Chapitre 3 – La requête du roi

Bork, oh Bork ! on chante ta chanson !

Toi qui était expert en dragons !

Sans toi Berk n'existerez pas !

Mais dommage, t'est devenu gaga !

Hahaahaaha !

Harold eut un léger sourire, malgré le fait d'entendre Gueulfor chanter soudainement à voix haute alors qu'il travaillait le métal à coup de marteau. À la longue, Harold en avait l'habitude. Pour lui, l'entendre chanter signifier une chose.

- Au moins, quand il chante cette chanson, ça veut dire qu'il est content. Pensa-t-il

Puis Harold perdit son léger sourire.

- Seulement...

Il eut une moue un peu triste et songeuse. Son mentor chantait parfois des vieilles chansons qui parlait de dragons et de leurs combattants. Et pour Harold, ses créatures supposaient disparu, le fascinait. Il faisait partie de ceux qui pensait et qui voulait croire que les dragons existaient encore. il était convaincu qu'ils n'avaient pas tous disparu. Et malgré qu'il savait à quel point ils étaient dangereux, il aimerait en voir un. Même de prêt !

Il se mit alors à regarder le ciel, et toute une foule de questions se bousculèrent dans sa tête. Il se demandait quelles sensations ont pouvait ressentir en parcourant les cieux sur le dos de ces créatures. Mais aussi... quels effets ça faisait de sentir le vent sur son visage, balayant ses cheveux ? de voir le monde si petit et de si loin ? si les nuages avaient une texture ?

Harold était un rêveur. Un rêveur innocent. Jusqu'à ce qu'on le rappelle sévèrement à l'ordre.

- HAROLD ! Hé ho ! réveilles-toi !

- Hein... mais... quoi ? qu'est-ce qui y'a ?

- Ce qui y'a ?! T'est en train de laisser le feu de la forge s'éteindre !

- Euh... oh ! mince !

Il alla vite le raviver, alors que Gueulfor grommelait dans son coin tout en poursuivant son travail. De son coté, le jeune homme soupira discrètement. D'un côté, il était satisfait de sa vie, mais pas totalement. Il avait toujours voulu plus, mais le fait que Gueulfor lui rappelle qu'il négligeait son travail à cause de ses rêveries l'avait vite fait renoncer à tout ça.

- À quoi bon passer mon temps à rêver et à espérer vivre d'autres choses ? y'aura toujours quelqu'un pour...

- Jeune homme ? fit une voix derrière lui

Un sourcil levé, Harold se retourna et vit alors le capitaine qu'il avait croisé plus tôt dans la matinée. Il était seul, et calme. Le jeune homme en était intrigué. Qu'est-ce qu'il voulait ? sa présence était-elle du à ce qui s'était passé ce matin ?

- Euh... oui ?

- Suis-moi mon garçon. Le roi souhaiterait te voir.

Surprise encore plus grande, mais inquiétante. Même qu'Harold concevait des armes et des armures, jamais le roi ne lui avait demandé de venir le voir pour lui en parler personnellement ! avait-il changer d'ais ? voulait-il lui parler d'un projet personnel ? ou alors avait-il eu vent de ce qui s'était passer ce matin sur le fait qu'Astrid avait posé son regard sur des plans et croquis supposé être inconnu des autres ?

- Euh... pour quelle raison ?

- Je ne peux en parler ici. Suis-moi et tu le sauras.

- Bon d'accord.

Mettant au courant son employeur de son absence précipité, Harold accompagna le capitaine de la garde jusqu'au château. Le soldat se garda bien de garder le silence durant tout le trajet, alors que son accompagnant ne cesser de lui jeter des regards intrigués et ne cesser de poser des questions. Abandonnant au final, Harold imaginait tous les scénarios possibles et espérait intérieurement que ce n'était pas pour une mauvaise raison qu'il était convoqué pour la première fois de sa vie par son roi.

Finissant de traverser les rues du village, pour ensuite pénétrer dans l'enceinte du château, le jeune forgeron ne pouvait s'empêcher de jeter des regards sur tout ce qu'il voyait ! Occasion unique se disait-il, alors autant en profiter ! son sourire, sa curiosité et son émerveillement grandissaient au fur et à mesure qu'il avançait dans la cour, puis dans les longs couloirs et enfin dans les nombreuses salles. Discrètement le capitaine souriait d'amusement face à l'état du visiteur.

- Garde le nez devant toi mon garçon. Tu risques de percuter le roi sans t'en rendre compte.

- Oh euh... oui, pardon. S'excusa-t-il

- Ce n'est rien. ça peut se comprendre. Assura-t-il aimablement

- Hin... riait-il légèrement

Ils continuèrent de marcher le long d'un long couloir joliment décoré, avec armures, tableaux, rideaux et grande fenêtre bordé d'immenses rideaux. Le soldat n'annonça toujours pas à Harold la raison de sa présence au château, et ce dernier languissait de connaitre enfin la vraie raison.

- Nous y voilà. Informa-t-il

- Ah. fit simplement Harold.

Intérieurement, il se disait « enfin ! ». Pas que la visite à moitié guidée était déplaisante, mais bon. Le capitaine ouvrit la porte menant à la salle du trône. Drago se trouvait prés d'une fenêtre, le regard tourné vers le paysage, le soleil qui se couchait petit à petit et le village, observant calmement tout ce qui s'offrait à ses yeux. Il ne tourna pas tout de suite son regard vers Harold et le capitaine quand la porte se ferma. Le soldat resta à sa place, tandis qu'Harold attendait un signe, ou que le roi se manifeste. Ce qui arriva.

- Comment te nommes-tu mon garçon ?

- Harold, sire.

Détachant son regard de la fenêtre, Drago porta son regard et son attention sur celui qui, selon son capitaine, serait en mesure de ramener l'étrange jeune fille au château. Il l'observa de la tete au pied sans rien dire, le regard curieux, puis posa à nouveau une question.

- Ainsi... c'est donc toi le jeune forgeron qui forge et améliore toutes les armes et les armures de mes soldats ?

- Oui, sire.

Drago posait ses questions avec calme, mais Harold s'en méfiait. S'il lui parlait de tout ça, c'est que ça avait forcément un rapport avec l'incident de ce matin. Drago enchaîna son interrogatoire, tout en continuant de marchait lentement autour d'Harold et du regardait avec curiosité.

- Et c'est toi qui... selon ce qu'on m'a rapporté, aurais affronté avec bravoure et à l'épée un de mes hommes ?

- En effet.

- Hum hum. Fit calmement le roi

Harold avait vu juste. C'était bien à cause de ça. Il essaya donc de se justifier, sans montrer de la crainte envers son souverain.

- Monseigneur. Je sais que si on attaque un soldat du roi, c'est comme attaquait le roi lui-même. Mais cet homme était soûl, et menacé une de mes amies. J'ai juste mis fin à son entêtement.

- Tu as donc agi pour une cause qui te semblait juste ?

- Tout à fait. Et je n'ai pas peur de le reconnaître. Même devant vous.

- Hum hum. Je vois.

- Mais je peux vous promettre que c'était la seule et unique fois que ce genre d'incident se produit.

- J'en doute pas mon garçon. Mais si tu es ici, ce n'est pas pour ce qui c'est passer ce matin.

- Ah ? alors... pourquoi je suis ici ?

Drago cessa de marcher et fixa Harold qui le fixa à son tour avec intrigue.

- Malgré l'incident de ce matin, tu sais apparemment te servir d'une épée.

- Euh... Oui.

- Et où à tu appris à t'en servir ?

- Grâce à mon père. Il était l'ancien forgeron et un brave homme qui savait se battre. Il m'a enseigné l'art de se battre avec honneur pour protéger les siens. Après sa mort sur un champ de bataille, j'ai repris sa place à la forge et j'ai continué de m'entraîner pour ne pas oublier son enseignement.

- Hum hum. Refit-il

Il se remit à marcher avec lenteur, et tourna le dos à Harold, l'air songeur. Ça agaçait Harold que le roi soit aussi calme et mystérieux. Et le fait de ne pas savoir si on lui reprochait vraiment quelque chose, ou de ne pas savoir le pourquoi de toutes ces questions n'arrangeaient rien. et le soldat ne faisait rien non plus pour l'aider. Harold se risqua à interroger directement le roi.

- Sire. Pardonnez-moi d'être aussi direct mais... est-ce que je peux savoir la vraie raison de ma présence ici ?

Drago s'arrêta et lui refit face avec calme. Un léger sourire naquit sur son visage couvert de cicatrices en observant le jeune homme.

- Vous avez oublié de me dire qu'il était intrépide, Capitaine

- Navré sire. Souriait-il

- Ce n'est rien. c'est même parfait. J'ai pu le constater moi-même.

- Euh... fit Harold

Il était complètement largué et de moins en moins rassuré !

- Dis-moi Harold... fit alors Drago

- Oui ?

- Que dirait tu de mettre ton courage au service du royaume ?

- Euh... bien sur mais... pouvez-vous être plus précis ?

- Bien entendu. Alors voilà. Nous avons récemment appris par l'un de nos hommes que notre royaume est menacé par le royaume du nord. Encore une fois. Et cette fois-ci, il aurait mille fois l'avantage sur nos défenses. Et malheureusement je crains que cette fois, les pertes seraient trop conséquente et inévitable.

- Et qu'est-ce que vous attendez de moi ?

- J'y viens. Nous avons également appris qu'il nous attaquerait dans 10 jours. Et ne possédant pas de quoi riposter efficacement et n'ayant que très peu de temps pour concevoir d'éventuelles machines, nous avons dû chercher un autre moyen de limiter nos pertes. Nous avons pour cela fait appel à une personne qui possède des dons de voyance. L'idée de faire appel à... à ce qu'on appelle de la magie ne m'enchanter pas, mais cette personne nous a fourni une preuve de ses pouvoirs qui a su me convaincre. Par la suite, elle nous a révélé la solution à notre dilemme.

- Et c'est quoi ? la conception d'une arme encore jamais mise au point par l'homme ?

- Non. autre chose de beaucoup plus... inattendu je dois dire.

- Vous m'intriguez monseigneur.

- Tu peux l'être mon garçon. Il ne s'agit pas d'une arme. Mais d'une personne.

- Une personne ?

- Oui. Une jeune fille qui se trouverait dans un donjon situé à six jours de voyage. Pour je ne sais quelle raison, elle serait la clé de notre victoire.

- Vraiment ? mais... qu'est-ce qu'elle a de si particulier ?

- Notre voyant n'a pas réussi à nous le révéler. Mais quand elle sera là, elle sera en mesure de nous apporter son aide. Ce sont ces mots exacts.

- Mais quel rôle je suis supposé jouer dans tout ça ?

- Ton rôle à toi, Harold, est d'aller chercher cette jeune fille, de veiller sur elle coûte que coûte, et de l'amenez ici dans moins d'une semaine.

- M-moi ? partir la chercher ?!

- Tu refuses ?

Cette question n'avait rien de menaçant. Il lui avait demandé ça sur un ton tout à fait calme, patient et un léger sourire en coin accompagné tout ça. Au fond de lui, Harold n'en revenait tout simplement pas de cette demande ! lui ? partir à l'aventure ? au loin ? tout ça pour accomplir une... mission pour maintenir la paix ? et à ça, il pouvait ajouter le mystère qui englobait cette quête ! non mais c'est vrai ! en quoi une jeune fille qui semblerait tout à fait ordinaire, ferait déjà dans un donjon, et qui aurait la possibilité d'empêcher un massacre de guerre ? non. Il ne pouvait pas refuser la requête de son souverain. C'était sa chance de réaliser un rêve de gosse, de vivre une aventure, et il allait la saisir ! prenant conscience de tout ça avec joie, Harold bafouilla quand même en lui donnant sa réponse.

- Euh... c'est-à-dire que... non ! au contraire, j'accepte !

- Parfait mon garçon. Parfait.

- Seulement...

- Quoi ?

- C'est ma mère. Si je pars, elle sera seule, et je...

- Si c'est pour sa sécurité et son bien-être que tu t'inquiètes, n'ai crainte. Elle sera informée de ton départ, elle sera protégée et ne manquera de rien. Je te le garantis.

- Merci beaucoup monseigneur.

- Seulement... puisque je te donne ma parole que mes hommes veilleront sur elle, tu devra me promettre de respecter ton engagement et de vite revenir avant le délai. Ta mère servira de... « monnaie d'échange » si on peut dire.

- P-pardon ?

Pourquoi le roi parlait de monnaie d'échange ?

- Oui Harold. Disons que... comme cette quête est d'une très grande importance et d'ordre vitale pour nous tous, je ne peux me refuser une garantie de ta part. Une personne contre une autre personne. c'est équitable non ?

- Euh...

Pour Harold, ça résumerait à ce que sa mère soit gardée en « otage » et que rien ne lui arrivera s'il respecte sa mission ! et comme il avait déjà accepté, il ne pouvait plus revenir en arrière et refuser ! qui sait ce qui arriverait à sa mère ? ou à lui ?

- Oui, sire. C'est équitable. Et je tiendrais ma parole. Dit-il avec une certaine difficulté.

- Alors c'est entendu. Tu partiras des ce soir.

- Ce soir ?! Mais...

- Le temps nous est compté mon garçon. Plus vite tu partiras, plus vite vous reviendrez, et plus vite nous pourrons nous préparer à affronter notre ennemi. Bien que je ne sache comment, même avec l'aide de cette inconnue.

- En-entendu, sire.

- Hum. Oh, une dernière chose. Quand tu la trouveras, il est préférable de ne pas lui dire les raisons de sa venue ici. Elle risquerait de ne pas vouloir venir, ou nous aider. Dis-lui plutôt... que nous avons eu vent de sa détresse et que nous lui sommes pour l'emmener en lieu sur. Du moins, dis-lui ça jusqu'à ce que tu l'amènes ici. Nous lui expliquerons nous-mêmes les vraies raisons.

- D'accord.

- Bien. Maintenant, va voir le capitaine. Il te donnera toutes les informations nécessaires pour te rendre là-bas au plus vite, et de quoi pour le voyage qui t'attend.

- Merci. Je suppose que je ne dois également rien dire à mes proches ? du moins sur les raisons de mon départ ? au moins leur dire... que je suis parti en mission pour les affaires du royaume dès ce soir pour état d'urgence, sans pour autant dévoiler les vrais motifs ?

- Tu serais capable de mentir ?

- Ce n'est pas honorable de mentir, mais... pour éviter qu'ils se fassent trop de soucis, je suis prêt à le faire.

- Je vois. Nous fournirons cette excuse à ta mère. À présent, va.

Harold s'inclina, reconnaissant, et le roi sorti de la pièce. Le capitaine fit ensuite approcher le jeune homme de la table, lui montra une carte du royaume avec son itinéraire à suivre. Il lui donna également toutes les informations utiles pour sa mission, comme les mises en garde selon tel ou tel secteur à traverser, les recommandations de confidentialité, l'attitude à adopter envers des étrangers, des brigands, etc. Il l'emmena ensuite dans une pièce où se trouver tous les armes, armures et équipements de route. Harold mit donc une armure complète souple, légère et solide, en cuir, de couleur noire et marron. Une bonne épée, quelques dagues, puis un sac de voyage avec tout ce qu'il faut pour camper ainsi que quelques babioles. Le capitaine n'oublia pas de l'emmener dans le garde-manger, prendre de quoi tenir plusieurs jours.

La nuit était à présent tombé, et Harold était fin prêt. George lui indiqua une sortie qui ne donner pas sur le village. Ainsi, Harold ne serait pas interpellé et retarder par des villageois ou des proches. Lui souhaitant bonne chance, le capitaine retourna au château, et le jeune forgeron entreprit son voyage, à pied.

Pourquoi à pied plutôt qu'à cheval ? le capitaine avait précisé que, pour ce genre de mission, un homme seul voyageant sans monture avait plus de chances de ne pas se faire interpeller, et avait aussi plus de chances de jouer sur la discrétion. Et au cas où la route serait trop pénible à emprunter, il ne serait alors pas encombrer d'un cheval.

S'éloignant progressivement du château, et passant le pont de pierre surplombant le côté ouest du fleuve, Harold croisa inévitablement la route d'Astrid. Il avait oublié qu'elle se rendait parfois de ce côté du château pour se rendre chez la vielle Gothi, qui préférait vivre recluse chez elle plutôt qu'au village, afin de l'aider et lui apporter de quoi se nourrir. Et même qu'il faisait nuit, la blonde l'aperçu et alla a sa rencontre. Harold ne pouvait fuir ou se cacher. Il se souvint aussi de sa promesse, et intérieurement, ça commençait déjà à lui faire mal de mentir. Surtout à elle...

- Harold ! héééé ! salua-t-elle d'un signe de main

- Tiens ! Astrid ! quelle bonne surprise ! souriait-il avec gène

- En effet !

- Tu... reviens de chez Gothi ?

- Oui, j'ai passé quelques heures là-bas pour l'aider.

- Ah c'est... sympa de ta part. Vraiment.

- Merci Harold. mais... et toi ? qu'est-ce que tu fais ici à cette heure ?

- Hé bien je... euh...

Astrid porta son regard sur sa nouvelle tenue et tout l'attirail qu'il portait. Son regard devient alors inquiet.

- Tu... tu t'en vas ?

- Euh... oui.

- Mais... ou ça ?

- Euh... je ne peux pas le dire Astrid. Je suis en mission urgente pour le roi et je n'ai pas le droit de parler de quoi que ce soit à personne. Pas même à ma mère... termina-t-il tristement

- Oh... je vois.

Elle se tut, détournant son regard. Harold put apercevoir l'inquiétude et la tristesse au fond de ses beaux yeux bleus.

- Tu seras de retour quand ? demanda-t-elle faiblement

- Dans une semaine, à peu prêt. Ne t'en fais pas Astrid, je serai vite revenu. La semaine passera vite, t'en fais pas. D'accord ?

- D'accord...

- Mais... je peux te demander une faveur ?

- Laquelle ?

- Si tu peux trouver du temps pour tenir compagnie à ma mère, en plus de ton temps consacré à Gothi ? ça me fait de la peine de partir sans lui dire pourquoi, ni au revoir, et de la laisser seule. Depuis la mort de mon père, je ne l'ai jamais laissé. Et donc... si tu peux lui dire pour la rassurer, je...

- Ne t'en fais pas Harold. Je lui dirais et je veillerais sur elle.

- Merci beaucoup Astrid. Merci...

- De rien. souriait-elle

- Mais surtout, pas un mot à qui que ce soit, d'accord ? de toute façon, ma mère sera quand même informé par les hommes du roi. Elle fournira donc aux villageois la raison qu'ils lui auront dite sur mon absence.

- D'accord.

- Bon. J'y vais. Fait bien attention à toi, d'accord ?

- Entendu. Et toi... promet moi d'être prudent...

- Je te le promets. À bientôt...

Elle lui adressa un sourire, qu'Harold rendit avant de reprendre la route, le coeur plus léger. Astrid le suivi un court instant du regard, le coeur lourd, et inquiet. Se mordant la lèvre inférieure, elle hésita un court instant avant de le rattraper

- Harold ! l'appela-t-elle

- Hum ? qu'est-ce qui y'a Astrid ? fit-il intrigué

- Je... tiens.

Elle lui donna une belle pomme rouge qu'elle avait gardée sur elle.

- Elle te sera plus utile qu'à moi. dit-elle avec le sourire

- Merci Astrid. Allez faut que j'y aille.

- Je sais. C'est juste que... fit-elle en baissant le regard

- Astrid ? fit-il inquiet à son tour

Elle resta un instant muette. Puis ramenant sa franche derrière son oreille, elle s'approcha très vite d'Harold et l'embrassa sur la joue. Harold en était étonné et n'eu pas le temps de dire quoi que ce soit, que la blonde expliqua son geste.

- Ça c'est pour... t'encourager à revenir plus vite... avoua-t-elle timidement en détournant à nouveau le regard

Elle se mit ensuite à courir vers le village, laissant Harold sur le pont. Toujours étonné, mais ayant un léger sourire face au geste soudain mais pas déplaisant d'Astrid, il la regarda un court instant à son tour, avant de reprendre pour de bon la route. En chemin, il pensa à elle, à son geste et lui promis, par la pensée, de revenir le plus vite possible.