Harry atterrit sur les fesses dans un jardin, il lâcha Padfoot, se mit debout et regarda autour de lui. Il n'y avait rien à part de la verdure, une petite maison qui était en mauvais état, comme si elle allait s'écrouler sous peu et un bâtiment en pierres à côté de la maison.

-Harry voici ma maison, je sais que ce n'est pas grand chose mais ...

-C'est super, dit Harry en souriant.

Tout était mieux que chez les Dursley mais ça il ne le dit pas. Il se baissa vers le grand chien noir et lui gratta la tête.

-Alors ça te plait ?

Le chien se mit à aboyer, ce qui fit sourire Harry et l'adulte.

-Rentrons.

Remus ouvrit la porte et fit un geste pour qu'Harry et Sirius entrent.

-Donc voici le salon.

Il y avait une cheminée, en face se trouvait un canapé miteux, une bibliothèque bancale était près d'une fenêtre, une table avec quatre chaises, les chaises étaient en mauvais état. Près de la table se trouvait la cuisine, dedans se trouvaient un petit frigidaire, des plaques électriques et un meuble avec plusieurs placards... Il y avait des photos sorcières sur les murs, ainsi que sur le bord de la cheminée. La pièce comportait trois portes. Remus fit signe à Harry de regarder, il ouvrit celle qui se trouvait la plus près de l'entrée d'entrée et découvrit une chambre, un lit deux personnes cassé par endroits dont le matelas comportait de nombreuses déchirures et une petite armoire. Il ouvrit la deuxième porte et découvrit une salle de bain minuscule, une petite douche et des toilettes, un lavabo avec un miroir cassé. Il alla en face, près de la cheminée et découvrit un bureau, enfin c'était plus une table mise en bureau.

-Je vais en faire ta chambre. Je suis désolé de l'état de cette maison Harry, tu dois être habitué à mieux.

-C'est parfait je vous assure, votre maison est géniale. Sirius tu peux te transformer s'il te plait ? Pardon de te demander ça. J'aurais pas dû... je ... désolé, je ne sais pas ce qui m'a prit, pardon. Dit Harry paniqué.

Il ferma les yeux pour ralentir sa respiration. Il entendit un bruit, quand il ouvrit les yeux il vit un homme sale devant lui. Il était grand, les cheveux bruns, longs, sales, les joues creusées et le teint cireux. Les vêtements étaient déchirés, sales, pas à sa taille, ils étaient trop larges. Il avait un sourire sur le visage, ce qui permettait de voir ses dents jaunies.

-Va prendre une douche et on pourra tous parler après. Dit Remus.

Sirius hocha la tête et partit dans la salle de bain. Le professeur Lupin partit dans sa chambre et revint avec des vêtements qu'il mit dans la salle de bain. Sirius en ressortit quelques minutes plus tard plus propre, dans des vêtements moins sales mais trop petits pour lui. Il s'assit sur le canapé. Harry s'assit sur le tapis et Remus sur le canapé mais assez éloigné de l'animagus.

-Pardon de vous demander mais vous pouvez m'expliquer les détails de... enfin... bafouilla Harry timide.

-Tu veux savoir tout ce qu'il s'est passé ? C'est normal, répondit Sirius d'une voix rauque, montrant qu'il n'avait pas parlé depuis longtemps.

-Oui, dit Harry timidement.

-James et Lily voulaient que je sois le gardien du secret, au début j'étais d'accord, j'étais prêt à tout pour eux, je n'aurais jamais parlé même sous la torture. Mais c'était trop simple, trop prévisible, je voulais faire un coup de bluff alors j'ai proposé Peter. Jamais personne n'aurait penser à Peter, il était le quatrième maraudeur, le petit gros, celui que personne ne remarquait. Je n'aurais jamais imaginé que c'était lui le traitre.

-Lui le traitre ? Répéta Harry surpris.

-Dumbledore avait dit à tes parents qu'il y avait un traitre parmi nous, que tu-sais-qui savait tout ce qu'il se passait. Et hum... Remus je suis désolé.

-Y'a rien à dire, après tout je suis une créature des ténèbres, c'est normal que les doutes aient été sur moi.

-Remus ce n'est pas ça.

-C'est quoi alors ? Si je n'avais pas été ce monstre jamais tu ne m'aurais suspecté d'être le traitre. Non ne dis rien, tu ne vas que t'enfoncer, on connait tous les deux la vérité, dit-il d'un ton dur.

Sirius baissa la tête, peiné.

-Donc dès que Pettigrow à tout su, il est parti le dire à Voldemort.

-C'est ça Harry. J'étais dans un endroit reclus pour me cacher et faire croire que j'étais le gardien. Mais j'ai eu un mauvais pressentiment alors je suis venu à Godric's Hollow et j'ai vu la maison démolie, remplie de fumée. Je suis allé dans les ruines, j'étais en état de choc. Et j'ai pris conscience de tout, de la traitrise de Peter, que tout était de ma faute... Si j'avais été le gardien rien ne serait arrivé. Et j'ai entendu des pleurs, je suis sortit et j'ai vu Hagrid et toi dans ses bras. Je lui ai demandé de t'avoir, que c'était le souhait de tes parents mais il n'a pas voulu sur l'ordre de Dumbledore, alors je lui ai donné ma moto et je suis parti à la recherche de Peter.

-Pourquoi vous avez rit quand la police est arrivée ?

-Les aurors, corrigea Remus.

-Je ne sais pas, mes nerfs ont lâché et je ne pouvais pas m'arrêter. La mort de tes parents m'a tellement déstabilisé... Plus Peter qui a tué tout ces gens en m'accusant. C'était tellement risible, celui qu'on croyait incapable était en fait bien plus intelligent qu'on ne le pensait.

-Pourquoi vous êtes pas fou? Mes amis disaient que tout ceux qui allaient dans la prison devenait fous.

-Car je me savais innocent, c'était ce qui me permettait de ne pas être fou. Ce n'était pas une pensée heureuse donc les Détraqueurs ne pouvaient pas me briser avec ça et puis quand je ressentais trop les effets de ces horribles créatures je me changeais en Padfoot. Les Détraqueurs ne sentaient pas la différence et en chien je ressentais moins leurs effets. Remus si j'ai tenu bon c'est pour toi et grâce à ta lettre, Rem's je suis dé...

-Vous devez avoir faim à cause du portoloin. Ce n'est pas très agréable, que veux-tu manger Harry ?

-Comme vous voulez monsieur.

-Je ne suis plus ton professeur maintenant Harry tu peux m'appeler Remus.

Harry hocha la tête et l'adulte alla vers le fond de la pièce, il fouilla dans le frigidaire. Harry sentit un regard, il se tourna et vit Sirius qui le fixait, le Serpentard lui fit un petit sourire timide.

-C'est fou comme tu lui ressemble. Mais en même temps tu as le caractère de Lily.

-Oui aussi tolérant que sa mère et sans mauvais jugement, dit Remus d'une voix neutre.

Sirius baissa la tête mais Harry vit bien la tristesse dans ses yeux. Le loup-garou revint vers eux avec des assiettes et ensuite le plat. Ils mangèrent en silence. Après Sirius se retransforma, tout était plus simple quand il était en chien, la douleur était moins grande. Rémus, lui, lisait un livre, Harry caressa Padfoot. Le soir le professeur refit à manger mais Sirius resta en chien.

-Tu dois être épuisé Harry, tu dormiras dans ma chambre en attendant que la tienne soit faite soit faite.

-Monsieur... euh pardon je voulais dire Remus, gardez votre chambre le canapé c'est bien.

-Mais ce n'est pas confortable, je t'assure que ça me dérange pas.

-Je vous assure, j'ai connu pire.

Remus fronça les sourcils. Pourtant, quand il vit l'air paniqué d'Harry il fit semblant de ne pas avoir entendu. L'enfant ne voulait pas en parler alors il attendrait qu'il soit prêt.

-Je ne veux pas que tu attrapes froid.

Sirius se mit à aboyer, il mit sa tête sur les jambes du jeune Potter qui était sur le canapé.

-Pad peut me servir de couverture.

Remus les regarda tous les deux, sceptique mais le sourire timide et les aboiements ravis de Sirius le convainquirent.

-Tu viens me réveiller au moindre problème Harry.

Harry hocha la tête, l'adulte alla dans sa chambre et revint avec un oreiller en mauvais état et le donna à Harry avant de repartir. Le brun enleva ses chaussures, sa cape et s'allongea sur le canapé. Padfoot s'allongea à moitié sur l'enfant, lui tenant chaud. Sa première nuit se passa bien, Harry était rassuré grâce à la présence de Padfoot sur lui. Pour Drago ça ne se passa pas aussi bien. Son père l'avait puni pour son A en histoire de la magie et pour être aussi minable. Ce fut Dobby qui nettoya le sang et fit de son mieux pour soigner Drago. Celui-ci resta au lit deux jours sans pouvoir bouger, ensuite il lança un sort pour que ses blessures ne se voient pas et il alla voir sa soeur. Celle-ci lui sauta dans les bras, il retint une grimace de douleur.

-Pourquoi longtemps à vnir m'voir ?

-Car j'ai été méchant, donc papa m'a puni, dit simplement Drago.

Il ne voulait pas mentir à sa soeur mais il ne souhaitait pas qu'elle ait peur de son père, et puis il l'avait mérité, de plus son père avait été gentil, il n'avait pas utilisé le Doloris comme pendant l'année. Pourtant il l'aurait mérité. Un Malefoy était au dessus de tous et Granger était encore la première élève, se faire battre par une sang-de-bourbe était honteux, il méritait tellement pire que ce que son père lui avait fait. Il avait bafoué le nom Malefoy encore une fois. Il secoua la tête pour penser à autre chose et il passa sa journée avec Cedrella. Il l'écouta parler de ses journées, des histoires qu'elle avait inventé sur ses poupées et ses autres jouets. Un soir il reçut dans sa chambre une lettre d'Harry.

"Drago, tout se passe super bien chez Remus -il m'a presque obligé à l'appeler comme ça- et Pad. D'ailleurs il n'a changé qu'une fois, depuis il reste en Paddy, je ne sais pas pourquoi. Lui et Lupin ont souvent l'air triste mais essayent de le cacher. Sinon je m'amuse bien, Remus m'a aidé à faire tout mes devoirs et Padfoot ne faisait que des bêtises du coup je n'arrivais pas à me concentrer, Remus ne cessait de râler contre lui mais il souriait quand même. Ici c'est tellement mieux que chez les Dursley. Je fais le petit déjeuner tous les jours pour montrer à Remus ma joie d'être ici. J'espère que tes vacances se passent aussi bien que les miennes. Tu me manques, à bientôt".

Drago souriait depuis le début de la lettre, il était heureux pour son ami. Harry méritait d'être heureux, d'être avec des personnes qui l'aimaient et non pas chez ses horribles moldus. Il entendit son père l'appeler alors il brûla la lettre, ses parents ne devaient pas savoir qu'il s'entendait très bien avec Harry, il savait que son père allait apprendre à cause de Crabbe et Goyle qu'il avait beaucoup été avec le Survivant cette année et il allait en payer le prix mais Harry en valait la peine. Son père lui avait toujours appris à ne pas s'attacher, n'avoir que des connaissances pratiques, pas d'amis, juste des personnes influençables ou prestigieuses ou les deux. Son père l'apprit deux semaines après son retour. Il appela Drago et ensuite il lui ordonna d'aller au sous-sol. Drago grimaça, il détestait le sous-sol, il n'arrivait jamais rien de bon là-bas, il priait pour que sa mère apparaisse et fasse changer d'avis son père mais il savait que ça n'arriverait pas. A peine rentré, Lucius lui lança un sort qui compressa tout ses organes. Le blond tomba et se mit à convulser, ensuite il reçut un sort qui empêcha l'air d'entrer. Son père leva le sortilège quand Drago fut au bord de l'évanouissement. Le jeune Malefoy reçut ensuite de l'eau glacée qui lui fit récupérer ses esprits et à peine remit debout, il reçut le sortilège Doloris.

-Ami avec Potter, tu es ami avec celui qui a tué mon maitre, notre maitre. Mais qu'est-ce que j'ai raté chez toi ? Pourquoi es-tu si minable ? Tu fais toujours tout ce qui est mauvais, tu n'es qu'un raté, même un sang de bourbe vaut mieux que toi. Tu es une déception Drago, une honte pour moi, pour ta mère, pour ta soeur. Si seulement Cedrella avait été mon seul enfant... Mais non, je t'ai eu toi d'abord, dit-il avec mépris. Tu n'es rien Drago, pour moi tu n'es rien, qu'une immonde chose sans importance. ENDOLORIS, cria-t-il.

Le corps de Drago prit une position étrange et il hurla de douleur. Tout était si douloureux, il voulait que tout cesse. Il supplia son père.

-Un Malefoy ne supplie pas. Diffindo.

Il sentit une coupure profonde se faire sur son torse et il se mit à crier de souffrance.

-Ne crie pas comme ça, un Malefoy ne montre pas ses sentiments. Ami avec Potter. Réponds moi, es-tu vraiment ami avec lui ? Réponds tout de suite.

-Non père, pas du tout.

-Alors pourquoi tu es souvent resté avec lui cette année ? Ne me mens pas.

-Je ne suis pas ami avec lui, je vous le jure.

Son père le regarda avec suspicion. Drago ferma les yeux par peur et il sentit les os de son bras droit de briser, il tint son bras en se mordant fortement les lèvres pour ne pas crier. Celles-ci se mirent à saigner mais il ne pouvait hurler, sa gorge lui faisait trop mal pour qu'il puisse se le permettre. Il entendit son père rire, un rire tellement sadique. Il resta recroquevillé au sol, ne lâchant pas ses lèvres à cause de la douleur et son corps tremblant à cause du au Doloris. Il ne put empêcher les larmes de couler, son père ne l'apprecierait-il jamais ? Ne serait-il jamais fier, content de lui ? Il voulait juste sa reconnaissance, son amour. Le reste de la journée et la matinée du lendemain, il ne bougea pas du sous-sol, il resta dans la même position, ensuite il alla dans sa salle de bain, prit une douche, appela Dobby qui le soigna comme il le pouvait, lança un sort pour faire tout disparaitre et alla voir Cedrella. Harry, de son côté faisait de nouveau le petit déjeuner pour Remus et Sirius comme depuis le début des vacances. Remus arriva le premier, suivit de près par Padfoot.

-Merci Harry, assieds toi avec nous pour une fois.

-Non c'est bon Remus, merci. Je... vous voulez que je fasse le ménage ? Il prit un air horrifié. Pardon je ne ... je ne voulais pas dire que votre maison était sale. Je... désolé, désolé c'était pas ce que je voulais dire. Je voulais... juste... juste aider. Pardonnez-moi s'il vous plait, je ne voulais pas vous insulter.

Remus regarda Padfoot et ensuite Harry qui ne cessait de s'excuser en bafouillant à cause de la peur, la panique faisant trembler son corps.

-Harry calme toi je ne suis pas du tout offensé. Et tu n'as pas à faire le ménage.

Mais Harry entendit à peine ses paroles. Il avait tellement peur, peur que son oncle ne se mette à le taper pour avoir osé dire cela. Comment avait-il pu ? Il ne s'en sortirait pas sans s'être fait punir sévèrement. Il ne voulait pas, il ne voulait pas avoir de coup de ceinture, pas de coup de poing, ou encore se faire étrangler.

-Je ne le ferais plus, pardon, pardonnez-moi, murmura-t-il.

-Pad il fait une crise d'angoisse.

Les jambes d'Harry lâchèrent, il ne percevait plus rien autour de lui et n'entendait plus rien non plus. Il se mit de façon à se protéger de tout coup et suppliait qu'on ne lui fasse rien, répétant qu'il était désolé. Padfoot se mit à côté de lui et lui lécha la main. Remus lui caressait doucement les cheveux en disant des mots réconfortants mais quand il vit que ça ne passait pas, il se leva, fouilla dans un tiroir, prit une fiole et la fit boire de force à Harry et celui-ci se calma.

-Potion calmante Pad, j'avais pas le choix.

Le chien hocha la tête, Remus porta Harry et le mit dans son lit, Padfoot s'allongea à côté de l'enfant, Remus prit une chaise dans la pièce principale et l'installa à côté du lit pour rester près du garçon. Harry se détendit et s'endormit rapidement. Quand il se réveilla il remarqua en premier temps son mal de tête et ensuite qu'il était dans le lit de Remus, il fronça les sourcils en se demanda comment il était arrivé ici. Il se frotta les yeux, sortit du lit et fut surpris de voir Remus et Sirius, assis sur le canapé en train de parler. C'était la première fois qu'il voyait Sirius en tant qu'homme depuis leur dernière conversation. Il fit un grand sourire et s'approcha.

-Viens là Harry, dit Sirius en tapotant une place en lui et Remus.

Le brun fit un sourire heureux et s'assit entre eux deux, les regardant l'un après l'autre sans se détacher de son sourire.

-Comment te sens-tu ? Demanda Remus.

-Bien, mentit Harry.

-Harry ne nous ment pas, tu peux tout nous dire.

Harry fit un sourire gêné et frotta sa main contre son front, alors Remus se leva et revint avec une fiole qu'il tendit à Harry, celui-ci la prit et regarda Sirius qui hocha la tête alors il but la potion d'une traite. Il fit une grimace à cause du gout horrible de la potion mais poussa un soupir de soulagement quand sa tête ne le fit plus souffrir.

-Harry, Sirius et moi avons parlé. Depuis le début on se pose beaucoup de questions sur toi.

-Vous... vous allez me renvoyer chez les Dursley ? Demanda Harry la voix tremblante. Je ne ... vou... voulais pas.. Je suis désolé pardon. Je sais que je suis méchant... pardon Remus, pardonne moi.

-Harry on ne va pas te renvoyer là-bas, dit doucement Sirius.

Sirius prit le visage de son filleul entre ses mains et essuya ses larmes avec ses pouces puis embrassa le front d'Harry, ensuite il regarda Remus.

-Tu restes avec nous et ne t'excuses pas, tu n'as rien fait, absolument rien.

-Harry est-ce que ta famille était méchante avec toi ? Tu peux tout nous dire tu le sais ça, on t'aime quoi que tu nous dise.

-Vous... vous m'aimez ? Demanda-t-il avec espoir et étonnement.

-Bien sûr prongs junior, tu es notre famille, nous sommes une famille. Alors dis-nous si ils ont été méchants, dit Sirius.

Harry hocha la tête et ensuite regarda partout pour voir si son oncle n'arrivait pas.

-Qu'est ce qu'il te faisait ?

-Je... il... quand j'étais un mauvais garçon ou quand je faisais pas ou mal quelque chose, oncle Vernon me punissait. Mais après il me punissait même quand je ne faisais rien.

-Comment il te punissait ? Questionna Remus en connaissant déjà la réponse.

-Je n'ai pas le droit de le dire.

-Harry tu dois comprendre qu'on s'inquiète pour toi. Tu nous fais le petit déjeuner tous les jours et tu ne t'assois jamais avec nous à table le matin, on ne sait même pas si tu manges, un jour tu nous a dis que tu devais faire à manger, que c'était ton rôle, que tu avais l'habitude de le faire et quand on t'a demandé si tu aimais faire la cuisine et si c'était avec ta tante, tu as ouvert la bouche pour dire non mais tu as haussé les épaules, quand on te touche tu sursautes, la dernière fois tu as hurlé quand Padfoot t'as sauté dessus. Ce n'est pas normal. Alors dis nous Harry, tu ne crains rien ici, tu ne crains rien avec nous.

-Drago dit qu'il ne faut pas faire confiance aux adultes.

-Malefoy est au courant ? Dit Sirius avec mépris.

-Drago t'aide ? Demanda doucement Remus en envoyant un regard noir à son ami.

-Oui, c'est mon meilleur ami, il m'aide toujours, dit Harry avec un petit sourire.

-Tu veux pas nous dire ce que ta famille t'as fait ?

-Harry tu dois nous le dire, on doit savoir.

-Sirius ne le presse pas, si il ne veut pas parler, ne le force pas.

-Tu sais Harry, ma maman n'était pas gentille avec moi non plus, quand je n'étais pas d'accord avec elle, ce qui arrivait souvent, elle me punissait. Elle m'enfermait dans une pièce sombre et un jour c'était pire alors je me suis enfui.

-Tu es allé où ?

-Chez ton père, tes grand-parents m'ont accueilli comme si j'étais leur propre enfant. J'avais seize ans, et après tout était mieux. J'étais avec James tout le temps et on s'amusait à dire qu'on était vraiment frères puisqu'on vivait dans la même maison.

Harry le regarda puis baissa la tête et regarda ses mains qu'il tortillait dans tous les sens.

-Il me tapait, souvent, beaucoup et fort. Des fois il me faisait tomber des escaliers, me cognait contre les murs, me donnait des coups de pied, des coups de poings. Mais j'aimais encore moins la ceinture. Oncle Vernon me tapait toujours, au début je pensais que le méritais car j'étais un monstre mais après j'ai compris que j'y étais pour rien. Drago me l'a fait comprendre, je n'étais pas en tort, c'était oncle Vernon. Les moments les mieux c'est quand il m'enfermait dans ma chambre, tante Pétunia me ramenait des bouteilles et quelques fois à manger.

Il se crispa quand il entendit un craquement. Il ferma fort les yeux.

-Pad desserre tes poings tu lui fais peur.

-Pardon Harry.

-Drago a raison, tu n'es pas en tort et tu n'es pas un monstre Harry.

-Ce moldu n'est qu'une ordure. Si je le trouve je le tue cet enfoiré, je le tue mais avant je lui fais regretter tout ce qu'il a fait. Il mérite de crever, putain comment il a pu ?!

-Sirius, gronda Remus.

Sirius se leva et partit dehors rapidement.

-Ne t'en fais pas. Il s'en veut tout simplement.

-Mais pourquoi ?

-Car il aurait voulu te protéger, je m'en veux aussi. Si seulement j'avais protesté, si seulement j'avais demandé ta garde, rien ne serait arrivé...

-Mais vous ne pouviez pas savoir.

-Qui d'autre était au courant ?

-Le professeur Rogue, c'est lui qui m'a trouvé à la rentrée, grâce à Drago.

-Que s'était-il passé ?

Harry baissa la tête et se mordit la lèvre.

-Ce n'est pas grave, tu n'es pas obligé de parler. Tu es très courageux Harry.

Remus entoura l'épaule d'Harry et le serra contre lui. Après ça, Remus se leva tous les jours encore plus tôt et aida Harry à faire le petit déjeuner, Sirius faisait le ménage car Harry avait l'interdiction de le faire. Ils étaient tous les trois encore plus proches, malgré la tension encore présente entre Remus et Sirius. Les vacances d'Harry étaient pour une fois de vraies vacances. Il s'amusait, riait, souriait tout le temps. Il était heureux, il ne voulait changer d'endroit pour rien au monde, même si la maison était petite. D'ailleurs Sirius avait demandé aux gobelins de lui envoyer de l'argent, ce qu'ils avaient fait car ceux-ci ne prenaient en compte que l'argent, peu leur importait ce qui se passait dehors et ce que le ministère racontait. Alors Remus était parti faire des achats pour Harry : un lit, un bureau, une armoire, des vêtements. Sirius était resté avec Harry toute la journée, ils avaient joué dehors, Sirius ne cessait de faire des bêtises, ce qui faisait rire son filleul. Harry envoyait souvent des lettres à ses amis, heureux de pouvoir le faire, heureux d'avoir de leurs nouvelles. Mais il était déçu, il recevait peu de réponses de Drago, il avait bien vu le sourire ravi de Sirius quand il en avait parlé un jour à table, il avait comprit que Sirius n'aimait pas le blond, ni sa famille mais il ne faisait pas attention car Drago était important pour lui. Celui-ci passait tout son temps avec sa soeur, ils jouaient ensemble, ils parlaient par langage des signes car Drago, avec l'aide de Dobby, continuait de lui apprendre, le blond faisait son possible pour la voir heureuse. Il s'amusait à faire l'idiot devant elle, à la chatouiller, à danser avec elle, bien ou n'importe comment pour l'entendre rire, il lui faisait des grimaces, quelques fois ils faisaient des concours de grimaces et à la fin l'héritier des Malefoy disait toujours que Cedrella gagnait, quand il avait l'autorisation de sa mère il l'amenait dans le jardin où ils s'amusaient ensemble, ils faisaient la course, se roulaient dans l'herbe, faisaient des galipettes... Mais quand ils allaient dehors c'était quand Lucius n'était pas présent. Malheureusement tout n'était pas aussi rose, son père l'appelait souvent pour pouvoir se défouler, déverser sa colère ou le punir pour s'être mal conduit ou avoir été un mauvais fils ou un mauvais frère. C'était presque tous les jours mais ses blessures n'étaient pas trop graves et il savait que son père faisait ça pour lui, pour qu'il devienne meilleur, Lucius prenait de son temps pour lui alors il ne se plaignait pas et ce malgré la douleur. Il avait vécu pire et puis il méritait tout cela donc il ne disait rien. Plusieurs fois il s'était accusé à la place de sa soeur quand celle-ci faisait une bêtise, comme une fois elle avait cassé un vase, Narcissa avait pu le réparer aussitôt mais Lucius l'eut apprit alors Drago s'était dénoncé pour qu'il n'arrive rien à Cedrella. Il la protégeait de tout, il ferait tout pour elle. Donc il se fichait de recevoir des Doloris pour elle, après tout maintenant c'était une habitude d'en recevoir, certes il ne s'y habituait pas, personne ne pouvait s'habituer à une douleur pareille mais pour sa soeur, il le supportait. Puis les autres fois il savait qu'il le méritait. Il ne voulait pas que sa soeur vive la même chose que lui et depuis les vacances, ils étaient encore plus proches, ils passaient tout leur temps ensemble, avec Dobby qui était aussi souvent présent.


Merci à tous de suivre mon histoire, de la lire.

Merci beaucoup :)

Je voudrais remercier aussi ma beta, cette histoire ne serait pas la même sans elle.