Le lundi se passa comme le dimanche pour Harry, les élèves le regardaient bizarrement mais devant les regards noirs et les insultes des Serpentard ils regardèrent ailleurs et Drago n'hésitait pas à lancer des sorts si une personne osait dire quelque chose sur Harry. Du coup les élèves craignaient tellement les insultes et les sortilèges qu'il cessèrent rapidement et puis Harry gardait un visage neutre, il montrait tellement que cela ne le touchait pas que plus personne ne voyait l'intérêt de continuer. Mercredi, plus personne n'en parlait. Le vendredi, pendant le dîner, Remus s'avança vers Harry et ses amis et chuchota.

-Venez dans mes appartements après votre repas, si vous le voulez bien sûr.

-Padfoot est là ? Demanda Harry.

-Oui, il voulait absolument te voir et on a quelque chose à te dire, à vous dire, tu peux dire à messieurs Weasley et mademoiselle Granger de venir.

-Moony tu peux les appelez Fred et George tu le fais d'habitude.

-Oui, je voulais voir comment ça faisait de parler comme Severus.

-Et alors ?

-C'est plutôt chiant, j'avais une autre expression en tête mais elle est très incorrecte et je sais que tu irais le répéter à Paddy et il va me charier avec en disant que j'ai bien changé.

-Ouai en gros il a un balai dans le cul, dit Théodore.

-C'est l'expression que j'avais en tête monsieur Théodore. Mais je ne l'ai pas dîtes, donc je n'ai rien à me reprocher contrairement à vous.

-C'est très Serpentard ça, dit Pansy.

-Vous m'avez corrompu.

Ils se mirent à rire et Remus les laissa manger.

-Il veut quoi à ton avis ? Demanda Blaise.

-Aucune idée, dit Harry.

-Tu te rends compte de comment tu as parlé devant un professeur Théo, mais tu n'es pas possible. Aucun respect, aucune politesse, ton éducation là dedans ?

-Dans ton cul aussi.

-Théodore, commença-t-elle avec une voix dangereusement calme et basse. Quand on sortira de cette pièce tu vas souffrir à un tel point que tu vas supplier ta mère de venir te sauver et ensuite tu pleureras comme une vraie fille mais je ne cesserai pas, et bien sûr je prendrai des photos et je pourrai te faire chanter avec.

Théodore avait pali tout au long du discours de son amie et regarda ses amis pour trouver du réconfort mais ceux-ci avaient tous un air neutre, pourtant il voyait dans leur regard qu'ils étaient amusés.

-Pansy chérie tu n'oseras pas.

-Tu crois ça, dit-elle avec un sourire sadique.

-Je vais prévenir Fred, George et Hermione.

Harry se leva, alla à la table des Gryffondor, lança des regards noirs aux personnes qui le regardaient, il chuchota à Fred de le rejoindre dans les appartements de Remus après dîner et lui demanda de le dire à son frère et à Hermione. Une fois le dîner fini, dans les couloirs, Théodore se mit à courir suivi de Pansy qui lui criait ce qu'elle comptait lui faire. Les autres sourirent. Harry frappa à la porte des appartements de son oncle qui ouvrit aussitôt, ils rentrèrent tous. Pansy était toujours en train de menacer Théodore qui s'était caché derrière Remus.

-Théo, monsieur Lupin n'est plus un professeur là, il est l'oncle d'Harry donc ce n'est pas ça qui va m'empêcher de te torturer. Tes parents vont être tellement deçus de ne pas avoir de descendant... Mais en même temps tu n'auras plus de couilles donc ils ne pourront pas trop t'en vouloir et puis qui voudrait copuler avec un mec sans couilles, avec une main en moins, un oeil parti et une jambe en bois.

-Pansy par pitié.

Les autres se mirent à rire et Harry arrêta quand il entendit un rire semblable à un aboiement. Il se tourna et vit Sirius, il courut vers lui et sauta dans ses bras. Sirius réussit à l'attraper sans tomber.

-Alors mon garçon comment ça va ?

-Bien et toi ?

-Bien, c'est cool de revenir ici.

Fred, George et Hermione entrèrent à leur tour. Remus essaya depuis le début de faire taire Pansy et Théodore, sans y parvenir.

-C'est toujours comme ça entre eux ?

-Toujours.

-On croirait ton père et ta mère, mais ta mère n'aurait jamais fait de menaces aussi tordues.

-On s'habitue, dit Harry en riant.

Il lâcha Sirius et retourna auprès de ses amis.

-Fermez-là bon sang, dit Drago.

Théodore et Pansy se turent sous le regard surpris des Gryffondor et des deux adultes.

-Merci Drago, dit Remus. Si...

Mais il ne put finir sa phrase car on frappa de nouveau à la porte, il l'ouvrit et fut surpris de voir Dumbledore.

-Désolé de vous déranger mais j'ai à vous parler, ainsi que toi Harry, c'est important, dit-il d'un air grave.

-Drago peut venir avec nous ? Demanda timidement Harry.

Le directeur hocha la tête et il alla dans la chambre de Remus, Drago, Harry, Remus et Sirius les suivirent mais Remus ouvrit la porte.

-Bien sûr cela ne sert à rien d'écouter à la porte, dit-il en regardant les Weasley. C'est privé et grave je pense, Harry vous en parlera si il en a envie, donc attendez et ne perdez pas sa confiance, finit-il en regardant Fred.

-Pourquoi tu as dit ça en regardant l'un des jumeaux ? Demanda Sirius.

-Sirius tu ne vas pas commencer.

La porte se ferma et les personnes présentes dans le salon n'entendirent plus rien. Harry et Drago s'étaient assis au bord du lit.

-Pourquoi tu t'es adressé surtout à l'un des jumeaux Weasley, Remus ?

-Pad ce n'est pas le moment je crois.

-Tu sais quelque chose que j'ignore.

-On peut commencer, dit froidement Drago.

-Ho Malefoy tais toi. Pourquoi il est là lui d'ailleurs, on ne veut pas de futur Mangemort près de nous, près d'Harry.

-Tu as fini le cabot, tu as fini de crier.

-Exactement comme ma famille, dit-il avec dégoût. Tu es comme eux.

Drago prit un air fier.

-Il est là car Harry a besoin de son ami près de lui Pad, donc arrête immédiatement.

-Puis-je commencer.

-Allez-y Albus, dit Remus.

-Premièrement, sachez que j'ai fait tout ce que je pouvais, j'ai tout essayer mais Fugde ne veut rien entendre.

-Expliquez-nous, dit Sirius impatient.

-Croupton s'est empressé d'aller raconter à Cornélius qu'Harry vivait avec toi, Remus, et le ministre est contre ceci dû à votre condition. Il veut qu'Harry retourne dans sa famille pendant les grandes vacances, il refuse que tu ais sa garde. Je suis désolé Harry je sais tu n'aimes pas ta famille.

-Mais... ma... ma famille c'est Remus et Sirius, dit Harry les larmes aux yeux.

-Vous ne pouvez pas faire ça, s'écria Sirius. Il n'a pas le droit de nous retirer Harry.

Drago prit la main d'Harry dans la sienne pour le soutenir. Mais rien ne pouvait aider Harry, il allait retourner là-bas, il allait quitter sa vraie famille, il avait été heureux deux ans, seulement deux ans, pourquoi la vie s'acharnait-elle sur lui ? Pourquoi ne pouvait-il pas être heureux. Il ne voulait pas revoir Vernon, il ne supporterait pas de recevoir à nouveau des coups.

-J'ai essayé de lui parler mais il ne veut rien entendre, il m'a dit que le Survivant ne devait pas vivre avec .. enfin avec toi Remus.

-Avec un loup-garou, cracha Sirius. Ce type est pourri de l'intérieur.

-Je suis navré.

Le directeur partit.

-Il avait raison, dit Harry la gorge nouée.

-De qui Harry ? Demanda doucement Remus.

-Oncle Vernon. Il a dit que tout le monde m'abandonnait, que je ne pourrais jamais être heureux car les monstres n'avaient pas le droit au bonheur.

Drago vit bien le regard coléreux de Sirius et les larmes qu'essayait de contenir Remus. Celui-ci s'agenouilla devant Harry, il prit sa main libre dans la sienne et posa son autre main sur le menton d'Harry lui levant la tête. Tous virent les joues d'Harry baignées de larmes.

-Jamais je ne t'abandonnerais, Sirius non plus. Tu es notre enfant Harry, notre fils, et jamais nous te laisserons partir.

-Ils devront me passer sur le corps, cracha Sirius. Ces immondes personnes ne t'arracheront pas à moi, si ils essayant ils devront se battre.

-Mais vous, commença-t-il en reniflant, vous ne pouvez rien faire contre le ministère. Je vais retourner là-bas. Je ne veux pas, je ne veux pas y aller. Je veux rester avec vous.

Il lâcha la main de Drago, entoura le cou de Remus et se blottit dans les bras de son oncle. Il s'accrocha à lui. Harry se mit à sangloter dans les bras de son oncle. Sirius se calma aussitôt, se mit à genoux près de sa famille et entoura les deux personnes qui comptaient le plus pour lui.

-On trouvera une solution je te le promet Harry, murmura Sirius.

Drago sortit de la pièce et signa directement.

-Je ne dirai rien.

Les Serpentard hochèrent la tête. Remus revint dans le salon dix minutes plus tard.

-Harry reste un peu avec Sirius. Si je vous avais demandé de venir c'était pour savoir si vous vouliez des cours de défense en plus. Avec les temps qui courent vaut mieux être entrainé. Voldemort est de retour et nous sommes peu à le savoir et je m'en voudrais de vous laisser partir sans que vous sachiez vous défendre. Vous êtes d'accord ?

-Nous allons voir quoi ? Demanda Hermione.

-Des sorts de défense surtout, et quelqu'uns d'attaque.

-Moi je suis pour, dirent en même temps Fred et George.

-J'en suis, dit Pansy.

Les autres hochèrent la tête pour montrer leur accord.

-Asseyez vous.

Les Serpentard allèrent sur le canapé, les Gryffondor s'assirent par terre. Le lycanthrope leur expliqua plusieurs sorts de défense, le sort de désarmement, celui pour stupéfier ses adversaires mais également celui pour rendre muet son adversaire qui était utile quand la personne n'arrivait pas les sortilèges informulés, ainsi que le sort de confusion... leur utilité, quand s'en servir... Harry et Sirius revinrent une heure plus tard, tous firent comme si Harry n'avait pas les yeux rouges, Sirius s'assit par terre et prit Harry sur ses genoux et ils écoutèrent Remus. Après une heure et demi d'explication, ils retournèrent tous dans leur dortoir, sauf Harry. Le professeur de défense répéta à son neveu ce qu'il avait loupé. Ensuite Sirius se changea en Padfoot et sauta sur Harry, ils s'amusèrent tous les deux à se battre, à se faire tomber, Harry s'étant mis à quatre pattes pour être à la même hauteur... Le rire du brun à lunettes résonnait dans l'appartement pour le plus grand bonheur des adultes.

Dimanche Harry resta avec ses oncles, l'après-midi Remus l'aida dans ses devoirs et Harry monta fièrement ses notes à son parrain qui le gratifia d'une tape sur l'épaule et d'un "par merlin Remus tu as vraiment converti ce gosse en intello, mais c'est bien Harry. Je connais deux petits génies" ce qui avait fait raler Remus et rire Harry.

Lundi au petit déjeuner, beaucoup d'élèves se retrouvèrent drôlement vêtus, ils avaient sur la tête un chapeau en forme d'oiseau et il y avait des plumes dessus, une robe de sorcier que portait les personnes âgées, un sac de vieille femme et des chaussures à talons comme ceux que portait le professeur de métamorphose. Plusieurs se mirent à rire et les rires qui se firent le plus entendre étaient ceux de George et Fred Weasley, ceux-ci pointèrent du doigt la table des professeurs et Harry et Théodore ne purent se retenir de rire quand ils virent que Dumbledore était vêtu comme certains élèves. Le professeur Chourave lui fit remarquer sa tenue.

-Ho vraiment sympa ce chapeau.

Les rires redoublèrent d'intensité à cette remarque. Mais les élèves durent partir pour aller en cours. Le groupe de Serpentard se fit arrêter par les deux rouquins.

-Alors Harry t'en as pensé quoi ? Demanda Fred.

-C'était génial, vous êtes géniaux. Vous avez réussi à avoir Dumbledore en plus.

-Et oui, on est les meilleurs, rien ne nous résiste, dit-il en faisant un clin d'oeil au brun.

Et il partit, laissant derrière lui un Harry Potter rouge. Il allait rejoindre ses amis qui étaient légèrement en avant quand le directeur le rattrapa.

-Harry comment se passe tes cours d'occlumencie ?

-Bien professeur, j'y vais tous les mercredis. Grâce au professeur Rogue j'ai réussi à créer un mur dans mon esprit, je commence le deuxième mais c'est plus dur car il doit être plus résistant.

-C'est bien, le jeune Malefoy t'aide toujours ?

-Vous savez ? Demanda Harry surpris.

-Bien sûr Harry, dit-il en souriant.

-De moins en moins car j'arrive de mieux en mieux à le faire seul.

-Bien, très bien, aller retourne en cours.

Harry hocha la tête, commença à partir mais se retourna, il vit le professeur le regarder avec inquiétude et vit bien la fatigue sur le visage de son directeur.

-Professeur vous allez bien ?

-Oui ce n'est rien.

-Je... vous en voulez à Sirius et Remus pour m'avoir pris avec eux.

-Non, c'est la meilleure chose qui pouvait t'arriver. J'en veux à moi-même, depuis le début je te voyais comme le Survivant mais tu es simplement Harry, je l'ai compris trop tard, beaucoup trop tard.

Harry ouvrit la bouche, surpris mais Dumbledore lui ordonna d'aller en cours. Il arriva en retard cependant le professeur ne lui dit rien. Il répéta à Drago les mots du directeur.

-Il commence à comprendre. Pour moi il reste un vieux fou amoureux des moldus mais je crois qu'il a pris conscience que tu n'étais qu'un garçon, pas une arme, qu'il ne devait pas jouer avec ta vie. Je veux dire tout le monde lui en veut, Severus, Le professeur Lupin, le cabot et puis le journal qui le fait passer pour un fou, donc il a dû se remettre en question car il était en train de perdre les seules personnes en qui il pouvait avoir confiance, signa Drago.

-Il avait l'air si vieux.

-La culpabilité.

Harry hocha la tête et repensa aux mots du directeur, ceux de Drago. A la fin de la première heure il décida de ne plus en vouloir à l'homme pour l'avoir pris pour le Survivant mais il ne pouvait pas lui pardonner de l'avoir mis chez son oncle et sa tante alors qu'il aurait pu aller avec Remus. Pourtant il pouvait oublier le reste car l'homme avait compris qu'il était comme les autres enfants, il n'était pas une arme, pas un pion dans une guerre. Il savait que Remus pouvait lui pardonner aussi mais il savait également que Sirius ne pourrait pas pardonner à l'homme de l'avoir envoyé à Azkaban et d'avoir rendu son filleul malheureux puis de l'avoir envoyé dans une maison où il se faisait battre.

Sirius et Remus, il espérait tellement qu'ils trouve une solution, il ne voulait pas les quitter, ils étaient sa famille, sa vraie famille, il les aimait tellement. On ne pouvait pas lui enlever sa famille, son bonheur. Que se passerait-il, si il rentrait à Privet Drive ? Qu'est-ce que son oncle lui ferait ? Ses amis se rendirent compte de l'état d'Harry, son visage était marqué par l'angoisse, la peur. Alors Théodore regarda ses amis qui hochèrent la tête. Il leva la main et se leva en même temps mais se prit les pieds de sa chaise et tomba par terre. Tout le monde se mit à rire mais il attendit à terre et quand il entendit le rire d'Harry il fit un léger sourire, qu'il enleva directement après pour se lever.

-Mais bébé te moque pas de moi, hé Blaise, Pansy. Bande de faux amis.

-Je n'ai jamais dit être ton ami Théodore Nott.

-Tu préférais que je sois ton petit-ami hein, dit-il en bougeant les sourcils de façon explicite.

-Non je préférais que tu sois mort.

-Ho tu me brises le coeur, bébé tu as entendu ça, non mais vraiment aucun respect. Tant pis je me marierais avec Harry et toute ma richesse ira pour lui.

-Non merci Théo, dit Harry amusé.

-Tu refuserais de m'épouser, dit-il avec un air triste.

-Je... enfin, bafouilla Harry en rougissant. Je... ce n'est pas que je ne...

-Théo laisse bébé tranquille, dit Blaise. C'est avec moi qu'il va se marier.

-Tu vas pas t'y mettre aussi Blaise, se plaignit Pansy.

-Le silence s'il vous plait.

-Mais madame comprenez c'est horrible, Zabini me vole mon futur époux.

-Monsieur Nott, une heure de colle.

Théodore se renfrogna et marmonna.

-Ce n'est pas parce qu'elle est seule qu'elle doit me coller parce que je parle de mariage.

Harry éclata de rire et prit aussi une heure de colle. En sortant Blaise et Théodore se disputaient encore pour savoir qui de eux deux allait se marier avec Harry. Ils firent tout pour faire rire le brun, même Drago, celui-ci avait ensorcelé deux armures pour que celles-ci chantent des sérénades. Dans un cours de métamorphose il avait mit dans la tête de Théodore, une image de McGonagall en train de lui faire une déclaration d'amour et que celle-ci veuille l'embrasser. Le blond avait sauté hors de sa chaise et courut hors de la classe en hurlant. Harry avait explosé de rire car l'héritié des Malefoy lui avait expliqué avant ce qu'il allait faire. Fred et George firent également blagues sur blagues pour redonner le sourire au Serpentard brun, pour que celui-ci oublie les choses mauvaises. Harry se rendait compte à quel point ses amis étaient mercredi pendant son cours d'occlumencie il vit même son professeur de potion avoir un sourire devant les bêtises et les blagues de ses amis. Il recevait également tous les jours des lettres de Sirius, d'ailleurs celui-ci l'avait félicité pour sa retenue en lui disant qu'il était digne d'un marauder, ce qui avait touché le brun.

La semaine passa rapidement, c'était une semaine amusante, divertissante.