Vers fin avril, les Serpentard et Gryffondor de cinquième année étaient en potion et le cours fut interrompu quand Dobby transplana au milieu de la salle, il regarda partout et quand il vit ce qu'il cherchait il se mit à courir, il arriva devant Harry.
-Monsieur Harry Potter, le professeur Lupin veut que vous veniez très vite, c'est très urgent, vite, vite monsieur Harry Potter.
Harry sortit vite de cours suivi de Dobby.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Il faut faire vite.
-Fais-moi transplaner à côté de Remus s'il te plait Dobby, dit Harry paniqué.
L'elfe attrapa sa main et les fit tranplaner. Le brun se retrouva à côté de Remus, il allait ouvrir la bouche quand il vit Sirius entouré d'aurors, les mains attachées, le premier ministre faisant un sourire ravi alors que Dumbledore essayait de lui parler.
-Moony qu'... pourquoi.. il se passe quoi ?
-Ils ont attrapé le rat mais le ministre veut enfermer Sirius parce qu'il s'est échappé d'Azkaban et qu'il a couté cher au ministère car beaucoup de gens étaient à sa recherche.
-Quoi ? Mais il a pas le droit !
-On ne peut rien faire Harry, même Dumbledore n'arrive pas à faire changer d'avis cet idiot.
Le visage d'Harry se durcit, il était en colère, il était furieux. Il inspira et expira lentement, son visage se fit encore plus dur et il s'approcha du ministre.
-Pardon ? Il se passe quoi ici ?
-Potter, il se passe qu'on va faire condamner votre parrain pour avoir fuit et avoir mis tant de personnes à sa recherche alors que ces braves personnes auraient pu faire autre chose.
-Donc si je comprends bien, puisque vous êtes en tort sur tout, vous faites accuser Sirius ?
-Comment osez-vous ?
-J'énonce un fait voilà tout. Vous avez condamné Sirius à tort il y a plus de dix ans, l'avez fait enfermer sans procès, il a pourri pendant des années à Azkaban. Maintenant que vous connaissez la vérité sur son innocence vous voulez l'enfermer pour qu'il se taise. Mais je vous préviens, si vous faites ça, vous allez le regretter.
-Est-ce des menaces ?
-Non, un avertissement. Que croyez-vous que la population sorcière va dire quand elle va savoir ça ? Quand elle va savoir qu'en plus vous vouliez que je participe à un tournoi ou je risquais ma vie ? Moi, le survivant ? Vous vouliez envoyer à la mort celui qui a survécu. Mais le pire, comment réagiront-ils quand ils sauront que vous aviez laissé leur pauvre petit Survivant dans une famille qui l'a battu pendant des années, que vous n'avez rien fait pour que cela cesse et que, pire encore, vous vouliez l'arracher à la seule famille qu'il lui reste, son parrain, juste pour cacher vos erreurs ? Vous croyez qu'ils vont se mettre de votre côté quand ils apprendront que vous vouliez absolument que je retourne chez les moldus qui me battaient pour ces vacances ? Que vous vouliez que je me fasse tuer car vous êtes un ministre totalement ridicule ? Donc non, ce ne sont pas des menaces, juste un avertissement. Faites retourner Sirius en prison et la presse saura tout. Oh je sais que la Gazette est contrôlée par le ministère, mais il existe le Chicaneur, la fille du rédacteur est à Poudlard je crois. Bien sûr je payerais pour que chaque sorcier en Angleterre reçoive le journal.
-Vous ne feriez pas ça ?
-Oh vous croyez ? Vous allez bien mettre un homme en prison alors qu'il est innocent, alors que vous avez la preuve maintenant qu'il l'est puisque vous avez Pettigrow. Vos raisons ne sont qu'un moyen pour faire taire cela. Vous croyez vraiment qu'un juge, un vrai juge, pas un corrompu par vous, irait condamner un homme pour les raisons que vous donnez ? Si il avait eu un procès il y a des années, il n'aurait pas été à Azkaban et n'aurait pas eu besoin de s'échapper et vous n'auriez pas eu à dépenser autant d'argent et d'hommes pour aller à sa recherche.
-Monsieur, hum, l'enfant a raison, dit un auror.
-Vous la ferme !
-Monsieur le Ministre, ça m'embêterais beaucoup de salir votre image alors que je pourrais vous faire des éloges. Vous imaginez, le Survivant qui vante vos mérites...
-Je vous écoute, dit-il intéressé.
-Faites un procès à Pettigrow et Sirius, sous veritaserum, pour savoir ce qu'il s'est passé le soir de la mort de mes parents, savoir qui est le traitre, bien sûr le procès ne parlera que de ça et non de la fuite de mon parrain car pourquoi parler de cette fuite quand vous apprenez qu'il est innocent ? Surtout que si vous en faites mention au procès les gens penseront comme moi, que vous vouliez l'incriminer alors qu'il n'est pas en tort. Bien sûr le procès sera ouvert à quelques personnes, les membres du Magenmagot bien évidemment, les proches de Sirius, donc moi et Remus Lupin, et la presse si vous le voulez. Et bien sûr quand Sirius sera libre car il aura été innocenté, je sortirai en faisant vos louanges, en disant que justice a été faite grâce à vous, que sans vous Sirius, mon parrain, le dernier membre de ma famille, n'aurait pas pu être un homme libre. Que vous avez enfin coincé le vrai traitre, celui qui a permis le meurtre de mes parents. Imaginez cela, vous aurez libéré un innocent et attrapé celui qui a permis l'assassinat des parents du Survivant.
Le ministre l'écoutait attentivement, comme tous, mais Fugde l'écoutait très intéressé, ce que le garçon lui proposait lui permettrait d'avoir de nouveau le soutien de tous les sorciers, de faire monter sa popularité.
Remus et Sirius eux étaient impressionnés par leur fils, celui-ci était en train de manipuler Fudge, il n'avait pas hésité à le menacer pour son parrain et maintenant il lui disait quoi faire en le manipulant. Dumbledore et les aurors regardèrent le Serpentard surpris mais aussi légèrement amusés, tous l'étaient car l'héritier des Potter agissait comme un vrai Serpentard et Fudge ne s'en rendait pas compte, trop occupé à penser à sa gloire future.
-Donc a vous de choisir monsieur le Ministre.
-Nous devons quand même mettre Sirius Black dans une cellule du ministère en attendant son procès. Cependant celui-ci aura lieu très rapidement et je vous enverrais une lettre pour vous donner la date.
-Parfait, je savais que vous étiez un homme bon.
Harry serra la main de l'homme et se tourna vers Sirius. En regardant son parrain il enleva son masque de Serpentard et lui fit un vrai sourire.
-Tu seras bientôt un homme libre, tous sauront que tu n'y es pour rien pour maman et papa. Et tu pourras légalement me prendre avec toi.
-Ca sera fantastique, merci mon grand.
-Ne fais pas de bêtises hein ?
-Non, rit Sirius.
-On se revoit vite.
Remus et Sirius se dirent au revoir, alors Harry se tourna de nouveau vers le ministre.
-Il pourra bien avoir ma garde après cela ?
-Si il est innocent, oui.
-D'accord, je compte sur vous pour qu'il soit bien traité monsieur le ministre.
-Bien entendu, allons-y.
Les quatre auros entourant Sirius, plus celui-ci et le ministre partirent. Remus prit Harry dans ses bras.
-Merci, vraiment. On n'arrivait pas à lui faire entendre raison. Tu as été extraordinaire Harry.
-C'était très impressionnant Harry, le félicita Dumbledore.
Harry leur sourit et allait parler mais un cri l'en empêcha, ça venait de dehors, il se mit à courir, baguette en main.
Dehors, une scène horrible avait lieu, tout était gris, sombre et il faisait froid. Il y avait des Détraqueurs, des centaines, deux aurors étaient déjà inconscients, les deux autres avaient jeté le sortilège pour les éloigner mais seul l'un d'eux en avait un corporel et c'était mis autour du ministre pour le protéger, un Patronus, un aigle, tournait autour d'eux pour les protéger des créatures, de leur effet néfaste.
Sirius était à terre, entouré par tellement de Détraqueurs que personne ne pouvait le voir, Harry l'entendait juste gémir de terreur, d'horreur. La masse de ses créatures entourait le dernier Black pour lui donner le baiser.
-Expecto Patronum, hurla Harry.
Un chien, un loup et un cerf sortirent de sa baguette et foncèrent dans les Détraqueurs, Harry profita que les créatures s'éloignent et s'enfuient pour accourir auprès de son parrain, il s'assit et mit la tête de son parrain sur ses genoux avec une de ses mains, l'autre tenant toujours sa baguette.
Remus et Dumbledore arrivèrent essoufflés et regardèrent choqués les trois Patronus, le chatain sortit vite de sa stupeur pour aller vers Sirius. Dumbledore jeta à son tour son Patronus, ce qui fit partir les derniers Détraqueurs.
-Harry tu peux lâcher ta baguette, s'exclama Dumbledore.
Mais il ne la lâcha pas, il garda la pression dessus, ses jointures étaient toutes blanches et de la sueur coulait de son front. Remus posa une main sur celle du brun qui tenait la baguette.
-Harry, tu as réussi, ils sont partit, lâches ta baguette, dit-il d'une voix douce. Petit loup, lâche-la.
Harry la lâcha, celle-ci tomba au sol mais il n'y fit pas attention, il tourna la tête vers Remus, qui lui fit un petit sourire.
-Tu as sauvé Sirius, il ira bien grâce à toi. Il est juste inconscient, il ira bien, tu as réussi. Ton sort était parfait, tu as été parfait petit loup.
Une larme coula à ce surnom mais aussi à cause de la pression qui retombait, Remus l'essuya avec douceur. Il avait eu tellement peur quand il ne voyait plus Sirius et quand il avait vu tous les Détraqueurs réunis à un endroit, au dessus du corps de Sirius, seuls ses gémissements lui avaient permis de savoir ou se trouvait son parrain, si il était arrivait plus tard... Il préférait repousser cette pensée.
-Pourriez-vous emmener monsieur Black à l'infirmerie ? Demanda Dumbledore à un auror.
Celui-ci hocha la tête, fit léviter Sirius et retourna dans le château. Remus aida Harry à se releva, lui redonna sa baguette, celui-ci regarda le ministre avec rage, il était avec les aurors, ceux qui avaient été inconscients avaient repris connaissance. Sa colère était perceptible, il y avait comme une aura noire autour de lui et sa puissance se faisait sentir, sa magie crépitait autour de lui, le rendant terrifiant.
-Je... je ne savais pas qu'ils étaient là monsieur Potter, je vous garantie que je n'y suis pour rien. Ils n'auraient pas dû nous attaquer, je vous prie de me... me croire.
-Sirius restera ici jusqu'au procès, je ne voudrais pas que quelque chose comme ça se reproduise, dit-il froidement.
-B... bien sûr monsieur Potter. Allons-y.
Le ministre et les aurors partirent rapidement. L'auror qui avait amené Sirius à l'infirmerie revint.
-Ils viennent de partir, je crois que monsieur Potter a légèrement effrayé ce cher Fudge.
-Je comprends pourquoi, dit-il amusé en regardant Harry. Vos trois Patronus étaient étonnants monsieur Potter. Dumbledore, Lupin. Il leur fit un signe de la tête et partit.
-Trois Patronus, c'est vrai que c'était étonnant, dit Dumbledore. Remus m'avait dit que tu en avais fait deux la dernière fois, tu t'es encore surpassé.
-Et ils étaient magnifiques Harry. Je suis très fier de toi.
Il s'approcha d'Harry et le prit dans ses bras, le brun sentit toute la tension le quitter au fur et à mesure des minutes, sous les murmures de son oncle.
-On peut aller voir Siri ?
-Oui allons-y.
-Je vais au ministère pour comprendre ce qu'il s'est passé avec les Détraqueurs, dit Dumbledore.
Les deux hommes hochèrent la tête puis partirent à l'infirmerie, ils virent Sirius encore inconscient sur un lit.
-Il va bien, j'ai ramené du chocolat, dit madame Pompresh en arrivant les mains remplies de chocolats.
-Merci, dit Remus en souriant.
Il s'approcha de Sirius et lui caressa la joue avec douceur et tendresse.
-Qu'est-ce qui s'est passé Remus ? Demanda Harry
-Dumbledore ce matin a reçu un courrier d'un membre de l'ordre pour dire qu'il avait retrouvé Pettigrow et qu'il se trouvait maintenant en cellule, au ministère. Le directeur s'est dépêché de s'y rendre et a donc parler de Sirius, disant la vérité, qu'il était innocent, il a raconté ce qu'il s'était passé la nuit du trente et un octobre mais ça n'a surement pas plut à Fudge qui a comprit qu'il avait mis un innocent en prison alors il a demandé à Dumbledore de parler à Sirius, de l'amener au ministère pour avoir sa version. Ils sont donc venus ici, Padfoot a prit la cheminée pour nous rejoindre sous la demande de Dumbledore et les aurors l'ont arrêté aussitôt sous la demande de Fudge pour les raisons qu'il t'a données, j'ai immédiatement appelé Dobby pour que tu viennes car ils amenaient Sirius et je voulais que tu le vois avant.
-Ce ministre est vraiment le pire abruti et le pire enfoiré.
-Harry, langage !
-Mais Remus j'ai raison.
-Oui mais ce n'est pas une raison pour être vulgaire.
-Moi je trouve, dit une voix faible.
Ils regardèrent Sirius qui avait un petit sourire. Remus lui fit manger du chocolat, ce qui donna meilleure mine à l'homme. Il s'assit pour être plus à l'aise pour manger.
-Comment tu te sens Sirius ? Demanda Remus inquiet.
-Ca va mieux, je déteste ces sales bêtes.
-Dumbledore est parti voir pourquoi ils étaient là, expliqua le lycanthrope.
-Ces saletés voulaient m'embrasser, mais je ne veux que les lèvres de mon Moony moi, rit Sirius.
Harry se mit à rire aussi et encore plus face aux rougeurs de son oncle. Cela lui fit du bien, toute son anxiété partit grâce à cette blague de Sirius, son parrain allait bien. Tout allait mieux et tout allait se passer pour le mieux désormais puisque le rat avait été retrouvé.
-Bon je vois que vous allez déjà beaucoup mieux monsieur Black.
-Oui, je peux donc partir Pompom ?
-Non, je veux que vous restiez jusqu'au diner.
-Quoi ? Mais...
-Et si vous discutez mon ordre vous y resterez jusqu'à demain et bien sûr monsieur Lupin n'aura pas le droit de rester dormir ici.
-Sadique, murmura Sirius.
-Je vous ai entendu.
-J'ai dis que vous étiez magnifique.
-Mais bien sûr.
Elle retourna voir d'autres patients.
-Tu te sens comment ?
-Ca va Moony, je n'aime pas ce qu'elles me font voir et ressentir mais ça va. Ca s'est vite arrêté.
Remus s'assit à côté de son compagnon et prit une de ses mains.
-Tu dois ça à Harry, il a sortit trois Patronus, tous les Maraudeurs étaient là.
-Trois ?! Tu te surpasses ! Tu dois toujours tout faire différemment, se moqua Sirius.
-Pas drôle, j'en ai marre moi.
-Ca a été très utile, tu devrais en être fier, dit Remus. Il a aussi effrayé Fudge, tu as loupé ça, j'ai cru qu'il allait se faire dessus tellement il flippait.
-Non et j'ai loupé ça.
-Je te jure. Enfin Harry était impressionnant et Fudge bégayait des excuses à notre petit, répétait que c'était pas sa faute... Par Merlin c'était génial.
-Pourquoi je loupe les moments cool moi ?
-Tu as eu le droit à ce que des détraqueurs se battent pour t'embrasser c'est déjà ça, rit Harry.
-Hé j'avoue c'est la classe, rit Sirius.
-Ca ne me fait pas rire, s'exclama Remus.
-Moony je vais bien, rien de mal en est ressorti c'est même le contraire. Harry a fait trois Patronus, il a fait flipper à mort Fudge. Aller mon loup, sourit un peu. Aller un sourire pour Paddy. Aller amour, dit Sirius en finissant par faire une moue triste.
-Idiot, dit "le loup" en souriant.
-Vu que l'autre abruti flippait tellement, je lui ai dit que tu restais ici jusqu'à ton procès, il n'a pas été contre.
-Tu es génial, tu es un parfait Serpentard et cette fois je le dis comme un compliment.
-Par Merlin il a du vraiment recevoir un choc pour dire qu'être Serpentard est un compliment. Moony on devrait demander à Pompresh de l'ausculter.
-Ouais je pense aussi car ce n'est pas normal.
-Vous arrêtez de vous foutre de moi vous deux ?!
-Non moi j'aime bien, dit Harry en souriant. Sinon merci pour le compliment.
-Mais Sirius a raison, tu as réussi à totalement manipuler Fudge, tu as tout fait pour avoir ce que tu voulais, tu as fait en sorte qu'il fasse ce que tu voulais, c'était brillant. Tu étais impressionnant.
-Merci Monny.
-Grâce à toi petit loup on sera une famille, une vraie puisque tout sera légal maintenant, dit Remus.
-Tu pourras te vanter auprès de tout le monde d'avoir un parrain aussi canon.
-Moony dit toujours de pas mentir et, puisque maintenant c'est officiel que je vis avec vous, je dois l'écouter.
-Oh le sale...
-Tu as raison Harry, dit Remus en souriant.
-Hé, pourquoi vous êtes contre moi ? Dit Sirius boudeur.
La porte s'ouvrit sur ses amis Serpentard, Hermione, Fred et George.
-Les tableaux racontent que Sirius est ici, dit George.
-Alors on est venu, continua son frère.
-On s'est douté que ça avait un rapport avec le fait que Dobby soit venu te chercher, dit Pansy.
-Tout va bien ? Demanda Hermione.
Harry et Sirius échangèrent un regard.
-Oh oui, trois fois rien, commença Harry.
-Fudge est venu à Poudlard pour m'arrêter et me faire enfermer car je me suis enfui d'Azkaban et aussi car les recherches pour me trouver on coûté cher. Du coup quand Harry a appris la situation il a menacé Fudge.
-Et ensuite je lui ai dit quoi faire et que si il faisait cela je parlerai à la presse en disant que du bien de lui. Une fois d'accord, les quatre aurors, Fudge et Sirius partaient mais près du portail des Détraqueurs les ont attaqués. Ils voulaient tous embrasser Sirius.
-Harry est arrivé en courant, a lancé un Patronus.
-Qui avait trois formes corporelles, dit Remus fièrement. Une fois parti il s'est tourné vers Fudge totalement hors de lui, celui-ci a eu peur face à Harry et s'est excusé tout en bafouillant.
-Je lui ai dit que Sirius restait ici jusqu'au procès et vu comme il avait peur il n'a pas osé me contredire et s'est enfui.
Les trois Gryffondor les regardaient totalement choqués, ahuris, le visage des Serpentard était neutre mais Harry savait qu'ils étaient également surpris. Ils sortirent de leur stupeur quand Théodore se mit à rire.
-J'aurai tellement voulu être là, dit-il entre ses gloussements.
-Vous pouvez être fiers de lui, il a agi en parfait Serpentard, dit Remus en souriant.
-Trois Patronus... mais c'est impossible, dit Hermione.
-Pourquoi ça ne m'étonne pas qu'elle n'ai retenu que ça, souffla Pansy.
-Je suis encore là.
-Je pensais que tu avais déjà couru à la bibliothèque pour comprendre, rit George.
-Non j'attendais que vous ayez tourné le dos.
-Bien joué, rit Pansy.
Ils s'avancèrent pour être plus près d'Harry et de sa famille. Ils restèrent ensemble dans l'infirmerie jusqu'au diner.
Le soir, quand le brun revint dans son dortoir, il alla vers le lit de Drago, toucha le rideau mais celui-ci ne s'ouvrit pas, il attendit quelques secondes et recommença. Cette fois il s'ouvrit et il vit Severus assit au bout du lit de Drago, celui-ci à l'autre bout, assit aussi. Harry ferma le rideau.
-Que s'est-il passé ?
-Je ne retournerai pas chez mon oncle et ma tante, je vais vivre légalement avec Sirius, dit Harry avec un grand sourire. Ils ont retrouvé le rat. Dumbledore vous expliquera surement tout.
-Je suis ravis pour toi.
-Merci. Comment va-t-il ?
-Toujours aucun changement.
-J'espère que je pourrai le sortir de son esprit avant les vacances.
Severus ne dit rien mais Harry savait très bien qu'il espérait la même chose.
Le professeur reprit sa lecture, que le jeune Serpentard écouta. Il s'assit à côté de son meilleur ami et sourit quand la magie ne le repoussa pas. Le maitre de potion partit des dortoirs à vingt et une heure mais Drago ne resta pas seul car son ami était toujours à ses côtés.
-Je ne vais pas retourner là-bas Drago, tu te rends compte ? Je ne vais plus jamais les revoir ! J'aimerai tellement que tu sois vraiment là pour que nous partagions ça ensemble. Dors bien Dray.
Il fit un petit sourire et alla dans son propre lit. Le lendemain, il reçut une lettre du ministre lui disant que le procès aurait lieu samedi, soit dans quatre jours.
Un hiboux arriva peu après le premier et cette fois la lettre était de Dumbledore lui demandant de venir à son bureau après ses Serpentard leva la tête et vit le directeur le regarder alors il hocha discrètement la tête.
-C'est Fred qui t'envoie une lettre d'amour ? Non non, une lettre cochonne plutôt.
-Non c'est ta mère qui me demande de te tuer pendant ton sommeil car elle en a marre de toi. Oh et elle dit aussi que si j'ai besoin d'amour et que je m'ennuie je peux aller la voir.
-Quoi ? S'écria-t-il.
Harry garda son sérieux, chose difficile surtout que Pansy avait posé sa tête sur la table pour rire sans que personne ne s'en rende compte mais son corps était pris de tremblements, Blaise avait un grand sourire et se mordait la lèvre pour ne pas rire, pour que son sourire parte.
-Ma... non elle n'aurait... montre moi cette lettre, dit Théodore.
S'en fut trop pour Harry, le fait que son ami le croit le fit exploser de rire.
-Je me suis fais avoir c'est ça ? Et par bébé en plus ?
Les trois Serpentard éclatèrent de rire alors que le blond faisait la tête mais finit par rire avec ses amis. Un Gryffondor les regarda, ils prirent tous un air hautain et lui envoyèrent un regard noir qui fit rougir et tourner la tête du rouge et or.
La journée de cours se passa lentement. A la fin Harry alla dans le bureau du directeur, il donna le mot de passe et y trouva son oncle et son parrain. Il leur sourit et s'assit sur le fauteuil que désigna Dumbledore.
-On n'attendait plus que toi. Je vous ai fait venir pour vous parler des Détraqueurs.
-Il a voulu me tuer c'est ça ? Cette ordure de ministre.
-Sirius calmez-vous. Fudge n'avait pas donné l'ordre aux Détraqueurs de cesser leur recherche. Pour eux ils devaient encore vous trouver et vous infliger le baiser du
Détraqueur. Je ne sais pas si c'est un oubli volontaire ou pas, mais je crois qu'on peut lui laisser le bénéfice du doute.
Sirius allait parler mais Remus le coupa en se disant d'accord avec le vieil homme.
-Vous m'avez fait venir pour ça ? Remus et Sirius auraient pu me le dire plus tard.
-Je t'ai fait venir Harry car Fudge s'intéresse beaucoup à toi depuis hier, il a vu ta puissance et aimerait se servir de toi. Méfies toi de lui.
-Très bien, dit Harry.
-Vous pouvez y aller.
Remus fit un sourire au directeur et partit suivi de Sirius et Harry. Ils allèrent dans l'appartement de l'enseignant. Le parrain et le filleul s'écroulèrent sur le canapé.
-Je ne vois pas pourquoi il voulait me voir. Je me doute bien que Fudge veut se servir de moi, je l'ai comprit sans lui.
-Il essaye de se racheter Harry.
-Mais je ne lui en veux plus, il n'a pas besoin de ça.
-Mais pas qu'auprès de toi, finit Remus.
-Oh, dit simplement Harry en regardant Sirius.
-Il peut toujours essayer ce vieux sénile, dit Sirius mauvais.
-Sirius ne soit pas si dur avec Dumbledore.
-Moony je fais déjà l'effort de lui parler quand la situation m'y oblige, je ne vais pas être en plus poli ou gentil avec lui ! Pas après tout ce qu'il a fait.
Harry vit bien que son oncle aurait voulu défendre le directeur mais qu'il ne trouva rien à dire.
-Fudge m'a prévenu que le procès aurait lieu samedi tout l'après-midi.
-Oui, Pettigrow passera avant moi. Du coup ils donneront le verdict pour moi et lui après nous avoir entendu.
-Ce rat va enfin payer.
-Harry a propos du procès, avec Remus on en a parlé et on a décidé que tu n'y participeras pas.
-Quoi ?
-Tu assisteras seulement au verdict, on ne veut pas que tu sois présent avant, dit Remus.
-Quoi ? Mais pourquoi ? S'exclama Harry scandalisé.
-Parce que c'est comme ça Harry, tu es trop jeune pour participer à un procès et cela pourrait être difficile, dit Remus.
-Mais c'est n'importe quoi, dit-il froidement.
-Non, dit Remus en haussant le ton, c'est notre décision.
-Votre décision c'est de la merde ok, dit Harry énervé. Je ne vois pas pourquoi j'y participerais pas, après tout c'est grâce à moi que Sirius aura un vrai procès, c'est grâce à moi qu'il sera libre.
-Déjà tu vas baisser d'un ton et me parler autrement ! Dit Remus durement. Je ne suis pas ton copain ! On n'attend pas de toi que tu comprennes mais que tu obéisses !
Harry leva un sourcil en signe d'arrogance et partit rapidement de l'appartement. Il pensa d'abord à aller voir Drago mais celui-ci avait déjà assez de problèmes, il allait déjà mal... Le brun ne voulait pas embêter son ami, puis celui-ci n'était pas vraiment présent. Il changea de direction et alla vers la tour des Gryffondor. Son masque bien en place il se plaça devant le tableau et demanda à la femme de prévenir un élève de sa présence.
Un préfet ouvrit la porte, le Serpentard le poussa et entra. Quand Fred le vit il se leva, se mit devant lui.
-Tout va bien ? Demanda-t-il inquiet.
-Oui, dit-il en souriant.
Il regarda la salle et vit que tous le regardait, certain avec peur, surtout les première année, sur d'autres élèves on voyait bien qu'ils n'aimaient pas la présence d'un Serpentard dans leur tour, alors le brun leur envoya un regard noir, personne n'osa faire de réflexion sur sa présence. Fred prit sa main et le tira pour qu'il le suive, le roux s'assit sur un fauteuil dans un coin et mit son petit-ami sur ses jambes. Harry s'assit sur le côté, mettant ses jambes sur une de celles de Fred et sur l'un des accoudoirs du fauteuil. Il enfouit sa tête dans le cou de son compagnon qui passa son bras dans son dos et posa sa main sur sa taille.
-Retournez à vos occupations, il n'y a rien à voir, dit Hermione. Tout de suite ! Ordonna-t-elle.
Tous les élèves cessèrent de les regarder, sauf George qui regardait son frère qui lui fit comprendre avec un regard qu'il ne savait pas ce qu'avait Harry. Puis il se concentra de nouveau sur ce dernier.
-Tes regards font bien peur, Théo va en être jaloux.
-J'ai eu le meilleur professeur pour ça.
-Tu vas bien ?
-Oui, je n'ai pas le droit de venir voir mon idiot de petit-ami pour le fun ?
-Bien sûr que si ! Surtout si celui-ci est canon, intelligent, fort et très drôle.
-Mince je ne pensais pas que tu découvrirais que j'avais un deuxième petit-ami.
-C'est George c'est ça.
-Idiot, rit Harry.
-Héhé je t'ai eu.
-Je l'avoue, quelle idée d'avoir un jumeau aussi.
-J'ai pas choisi, puis je suis le plus beau des deux.
-Je ne crois pas qu'il serait ravi de le savoir.
-Mais tu n'as pas dit le contraire.
-Mais je ne dis pas être d'accord avec toi, ton égo est déjà assez gros.
-Ca veut dire que tu es d'accord, dit-il avec un grand sourire.
-Oh la ferme !
-Ouh il est pas content le petit serpent.
Fred rit puis embrassa la joue de son petit-ami, faisant sourire celui-ci.
-Tu arrives à supporter tout ce rouge ? Ca fait mal aux yeux.
-Les gars on va manger, vous venez ? Demanda George.
-Veux pas y aller, murmura Harry.
-On reste ici.
Les jumeaux se regardèrent, c'était comme si ils communiquaient, Fred finit par hocher la tête et son frère partit avec Lee et Hermione parlant d'une blague qu'ils pourraient faire.
-Hermione vous accompagne dans vos blagues ?
-Dans quelques unes mais la plupart du temps elle nous dit que c'est trop méchant, elle essaye de nous freiner.
-La pauvre, elle pense pouvoir y arriver.
-Elle continue en tout cas.
Ils continuèrent de se moquer gentiment d'Hermione jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de Gryffondor.
-Tu veux monter pour être plus à l'aise ?
-Je te suis.
Ils montèrent dans le dortoir de Fred et allèrent sur le lit de ce dernier, Harry se cala devant son petit-ami et reposa son dos contre le torse de celui-ci.
-Tu vas me dire ce qu'il y a réellement ?
-Je peux appeler Dobby pour nous ramener à manger, j'ai juste à l'appeler, il me considère comme son maitre donc il répond à mon appel. C'est Drago qui me l'a expliqué. Mais c'est cool, en plus Dobby est fun, fou mais fun.
-Bonne idée.
Harry appela l'elfe et ils demandèrent gâteaux, pâtisseries, friandises et de quoi boire. Dobby leur ramena ça très rapidement et posa le tout sur le lit, devant les deux sorciers puis partit.
-Je me suis disputé avec Remus, c'est la première fois que ça arrive, c'est la première fois qu'il me parlait comme ça, aussi durement.
-Pourquoi vous vous êtes disputés ?
-Car ils ne veulent pas que j'assiste au procès, juste au verdict. Pour me protéger soit disant. Je... je crois qu'ils ne veulent plus de moi, qu'ils ne veulent pas avoir ma garde, ils ne souhaitent pas qu'on soit une famille. Ils ne veulent pas que j'y assiste car Sirius et le rat seront sous veritaserum et Sirius dira surement qu'il ne veut pas de moi, et ils ne veulent pas que je l'entende. J'ai été horrible avec eux alors ils vont encore moins vouloir de moi. Co... j'irai où ?
Fred se colla encore plus à Harry, entoura ses bras autour de la taille du garçon et posa ses mains sur son ventre et chuchota à son oreille.
-Ils t'adorent, ils sont fou de toi, jamais ils ne te laisseront. Puis vous êtes déjà une famille, un papier ne changera pas ça, vous le serez légalement mais même sans ce papier vous êtes une famille, une famille qui s'aime. Je suis certain qu'ils ne veulent pas que tu y assistes pour une autre raison. Tu leur as laissé le temps de te parler ?
-Hum... non, j'étais furieux, je... je pensais qu'ils ne voulaient pas de moi. Je veux y assister, entendre ce qui va se dire, puis Sirius sera libre et ça sera un peu grâce à moi.
-Assister à un procès à notre âge je vois pas l'intérêt ! En plus c'est chiant. Et Sirius et Remus veulent te faire participer au meilleur moment.
Harry réfléchit aux paroles de son petit-ami et au bout de cinq minutes soupira.
-J'ai agi comme un Gryffondor, j'en reviens pas. C'était idiot de ma part, ils doivent tellement m'en vouloir.
-Mais non ils t'en voudront pas, puis tous les enfants répondent à leurs parents. Bon vaut mieux s'excuser après mais ce n'est rien. Aller, penses à autre chose petit gryfffon.
-Je ne suis pas un Gryffondor !
-Tu as une part de gryffon, la preuve tu t'es comporté comme l'un de nous.
-Ne m'insulte pas, je ne suis pas un idiot.
-Bien sûr que si.
Harry prit un gâteau et l'envoya sur le visage du roux, qui lui en envoya un en retour. Le brun se leva vite du lit et une bataille de nourriture éclata entre eux deux, ils se courraient après dans le dortoir en se lançant gâteaux, bonbons... Ce fut l'arrivée de George qui les fit stopper, celui-ci avait lâché un cri de surprise puis avait explosé de rire, alors le couple s'était vengé en lui lançant de la nourriture. Ils arrêtèrent quand un des Gryffondor de la chambre s'était mis à leur hurler d'arrêter leur bordel. Ils avaient baissé la tête en se mordant la lèvre pour ne pas rire, quand le garçon partit ils se regardèrent et se mirent à rire. Une fois calmé Harry appela Dobby qui nettoya tout rapidement et leur ramena de nouveau de la nourriture.
Fred et Harry reprirent la même position -celle qu'ils avaient avant la bataille- et George s'assit au bout du lit face à eux. Ils parlèrent, rirent, trouvèrent des farces à faire tout en mangeant jusqu'à ce qu'Harry s'endorme dans les bras de Fred. Celui-ci expliqua à son frère la venue de son petit-ami, ensuite ils enlevèrent le reste de nourriture du lit. Le roux, une fois son frère parti, allongea le Serpentard dans son lit, se plaça à ses côtés et s'endormit à son tour.
Le lendemain ils furent réveillés par une personne qui ouvrit la porte avec fracas et qui se mit à crier.
-Fred, George vous avez vu Harry ? Les garçons c'est urgent, je m'inquiète. Les Serpentard ne l'ont pas vu depuis hier, j'ai peur qu'il lui soit arrivé quelque chose. Fred ! George !
Harry ouvrit doucement les yeux et rougit quand il vit qu'il était collé à son petit-ami. Le rideau s'ouvrit sur Remus, qui ne fit plus un geste.
-Je suis là, dit timidement Harry. Je me suis endormi hier, désolé de t'avoir inquiété Moony et hum... désolé pour hier.
Harry se sépara de Fred et se leva pour se mettre face à son oncle.
-Je n'aurai pas du agir comme ça, je me suis comporté comme un Gryffondor idiot. Mais je ne comprend toujours pas pourquoi je n'ai pas le droit d'y assister.
-Tu nous as fait peur ! On pensait qu'il t'était arrivé quelque chose. Quand Sirius va savoir que tu étais ici et pire que tu as passé la nuit dans le même lit que Fred... D'ailleurs j'espère qu'il ne sait rien passé, finit-il par dire d'une voix sévère.
-Non, je me suis juste endormi, je suis venu après être parti de tes appartements et en parlant avec Fred et George je me suis endormi.
-Je tiens à la vie de toute façon, j'aurai rien tenté, grogna Fred. Je peux dormir maintenant ?
-Il est huit heures donc non, lèves toi, tu dois prendre ton petit-déjeuner. Toi aussi Harry, alors retournes vite à ton dortoir. Et ce soir viens me voir, on parlera calmement.
-Tu m'en veux ? Et Pad ?
-Non on t'en veut pas Harry mais je t'interdis de me parler mal à nouveau.
Harry prit rapidement son oncle dans ses bras et partit.
-Il pensait que vous ne désiriez pas qu'il y assiste car vous ne vouliez plus de lui, que vous ne souhaitiez plus avoir sa garde mais que vous vouliez pas lui dire, donc lui refuser l'accès du procès pour ne pas l'entendre de la bouche de Sirius.
-Quoi ? Sa peur d'abandon ne le quittera donc jamais, souffla l'adulte.
Il fit un petit sourire triste et partit à son tour. Le groupe de Serpentard demanda à Harry où il était cette nuit et quand celui-ci leur donna sa réponse, Théodore se mit à bouger les sourcils de façon suggestive.
-Non, je me suis simplement endormi, et de toute façon je ne crierais pas sur tous les toits comme toi si il se passe quelque chose.
-Oui car bébé a quelque chose que tu n'as pas, de la dignité, dit Pansy.
-Sale petite peste sans forme !
-Oh tu vas voir toi, tu vas regretter ces mots.
Blaise et Harry se mirent à parler pendant que Pansy poursuivait Théodore pour le torturer, Drago suivait les deux garçons.
Le soir, Remus et Sirius donnèrent leur raison au Serpentard, ils ne voulaient pas qu'il entende Peter parler de cette nuit-là, ils craignaient ce que le rat pouvait dire et ne voulait pas que leur fils endure cela car ils étaient certains que Pettigrow allait dire des choses horribles et pour celui de Sirius pour la même raison, il ne voulait pas qu'il entende son récit sur ce fameux trente et un octobre. Ils voulaient le protéger, qu'il ne souffre pas. Ils le rassurèrent également en lui disant qu'ils étaient une famille, qu'ils l'aimaient et qu'ils étaient ravi d'avoir sa garde, même si techniquement seul Sirius l'avait. Le Serpentard les serra dans ses bras et il passa la soirée en famille.
Le jour du procès arriva très vite, les trois membres de la famille étaient stressés. Ils arrivèrent à l'avance. Devant la salle se trouvait le premier ministre. Harry alla le saluer, il lui serra la main.
-Je compte sur vous que que le procès se déroule bien, Dumbledore a dû vous prévenir que je ne serai là qu'au verdict.
-Oui oui il m'a prévenu et oui ne vous en faites pas, je ferai attention.
-Merci beaucoup.
Le ministre demanda à tous de rentrer. Harry attendit devant, il fut rejoint dix minutes après par Arthur Weasley qui devait s'occuper de lui sous l'ordre du ministre. Ils allèrent dans une pièce non loin du tribunal et jouèrent aux échecs, à la bataille explosive. Arthur lui raconta les bêtises qu'avaient pu faire les jumeaux, il faisait son possible pour occuper l'enfant, le détendre.
Une personne frappa à la porte trois heures plus tard, faisant sursauter Harry. La porte s'ouvrit sur Remus et une femme du ministère. Le brun se pressa de rejoindre son oncle.
-Alors ?
-Ca s'est bien passé. Le procès de Peter a été difficile, l'entendre parler de James et Lily a été dur mais on sait toute la vérité maintenant. Fudge a tenu sa promesse, une femme a demandé à Sirius comment il a réussi à fuir Azkaban et il a demandé à Pad' de pas répondre et a dit à la femme que le procès ne concernait pas cela et que cela importait peu puisqu'il était innocent. La seule question qui était hors contexte mais qui a permis aux juges de voir qu'il tenait à toi, était de savoir pourquoi il s'était échappé, quand il a répondu que c'était par inquiétude pour toi, d'avoir peur pour toi car tu n'étais pas à Poudlard, leur a fait comprendre qu'il sera un bon tuteur. Je t'expliquerai la suite plus tard, on doit y retourner.
Ils allèrent tous les deux dans le tribunal, s'assirent et attendirent les juges. Peter fut condamné à perpétuité et dans l'endroit le mieux gardé par les Détraqueurs. Sirius fut déclaré innocent et toucha dix miles gallions de compensation en plus de la garde d'Harry. Celui-ci se précipita vers son parrain et le prit dans ses bras quand il fut relâché, Remus les rejoignit et ils s'étreignirent.
En sortant, le Serpentard vit plusieurs journalistes, il fit comme si il ne les avait pas vu jusqu'à ce que ceux-ci l'appelle. Il alla vers eux.
-Mon parrain est libre, son innocence a été prouvée et cela grâce au ministre Fudge, justice a été faite grâce à lui. Le vrai coupable, celui qui a permis le meurtre de mes parents, est puni pour ce fait, ce traitre, ce tueur est enfin puni pour ses crimes. Le ministre et les membres du ministère ont permis que la verité soit rétablie.
Il retourna auprès de sa famille et ils retournèrent à Poudlard, une fois à l'appartement, Sirius et Harry se mirent à crier de joie et à sauter sur place en criant de joie alors que Remus riait, souriait.
-On est une famille, cria Harry.
-Je suis libre, je suis innocenté, cria Sirius.
-Tu es libre !
-Nous sommes enfin reconnus comme famille.
-Les garçons calmez-vous, dit Remus avec un grand sourire.
-Mais Moony on doit fêter ça ! Dit Sirius.
-Dobby, dit Harry.
-Oui monsieur Harry Potter ? Que peut faire Dobby pour faire plaisir à monsieur Harry Potter ? Dobby est ravi de voir et de servir monsieur Harry Potter.
-Tu peux nous ramener de la Bièraubeurre ?
-Dobby fait ça tout de suite.
L'elfe disparut et revint avec un panier plein de bièraubeurre, après des remerciements, Dobby partit à nouveau. Ils prirent chacun une bouteille.
-Je suis libre, totalement libre, je n'arrive pas à y croire ! Plus besoin de me cacher.
-Tout le monde va savoir que tu n'as jamais trahi Lily et James.
-Oui. Et je suis libre putain.
-Langage ! Dirent en même temps Remus et Harry.
-Moony tu as contaminé mon filleul, il est devenu comme toi ! Non, non je vous en supplie ! Tout mais pas ça.
-Siri je pensais te dire de rester mais je crois que je préfère être seul ce soir.
-Je rigolais mon Moony, tu es l'être le plus génial au monde, le plus intéressant, drôle...
-Non tu n'auras rien de moi.
-Mais Moony !
-Si tu es gentil tu pourras dormir avec moi, et je dis bien dormir.
Sirius le regardait comme si son compagnon avait dit la pire chose du monde, ce qui fit rire Harry. Ils rirent ensemble pendant un certain temps jusqu'à ce que Harry pose la question.
-Pourquoi le rat a choisi Voldemort ?
-Car c'était un faible, il était inférieur à nous et ne le supportait pas donc il pensait que Voldemort allait lui donner de la puissance, de l'importance, du pouvoir... Mais il n'a rien eu de ça. Il disait qu'on ne lui donnait pas de reconnaissance, qu'on se moquait de lui, dit Remus.
-En fait il n'avait pas vraiment de raison, c'est juste un minable qui voulait du pouvoir, qui a trahi ses amis pour rien puisqu'il n'a rien eu. Ca n'a pas changé qui il était, il était toujours nul, faible, sans importance, moqué de tous, jaloux, pitoyable. Il a fait ça à tes parents pour se venger. Il était tellement jaloux de nous tous. Il est juste mauvais, c'est un Mangemort c'est tout, cracha Sirius.
-J'aurais pensé qu'il avait une vraie raison, que mes parents ou vous auraient fait quelque chose qui l'aurait poussé à ça.
-Non, il n'y a pas de vraie raison. Sans le vouloir on a poussé Severus a être un Mangemort mais Peter non, il était notre ami, on n'aurait rien fait pour lui faire du mal, dit Remus.
-Parlons d'autre chose que du rat, dit Sirius.
-Je ne vais plus jamais revoir les Dursley, maintenant vous êtes ma famille et tous les sorciers vont le savoir. Dit Harry avec un grand sourire.
-Nous sommes une famille.
-Exact Moony, une famille bizarre, folle, mais une famille.
Le lendemain toute la communauté sorcière, dont les élèves de Poudlard, furent au courant de l'innocence de Sirius, du nom du traitre et des paroles d'Harry sur le ministre. Tous ne parlèrent que de ça pendant des jours. Mais personne n'osa poser des questions à Harry, les regards noirs des Serpentard les en empêchaient.
Ce n'était pas rare de voir Sirius dans les couloirs maintenant et même si il était innocent, une certaine crainte restait et personne n'osait l'approcher. Il remplaçait les cours de Remus les jours de pleine lune et parfois aidait celui-ci en classe. C'était courant de le voir avec la paire Weasley et Lee, quelques fois Hermione se joignait à eux et ils faisaient des blagues ensemble. On pouvait le voir aussi avec Harry et ses amis ou avec le professeur Lupin.
