Salut à tous! :D comme l'indique ce chapitre, notre héros va enfin rencontrer l'héroïne! ^^ j'espère que leur rencontre vous plaira, ainsi que la personnalité de mon OC, ainsi que l'intrigue qui va suivre! :D n'hésitez pas à me faire part de vos impressions! ^^ merci à tous de suivre cette fiction, bonne lecture et à mercredi prochain! :D


Musique : Enchanted dominion - Kingdom Hearts Birth By Sleep


Chapitre 5 – Une curieuse résidente

- Miroir. Dis-moi si notre jeune Harold approche de sa destination. Ordonna Drago

Le miroir obéit, et lui montra l'image d'Harold entrant dans la forêt qui borde le donjon. Cette vision rassura le roi qui eut alors un sourire satisfait.

- Parfait. Il ne lui reste plus qu'à la trouver et à la ramener ici. Parfait.

Il s'en alla par la suite rejoindre son conseil de guerre pour revoir et élaborer les stratégies de bataille, de défense et d'évacuation de la cité, dans le cas où Harold ne reviendrait pas à temps, ou que l'ennemi attaquerait plus tôt.

oO*Oo

Au village, on ne s'inquiéter pas tellement de l'absence du jeune forgeron. On avait demandé à Valka, qui se trouver au village en compagnie d'Astrid, ou était passer son fils. Elle leur avait répété ce que le garde était venu lui dire. Les gens étaient passés à autre chose, mais avaient quand même fait part de leur inquiétude envers sa mère. Mais aussi de leurs commentaires et avis personnel sur la situation. En voici la preuve avec une des vieilles commerçantes du marché.

- En mission ?

- Oui, c'est ça. lui affirma Valka

- Curieux. Mais en même temps, je pense que ça lui fera le plus grand bien. L'aventure à ses bons côtés, Val.

- J'en doute pas, mais...

- Tu te fais trop de soucis pour lui. Il reviendra plus vite que tu ne le crois ! et puis crois-moi, quand il reviendra, il sera tellement content et presser de te raconter ses aventures, que tu oublieras bien vite ton inquiétude.

- Oui. tu as raison. Souriait-elle

- Et puis l'attente de son retour est moins pénible, puisque tu as la compagnie de ta future belle fille, hum ?

Valka avait juste ouvert la bouche, s'apprêtant à dire quelque chose, mais ne le fit pas. en revanche, c'était pas le cas d'Astrid qui avait soudainement les joues rouges !

- Euh... par... pardon ?

- Oooh ? tu ne vas pas faire croire à une vieille dame que tu n'es pas celle qu'il choisira pour épouse, non? souriait la commerçante

- Eh bien... je sais pas... peut-être, mais...

- Astrid. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure ! La façon dont vous vous regardez, la façon dont vous vous comportez mutuellement... et puis la dernière preuve en date confirme ce que je te dis !

- Euh... je... rougissait-elle encore plus

Valka esquissa un large sourire amusé face à l'état de la blonde, et décida d'intervenir.

- Je pense que ça ira, Rosie. Inutile d'en rajouter.

La vieille dame hocha la tête avec un sourire, comprenant le message de la brune. Elle termina de préparer la commande des deux clientes, puis leur adressa un dernier sourire avant qu'elle ne s'en aille. Sur la route vers une autre boutique, Astrid avait encore les joues rouges et ne disait pas un mot. Valka s'en amusait de la voir ainsi.

- Qu'est-ce qui te fait rougir Astrid ? le fait qu'elle ait parler de ce sujet devant moi, ou parce que ce qu'elle dit est vrai ?

- Je ne sais pas madame... dit-elle mal a l'aise

- A t-elle tord au sujet de toi et Harold ?

- Il... il n'y a rien entre nous ! ou du moins... rien d'officiel...

- Pour l'instant ? demanda-t-elle

- Oui.

- Tu espères qu'il te demande un jour ta main ?

- Un peu oui... rougissait-elle avec un léger sourire timide

- Un peu ? Hin. Astrid. Ce que Rosie a dit est vrai. Je l'ai également constaté. Je n'ai jamais vu mon fils regarder une autre jeune femme comme il te regarde toi. Et je suis sur qu'il te fera cette demande bien assez vite. Qui sait ? peut-être le fera-t-il à son retour en se rendant compte que ce qui lui manque le plus se trouve ici ? hum ? confia-t-elle avec une certaine malice

- Si vous le dites madame ... répondit-elle rassuré

- Et puis je te rassure, je serais très heureuse qu'il te choisisse comme épouse. Gentille, aimante et attentionné. Tout ce qu'il lui faut pour être heureux.

- Merci...

- Aller vient, rentrons. C'est l'heure de manger. Souriait-elle

Astrid la suivie avec le sourire, tout en repensant à cette discussion qui la refit rougir. Mais elle pria intérieurement pour que le repas ne soit pas encore une fois à base de mouton...

oO*Oo

Le sentier de la forêt ne fut pas long à parcourir. Harold le traversa même très rapidement. Cependant, tout le long du sentier, il n'avait cessé de jeter des coups d'oeil méfiant à droite et à gauche, repensant à ce que lui avait dit le vieillard. Que la forêt s'en prenait aux faibles. Mais de quelle façon ? faible par l'âge ? par la maladie ? par le courage ? par la force ? c'est ça qui l'avait le plus intrigué. Mais rien ne lui était arrivé ! pas de manifestation étrange, de présence animale, rien. Même que cette forêt la était légèrement plus sombre que les autres forets qu'il avait déjà traversés. À ses yeux, cette forêt était comme une forêt devait être. Pleine d'arbres, laissant la clarté du ciel passait à travers le feuillage et nullement habité par un mal étrange.

Au bout du sentier, s'offrait un choix. Deux routes. L'une menant vers la destination du vieil homme, et l'autre menant au domaine. Soufflant pour se donner du courage, Harold prit donc le sentier allant à sa gauche. Il s'étonna d'une part de ne pas encore avoir vu ou entendu le vieil homme le suivre. Après tout, qu'importe.

Le décor forestier disparut peu à peu, offrant à Harold la vue d'un nouveau sentier à travers la montagne. Déduisant la distance du regard, il n'en aurait pas pour longtemps pour atteindre le sommet, sans rencontrer d'embûches bien sur. Empruntant alors le sentier qui était simple et qui apparemment devenait de plus en plus ardu et sombre, Harold avança, le coeur emplit de courage. Il se rappelait aussi ce que le vieux lui avait dit sur les différents témoignages des anciens aventuriers.

- Si ça se trouve, ce ne sont que des histoires. Il m'a dit tout ça pour me faire peur, rien de plus.

Il attarda un instant son regard sur l'obscurité des lieux avant de continuer.

- Le seul truc qui me chiffonne un peu... c'est le fait que tout devienne de plus en plus sombre. Et de façon naturelle, alors qu'on est en milieu d'après-midi quand même ! le ciel n'est même pas sombre au-dessus de ce château ! pff. Je suis sure que cette fille est magicienne. J'en suis sure.

Il arpenta avec bravoure le long chemin qui était quand même de plus en plus difficile. Le sentier s'effacer progressivement, et Harold avait dû commencer à escalader les roches pour atteindre ne serait-ce qu'une porte, si du moins elle existe.

Il n'avait pas encore ressenti de regard sur lui, d'atmosphère pesante ou autres bizarrerie. Ce qui lui permit de conclure que tout cela n'était que des boniments pour le dissuader d'avancer. Mais comme il était en mission, il se devait d'y aller. Coûte que coûte.

Épuiser par cette escalade interminable, Harold atteignit enfin le sommet.

- Ça y est... j'y suis enfin... pfou.

Soufflant un instant contre le dernier rocher, il entra ensuite avec prudence dans le fort. Poussant la vaste porte en vieux bois terne, son regard virevolta partout à l'affût du moindre danger, de la moindre présence, mais aussi à cause de sa curiosité. Avec une part d'incompréhension, il regardait partout. Jamais il n'avait vu ce genre de lieu. Sombre, point ainsi dire désert, quasiment abandonné, à moitié délabrer et à moitié habitable. Les trous dans les murs et plafonds permettaient aux rayons du soleil de passer très légèrement, offrant ce qu'il fallait de clarté pour s'y retrouver. Harold ne comprenait vraiment pas ce qu'une jeune fille ferait dans un endroit pareil ! même lui ne resterait pas longtemps ici.

Espérant vite la trouver pour vite quitter ces lieux, le jeune homme se mit à la chercher, parcourant les vastes salles, couloir, escaliers. Personne en vue au bout d'un moment de marche. Il se mit alors à l'appeler

- Euh... hého ! Y a quelqu'un ?

Si personne ne lui répondit, il ne perdit pas espoir et s'avança lentement tout en renouvelant ses appels. Mais sans savoir qu'il était observé depuis les hauteurs de la salle par quelqu'un. Plus précisément, par une jeune fille. Elle demeurait volontairement silencieuse et bien cachée derrière l'une des murailles brisées du fort. Ses mains délicates, mais bien salies par la poussière, s'agrippaient à la roche, et l'aidaient à se déplacer telle une souris. Du haut de sa cachette, elle observait avec curiosité, mais avec espoir le jeune homme.

En remarquant qu'il portait une armure noire, ce détail lui rappelait une des paroles de sa chanson qu'elle avait toujours chanté aussi loin que remontait sa mémoire

J'attends que tu viennes, toi mon chevalier

À l'armure d'ébène, pour me délivrer

Était-ce lui ? à cette simple supposition, un sourire enthousiaste se dessina sur ces fines lèvres rouges. Cependant, pour en être pleinement sure, elle devait voir autre chose concernant le visiteur. Une chose simple qu'elle ne pourrait voir que de prés. Mais voulant faire traîner le mystère, et voulant d'une part s'amuser un peu, elle ne fit rien et continua de l'observer avec le sourire, alors qu'Harold l'appeler encore.

- Héhoooo ? mademoiselle ? si vous êtes là, répondez !

Les yeux grand ouvert d'attention, elle put constater, même de loin, qu'il était assez beau garçon. Mais même en plissant à fond ses grands yeux verts, elle n'arrivait pas à voir le petit détail le concernant.

- Je... j'ai été envoyer par mon roi afin de... de venir vous sauver et vous emmenez loin... d'ici.

Elle eut un léger hoquet de surprise muet. Ce qu'il venait de dire fut le deuxième indice le concernant ! et c'était comme dans sa chanson !

Et que tu m'emmènes, loin de cette prison glacée

Et que j'obtienne ma liberté

Harold attendit encore. Il commençait même à se demander si y avait quelqu'un ! et pas un seul instant il n'avait senti une présence, entendu de sifflement, de bruit, rien ! rien du tout !

- Peut-être est-elle encore plus loin ? se demanda-t-il

Il allait s'aventurer dans la pièce voisine, jugeant la précédente comme déserte. L'étrange locataire le suivait encore du regard, le regard inquisiteur, mais surpris de son courage.

- Il n'est vraiment pas comme les autres celui-ci la... il n'a même pas peur ! je vais attendre encore un peu. Je dois vraiment être sure ! se dit-elle

Elle avança à pas de loup du haut de l'étage jusqu'à arriver sur les hauteurs de la pièce d'à côté, simplement en se faufilant à travers un trou dans le mur. Se trouvant une nouvelle cachette, elle continua de l'espionner. Harold lui, avançait toujours lentement et avec calme, le regard allant partout en quête d'une présence. ça l'inquiétait de plus en plus de ne rien voir et entendre.

- Curieux ça... ils ont tous bu avant de venir ici ou quoi? y'a rien.. même pas un... chat ou une souris ! Rien ! s'étonna-t-il

Faisant de son mieux pour ne pas perdre patience, il refit une tentative.

- J'vous en prie, montrez-vous ! je ne suis pas là pour vous faire du mal ! je suis là pour vous aidez !

Jugeant bon de se manifester face à ses paroles qui lui semblait sincère, elle lui répondit sans se montrer

- Êtes-vous un chevalier ?

Harold tourna le regard dans tous les sens, se demandant d'où provenait la voix. Voix dont il avait l'impression qu'elle venait de partout. Ainsi donc, la voix mélodieuse dont parlait le vieillard existait ? Et la jeune fille qui devait sauver son royaume se trouvait donc bien là ! était-ce les mêmes personnes ? Il lui répondit en même temps qu'il continuait de chercher.

- Euh... si par chevalier vous entendez quelqu'un qui ai grimper jusqu'ici pour vous sauver de cet endroit... on peut dire ça. dit-il calmement et avec une pointe de bonne humeur

Elle le trouvait drôle dans sa manière de parler, et de la façon dont il lui avait dit ça. De par sa réponse, elle ne le jugea pas comme... mauvais.

- Me sauvez de cet endroit vous dites?

- Euh... oui. Même si j'ignore pourquoi vous êtes là, et ce qui vous retient ici, on m'a dit que... quelque chose de mauvais roder ici. Mais pour moi, ce sont que des rumeurs.

- Vraiment ? Que vous a-t-on dit ? s'étonna-t-elle

Harold s'étonna à son tour de cette espèce d'interrogatoire formulé avec calme et mystère! était-ce le moment ou tout simplement nécessaire?! S'il elle voulait être sauvée, qu'elle vienne au lieu de parler ! à moins que... qu'elle ne sache pour l'étrange mal qui rode ici ? le vieux n'aurait pas menti ? le forgeron commença à remettre ses doutes en question.

- Euh... qu'une sorte d'ombre rode ici. Et qu'elle aurait déjà effrayé et fait rebrousser chemin à beaucoup de monde.

- Et vous, vous n'en avait pas peur ? s'étonna-t-elle

- Non. Et apparemment, vous non plus ! et puis je n'ai rien vu de mauvais ou d'inquiétant jusque-là.

- Et si vous croisez ce mal, que feriez-vous ?

- Euh... ben... si elle m'attaque, je me défendrai. Et je vous protégerai aussi puisque je suis là pour ça. Mais seulement si vous daigniez vous montrer et me suivre, au lieu de faire cet interrogatoire.

- Je... fit-elle avec une soudaine appréhension

- Ne craignez rien. je vous promets que je ne suis pas là pour vous faire du mal. Montrez-vous je vous prie. Reformula-t-il avec gentillesse

Elle ne répondit pas, et Harold attendit. La jeune fille se mordit la lèvre d'appréhension. Elle n'avait jamais vraiment approché quelqu'un et... quitter cet endroit était quelque chose d'inconnue pour elle. Elle ressentait aussi un sentiment étrange. Elle ne voulait pas que ce jeune homme qui se prétendait être son sauveur ne soit pas celui qu'elle attendait. Si ce n'était pas lui, peu de choix s'offrait à elle. Choix qu'elle ne voulait pas prendre. Si elle pouvait juste voir son visage de plus prêt ! elle tenta d'apercevoir ce détail du haut de sa cachette, plissant les yeux et poussant légèrement la langue sur le côté à cause de l'effort. Et comme Harold était à l'étage d'en dessous, et bien dans le champ de vision de la jeune damoiselle, elle se pencha de plus en plus.

Mais comme ses mains étaient fermement agrippés à la roche, la pression qu'elle exerçait dessus fit tomber une fragile pierre de sa muraille et la jeune fille passa par-dessus dans un cri de surprise. Elle chuta vers l'étage inférieur, même que c'était pas haut, et atterrit par miracle dans les bras du jeune homme. Harold fut aussi saisi de la chute sur l'instant, mais avec le poids et la vitesse, il fut vite mis à terre, sur le dos, la blonde dans ses bras.

Au contact d'Harold, elle ressenti quelque chose au niveau magie. Mais... ce qu'elle ressentait été plus ressenti comme si ce qu'elle ressentait la quittait. Comme un lien qui se brise, une protection qui s'évapore, qui s'envole. Comme une libération. Elle comprit ce que ça voulait dire.

- Oh mon Dieu... je... il... c'est brisé !

Apeurée sur l'instant, et aussi gênée de la situation, elle se releva et s'écarta un peu, oubliant de voir ce qu'elle tentait d'apercevoir du haut de sa cachette. Harold se releva à son tour, tout en grommelant légèrement, mais put enfin la voir. Il savait enfin à quoi elle ressemblait.

Il entendait vaguement la jeune fille ronchonner contre sa propre chute, et frotter nerveusement le tissu de sa robe. Harold eut le temps de l'observer de la tête aux pieds. De longs cheveux blonds jusqu'à ses genoux, légèrement emmêlés et sales. Elle portait une belle robe gris foncé, dont la couleur était mis en valeur par un joli corset blanc et doré.

- Tout va bien ? s'inquiéta-t-il

Elle se retourna alors vers lui, et là, Harold put enfin voir son visage. La peau clair, les lèvres fine et rouge, ainsi que de beaux yeux verts.

- Euh... oui ! ça va... tout va bien ! euh... bonjour ! dit-elle avec une voix rassurante et aiguë à cause de la nervosité.

- Bonjour. Lui répondit-il avec étonnement

- Euh... oh. Fit-elle alors en croisant son regard

Elle devient alors immobile, presque comme choquée et perdue dans ce qu'elle voulait tant voir. Son regard. Et plus précisément la couleur de ses yeux. Vert... comme les siens ! elle sentit alors son coeur battre étrangement vite, et ressentir la chaleur de son corps s'intensifier. Des sentiments étranges commençaient à se faire sentir. Elle n'en connaissait rien, mais elle trouvait ça agréable à ressentir.

- Elle n'avait donc pas tord... ? c'est donc ça ? ce sentiment merveilleux ? pensa-t-elle

Avec un léger sourire ému, elle s'adressa à lui dans un murmure

- C'est toi... c'est bien toi...

Mais Harold avait à moitié compris et entendu ce qu'elle venait de dire.

- Euh... pardon ? qu'est-ce que vous avez dit ?

- Euh... non rien ! rien, je... je disais... heureusement que vous étiez là pour me rattraper ! bafouilla-t-elle

- Je vous avais dit que j'étais là pour vous protéger ! confirma-t-il avec le sourire

- Hi hi. riait-elle d'une petite voix timide

Joignant ses mains et se balançant sur place comme une petite fille, elle continuait de fixait son sauveur avec un immense sourire, ne disant plus rien. Harold la fixait aussi, la trouvant curieusement intrigante. Pour casser ce silence, il se présenta.

- Au fait, je m'appelle Harold.

- Enchantée ! s'exclama-t-elle joyeuse

- Euh, merci. Et vous ?

- Quoi moi ? oh ! comment je m'appelle ? je m'appelle Cassandra.

- Cassandra ? joli nom. Souriait-il

- Oh... Merci messire Harold ! rougissait-elle en mettant ses mains sur ces joues

- Euh... Harold suffira mademoiselle. Pas la peine de rajouter messire ! riait-il flatté et gêné

- Oh ? bah d'accord. Mais seulement si vous m'appelez simplement Cassandra. D'accord ? proposa-t-elle avec gaieté

- Entendu.

Se rappelant les rumeurs inquiétantes de ce lieu, il formula rapidement sa requête.

- Écoutez, traînons pas. Je vais vite vous emmener loin d'ici, là où vous serez en sûreté.

- Euh...

Elle perdit alors son sourire, laissant place à de l'inquiétude. Ce qu'Harold ne comprenait pas.

- Ne vous inquiétez pas. tout ira bien.

- J'en doute pas ! c'est juste que...

- Quoi ? vous... vous n'êtes pas contente de partir ?

- Si, mais...

- Mais quoi ?

Se rappelant qu'elle ne devait rien dire, elle secoua brièvement sa tête et reprit un visage confiant.

- Rien. Veuillez m'excuser. C'est... l'émotion de... de quitter enfin ces lieux. Assura-t-elle

- Oh. Je vois. Dans ce cas, suivez-moi Cassandra.

Elle hocha la tête, puis se dirigèrent tous deux vers la sortie, presque au pas de course. Sa main fermement encrée sur la poignée de son épée, Harold scrutait le moindre recoin en quête de cette fameuse ombre, prêt à l'affronter. Harold franchit alors la porte d'entrée du domaine, mais Cassandra se trouvait encore de l'autre côté, le regard comme apeuré. Tant qu'Harold ne la regardait pas, elle pouvait se permettre de laisser ce sentiment sur son visage. Mais dès que le jeune homme se retourna, elle reprit instantanément son visage confiant, le plus naturellement possible.

- Cassandra ? s'étonna-t-il de la voir encore de l'autre côté

- Je... j'arrive. dit-elle

Elle prit discrètement son courage à deux mains pour franchir la porte, sachant la fatale issue si elle ne pouvait pas. Retenant son souffle, elle avança son pied, et le posa avec un profond soulagement intérieur de l'autre côté. Puis elle posa le deuxième, puis fit quelques pas, les yeux ronds, n'en revenant pas.

- Je... je suis enfin sortie... enfin... murmura-t-elle

- Tout va bien ? s'inquiéta Harold

- Oh que oui ça va... et même... et même parfaitement bien ! ajouta-t-elle avec une voix de plus en plus enthousiaste

- Je vois ça. vous souriez comme si vous viviez la fin d'un cauchemar. constata Harold

- Oh vous n'imaginez pas a quel point ! et tout ça, c'est...

Un grognement se fit entendre. Le duo se retourna à l'unisson vers le bruit, et virent qu'une meute de loups noirs les avaient repéré, nichés sur des rochers en hauteur. En les regardant, la jeune fille ne montra aucune peur, ni aucun étonnement. Mais plutôt comme si elle s'attendait à les voir.

- Ah. Eux. Constata-t-elle

- Des loups... ne traînons pas ! venez ! s'exclama-t-il en lui prenant la main

- Mais vers où ? y'a pas de route au sommet ! rappela-t-elle

- Rha zut... suis-moi !

Dans l'urgence, Harold oublia la politesse et s'adressa à elle comme s'il s'adressait à Astrid. Ce qui n'offensa pas la blonde au passage. Une course s'enchaîna alors pour échapper aux prédateurs. Le plan d'Harold était de courir le plus vite et le plus loin possible afin de réussir à séparer la meute, pour mieux les affronter. En pleine course, Cassandra était étonnée du plan, et ne put s'empêcher de questionner son sauveur

- Pourquoi tu les affrontes pas ? ce ne sont que des loups !

- Je sais ! merci de me le rappeler !

- Pourquoi ? tu les crains ? tu as une épée ! utilise la contre eux! Argumenta-t-elle

- C'est pas le moment là ! s'exclama-t-il presque à bout de nerf

Non mais c'est vrai quoi ! avait-elle besoin de parler, ou de lui donner des ordres ou des conseils dans un moment pareil?! Manque de chance, comme les loups barraient la route qu'Harold avait emprunté pour grimper, ils n'avaient pas le choix que d'aller dans le sens opposé. Mais vers là où ils aller, y'avais rien, à part une falaise raide. Pas de route, ni de quoi escalader. Un cul-de-sac.

- Et merde... Cassandra, reste derrière moi.

Elle obéit, croyant de tout son coeur en la victoire de son héros. Harold dégaina son épée, et la pointa vers la meute qui avançait lentement vers eux, les crocs bien sorti. Ils les coincer tous les deux. Pas d'échappatoire possible. Encore fallait-il survivre à l'attaque de sept loups féroces et visiblement bien affamé. Sur l'instant, Cassandra regretta ses paroles, car elle n'avait pas remarqué leur nombre.

- Harold... s'inquiéta-t-elle

- Ne t'en fais pas... Je te protège... Assura-t-il avec courage

Son sort et celui de sa mère dépendait de l'issue de ce combat. Harold n'avait jamais combattu pour sauver sa vie. Il était ingénieur ! pas un guerrier ! et ce malgré tout ce qu'il avait appris ! la jeune blonde s'étonna cependant de ne pas le voir attaquer la meute, ou tenter quoi que ce soit.

- Harold ? qu'est-ce que tu attends ? Tu as une épée ! bats-toi !

-Tss, facile à dire !

- Non mais quel genre de chevalier est tu ?! tu t'est jamais battu à l'épée contre des ennemis ou quoi ?! s'énerva-t-elle à moitié agacée et à moitié paniquée

- Parce que tu sais te battre mieux que moi peut être ? est-ce que tu t'es déjà battu avec une épée au moins ?

- Non, mais...

- D'ailleurs, vu que tu aimes tant parler dans des moments inapproprié, j'aimerais savoir comment tu as su te défendre, toute seule, dans ce donjon immense et sombre, remplie d'ennemi de ce genre ? hein ? rétorqua-t-il avec une pointe de sarcasme

- Ce n'est pas le moment ! bat toi au lieu de me faire des reproches ! rétorqua-t-elle en retour

- Tss... pesta Harold

Elle jeta un coup d'oeil a la vue qu'offrait la falaise, puis ce que ça donnait en bas. Le regard froncé, elle s'adressa à nouveau à lui, légèrement outrée.

- Et sache que je sais me défendre !

- C'est ça. En attendant, ne dis plus rien et cherche un moyen de descendre rapidement, le temps que je les occupe ! Demanda-t-il le plus calme possible, le regard fixé sur les prédateurs qui avançait encore en formation demi-cercle

Elle se pinça les lèvres, inquiète et boudeuse. Regardant à nouveau en bas, elle eut une idée et se permit quelques réflexions personnelles, au grand dam sonore pour Harold

- Oula... c'est haut quand même... constata-t-elle les yeux grand ouvert en se penchant encore

- Cassandra... dépêches-toi de trouver une issue ! vite !

- J'ai bien une idée...mais la... c'est chaud. Ajouta-t-elle en gonflant ses joues par réflexion

- Cassandra ? ça viens ?

- Bon, je sais de quoi je suis capable, mais la... j'ai jamais tenté !

- CASSANDRA !

- Hein ? HAROLD !

Deux loups venaient de se jeter sur lui, lançant l'offensive. Harold se défendit de son mieux, maniant habilement l'épée et réussi à mettre à terre ses assaillants.

- CASSANDRA ! VA T'EN ! hurla-t-il

Que faire ? lui obéir et risquer de le perdre ? elle ne pouvait pas se permettre cette idée. Se mordant la lèvre, elle jetait successivement son regard sur lui, les loups et sur le vide. Fallait vite se décider, surtout que le reste de la meute se lançait sur lui pour venger leurs congénères !

- Oh la la... si j'essaie, ça peut soit marcher, ou pas ! marmonna-t-elle

- CASSANDRA !

- Et si je me rate ?! paniqua-t-elle

- CASS... AAAAH ! hurla-t-il

- NON ! HAROLD ! Hurla-t-elle en se retournant vers lui

Il était à genoux, blesser. Un loup venait de le griffer sur le torse. N'ayant plus le choix et connaissant les conséquences de ses actes, elle fronça le regard et fonça vers Harold, tout en fixant les loups. Et pour on ne sait quelles raisons, les loups reculèrent. Ce qui étonna Harold.

- Cass... Cassandra... ?

- Ça va aller. Viens. Assura-t-elle en lui attrapant doucement le bras

Elle l'aida à se relever, et l'entraîna à reculons vers le rebord de la falaise. Elle ne lâchait pas les bêtes du regard, et ces derniers ne la quittaient pas des yeux non plus. Toujours avec fureur, les crocs sortis, grognant, et toujours à leur place. Harold s'accordait une seconde pour regarder en bas. il constatait simplement que c'était haut ! et dans son état, la descente aller pas être facile...

- Euh... je...

- Juste un conseil. Accroches-toi. Conseilla-t-elle

Elle détourna son regard de la meute pour le ramener vers lui et lui sourire. Il ne voyait pas trop en quoi consister le plan de la jeune fille. Sauf quand elle resserra son emprise sur son bras, qu'elle l'entraîna avec elle au pas de course et qu'elle se mit à sauter de la falaise. Hurlant de peur face à la chute vertigineuse, Harold se tut aussitôt, choqué, quand il vit Cassandra se métamorphoser en une imposante créature noire ailée.

Elle venait de se transformer en dragon. Et plus précisément, en furie nocturne.