Bonjour tout le monde ! Et voici le nouveau chapitre!

Message important de l'auteur : Alors, j'ai pris une nouvelle résolution grâce au forum FIC qui se trouve sur . Selon ce forum, que les lecteurs envoient des reviews est très important mais, il faut aussi que l'auteur réponde aux reviews ! Je le faisais auparavant mais, j'ai arrêté. Mais, maintenant je recommence ! Alors, tout ça pour dire que je répondrais à toutes mes reviews à partir d'aujourd'hui ! Les revieweurs qui n'ont pas de compte sur fanfiction doivent me laisser leurs adresses e-mails ! Merci beaucoup !

Chapitre 64

Blaise ne savait plus du tout quel direction il devait prendre. Toute sa vie, tout avait semblé déjà décidé d'avance. On ne lui avait jamais permis ou demandé de prendre la moindre décision et, après quelques années, cet état des faits l'avait ravi. Après tout, il était beaucoup plus facile de se laisser porter par les évènements que de réagir d'une quelconque manière. Et pourtant… maintenant tout était embrouillé dans son esprit. Il admettait qu'il aimait Weasley. Il ne cessait de penser à lui et l'idée que celui-ci partirait loin de lui le rendait malade. Mais, qu'était-il supposé faire maintenant ? Il ne voulait pas changer. Il ne voulait pas se battre… en se battant, il risquait d'être blessé. En se battant, il risquait de perdre quelque chose de fondamentale et il ne le voulait pas. Non, il ne le pouvait pas. Qui pouvait l'aider dans tout ça ? Drago ? Ses poings se crispèrent sous la douleur aigue de son cœur et il baissa la tête. Non, il ne pouvait pas parler à son cousin. Pas après les choses horribles qu'il lui avait dites. A qui pouvait-il parler ? Personne… il ne pouvait parler à personne… Il avait besoin d'aide et il n'y avait personne pour l'aider. Un sourire amer se forma alors sur ses lèvres. Et voilà. Auparavant, il n'avait besoin de personne pour l'aider à y voir plus clair. Maintenant, tout devenait flou. A quoi cela servirait-il d'avoir besoin de quelqu'un ? Pourquoi aurait-il besoin de quelqu'un ? Les gens partaient toujours. Les gens disparaissaient et il n'y avait rien qu'il pouvait faire pour changer ça.

-Zabini.

Il se figea soudainement en entendant cette voix. Il pouvait se souvenir clairement de ses poings rentrant en contact avec la peau chaude du brun. Il pouvait se souvenir d'avoir eu envie de frapper plus fort et plus vite. Il pouvait se souvenir d'avoir hurler et tempêter… Potter était bien la dernière personne qu'il avait envie de voir.

-J'ai dit à Weasley que je l'aimais. Déclara-t-il sans se retourner.

-Quel est ta décision alors ?

-Je… je n'en sais rien.

Il entendit un léger grognement sortir de la bouche du brun avant de l'entendre marcher de nouveau. Il allait s'en aller pas vrai ? Il allait le planter là. De toute façon, ce n'était pas comme s'il appréciait Potter. Loin de là. Mais, il était le seul qui semblait le comprendre un minimum. Il n'avait personne à qui parler. Merde. Pourquoi Weasley était-il apparu dans sa vie ? Le forçant à vouloir des choses qu'il n'était pas prêt à vouloir… Il se tourna alors d'un bond vers la silhouette du brun qui s'éloignait déjà de lui.

-Attends !

Potter pencha légèrement la tête vers le côté, lui envoyant un regard au coin. Pourquoi l'avait-il arrêté ? D'accord, il voulait parler. Mais, parler de quoi ? Il n'allait certainement pas lui demander ce qu'il était sensé faire. Il pouvait déjà imaginer le regard dédaigneux du brun alors qu'il lui disait que c'était à lui d'y penser. Pourquoi l'avait-il arrêté ? Pourquoi…

-Laisse tomber. Finit-il par murmurer.

-Encore entrain de t'apitoyer sur ton sort ? Répliqua Potter, les yeux plissés.

-Et toi ?

Les yeux verts se rencontrèrent et se foudroyèrent sans ménagement. Potter ne lui ressemblait pas vraiment. Mais, Blaise pouvait sentir une… similitude ? Quelque chose en eux avait été brisée à jamais. Et quelqu'un essayait de briser de nouveau quelque chose en eux contre leurs grés. En ça, et uniquement en ça, ils se ressemblaient. Etait-ce pour ça qu'il voulait lui parler, maintenant ?

-Peut-on… parler ? Interrogea lentement le mulâtre.

Le brun lui lança un étrange regard avant d'hocher sèchement la tête puis de lui faire signe de le suivre. Ils partirent alors vers ce que Blaise supposait être la chambre de Potter. Le fiancé de son cousin lui fit alors signe de s'asseoir ou bon lui semblait avant qu'il ne se laisse tomber sur son lit, l'air toujours aussi sévère. Blaise s'assit près de lui. Il ignorait par quoi commencer… il ignorait ce qu'il voulait même dire. Voulait-il demander conseil ? Mais, en quoi Potter pouvait l'aider ? Le brun se débrouillait, de toute évidence, très mal avec Drago. Alors pourquoi était-il là ?

-Tu dois savoir que ma mère est morte pour moi. Commença soudainement le brun.

-Non, je ne le savais pas.

-Ah, étonnant.

-Drago sait quand garder un secret.

Les yeux émeraude se plissèrent dangereusement avant qu'il ne baisse la tête vers ses mains crispées.

-Et toi ? Déclara Potter.

-Moi, quoi ?

-Est-ce que tu peux garder un secret ?

-Si tu peux garder un secret, je peux garder un secret.

Le brun hocha lentement la tête avant de se tourner vers lui.

-J'ai découvert que les parents de Malfoy l'avaient uniquement fiancé à moi. Débuta-t-il calmement. Ce qui veut dire que si je décide de ne pas me marier avec lui, ses parents ne le fianceront plus jamais contre son gré.

Blaise le dévisagea avec une surprise non-dissimulée alors que les yeux de Potter se durcissaient considérablement.

-Je suis venu ici pour épouser Malfoy parce que ma mère me l'avait fait promettre. Continua-t-il. Quand j'ai vu que celui-ci ne voulait en aucun cas m'épouser, je me suis dit que je l'épouserais quand même puisque, de toute façon, il serait obligé de se marier. Mais, j'avais tord.

Le mulâtre était convaincu que s'il continuait à serrer les poings de cette manière, il finirait par se faire mal. Mais, il ne lui dirait rien. Il se contenterait de l'écouter.

-La logique voudrait que je lui dise cette information pour qu'il puisse rompre ses fiançailles avec moi. Mais, je n'y arrive. Il m'a dit qu'il m'aimait.

Les yeux de Blaise s'écarquillèrent brusquement mais il se garda bien de faire le moindre son.

-Mais, même s'il m'aime… si je lui offre sa liberté sur un plateau d'argent… il ne me choisira pas moi.

-Tu n'en sais rien.

-Tu as raison. Mais, j'ai cette… cette peur en moi qu'il me laissera là. Qu'il partira très loin si je lui laisse le choix. Alors, j'ai besoin de réfléchir à ce que je vais faire.

-Drago ne devinera jamais tes sentiments par lui-même. Tu dois le lui dire.

-Je sais.

Un silence de plomb s'abattit alors sur eux pendant plusieurs secondes avant que Potter ne se tourne, de nouveau, vers lui.

-Et toi ?

-Moi quoi ?

-Qu'est-ce qui te fait peur dans ta relation avec Ron ? Il t'aime. Tu l'aimes….

-Je ne veux pas choisir. Je ne veux rien choisir du tout.

-Pourquoi ?

-Parce que lorsque tout finira, je n'aurais que moi à blâmer. Je ne pourrais pas maudire quelqu'un… accuser quelqu'un… c'est moi qui l'aurait choisi.

-Alors, tu préfères que l'on choisisse pour toi afin de ne pas prendre tes responsabilités ? Pathétique.

-Regarde qui parle.

Il était pathétique et cela ne l'avait jamais dérangé auparavant. S'il choisissait Weasley… lorsqu'il mourrait… qui maudirait-il ? À qui donc serait la faute de toute cette douleur et cette haine qui s'enroulerait autour de son cœur ? Lorsque ses parents étaient morts… sa main se crispa sur sa poitrine. Lorsque ses parents étaient morts… la tristesse était insupportable… la haine était insupportable. Toutes ses émotions bien trop intenses pour son corps l'avait presque rendu fou. Il ne pouvait pas revivre une telle chose. Non, il ne le pouvait pas. Il ne pouvait supporter toute cette haine contre lui-même. Toute cette haine contre eux. Oh oui, comme il les haïssait encore… il l'avait laissé là… Il l'avait abandonné. Il ne voulait plus haïr qui que ce soit. Et s'il choisissait Weasley et que celui-ci venait à mourir… il le haïrait de toutes les forces de son âme. Il ne voulait plus haïr personne… Il ne voulait plus aimer personne. Il voulait que les choix de chacun de ses pas soit choisi pour lui ainsi, lorsque quelque chose arriverait, il se résignerait en disant que c'était le destin. Que c'était une décision autre que la sienne. Il ne pouvait pas… Il se leva alors d'un bond.

-Qu'est-ce que je suis sensé faire ? Demanda-t-il d'une petite voix blanche.

-Tes parents sont morts. Ron mourra aussi. Et tu mourras. Mais, avant de mourir, vit. Arrête d'avoir peur de ton ombre et vit. Ron est rempli de vie, il sera là pour toi dans les bons et les mauvais moments.

-Et toi, laisse-lui le choix. Drago est plus fort que tu ne le penses. Déclara Blaise avant de partir de la chambre en courant.

Il avait toujours eu peur de Weasley. Le roux avait, depuis le début, réussi à s'infiltrer sous sa peau sans qu'il ne puisse rien y faire. Il l'avait déboussolé… et maintenant, il était amoureux de lui. Vivre ? Il ne savait pas comment vivre. Il connaissait seulement la mort. Il avait été si longtemps dans cet état végétatif qu'il ne se souvenait plus de lui dans un autre état. De lui croyant en la beauté de la vie. Il ne se souvenait presque plus de leurs visages… Il n'avait pas de photo. Il n'en avait pas voulu. Il s'arrêta alors devant la porte de la chambre de Weasley. Vivre était douloureux. Mais, était-ce seulement douloureux ? Il ne s'en souvenait plus du tout… comme un temps si lointain… oui tellement lointain… Il cogna alors doucement à la porte du roux. Celle-ci s'ouvrit aussitôt sur le visage empli de tâches de rousseur. Il vit les yeux mordorés s'écarquiller avant qu'une étrange lueur ne s'allume en eux. Cette lueur… s'était ça la vie non ? Contre sa volonté, ses bras s'enroulèrent autour de la taille du roux et il leva les yeux vers lui. Weasley se pencha alors et posa délicatement ses lèvres contre les siennes.

-Blaise… Murmura-t-il faiblement contre sa bouche.

-Je ne comprends rien à la vie. Je ne sais plus comment faire. Souffla-t-il. J'ai tout fait pour oublier. Je dois m'en rappeler.

-Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Blaise pouvait le deviner dans ses yeux… peu importe ce qu'il lui demandait de faire, Weasley le ferait. Il n'avait pas peur lui. Il était prêt à vivre. Mais, cela faisait si longtemps pour lui…

-Vient avec moi. Supplia-t-il.

-Où ?

-Chez moi… dans la maison de mes parents.

À suivre…