Bonjour tout le monde ! Là je sais ce que vous allez me dire… Quoi tu publies encore ? Et oui ! Je ne fais aucune activité aujourd'hui alors j'en profite pour écrire à m'en briser les doigts lol !
Alors, je tiens à dédier ce chapitre à yamashita6. Tu devineras rapidement pourquoi je te dédie ce chapitre lol !
Chapitre 63
Son cœur n'était pas sensé continuer à lui faire mal à ce point. Drago se roula en petite boule et ferma plus fermement les yeux. Son cœur n'était pas supposé lui donner l'impression que le seul moyen de survivre était de l'arracher. Non… son cœur n'était pas supposé lui faire autant de mal. Il avait dormi pourtant. Cela faisait une journée que lui et Harry Potter avaient eu cette discussion. Il ne pouvait même pas appeler cela une dispute. Une dispute laissait les gens furieux et après une excuse toute simple tout allait pour le mieux. Mais là… sa gorge le piquait et il n'en pouvait plus de ses larmes qui coulaient. Il ne pleurait jamais avant qu'Harry Potter ne vienne chambouler sa vie ! Ses plus grands problèmes étaient de trouver un moyen de ne pas aller à ses cours de latin. Maintenant, tout était embrouillé et il avait l'impression de ne plus être la même personne. Etait-ce ça l'amour ? Ce sentiment que quelqu'un nous obligeait à changer même contre notre gré. Il voulait retrouver sa petite vie insignifiante où il n'y avait que Blaise et lui. Son cousin qui ne lui avait jamais crié dessus. Mais maintenant, même lui il souffrait. Tout le monde souffrait autour de lui et tout ça parce que ses parents avaient décidé de lui enlever sa liberté. Il n'en pouvait plus. Un gémissement s'échappa de ses lèvres et il enfouit un peu plus sa tête dans son oreiller. Oh oui… il n'en pouvait vraiment plus… Les coups à sa porte le prirent par surprise. Il se redressa brusquement et sécha rapidement ses larmes. Est-ce que c'était Potter ? Mais, il lui avait dit qu'il ne le verrait pas avant la compétition… Une compétition qui ne changeait d'ailleurs plus rien. Il voulait juste pouvoir retourner à sa vie normale sans Potter. Le point le plus important étant sans Potter. Il ne pouvait plus le voir… plus jamais…
-Est-ce que je peux rentrer ?
Le blond fronça légèrement les sourcils. Il ne connaissait pas cette voix. Au moment où il s'apprêtait à répondre, il vit un vieil homme portant dans ses bras une énorme peluche en forme de girafe. Impossible… ses yeux s'attardèrent sur le vieil homme et il le reconnut aussitôt.
-Grindelwald. Murmura-t-il.
Grindelwald était revenu… avec sa peluche. La peluche que Potter lui avait gagnée. Ils s'étaient alors embrassés… et ils avaient rit ensemble… fait des manèges… tout cela semblait si loin. Sa peluche était là. Il l'avait laissé là-bas. Il voulait oublier Potter. Mais, comment était-il sensé pouvoir l'oublier avec une aussi grosse preuve de son existence devant ses yeux ? Il voulait oublier l'amour qu'il éprouvait pour lui. Il voulait retourner dans son ancien état… Il ne voulait plus souffrir. L'amour était un sentiment bien trop douloureux et il ne pouvait plus le supporter.
-C'est à toi, n'est-ce pas ? Continua Grindelwald.
-Vous êtes venu ici juste pour me donner une peluche ? Demanda froidement Drago en plissant les yeux.
-Non. Je m'intéresse à toi. Alors, tu as trouvé une réponse à ma question.
Drago ferma lentement les yeux en se souvenant de sa question. « Est-ce que tu l'aimes ? ». Oui, il avait une réponse. Et il aurait préféré ne jamais en avoir une. Il priait le retour du temps béni où il se fichait éperdument de Potter et de ce qu'il pouvait lui faire. Maintenant, il avait peur ne serait-ce que de voir son visage. Parce qu'il savait que Potter lui ferait mal. Il lui faisait toujours mal. Il ne voulait pas de lui dans sa vie. Il le considérait comme un simple moyen de repayer une dette. Et il lui mentait sur ses sentiments. Pourquoi est-ce qu'il lui avait dit qu'il l'aimait ? Il ne prenait même pas la peine de mentir convenablement. Il ne voulait pas de lui mais il l'aimait ? Cela ne faisait pas de sens. Il lui avait menti… et il ne savait même pas pourquoi. Grindelwald s'approcha alors de lui et déposa la peluche à ses côtés. Il aurait voulu la pousser. Il ne voulait pas la voir. Pas quand elle lui rappelait tant de souvenir. Depuis quand Potter s'était-il faufiler à ce point dans sa tête qu'il ne pouvait plus penser normalement ? Il n'en pouvait plus…
-De toute évidence tu as trouvé ta réponse. Alors, comment te sens-tu ?
-Malade.
-Je vois. C'est bien.
Le blond releva furieusement la tête tout en fusilla impitoyablement du regard le vieil homme. Celui-ci se contenta de lui jeter un regard impassible avant de sourire. Comment cela pouvait-il être bien ? Qui pouvait donc trouver que cette douleur avait quelque chose de positif ? Il n'y avait rien de positif dans la douleur. A cause de la douleur, les gens faisaient des choses qu'ils regretteraient par la suite.
-La douleur fait parti du cheminement pour devenir un adulte.
-De quoi est-ce que vous parlez ? Nous devenons adultes à 17 ans.
-Faux. On devient majeur à 17 ans. Mais, c'est après avoir connu la douleur que l'on devient adulte.
Drago n'était pas sur de comprendre. Et puis, en avait-il seulement l'envie ? Pourquoi devrait-il comprendre quoi que ce soit ? Il y avait une douleur aigue dans sa poitrine. Il ne se sentait pas adulte. Il se sentait misérable voilà tout.
-Avant de connaître la douleur, les gens ont une foi absolue en l'être humain. Ils se disent « Tout le monde il est beau et il est gentil ». Ce qui est un mensonge éhonté bien évidemment. Même si intellectuellement l'enfant le sait, il se conduira tout de même comme si personne ne pouvait le faire le moindre mal. Il fera des choses stupides juste parce qu'il est convaincu de sa propre immortalité. Ce qui est un mythe bien évidemment. Mais, après que l'on souffre… La vie a une toute autre couleur. La méfiance s'installe et on commence à trouver un ordre de priorité. Est-ce l'amour ? La famille ? L'honneur ? La patrie ? C'est l'adulte qui peut choisir. Et toi, jeune Malfoy, tu es sur le point de choisir ta priorité dans la vie. Tu réalises maintenant que le bonheur ne t'ait pas du, contrairement à l'enfant, mais qu'il faut travailler pour. Prendre des risques, perdre des choses, souffrir et, effectivement, se sentir malade.
-Je ne veux pas devenir un adulte.
-Qui veut devenir un adulte ? Être un enfant est la meilleure période de notre vie. Mais, ce n'est qu'une période éphémère qui passe en un claquant de doigt.
Alors Potter l'avait fait grandir. Potter l'avait fait souffrir. A moins que ce ne soit ses parents qui l'aient fait souffrir. En l'enfermant dans un système qu'il ne voulait pas. Et maintenant, Potter essayait de lui briser le cœur. Parce qu'il ne voulait pas de lui. Il ne voulait pas être avec lui. Il voulait se marier avec lui pour repayer sa dette. Et ça lui faisait si mal.
-Il ne m'aime pas. Sanglota-t-il.
Merde… les larmes coulaient à nouveau. Bon sang, arrêteraient-elles un jour ? Il n'en pouvait plus de pleurer encore et encore. Il voulait revenir en arrière. Partir en courant en voyant ses professeurs. S'amuser à faire peur aux elfes de maison. Il voulait revenir en arrière mais, il ne le pouvait pas. Il devait supporter les horreurs qui se déroulaient en lui. Il devait entendre le bruit de son cœur se brisant en milles morceaux. Grindelwald lui flanqua alors la peluche sous le nez.
-Ça c'est ton fiancé. Expliqua-t-il. Dit lui et fait lui tout ce dont tu as envie.
-C'est stupide. C'est un objet inanimé.
-Il te la offert non ? Essaye.
Drago se mit alors à fixer la girafe. Il avait voulu cette girafe. Il l'avait voulue. Il la voulait encore. Son cœur se serra sous l'intense douleur et il dut se mordre la lèvre inférieure. Il la voulait si fort, mais il ne pouvait pas l'avoir. Elle avait semblé lui appartenir pendant quelques secondes mais, c'était un mensonge… une immonde illusion.
-Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu ne veux pas être à moi ? Moi, je te veux tellement, tellement fort.
Oui il voulait si fort. Devenir adulte c'était ne pas s'attendre à ce que le bonheur vienne tout seul pas vrai ? Mais, si le bonheur, même avec toute la bonne volonté du monde, refusait de venir ? Qu'était-il sensé faire ? Était-il sensé s'oublier et accepter n'importe quoi juste pour avoir ce qu'il voulait ? Non ! Hors de question. Il avait sa fierté. Il ne deviendrait pas un prix de consolation. Il ne voulait pas de cette option ! Mais, Merlin que son cœur lui faisait mal. Juste à l'idée que Potter puisse marier quelqu'un d'autre… il avait envie d'hurler comme si on lui arrachait une part de lui. Il ne pouvait pas supporter une telle option. Que devait-il faire ? Que devait-il faire pour pouvoir le garder sans pour autant être réduit à un état de pauvre petit objet qui attendait le retour de son maître ?
-Comment je peux le garder ? Demanda-t-il d'une petite voix tremblante. Comment je suis sensé ne pas me perdre dans toute cette histoire ? Je l'aime moi. Mais, lui il ne m'aime pas. Et il me ment en me disant qu'il m'aime !
-Qui es-tu pour décider qu'il ment ? Répliqua glacialement Grindelwald.
-Il ne veut pas de moi.
-Est-ce que c'est ce qu'il a dit ?
-Il a dit de le laisser respirer. Qu'il avait besoin de réfléchir. Qu'il ne pouvait pas réfléchir quand j'étais là.
-Pourquoi est-ce que tu lui mets des paroles dans la bouche alors qu'il ne les a pas dites ?
Le corps de Drago se crispa alors que ses yeux croisaient ceux de Grindelwald. Il lui mettait des paroles dans la bouche ? Mais non ! Il lui avait dit de partir. Il lui avait dit de ne pas l'importuner jusqu'à la compétition !
-Il n'y a pas d'autres manières de l'interpréter. Rétorqua fermement Drago.
-A bon ? S'amusa Grindelwald. Alors, il t'a dit de le laisser respirer ? Peut-être que cela veut dire quand ta présence, l'air lui manque parce que tu l'éblouie trop. L'amour peut faire ce genre de réaction. Ensuite, il te dit qu'il a besoin de réfléchir. Peut-être qu'il sait pertinemment qu'il va te blesser s'il parle à tord et à travers alors il te demande de le laisser réfléchir. Ensuite il te dit qu'il ne peut pas réfléchir lorsque tu es là. Peut-être que cela veut dire que lorsque tu apparais dans son champ de vision, la seule chose qui compte c'est toi et qu'il n'arrive plus à penser convenablement parce que tu lui fais ressentir des choses. Alors, afin de pouvoir avoir une bonne discussion avec toi, il prend du recul.
-Vous… vous croyez que c'est ce qu'il veut dire ?
-Je ne le sais pas moi ! C'est lui qui sait ! Peut-être vraiment qu'il ne veut pas de toi. Encore là, c'est lui qui sait. Ne décide pas de sa vision des choses pour lui.
Drago déglutit avec peine alors que le vieil homme se levait de son lit et se dirigeait vers la porte. Il aurait voulu le retenir, mais il supposait que cela voulait dire qu'il n'y avait plus rien à dire. Il avait interprété les paroles de Potter comme bon lui semblait ? Peut-être… probablement… alors, peut-être que Potter l'aimait vraiment ? Était-ce possible ? La douleur dans son cœur sembla s'atténuer légèrement. Il avait compris maintenant. Il devait laisser à Potter le temps de réfléchir. Et lui aussi devait réfléchir à ce qu'il ferait de sa vie. Il devait décider c'était quoi sa priorité. Et cela avant trois jours… avant la compétition…
À suivre…
