Salut à tous ! :D voila enfin le chapitre 2, qui a mis un peu de temps à venir parce que j'ai travaillé sur deux OS qui m'empêchaient de me concentrer sur mes deux fics principales. :p maintenant qu'ils sont poster, je pourrais de nouveau me concentrer pleinement sur mes grosses fictions ;D alors je tiens à vous rassurer, il n'y a pas que de la romance dans cette fic. Il y aura un peu de tout, mais sur le site on ne peut mettre que 2 catégories. :/ Moi j'en aurais mis plusieurs ! ^^ et j'ai indiqué que c'était du Harold x OC, mais y'aura aussi du Harold X Astrid. Voilà. ;) le premier chapitre était peut-être un peu plat, donc j'espère que celui la comblera votre soif d'intrigue. Avis et théories m'intéresse! :D merci à tous, à bientôt et bonne lecture ! :D


Chapitre 2 – L'objet enchanté

Dans son palais aux innombrables salles, tours et couloirs, le roi se trouvait dans l'une d'elles. Pas dans sa salle du trône, ni dans ses quartiers personnels, mais dans la salle réservée à ses réunions de guerre. Une grande table en bois massif se trouvait au centre de la salle, et une immense carte du royaume tout entier y était incrustée.

Il faisait calmement les cent pas autour de cette table, sa main valide dans son dos et l'autre qui pendait le long de son corps, étant donné que son bras manquant était remplacé par une prothèse d'acier. Conception d'Harold en personne. Il semblait attendre quelque chose. Et voyait son regard extrêmement froncé et son air calme malgré la présence de cicatrices de guerre sur son visage qui se voyait encore plus à cause de la clarté orange des torches sur les murs, ça devait être quelque chose d'important. D'extrêmement important !

Ses gardes, au grand nombre de quatre, restaient à leur poste. Ils le suivait discrètement des yeux. Le voir tourner en rond ainsi inquiétait certains de ses hommes, et pour d'autres, ça les rendait fou de le voir ainsi aussi calme, tel un poisson tranquille qui tourne en rond dans son bocal. Mais s'ils osaient dire quelque chose, qui sait ce que le roi leur ferait malgré sa patience et sa bonté reconnue ? ils priaient donc pour qu'un peu d'action se produise rapidement.

C'est alors qu'on frappa à la porte. Drago s'arrêta alors de marchait et porta son regard sur la porte. Les hommes derrière attendaient son autorisation.

- Entrez. Dit-il calmement de sa grosse voix grave

Les pauvres gardes soupiraient intérieurement de soulagement ! plus de silence à vous rendre foldingo ! La porte s'ouvrit alors, et trois hommes, dont le capitaine qui avait félicité Harold, entra avec une assez grande caisse en bois rectangulaire. Le capitaine, du nom de George, s'adressa alors au roi

- Ou devons-nous poser ça, monseigneur?

- Sur la table.

Ses hommes posèrent avec précaution la caisse visiblement lourde. Drago s'en approcha et demanda qu'on l'ouvre avec précaution. George s'en chargea, cependant que Drago ne lâchait pas son regard froncé de la caisse. Selon certains de ses gardes, il la regardait comme s'il espérait que le contenu soit celui qu'il attendait.

George retira le couvercle. De la paille. Voilà ce que tous ceux présent pouvait voir. Drago émit un lourd soupir, le regard dur, et tendit sa main pour écarter la paille. Progressivement, un objet brillant et conséquent se dévoiler. Après avoir tout enlevé, voici ce que la caisse contenait. Un miroir. Simple, banal, sans grande dorure ni parure de pierre précieuse. Ses hommes en étaient étonnés. Un des porteurs se risqua à poser une question.

- Sire ? euh... est ce bien ce que vous désiriez qu'on vous rapporte ?

Drago leva son regard vers lui, mais ne fit rien, et ne répondit pas tout de suite. Il regarda à nouveau son colis, puis ordonna ceci.

- Il n'y a qu'un moyen de le savoir. Accrochez-le là.

- Bien sire. Répondit George

Ils accrochèrent le miroir à l'emplacement désigné par Drago. A vu d'oeil, il avait vraiment l'air très simple ! juste bon à se regarder dedans ! ils se demander tous quels pouvait être sa particularité pour que le roi le réclame et le fasse venir en toute discrétion dans son château. Contemplant l'objet d'un œil inquisiteur, Drago demanda à ce que le soldat qui lui avait posé une question s'approche. L'homme s'approcha alors, intrigué. Son roi lui demanda une chose toute simple.

- Pose-lui une question.

Ses hommes écarquillèrent légèrement les yeux face à cet ordre !

- Euh... à qui monseigneur ? s'étonna-t-il

- Au miroir, idiot. Allez.

- Mais... n'est ce pas à vous que devrait revenir cet honneur, sire ?

Drago se pinça les lèvres et hocha la tête d'un air entendu.

- Hum... oui, ça devrait être le cas. Merci de me le rappeler.

- Mais je vous en prie, sire. S'inclina le soldat

- Cependant... si je lui pose ma question et que je constate que ce n'est pas le bon miroir, je me verrais obliger d'estriller ceux qui me l'ont apporté.

- Je vous assure que c'est le bon ! c'est bien celui-là !

- Alors tu n'auras aucune crainte à lui poser une question et à ce qu'il te réponde, n'est ce pas ? demanda-t-il avec un sourire satisfait

- Euh... non.

- Alors pose-lui une question intelligente. Allez.

- En... entendu.

Drago allongea son sourire et laissa l'homme se placer devant le miroir, sous le regard intrigué de tous. L'homme chercha une bonne question à poser au miroir, tout en jouant nerveusement avec ses mains, mais il ne trouva rien à demander.

- Mais... je lui demande quoi ? l'heure ? le temps qui fera demain ?

Drago émit un soupir bruyant d'exaspération et d'impatience. Un des soldats émit alors une suggestion.

- Demande-lui de te montrer celle qui t'épousera !

- Oh ! bonne idée ! s'enthousiasma-t-il

Se tournant vers le miroir avec un sourire, il posa enfin sa question pour le plus grand plaisir du souverain.

- Euh... bonjour, euh... miroir... alors j'aimerais savoir... qui est celle qui m'épousera un jour ?

Aux aguets d'une réponse, tout le monde attendait, les yeux grand ouvert et attentif. Le reflet de l'homme dans le miroir se mit alors à tourbillonner, pour ensuite laisser place à une jolie petite femme, aux cheveux noirs coiffés en chignon, et qui vendait des œufs sur la place du village. L'image disparut ensuite et un petit silence s'installa dans la salle. Drago continuait de sourire, satisfait de ce qui venait de se passer.

- Woh... c'est... elle ? s'étonna le soldat

- La gueuse qui vit avec ses poules ? Ria un garde

- La bonne blague ! hahahaaa ! ria un deuxième

- Hé ! vous moquez pas de ma future femme !

- Hé c'est bon ! on ne va pas se brouiller cocotte ! mouhahaaa !

- Ouais ouais rigolez. N'empêche que... commença-t-il avec sarcasme

- IL SUFFIT ! s'exclama fortement le roi

Tous se turent. Drago s'approcha davantage de son miroir et effleura de sa grosse main de guerrier encore valide les contours de l'objet. Tout en souriant à son propre reflet, il se mit à parler avec une humble satisfaction

- C'est donc bien celui-là. Le miroir magique. Miroir qui... selon ce qu'on raconte, a le pouvoir de vous montrer ce que vous souhaitez voir et savoir, si vous lui posiez la question adéquate. Humph. Beaucoup croyaient que ce n'était qu'une rumeur, mais la preuve est bien là. Nous l'avons tous constaté. Une chance que nous l'ayons trouvé avant l'ennemi. Ce qui nous donnera l'avantage dans la pire des situations.

- En effet sire. Entre les mains de l'ennemi, ce miroir aurait pu causer notre perte.

- En effet... affirma Drago

À travers le miroir, son regard se posa sur le reflet de ceux qui avait apporté la caisse.

- Qu'en est-il du précédent propriétaire ? demanda-t-il calmement

- Il est... mort, sire. Avoua l'un d'eux

- Mort ? s'étonna le roi

- Un regrettable accident. Malgré la formulation pacifique de notre requête, ce vieil homme a prétendu qu'il ne possédait pas cet objet. Mais quand nous l'avions trouvé après avoir fouillé sa demeure, il n'a cessé de dire que c'était un miroir ordinaire, un souvenir familial. Après quoi, devant notre... entêtement, il s'est emporté et nous a attaqués a l'épée. C'est alors qu'ont la... accidentellement... occis.

- Ah. Accidentellement vous dites ?

- Il c'est jeter sur nous messire ! Nous nous sommes justes défendus.

- À deux contre un ? et de plus... un vieillard contre deux hommes en pleine forme ? s'étonna d'avantage Drago avec calme

- Euh... oui sire. Mais si on avait tous deux trépassé, qui vous aurez ramené ce miroir ? il l'aurait certainement caché ailleurs !

- Et l'ennemi l'aurait trouvé avant nous !

- Hum... oui certes. Fort bien. Je vous remercie messieurs. Vous avez noblement contribué à la préservation de la paix de notre royaume. Voici pour vous...

Il claqua des doigts et un des gardes de la salle donna à chacun des deux porteurs un petit coffret rempli d'or. Les deux hommes en furent époustouflés de cette somme. Drago ajouta ceci.

- Vous avez de quoi satisfaire pas mal de vos envies avec cet or. Mais je vous préviens. Racontez votre mission à qui que ce soit, ou encore de la provenance de cet or, et je vous garantis que vous finirez vos jours dans les cellules les plus obscures du château avec pour dernière envie celle de mourir. Entendu ?

- Euh... en... entendu, sire. Répondirent-ils un brin terrifié

- À présent disparaissez. ALLEZ ! s'exclama-t-il

Ils prirent la poudre d'escampette sans plus tarder. Drago détacha alors son regard du miroir et s'adressa à l'ensemble de la salle.

- Messieurs, veuillez sortir et vaquer à vos tours de garde, là où on aura besoin de vous. Et si vous parlez de tout ça à qui que ce soit, je vous le ferait également regretter.

Le reste des soldats promirent de garder le silence, puis imitèrent leurs prédécesseurs. George s'apprêta à sortir aussi, mais fut retenu par un ordre de Drago.

- Reste ici George.

- Bien sire. Répondit calmement le capitaine

Dès que les gardes furent partis et que la porte principale fut fermée, Drago émit un autre ordre. Une autre porte s'ouvrit et plusieurs hommes, vêtus comme de hauts conseillers, entrèrent et s'installèrent autour de la table. Drago s'installa à son tour, ainsi que George.

Un conseil allait s'y tenir. Se tournant vers le soldat restant, Drago s'adressa à lui.

- Bien. Des nouvelles venant du royaume du nord ?

- Oui sire. Et pas de très bonnes. Lui répondit George avec une légère inquiétude

- Je t'écoute.

- Hum. Alors... d'après nos espions, l'ennemi aurait réussi à mettre au point des machines meurtrière capable de nous envoyer toutes sortes de projectiles mortels. Du jamais vu!

- Des machines de guerre meurtrières ? répéta un des conseillers avec étonnement

- Toutes sortes de missiles ? répéta un autre sur le même ton

- Oui messieurs. L'un de mes espions m'a rapporté que l'une d'entre elles, était capable d' envoyer des boules de feu géantes, difficile à contrer et esquiver.

- Hum hum... fit calmement Drago d'un air songeur

- Une pluie enflammée... nous n'aurions aucune chance face à ça !

- Avons-nous des machines ou des armes capables de rivaliser avec elles au moins?

- Je crains que non. affirma George d'un ton navré

- Alors qu'attendons-nous pour en construire ?! s'exclama un autre

- Ce serait trop long. Il nous faudrait quelque chose de plus puissant pour rivaliser avec leurs armes. Répondit Drago

- De plus puissant, en effet ! et qu'on pourrait acquérir facilement!

- À condition que ça existe !

- De toute manière, nous ne sommes pas encore menacés par une attaque ennemie. Donc, en attendant une éventuelle déclaration de guerre, nous avons le temps d'anticiper et de chercher un meilleur moyen de nous défendre. résonna George

- Pas encore ?! anticiper ?! Tss ! vous êtes peut-être le capitaine de la garde royale et le principal conseiller de guerre du roi, mais je ne vois pas ce qui vous permet de croire et de penser que nous pouvons nous offrir le luxe « d'anticiper » calmement face à leur armada de guerre ! s'emporta l'un d'eux

- Céder à la panique ne ferait qu'aggraver les choses. Le calme et la logique sont de bien meilleurs atouts. Ajouta le capitaine

- Mais...

- Il a raison. Nous ne sommes pas menacés. Aucune menace et déclaration de guerre n'ont encore était lancé contre nous. Dit alors Drago avec calme, sa main frottant sa barbe noire tressée

- Mais... sire ! il faut nous attendre à une attaque surprise ! le monarque du royaume ennemi est peut-être un homme loyal lors des nombreuses guerres que nous avons déjà eues contre lui, mais la fourberie n'est jamais bien loin ! il pourrait nous attaquer du jour au lendemain sans que nous soyons prêt !

- Alors il nous faudra tout anticiper à l'avance. Et trouver rapidement le moyen de nous défendre efficacement face à ses machines. Conclut Drago

- Usons de votre miroir pour savoir quoi faire, justement ! s'il est si puissant et magique, il devrait nous donner la réponse !

- Nous devrions d'abord lui demander si nous sommes vraiment menacés.

- Tout à fait ! demandons au miroir quand l'ennemi nous attaquera !

- Aaaah la la.. Très bien messieurs. Je vais lui demander. Assura leur roi

Il se leva de son siège, se plaça lentement devant le miroir et contempla un instant son reflet, le regard sérieux. Il prit une inspiration et posa la question tant souhaiter par ses conseillers.

- Miroir. Dis-moi quand le monarque du royaume du nord enverra son armée attaquer notre royaume.

Comme pour le soldat, le reflet de Drago se mit a tourbillonné, pour laisser place à une image noire où l'on pouvait voir 10 soleils. L'image disparut pour laisser à nouveau place au reflet du roi. Le regard de Drago devint alors plus songeur. Il comprit alors le sens de ce message.

- 10 jours. Murmura-t-il

L'annonce d'un tel délai provoqua la foule de commentaires désespérés de la part des conseillers

- C'est peu pour concevoir de quoi riposter...

- Nous sommes perdus...

- Que faire alors ?

- Si on ne peut construire de quoi nous défendre davantage, il faut trouver une solution ailleurs !

- Oui, mais où ? et quoi ? qu'est-ce qui pourrait venir à bout de puissante machine de guerre ?!

- Demandons au miroir !

Le capitaine fronça le regard.

- Messieurs ! je sais que la situation peut paraître alarmante, mais vous tomber dans le piège de la faciliter ! pendant des années nous avons élaboré des stratégies et remporter des guerres sans avoir recours à la magie ! seule notre ingéniosité et notre courage on sut nous mener à la victoire !

- Le royaume risque de finir en ruine et en tas de cendre ! voir pire !

- De plus, nous avons prit possession de ce miroir pour nous offrir de l'aide en cas de très grande urgence. N'est-ce pas capitaine ?

George ne répondit pas . il se contenta de froncer le regard et de tourner son regard. Le conseiller avait raison. Il avait ce miroir afin que leurs ennemis ne soient pas davantage avantagés. Et si leur peuple pouvait être sauvé, il ne fallait pas hésiter. C'était leur rôle à tous de penser à la protection du peuple. Mais recourir à la magie alors qu'ils ont œuvré sans pendant tant d'années ne lui plaisait pas. La décision revenait alors au roi.

- Sire... qu'est-ce que vous décidez ? demanda alors le capitaine à son roi

Drago inspira encore une fois, contemplant d'un air absent son reflet, l'esprit en pleine réflexion. Que faire ? User de la magie de cet objet ? ou se battre loyalement et risquer de causer des souffrances au peuple ? son devoir pencher vers les deux options, en fait.

- Je vais lui demander.

- Mais... monseigneur ! vous...

- Le devoir d'un monarque va parfois au-delà de sa volonté d'agir. La sécurité de mon peuple passe avant tout.

Le capitaine ne prononça plus un mot. Il connaissait très bien son roi, et pouvait lui faire confiance. Il n'avait pas le droit de douter ou de contester. Il se résignant donc à désapprouver son choix.

- Vous avez raison sire. Veuillez m'excuser. S'excusa-t-il

Drago hocha la tête. Il posa alors la deuxième question au miroir.

- Miroir. Dis-moi s'il existe quelque chose de bien plus puissant qui pourrait aisément venir à bout des machines de guerre de notre ennemi.

Le reflet disparut pour laisser place à une image totalement inattendue pour le roi, son capitaine et les conseillers.

Le miroir leur montrait le portrait d'une belle jeune fille à la chevelure aussi blonde que les blés, aux yeux d'un vert aussi captivant que l'émeraude et aux lèvres d'un rouge aussi gourmand que les fraises sauvages de la forêt.

L'incompréhension de cette vision se manifesta ouvertement

- C'est...c'est une plaisanterie ?

- Une jeune fille ? notre sort à tous reposerait sur une jeune fille ?!

- Le miroir ment ! il nous induit en erreur !

- On ne peut pas se fier à la magie !

- Alors que faire ? on fuit le royaume ?

- SILENCE !

Drago se retourna mécontent et blasé vers l'assemblée.

- Vous me fatiguez messieurs. Au lieu de débattre à la moindre information que nous fournis ce miroir, vous devriez peut-être attendre que je lui demande pourquoi il nous montre le portrait de cette jeune fille ? hum ? ce miroir ne ment pas. Il y a forcément une bonne raison pour qu'il nous la montre, et je vais le lui demander.

- Entendu sire. Nous cesserons de... de jacasser.

- Fort bien. Mais je demanderais au miroir la vraie raison de cette vision sans votre présence.

- P- plaît-il, monseigneur ? s'étonna l'un d'eux

- Vous m'avez tous compris. Sortez messieurs. Je veux pouvoir comprendre et trouvez une vraie solution en étant dans le calme. Et franchement, vous ne m'aidez pas là. Allez. Dehors. Sauf vous capitaine. Vous, vous restez.

- Entendu sire.

Dégoûtés, les conseillers se levèrent et sortirent de la salle. Ne restaient plus que le roi et le capitaine. Se sentant déjà plus détendu, Drago se tourna vers son fidèle.

- Je ne sais pas ce que le miroir nous apprendra. Mais jure de garder secret tout ce que tu découvriras.

- Je le jure, sire.

- Bien. Et veille à ce que personne n'écoute aux portes.

- Oui sire.

- Alors allons-y.

L'heure de vérité allait sonner.

- Miroir. Montre moi la vraie raison qui t'a poussé à me faire croire que cette jeune fille soit la solution à notre problème.

Le miroir s'exécuta. Le portrait de la jeune fille commença à s'assombrir et à changer, pour laisser place à une bête aussi noire que la nuit, recouvert d'écailles, avec de grands yeux perçants comme les yeux d'un chat et d'immense aile sombre. Drago n'en revenait pas de cette révélation, ni de cette vision !

- Un dragon... murmura-t-il avec des yeux grands ouverts

- Et pas n'importe lequel, mon roi... le plus puissant de tous ! un... un... bafouilla George avec stupéfaction

- Un furie nocturne... termina-t-il dans un autre murmure

L'image de la créature s'estompa, rendant au roi sa propre vision dans le miroir. Déviant son regard de l'objet enchanté, il gardait les yeux écarquillé, sans prononcer un mot. À part celui-là, encore une fois à voix basse.

- Un dragon...

Il resta un moment dans cet état, réfléchissant sans relâche, tout se bousculant dans sa tête. Ce qui inquiéta le capitaine.

- Euh... monseigneur ?

- Un dragon...

- Sire ? retenta-t-il

- J'ai entendu George... J'ai entendu. Le rassura-t-il

Il se mit à faire calmement les cent pas comme tout à l'heure. Le capitaine resta silencieux tout en le suivant du regard.

- Comment est-ce possible ? les dragons ont disparu de la surface de la terre ! nous les avons tous exterminés ! tenta-t-il de comprendre sur un ton calme

- Certains pensent qu'ils sont encore en vie. Mais bien caché, tels des survivants.

- Hum hum. Mais ce que j'aimerais comprendre, c'est quel est le lien entre cette jeune fille et... ce dragon ! surtout qu'il s'agit de l'espèce la plus rare et la plus dangereuse que nous ayons connu par le passé !

- Il existe des dragons élémentaires, mais celui-ci la avait un autre pouvoir selon les légendes et les rumeurs.

- Quel était ce pouvoir ?

- Le pouvoir de tirer des boules de type plasma, sire. Encore plus dangereux que le feu ou encore le tonnerre.

- Hum...

Un instant de réflexion, le visage toujours aussi songeur. S'approchant de la fenêtre, il observa silencieusement le village et son peuple qui circulait libre et sans crainte du danger.

- George... crois-tu... que cette fille soit vraiment notre solution ? parce que pour être franc, entre elle et le dragon, je vois plus la solution du coté de cette créature ! encore que...

- Je pense que oui sire. Cette fille doit être notre... sauveuse.

- Et pourquoi donc?

- Parce qu'en réponse à votre question, le miroir vous a montré le portrait de cette damoiselle au lieu du dragon. Je pense donc qu'elle doit... avoir un lien avec cette créature, qu'elle sache le contrôler, ou je ne sais quoi d'autre...

- Hum. Bonne déduction mon ami. Reste à savoir... où elle est. Hum. Approche toi de la carte.

Le capitaine obéit et s'approcha de la table. Drago posa sa nouvelle question au miroir.

- Miroir. Indique-moi le lieu où se trouve cette jeune fille, qui est supposé nous venir en aide dans cette guerre.

Le miroir montra alors au roi la carte du royaume. Loin de l'emplacement de son propre royaume, une croix rouge indiquer le lieu où se trouvait la jeune fille. le roi ordonna au capitaine de mémoriser le lieu sur leur propre carte. Le regard du capitaine se fronça aussitôt, tandis que le roi s'approchait à son tour.

- Elle se trouve dans des terres éloigné et hostile, sire. Et ce n'est pas la porte à côté. Six jours de marche à peu prêt. Pour l'aller et le retour bien sur.

- Hum hum. De plus, nous ne pouvons envoyer nos hommes là-bas. Si on énonce la possibilité de croiser le plus puissant des dragons alors qu'ils sont censés ne plus être là depuis des décennies, ça déclenchera une panique, et ils refuseront tous d'y aller. De plus, si les murs ont des oreilles... et puis je dois garder mes hommes ici en cas d'attaque ennemie. Il faut alors envoyer un homme de l'extérieur.

- Tout à fait monseigneur.

- Mais qui serait alors assez brave, ou sot, pour aller accomplir une quête dont il connaîtrait que la moitié des informations afin d'aller chercher une jeune fille et la ramener ici avant le délai de guerre ?

- Je pense avoir la réponse monseigneur. Ce matin, j'ai assisté à un combat très impressionnant entre l'un de mes hommes et le jeune forgeron du village. Ce jeune homme était plein de fougue, courageux, agile et visiblement très malin. Et de plus, il manie fort bien l'épée. Je pense qu'il pourrait convenir pour cette mission.

- Le forgeron dis-tu ? hum... songea Drago

Il s'approcha à nouveau de sa fenêtre, avec silence. Après un court instant il ordonna ceci au capitaine.

- Amène-le-moi.