Un soir il entendit son père hurler son prénom. Son corps fut prit d'un frisson, il reconnaissait cette voix-là, qu'avait-il fait de mal encore ? Il respira lentement pour ne pas paniquer, il embrassa le front de sa soeur en lui murmurant qu'il l'aimait et descendit.
-Sous-sol. Tout de suite, dit froidement Lucius.
Drago regarda le sol, hocha la tête et essaya de réprimer les tremblements de son corps et de cacher la peur sur son visage, il entra dans la cave, à peine arrivé Lucius lui lança un sort qui le propulsa contre un mur. Il ferma les yeux, les rouvrit aussitôt et se leva sans faire de grimace. Il vit son père sortir un carnet de sa poche, ses yeux s'agrandirent de surprise qui fut remplacée par de la peur quand il reconnut le carnet qu'il avait caché pour qu'Harry ne soit pas en danger.
-Je vois que tu le reconnais. J'ai retrouvé ça dans ta malle. Dire qu'on aurait pu être débarrassé de Potter, mon maitre aurait été fier de moi, mais non, tu as gâché ça. En plus de gâcher ma vie, celle de ta mère et de ta soeur, tu gâches aussi celle de mon maitre, tu ruines mon ascension près du Seigneur quand il reviendra. Tu ruines ma vie Drago.
Drago baissa la tête, blessé et se mit à hurler quand il reçut un Doloris.
-Comporte toi comme un Malefoy. Et dire que j'allais demander à Severus de te nommer attrapeur de l'équipe de Serpentard.
-Je... j'aurai pu y arriver.
-Drago ne te voile pas la face, tu n'es pas doué, tu n'es doué en rien, tu es minable, comment aurais-tu pu entrer dans l'équipe. De toute façon tu n'y entreras pas puisque j'ai découvert ceci.
Il reçut un autre Doloris. Ensuite son corps lévita et il tomba violemment sur une table, "la table de torture". Son père attacha ses poignets et ses chevilles. Drago n'essaya même pas de se défendre, il était blessé, il voulait juste de la reconnaissance de la part de son père mais celui-ci ne le croyait même pas capable d'être attrapeur par lui-même. Et puis il avait ruiné les plans de son père.
-Tout est de ta faute, tu mériterais que je te tue Drago, mais je ne vais pas le faire, mais tu vas regretter d'être comme tu es.
Il s'éloigna, ouvrit un placard, le sang de Drago se glaça, il connaissait ce placard et il le haïssait, il détestait son contenu. Son père revint avec une dague, il regardait son fils avec un sourire sadique. Il arracha la chemise du jeune Malefoy et enfonça d'un coup la dague dans son avant bras droit, il hurla de douleur et après quelques secondes, encore plus fort. Cette dague avait la particularité de brûler la blessure faite et quand la dague restait dans la plaie la brûlure était plus forte, plus douloureuse. Son père retira la dague sans douceur.
-Père s'il vous plait, je suis désolé, vraiment désolé. Pardonnez-moi mais je vous en supplie, arrêtez.
-Un Malefoy ne supplie pas.
Il revint avec une sorte de petite pierre et il l'enfonça dans la gorge de Drago. Drago sentit comme des milliers d'aiguilles lui piquer l'intérieur de la gorge jusqu'à l'estomac. Lucius passa plusieurs heures à torturer Drago, quand celui-ci s'évanouissait, il le réveillait avec des coups de fouets. Vers minuit, après deux heures et demi de torture, il sortit et revint. Drago sentit un froid l'envahir, il se mit à trembler quand il vit un Détraqueur.
-Dobby !
Un elfe arriva et ouvrit grand les yeux devant l'état de Drago.
-Tu feras partir le Détraqueur dans quinze minutes. Et tu le réveilles quand il s'évanouit. Il doit rester conscient jusqu'à ce que le Détraqueur parte. Et je t'interdis de le soigner.
Et l'homme partit. Drago revit, lui, tout ses pires souvenirs, tous les mots blessants de son père, tous les coups... En quinze minutes il s'était évanoui six fois. Il poussa un soupir de soulagement quand le détraqueur partit mais fit une grimace face à ce simple geste. Tout son corps le faisait souffrir, il sentait du sang couler de plusieurs de ses plaies. Il avait tellement mal, il souffrait tellement qu'il voulait mourir maintenant, la douleur était trop grande. Il s'évanouit de nouveau. Le matin il se réveilla à cause d'un bruit, il ouvrit les yeux lentement et bougea légèrement la tête pour en trouver la source mais à ce geste il lâcha un petit cri de douleur.
-Maitre Drago ne bougez pas, vous êtes blessé.
-... by, murmura Drago.
-Oui Maitre Drago c'est Dobby, Dobby est avec vous depuis hier et il a trouvé une idée.
Drago sentit l'elfe toucher son bras et il sentit la sensation désagréable que faisait le transplanage. Puis il vit qu'il était dans une chambre d'hôpital.
-Père vous... a ... dit, chuchota-t-il.
-Maitre Lucius a interdit à Dobby de vous soigner mais pas de vous faire soigner.
Si Drago avait été en meilleur état, il aurait rit. C'était bien Dobby, quand un ordre ne lui plaisait pas il arrivait à le contourner sans désobéir, il jouait sur les mots. La porte s'ouvrit.
-Drago, Dobby est venu me voir ce matin chez moi pour me prévenir, je suis arrivé le plus vite possible. Je vais faire de mon mieux ne t'inquiète pas. Dit l'homme inquiet. Je vais te mettre sous morphine.
Drago passa trois semaines à l'hôpital à se faire soigner. Ses blessures étaient graves, il avait fait une hémorragie, avait eu une commotion cérébrale, il était resté une semaine en état de choc à cause du Détraqueur et il avait eu plusieurs os cassés. Mais pour ça, Dobby était partit à Poudlard voler des potions pour les réparer. Le médecin avait dû refermer toutes les plaies... . Quand il revint, il partit voir sa soeur. Il s'excusa de son absence, expliquant qu'il était chez un ami, lui racontant de faux souvenirs de son séjour. Après son père l'appela et il passa le reste de ses vacances enfermé dans la cave sans voir le soleil. Son père le réveillait tous les jours par un coup de fouet et il avait le droit à la visite d'une heure d'un ou plusieurs Détraqueurs par jour. Harry, lui, était allé sur le chemin de traverse avec Remus et Padfoot, il avait rejoint Hermione, Blaise, Pansy et Théodore, les jumeaux Weasley les avaient rejoints à un moment.
-Drago ne vient pas ? Demanda Harry.
-Il ne vient jamais prendre ses affaires, il dit qu'il faut bien que ses elfes servent, qu'il n'allait pas se déplacer, que ce n'était pas digne d'un Malefoy de porter des livres et autre, c'est ce qu'il m'a envoyé, précisa Théodore.
-Ho dommage, dit Harry. Je... je ne veux pas dire que... enfin...
-Harry calme toi, respire, dit Pansy amusée.
-On sait que tu nous aimes, dit Théodore. Bon peut-être moins Pansy mais faut dire que tous les ans elle se fait toujours une nouvelle coupe de cheveux moche mais bon il ne faut pas lui dire.
-Théodore dis-moi, tu tiens à ta vie ?
-Oui pourquoi ?
-Car tu pourras jamais donner vie à quelqu'un.
Et ils se mirent à courir, Pansy coursa Théodore. Les autres se mirent à rire.
-Ca m'avait manqué, dit Harry.
-A nous aussi, dirent les jumeaux.
Ils passèrent l'après midi ensemble, Remus les laissa seuls et prit Padfoot avec lui, avant de partir Hermione prit Harry dans ses bras.
-Tu sais pourquoi le professeur et Padfoot se font la tête ? Pad a l'air triste et le professeur Lupin aussi.
-J'essaye toujours de les mettre ensemble pour qu'ils s'amusent tous les deux, parlent mais ça ne marche pas.
-Tu vas y arriver.
Elle embrassa la joue d'Harry et retourna avec ses parents, Harry avec Remus et Sirius. Alors qu'ils partaient, quelqu'un appela Harry, il se tourna et vit Severus Rogue.
-Oui professeur ?
-Tu n'as pas vu Drago ?
-Non, il a envoyé une lettre à Théo où il disait que c'était à ses elfes de faire ses achats.
-D'accord, dit-il en fronçant légèrement les sourcils. Lupin tu devrais faire gaffe, Dumbledore est très remonté par le fait que tu ais prit Harry.
Et il partit. Remus et Harry se regardèrent.
-Vous allez avoir des ennuis à cause de moi ? Je suis désolé.
-Harry ça n'a pas d'importance, ce qui compte c'est qu'on soit ensemble et je t'ai déjà dit de me tutoyer tout le temps, je ne suis ton professeur que quand nous sommes en cours.
Harry lui fit un grand sourire et l'adulte posa sa main sur l'épaule d'Harry et le collier de Pad et ils transplanèrent. A peine rentré, Harry demanda aux deux adultes de s'assoir.
-Pourquoi vous êtes fâchés ?
-Nous ne sommes pas fâchés Harry voyons, dit Remus.
-Remus vous... tu mens mal.
-Il a toujours été mauvais menteur, ton père et moi ne cessions de le charrier sur ça, dit Sirius en souriant.
-S'il vous plait dîtes le moi car c'est triste.
-C'est de ma faute Harry, Remus et moi étions très proches avant mais j'ai cru qu'il était le traitre. Peter avait réussi à me le faire croire et à James aussi. Au début même pour un million de gallions je ne l'aurais pas cru mais il a réussi à nous le faire croire. Remus avait dû partir en mission et Peter disait qu'il était parti rejoindre Voldemort. Il nous a sortit plein d'arguments, nous a retourné le cerveau. On aurait du écouter Lily, ta mère ne cessait de nous dire que c'était impossible, qu'on se trompait de personne. Lily n'a jamais beaucoup apprécié Peter et quand on a fini par lui dire qu'on pensait que c'était Remus le traitre, elle nous a dit qu'elle, elle pensait que c'était Peter. Mais Peter était le garçon invisible qui était fan de James, qui l'admirait et il était tellement faible, jamais on aurait pu croire que c'était lui. Rem's je suis désolé, je n'aurais pas du le croire, je n'étais qu'un idiot qui avait peur pour son meilleur ami, pour Harry. Je... Peter a dit tellement de chose sur nous, sur toi. J'ai été blessé et puis finalement convaincu par ses dires. Je m'en veux terriblement surtout quand je vois à quel point tu as été malheureux. Si j'ai tenu bon à Azkaban c'est grâce à ta lettre où tu m'as dis que tu ne me croyais pas coupable, c'est grâce à toi que je ne suis pas devenu fou alors pardonne moi. Tu es tellement important pour moi, ne me raye pas de ta vie Moony.
Remus hocha la tête mais alla dans sa chambre. Sirius se prit la tête entre ses mains.
-Il va revenir, il t'aime beaucoup, dit Harry pour réconforter son parrain. Tu sais qu'un jour Drago a fait une blague à Théo ?
Et il lui raconta l'une des blagues de Drago, après celle des jumeaux où il avait aidé, ce qui fit sourire Sirius. Ils arrivèrent dans les premiers à la gare King's Cross, Harry demanda à Remus et Padfoot si il pouvait rester avec eux, même dans le compartiment, ce qu'ils acceptèrent. Le deuxième a arriver fut Drago, celui-ci avait un visage neutre, la tête bien haute et marchait d'une démarche classe, conquérante. Il fit un léger sourire à Harry et s'assit. Drago vit bien Lupin froncer le nez et il pria pour que l'homme ne dise rien. Avant de partir, son père lui avait fait boire deux poisons, un qui lui coupait l'appétit et le sommeil : plus le temps passera et moins il mangerait et dormirait et l'autre pour ouvrir ses plaies les plus profondes , le poison avait déchiré tout ses points de suture et ses blessures se refermeraient petit à petit, lentement et douloureusement. Du coup avant de partir il avait du bander toutes ses blessures les plus profondes et depuis il gardait un visage impassible alors qu'il souffrait. Tout son corps était douloureux, il avait envie de hurler, hurler sa souffrance et son moral était au plus bas, c'était la première fois qu'il revoyait la lumière du jour depuis son retour chez lui après être resté à l'hôpital. Il se mit contre la fenêtre et regarda Harry qui avait un grand sourire.
-Tes vacances étaient bien ? Demanda Harry.
Drago hocha la tête et lui demanda comment s'était passées les siennes. Puis Harry se mit à parler avec enthousiasme et bonheur. Il fut coupé par Hermione mais celle-ci lui demanda de continuer à parler. Drago n'avait même pas regardé la Gryffondor et il l'ignorait. Blaise fut le suivant à arriver, suivit de Pansy et Théodore. En sortant du train, Crabbe et Goyle arrivèrent, Crabbe lui prit violemment le bras droit. Drago serra fort les dents et essaya de garder une expression neutre mais cet idiot le tenait pile à l'endroit de sa blessure, il le regarda et vit celui-ci faire un sourire fier et il comprit que le garçon savait et qu'il l'avait fait exprès. Il libéra son bras et lui envoya un regard glacial qui fit reculer le garçon. Ils se dirigèrent vers la Grande Salle, Drago poussa violemment plusieurs personnes en gardant un air fier, méprisant, quand une personne osait faire une réflexion il lançait un regard si méprisant et froid que tous se taisaient. Le lendemain ils reprirent les cours et les journées se ressemblèrent, ils allèrent en classe, se retrouvèrent dans la salle commune ou dans le parc où quelques fois Padfoot les rejoignait.
Suite à un conseil d'une lectrice mes chapitres seront désormais plus court.
J'espère que l'histoire vous plait toujours autant.
Merci à vous de suivre mon histoire.
