oui… Harry se releva en s'accrochant à l'une des tables et s'appuya dessus pour se maintenir debout.
Il essaya de cacher sa surprise, il avait échoué et l'homme ne lui faisait rien. Il secoua la tête, il n'était pas oncle Vernon.
-Tiens... L'homme lui donna un Chocogrenouille. Mange ça, ensuite on recommencera, dit-il. Je ne m'attendais pas à ce que vous réussissiez du premier coup. J'aurais même été stupéfait si ça avait été le cas.
-C'est de pire en pire, marmonna Harry en croquant la tête de la grenouille. Cette fois, j'entendais ma mère encore plus fort… et lui aussi… Voldemort…
Harry regarda Drago qui comprit qu'il n'entendait pas que sa mère. Le professeur, lui, semblait encore plus pâle que d'habitude.
-Harry, si tu préfères arrêter là, je le comprendrais très bien.
-Non je veux le faire, dit-il d'un ton féroce. Pardon, euh désolé si ça ne vous gêne pas je veux continuer.
-Très bien, Drago à vous.
Drago s'avança aux côtés d'Harry, celui-ci devait rester proche pour que l'épouvantard sente sa peur. Le professeur ouvrit la caisse et un Détraqueur en sortit. Drago se concentra sur son père.
-Expecto... Expecto patronum ! ...
Il se sentait faible et il entendait son père, mais il ne voulait pas entendre ça.
-Tu es une honte pour moi et ta mère, comment peux-tu être autant décevant. Un monstre, tu es faible, pitoyable.
Il tomba à terre. L'homme à l'air maladif enferma le Détraqueur dans la malle. Harry se mit à genoux devant Drago. Celui-ci avait le teint encore plus blanc que d'habitude.
-Drago ça va ?
-Donne lui ça.
Harry prit le chocolat que lui tendit Remus Lupin et le donna à Drago.
-Mange le ça va te faire du bien.
Drago hocha la tête et le mangea et se sentit mieux.
-Au moins tu t'es pas évanoui, dit Harry en rigolant.
Drago lui fit un faible sourire et se leva.
-Il vous faut un souvenir plus intense, ceux que vous avez choisis n'était pas assez forts, Harry à quoi as-tu pensé ?
-Mon entrée à Poudlard.
-Ce n'est pas assez et vous Drago.
-Ça ne vous regarde pas, dit-il à haute voix, sa voix remplie de mépris.
-Vous avez tout à fait raison, mais vous devez en trouver un autre.
Les deux vert et argent réfléchirent. Harry choisit le noël chez les Weasley et Drago quand il lisait tout simplement à côté de son père.
-Prêts ?
Ils hochèrent tous les deux la tête, Drago se mit plus loin pour laisser la place à Harry. Harry hurla le sort plusieurs fois mais il entendit de nouveau sa mère et Voldemort, au début il entendit son père qui demandait à sa mère de le prendre et de fuir et ensuite de nouveau Vernon. Ce sont des tapes sur les joues qui lui firent reprendre conscience.
-Papa, j'ai entendu papa, murmura Harry déboussolé.
-Tu as entendu James ? Demanda-t-il d'une voix étrange.
-Il ... il suppliait maman de s'enfuir avec moi, dit Harry les larmes aux yeux.
-On va s'arrêter là d'accord.
-Non, non je veux continuer.
-Harry, il a raison vaut mieux arrêter, on revient demain au pire, dit doucement Drago.
-Oui revenez demain, tu as enduré trop de choses Harry. Merci Drago.
-C'est pour Harry, dit-il avec un air supérieur.
Drago aida Harry à se lever et ils partirent. Le blond alla directement dans son lit, Harry s'assit aux pieds de Drago et ferma les rideaux.
-Qu'est ce qui s'est passé cette nuit ? Tu n'as pas cessé de penser à ton oncle, signa Drago.
-Comment... enfin...
-Tu étais surpris à la moindre phrase gentille du professeur, ça arrive souvent mais pas autant, donc tu as dû rêver de lui, expliqua Drago avec ses mains.
-Je... j'ai rêver du jour où il m'a frappé pendant les vacances, je... c'était comme si j'y étais de nouveau, j'ai senti chaque coup. Il est toujours là Drago, il sera toujours là. J'ai tout fait pour qu'ils m'aiment, que ce soit lui ou tante Pétunia, je faisais le ménage, ramenait des bonnes notes mais malgré ça ils ne m'aimaient toujours pas. Ma tante ne s'est jamais occupée de moi, même bébé elle changeait mes couches quand elle en avait envie, ce qui n'était pas souvent. C'était toujours mon cousin, moi je n'étais que le gosse qu'ils avaient ramassé sur le pas de leur porte. Je n'étais que le monstre dont les parents étaient morts dans un accident de voiture, je pensais que mon père était un ivrogne et ma mère une folle. Ils ne cessaient de me dire ça et depuis tout petit, alors j'avais fini par les croire. Dès l'âge de cinq ans j'ai commencé à être leur elfe, je faisais tout à la maison, le ménage, le petit déjeuner que je ne touchais même pas, le dîner ou si j'étais sage je pouvais manger mais dans ces moments-là je devais me servir le dernier et vu que mon oncle et mon cousin sont gros ils prenaient tout. Et ça c'était quand j'avais de la chance, quand je n'étais pas puni, mes punitions consistaient à rester dans mon placard, j'y restais pendant des jours sans manger, sans boire, j'avais le droit d'y sortir deux fois pour aller aux toilettes.
-Ton placard ? S'étonna Drago de vive voix.
-Le placard sous l'escalier était ma chambre jusqu'à l'année dernière. Quand j'ai reçu ma lettre pour Poudlard ils m'ont mis dans la deuxième chambre de Dudley. J'ai reçu une correction pour ces lettres, pourtant je n'y étais pour rien. De toute façon dès que j'ai commencé à être leur elfe les coups sont arrivés. Je pense qu'ils essayaient d'enlever la magie en moi. Ils me détestent pour ça car je suis différent.
-Les moldus sont tous comme ça, ce sont des êtres tellement inférieurs et inutiles, dit Drago avec mépris. Donc ton oncle a commencé à te frapper à l'âge de cinq ans, mais pourquoi tu n'as jamais rien dit.
-Oui cinq ans enfin je crois. Il me disait que si j'en parlais il ferait pire et puis personne ne faisait attention à moi, j'étais le mauvais garçon du village, mon oncle et ma tante ne cessaient de dire aux voisins que j'étais un mauvais garçon, que j'étais un délinquant du coup tout le monde m'ignorait et à l'école c'était pareil. Dudley effrayait tout le monde, si quelqu'un venait vers moi il tapait cette personne pour avoir osé me parler. J'étais son jouet, personne n'avait le droit de jouer avec moi, de me parler. D'ailleurs son jeu préféré avec ses amis était la chasse à Harry, ils me poursuivaient pour me taper. Je les déteste tous, je ne méritais pas ça, ce n'est pas de ma faute si je suis un sorcier, dit Harry en essuyant les larmes qui commençaient à couler. Si j'avais choisi j'aurais préféré mourir avec mes parents plutôt que de vivre avec eux. Je... je n'avais le droit de rien faire, pas le droit de bouger, de parler, de me plaindre. Je ne m'assoie jamais normalement à cause d'une correction. Un jour mon oncle m'a surpris à fouiller dans un placard la nuit. Je n'avais pas mangé depuis des jours, j'avais tellement mal à l'estomac. Je suis sorti en douce de mon placard mais en fouillant dans le meuble mon oncle m'a surpris, il m'a donné des coups en me traitant de monstre, en me disant qu'il avait été indulgent, que je leur devais beaucoup car ils m'accueillaient chez eux, enfin le trucs habituels, après il a sortit un fouet qu'il avait acheté, il m'a ... m'a... déshabillé... et... il m'a fouetté fort sur les... les enfin... tu vois... après il m'a ordonné de rester allongé... j'avais.. peur donc je n'ai... pas bougé. Et il faisait chauffer... une casserole et une fois... après il a ... mis la casserole chaude sur... mes... enfin. J'ai hurlé, ça faisait tellement mal et il a renversé l'eau chaude sur mon dos pour me faire taire mais j'ai hurlé encore plus fort et il a commencé à me donner des coups de fouets partout. Donc j'ai arrêté de hurler mais j'avais tellement mal. Depuis ce jour je n'arrive plus à m'asseoir correctement. Je n'ai plus mal... mais je... je ne sais pas je n'arrive pas à rester assis correctement.
-Traumatisme sûrement, dit Drago. Harry il faut faire quelque chose tu ne peux pas retourner là-bas, ce sont des monstres. On devrait tuer ces moldus.
Harry ne dit plus rien mais sanglotait. C'était la première fois qu'il en parlait, qu'il parlait de tout ça, de son oncle. Ça faisait remonter tellement de souvenirs mais en même temps c'était tellement libérateur. Drago s'allongea, ouvrit ses bras, Harry lui sourit malgré ses larmes, s'allongea à côté de son ami et alla dans ses bras et il s'endormit rapidement, épuisé par cette journée, par tout ses souvenirs, ses sentiments. Le matin Drago éteignit son réveil, regarda Harry encore endormi et choisi de s'endormir à son tour. Ils méritaient de se reposer, surtout Harry. Drago se réveilla quelques heures plus tard, il partit prendre sa douche en gardant le sort de dissimulation, se prépara et alla ensuite réveiller Harry. Le brun alla prendre sa douche et en sortant de la salle de bain il vit les lits vides.
-Ils sont où Théo et Blaise ?
-En cours.
-Quoi ? On est en retard, on va se faire tuer.
-On y va pas. Tu avais besoin de repos, on ira voir Rogue après les cours et il nous fera un papier ne t'en fais pas. Aujourd'hui on profite. Prends ta carte, ta cape d'invisibilité, signa Drago.
Harry ouvrit la carte, il se recouvrit avec Drago de la cape et ils sortirent, ils allèrent dans les cuisines, endroit dont Harry avait pris connaissance grâce à Fred et George, ils prirent leur petit déjeuner et ensuite allèrent dans le parc. Harry se dirigea directement vers la lisière de la forêt, dans un coin à l'abri de tous les regards, leur endroit. Ils enlevèrent la cape et s'assirent par terre. La neige tenait toujours sur le sol, mais elle commençait à partir,il était mi février ce qui expliquait tout. Un grand chien vint à leur rencontre vingt minutes plus tard. Il sauta sur Harry le faisant se renverser. Le brun se mit à rire et à jouer avec Padfoot. Ils cessèrent quinze minutes après.
-Drago tu restes avec Pad' je vais lui chercher à manger.
-Je ne crois pas que ton chien m'aime bien et j'aime pas les animaux.
-Drago j'ai vu tout tes livres sur les créatures.
Drago lui envoya un regard meurtrier ce qui fit rire Harry, qui se dépêcha ensuite de partir. Drago regarda le grand chien tout maigre qui le regardait aussi. Drago à un moment, tendit sa main vers le chien. Celui-ci renifla sa main et se mit à grogner. Le blond remit rapidement sa main près de son corps en soufflant. Même un chien ne l'aimait pas, même un clébard ne le trouvait pas assez intéressant, digne. Son père avait raison, il le savait mais de savoir que même un chien peut sentir à quel point il est minable le blessa. Harry revint alors Drago remit son masque. Le brun à lunettes se mit à nourrir le chien qui devait être affamé.
-Tu rentres chez toi ce week-end ? Demanda Harry.
Drago hocha la tête.
-Tu as vraiment de la chance d'avoir des parents qui se déplacent jusqu'ici juste pour que tu restes à leurs côtés.
Drago ne put empêcher un sourire et hocha la tête fièrement.
-Sinon sur Sirius Black on a toujours pas d'indice, dit Harry. Le professeur Lupin ne le croit pas coupable j'en suis sûr et quand on lui a demandé il a dit qu'il ne pouvait pas être objectif, ça veut dire qu'il le croit innocent.
-Mais si ce n'est pas lui qui l'a dénoncé à tu-sais-qui, alors ce n'était pas lui le Gardien du Secret.
-Qui ça peut être alors ?
-Aucune idée, et il faut comprendre aussi pourquoi il a voulu rentrer dans la tour de Gryffondor et surtout pourquoi quand il y avait personne, dit Drago.
-Pourquoi tout est si compliqué ? Et si en fait il était coupable et qu'on perd du temps.
-Ça sera du temps perdu mais tu as besoin de savoir.
Harry hocha la tête. Il regarda le chien et celui-ci regardait Harry avec un air triste.
-Ce chien est étrange, j'ai vraiment l'impression qu'il comprend tout.
-Ce n'est qu'un chien, signa Drago.
-Tu veux que je parte te chercher de l'eau, tu as pas mal parlé depuis hier.
Drago haussa les épaules pour dire que ce n'était pas grave. Certes sa gorge lui faisait mal mais quand on subit le Doloris tout parait moins douloureux après. Ils restèrent toute la journée dehors avec Padfoot. Après les cours ils furent rejoint par les Serpentard qui ne posèrent aucune question sur leur absence. Ils leur parlèrent de ce que Dumbledore avait dit pendant le repas du midi, celui-ci voulait organiser des duels de combat pour apprendre à se défendre à cause de Sirius Black, le directeur préférait que les élèves sachent un minimum se défendre et donc le professeur Lupin et Rogue allaient diriger un club de duel pour les élèves qui seront répartis par année. Avant le dîner les deux amis se dirigèrent vers le bureau du maître des potions mais ils se firent arrêter par le professeur de DCFM.
-Les garçons vous allez bien ? Je ne vous ai pas vu en cours je me suis inquiété.
-Oui monsieur, juste que le Détraqueur m'a rappelé de mauvaises choses, il faut vraiment que j'arrive à les repousser.
-Après le dîner venez si vous le voulez.
-Merci monsieur Lupin.
Le professeur leur sourit et ils continuèrent leur route, ils frappèrent à la porte de l'appartement de leur directeur de maison qui leur ouvrit.
-Vous étiez où toute la journée ? Dumbledore n'a cessé de me demander car il s'inquiétait pour toi Harry. Bien sûr pas pour la bonne raison mais bon. Déjà qu'à la rentrée il ne cessait de me harceler pour savoir pourquoi tu es arrivé avec tant de jours de retard. Bon entrez.
Ils entrèrent et s'assirent sur le canapé.
-Expliquez moi.
-C'est de ma faute monsieur, hier avec le professeur Lupin on a essayé le sortilège du Patronus et cela a fait remonté des souvenirs.
-Vous êtes bien trop jeunes pour ce sort.
-C'est moi qui lui ai demandé monsieur, je ne supporte pas de rester sans rien faire alors que les Détraqueurs me rendent malade. Je suis désolé, je ne savais pas que ça vous mettrait en colère, pardon.
-Si c'est vous qui l'avez décidé ce n'est rien. Je vais faire un mot d'excuse en disant que vous étiez malade. Vous allez mieux monsieur Potter ?
-Oui Drago était là pour moi.
-Bien. N'oublie pas que mercredi prochain ce sont les deuxième année qui doivent aller dans la grande salle pour le club de duel. M'encombrer avec ça, comme si je n'avais que à faire, marmonna-t-il.
Drago et Harry échangèrent un regard amusé et partirent. Le soir ils s'entraînèrent de nouveau sur l'épouvantard mais leurs souvenirs n'étaient pas encore les bons, le professeur leur demanda de partir quand ils s'évanouirent trois fois, il leur précisa que c'était normal qu'ils n'y arriveraient pas aussi facilement.
