Salut à tous ! :D pour ce dimanche, voila un chapitre qui devrait beaucoup vous plaire ! :D si c'est le cas, reviewer ! ^^ et même si vous aimez pas, lâchez-vous ! c'est tout aussi valable de dire ce qui ne plaît pas. :) alors pour infos, sachez que si je ne réponds plus aux reviews que vous me laissez à chacune de mes fics, c'est parce que je n'ai plus trop le temps d'y répondre. :/ trop de projets en cours. Mea culpa. :p mais sachez que je prends le temps de les lire et de tenir compte de chacune de vos reviews ! et je vous dis encore une fois merci pour tout. Sur ce bonne lecture et à mercredi ! :D
Chapitre 8 – Une promesse
Un groupe de cavaliers vêtus comme d'humbles paysans, chevauchait à toute allure vers l'Est, connaissant parfaitement le chemin malgré l'orage et l'obscurité. Après une longue chevauchée ou le répit n'était pas toléré, ils atteignirent leur destination. Le royaume de l'Est. S'aventurant dans le village, ils cherchèrent une demeure bien spécifique. Quand ils la trouvèrent, ils entrèrent comme des brutes, fracassant la porte. L'objet, ou plutôt la personne de leur recherche se trouvait là, à table, calmement assise et nullement saisie de l'entrée fracassante du groupe dans sa demeure.
- Je savais que vous viendrez messieurs.
- Aaah vraiment ? se moqua un des hommes
- Oui. Et pour ma porte aussi... je savais. Voilà pourquoi je suis assis à l'opposé. Ajouta-t-il calmement, un brin d'amusement dans la voix
- Alors suis nous bien gentiment vieil homme, et il ne t'arrivera rien. prévient le chef du groupe
- Héhé. J'avais également prédit ce genre de menace. Alors soit. Puisqu'il en est ainsi, menez-moi à Drago.
- Mais avant, tu devras nous suivre pour...
- Humpf. Pour rendre visite à une autre vieille personne et l'obliger à vous suivre avec un sort de paralysie ? hum ? devina-t-il
- Euh...
- Je le savais. Eh bien ? qu'attendons-nous messieurs ? en route.
L'homme à la courte barbe grise se leva de table et marcha à son aise vers ses aimables visiteurs, qui le regarder étonné de le voir si confiant, mais aussi de la véracité de ses pouvoirs. Le faisant monter sur le cheval du chef, ils galopèrent immédiatement vers leur prochaine destination. La demeure de celle qui était à l'origine du malheur de certains.
oO*Oo
- Cassandra ? Cassie ! réveilles-toi !
La princesse dormait profondément et à son aise pour la première fois de sa vie, même que c'était au grand air. Mais se faire réveiller ainsi par son sauveur qui lui secouait l'épaule et qui la regardait avec un grand sourire était assez étrange.
- Hum ? oh, bonjour Harold. Qu'est-ce qui y'a ? pourquoi tu m'as réveillé ainsi, avec une voix pressante ? sommes-nous en danger ? ou...
Pas le temps de terminer son interrogatoire, que le jeune homme lui cloua le bec en posant son index sur ses lèvres, et continua de la regarder avec le même sourire
- Chuuut. Tais-toi. Pour cette fois, tais-toi et laisse-moi parler. Ok ? demanda-t-il gentiment
Cassandra n'avait apparemment pas le choix. Elle obéissait, attendant avec curiosité la raison de son étrange attitude. Harold se justifia, plus sérieux que jamais.
- Cassie, j'ai réfléchi. Au sujet d'Astrid. Je t'ai dit qu'elle comptait pour moi mais... dernièrement. ce sentiment s'estompe.
Cassandra lui lança un regard inquisiteur, mais ne dit rien comme convenu.
- Il s'estompe... parce qu'en me réveillant, je t'ai regardé dormi. Et j'ai compris que... la seule qui compte, que j'ai envie de protéger, et dont j'ai envie de rester à ses côtés... c'est toi.
Face à cette déclaration, elle ne pouvait rester plus longtemps muette
- M... moi ? Mais... Harold, je...
- Tu sais quoi ? pourquoi faire la route jusqu'au château ? partons sans plus attendre vers celui de tes parents ! j'ai une carte et je connais l'itinéraire pour y aller ! proposa-t-il avec enthousiasme
- V... vraiment ? tu ferais ça ?
- Oui. Comme ça, vous serez enfin réunis, et nous... nous pourrons rester ensemble, à jamais.
Ces mots semblaient irréels et trop beaux à ses yeux. Même si elle espérait les entendre de sa propre bouche, le fait qu'il les disent enfin semblait... tellement improbable ! Pourquoi il changerait tout le plan prévu depuis le départ ? et Astrid... ne comptait-elle pas pour lui ? pourquoi il lui disait ces jolies choses, mais pas à elle ? était-ce sincère ? pouvait-elle s'y fier et y forger son espoir secret ? où tout cela n'était-il qu'illusion ? elle regardait à présent le jeune homme avec incompréhension.
- Ens... à ja... Harold... qu'est-ce qui t'arrive ? pourquoi tu me dis tout ça subitement ?
- Cassie, ne le vois-tu pas ? demanda-t-il avec encore le même sourire depuis son réveil
- Je ne veux pas souffrir pour rien Harold. Dis-le-moi. Exigea-t-elle craintive
- Parce que je t'aime. Avoua-t-il de but en blanc
- Hein ? tu... m'aimes ? s'étonna-t-elle avec des yeux ronds
- Pas toi ? souriait-il encore
- Bah... je... bafouilla-t-elle rougissante et complètement perdue
Elle détourna son regard, et lui s'empara de son menton de la même manière que la veille. Muette, elle le fixa dans son regard, le jeune homme faisant de même sans laisser son beau sourire s'effacer. Avec la plus grande douceur, il l'approcha lentement de son visage, encore et encore, jusqu'à ce qu'ils ferment tous deux progressivement leurs paupières, et que leurs lèvres se rapprochent, se rapprochent et se rapprochent encore, jusqu'à n'être plus qu'a quelques centimètres l'un de l'autre. Puis leurs lèvres se frôlèrent presque, et...
oO*Oo
- AH ! quoi ?! mais... qu'est-ce que... ?!
Elle se réveilla en sursaut. Tout cela n'était qu'un rêve. Un simple rêve. Comprenant et constatant ça, elle soupira, affreusement déçue.
- C'était un rêve... oh pfff... ronchonna-t-elle
Elle se passait une main sur son visage et regardé autour d'elle. Elle était allongée sur l'herbe, la couverture sur elle. Et juste en face d'elle, à une bonne distance réglementaire, Harold était allongé aussi, encore endormi. Elle le fixait avec tendresse, toujours allongée à sa place. Un léger sourire se dessiner sur ses lèvres tandis qu'elle observait chaque détail du visage du forgeron. Elle le trouvait vraiment très beau. Mais plus elle le fixait, plus son sourire disparut, et se pinçant les lèvres, elle devenait soudainement pensive.
- Elle en a de la chance, cette... comment c'est déjà son nom... ? Astrid ? oui. Astrid. Mais à cause de son existence dans sa vie, je me retrouve avec un problème que je n'avais pas envisagé durant tout ce temps ! J'ai toujours cru que celui qui viendrait me sauver me donnerait son coeur, mais pas qu'il l'aurait déjà donné à une autre ! comment je vais faire... ? si ça se trouve, et avec de la chance, il pourrait tomber amoureux de moi et briser mon sortilège ! suffirait juste d'un baiser d'amour sincère... Comme me l'a indiqué maman dans la lettre ! Et il doit surtout me le donner avec sincérité. Difficile vu la situation présente... Rhoo... je me demande ce que ça fait de recevoir une telle preuve d'amour... ça doit être merveilleux... mais... est ce qu'il l'a déjà embrassé ? et si oui ? est ce que ça comptera quand même pour moi ? j'espère que oui... il faut donc que j'arrive à faire en sorte qu'il m'aime plus qu'elle et qu'il m'embrasse avant de rentrer chez lui. Bon déjà, il m'a dit qu'il m'aimait bien. Et qu'il n'avait pas peur de moi sous ma forme dragon. C'est déjà un bon début. Surtout qu'en plus, maman m'avait recommandé de ne rien lui dire sur mon pouvoir dans le cas où il le prendrait mal et qu'il se sauverait. Mes chances d'être libérer auraient disparu... mais là, tout est différent ! j'ai donc toutes mes chances... mais comment faire ? je n'ai jamais... oh ! il se réveille...
Elle retrouva le sourire quand elle le vit sortir petit à petit de son sommeil. Clignant des yeux, il la fixait ensuite à son tour et lui souriait.
- Bonjour Princesse.
- Bonjour mon chevalier ! bien dormi ?
- Bah j'ai connu mieux, mais je ne vais pas me plaindre pour deux choses. La première, c'est que c'est temporaire, et la deuxième, le réveil est charmant.
Elle souria gêné et détourna un peu le regard.
- Et toi ?
- Absolument bien ! je crois pas avoir déjà passé une aussi belle nuit durant mon emprisonnement ! répondit-elle avec joie
Harold était content de savoir ça, puis se leva en proclamant que c'était l'heure du petit déjeuner. Pommes, pain et eau. Cassandra s'installa de nouveau en tailleur et regardait les pommes verte avec envie, sachant qu'elle allait 'en régaler. Harold lui en donna deux. Il remarqua alors l'état des mains de la blonde ainsi que le reste de son apparence physique. Elle était sale. La poussière et la crasse du ce lieu désertique ne l'avaient pas épargné, ou presque. Elle avait dû être la majeure partie de sa vie transformée en dragon afin d'y échapper. Même pour dormir, ça devait être plus simple pour elle d'être ainsi. Cassandra remarqua qu'il la dévisager.
- Qu'est-ce qui y'a ?
- Je... tes mains... elles sont... euh... comment dire. Euh... que dirais-tu d'aller te baigner aujourd'hui ? formula-t-il directement
- Me baigner ? s'étonna-t-elle
- Oui. je sais où c'est possible de se rafraîchir un peu. Ce n'est pas loin et c'est très joli, tu verras. Et puis ça te ferait un bien fou avant qu'on arrive au château, non ?
- Bah je... suppose que oui.
- Et puis je suppose que tu n'avais pas le loisir de faire ça dans ton donjon ?
- Pas vraiment. Quand il pleuvait j'en profiter pour me laver au mieux. Mais un bain... au fond... pourquoi pas ! ce sera marrant ! allez hâtons-nous ! s'enthousiasma-t-elle
Le petit déjeuner fut vite englouti et le campement fut vite déblayé. À nouveau, la route fut bercée par diverses questions de la princesse envers le forgeron et vice-versa. Ils faisaient également connaissance, racontant leur vie et tout ce qui leur passer par la tête. Et sur la route, à chaque nouvelle chose que son amie découvrait et dont elle s'émerveillait, Harold aimait la voir ainsi. Souriante, les yeux pétillant, riant a son aise, curieuse, délicate envers ce qu'elle prenait dans ses mains... telle une enfant innocente.
L'endroit dont parlait Harold fut enfin en vue. C'était un cours d'eau peu profond bordé de rocher et de quelques arbres, très jolie et dont la vue de l'eau donnait en effet l'envie de s'y rafraîchir. Harold l'avait déjà traversée lors de l'aller, et il fallait inévitablement passer à nouveau pour le retour.
- Oh comme c'est joli ! s'exclama-t-elle ravie
- Je te l'avais dit non ?
- Tu aurais dû me dire que c'était plutôt enchanteur ! je n'ai jamais vu un endroit si joli, sinon en rêve ! regarde-moi cette eau si pure ! si scintillante ! oh j'ai trop envie d'y tremper mes pieds ! non ! y plonger !
- Bah qu'est-ce que tu attends ?
- Le top départ pour une course ! aller Harold ! je peux te battre ! riait-elle
- Évidemment ! ce n'est pas toi qui portes le sac !
- Oh...
- Vas-y Cassie. Ne m'attend pas. D'une certaine manière... fonce. « Envole toi » à nouveau. dit-il avec un sourire accompagnant son sous-entendu
Elle le regardait avec incompréhension pendant quelques secondes, et comme elle le voyait toujours lui sourire, elle comprenait ce qu'il voulait dire. S'envoler et foncer dans le sens courir, et non se transformer en dragon. Jetant un œil à la très légère pente qui la séparer du point d'eau, son sourire s'agrandit. Elle trottinait avec hésitation, presque avec timidité, puis porter par la brise du vent, elle accélérait sa course. Comme le sous-entendu d'Harold, elle avait presque l'impression de s'envoler ! elle jubilait de pouvoir courir à son aise, laissant naturellement un immense sourire de joie s'étendre jusqu'aux oreilles !
Elle s'approchait de plus en plus, puis sans se retenir, elle sauta dans l'eau, à un endroit qu'elle jugeait profond. Jamais elle n'avait pu se baigner totalement, ni avoir l'occasion de nager, mais être sous l'eau ne lui faisait pas peur. Au contraire, elle se sentait bien ! Cette sensation de légèreté différente de celle-ci ressentit dans les cieux lui était tout aussi agréable. En regagnant la surface, elle éclatait de rire et faisait quelques brasses. Ce qui pour Harold était le signe que son idée était une bonne idée.
- Alors ? elle est bonne ? demanda-t-il en se laissant prendre à la bonne humeur
- Si tu veux le savoir, rejoint moi ! plaisanta-t-elle
- Non merci. Mon armure va rouiller.
- Dois-je venir te chercher ? plaisanta-t-elle à nouveau en s'avançant vers lui à la nage
- Hin. Il en faudra plus que ça pour... commença-t-il en tournant son regard vers la gauche
- Quoi ? fit-elle étonné
Elle l'était en effet, car Harold avait perdu sa bonne humeur, pour avoir un regard inquiet et méfiant. Sachant que ce n'était pas à cause d'elle qu'il avait cette attitude, elle fronça le regard et se retourna lentement vers le même côté, alerté à son tour par ses sens développés. Quatre hommes, visiblement des bandits à l'apparence non charmante et aux manières brutales venaient d'approcher du point d'eau. Le duo les avait repérés, et le quatuor aussi à peine quelques secondes plus tard. Aussitôt, ils entendirent des commentaires pas amicaux du tout, vu comment les bandits se donnaient la peine pour que le brun et la blonde les entendent.
- Hohoooo ! regardez ce que je vois les gars ! En voilà une jolie sirène ! et sans sa queue en plus ! chouette !
- On pourra peut-être se joindre à la petite baignade non ? qu'est-ce que vous en dites ?
- Mouais. On jarte le maître nageur en premier à coup d'épées ? où on le noie ?
- J'opte pour la deuxième idée, histoire de voir combien de temps y mettrait à plus faire des bulles. Héhé... en avant les gars !
- Ouais ! s'exclamèrent les autres
Ils se mirent à avancer lentement vers eux, armes à la main, et des sales sourires sadiques sur leur sale trogne. D'ordinaire, n'importe quelle jeune fille paniquerait face à ce genre de situation, mais pas Cassandra, car elle savait que le plus grand danger ici... c'était elle. Pensée qui lui effleura l'esprit, et dont elle en souriait. Se tournant vers Harold, elle lui formula une requête, et petit sourire sournois sur les lèvres.
- Harold ? puis-je y aller ?
- Tu vas leur faire peur c'est ça ? devina-t-il pas si étonné que ça
- D'une certaine manière. Et puis je tiens à te protéger de ces brigands.
- C'est fort admirable de ta part Cassie, mais...
- Je ne me transformerai pas. Promis. Je leur ferais peur d'une autre manière. Alors ? je peux ou je peux pas ? insista-t-elle avec malice
- Ah la la... bon très bien. Vas-y. Mais soit prudente, d'accord ?
- Oui chef. Promis !
- Tu veux pas mon épée par hasard ?
- Tss ! pas besoin ! riait-elle-en partant
Harold haussa les épaules avec amusement. La princesse alla donc à la rencontre de ses opportuns avec confiance et malice. Ces derniers se stoppèrent en la voyant venir vers eux dans cet état.
- Stop ! n'avancez pas davantage messieurs. Reculez ou vous le regretterez. Conseilla-t-elle les mains sur les hanches et un air supérieur
Éclats de rire moqueurs assurés.
- Whahahahaa ! non mais regardez moi ça mes lascars ! une donzelle qui nous défient !
- À la place du mec en plus ! hééé ! on inverse les rôles maintenant ?! beugla l'un d'eux à Harold
- Il doit pas savoir se battre le froussard ! et ça m'étonnerait qu'elle aussi !
- Tssa ! faut voir ! T'a quoi comme armes sous ton jupon ? une arme de fille ? genre un rouleau a pâtisserie ? mouhahaha !
- Ça m'étonnerait que ce soit une épée ! les filles savent pas se battre !
- Mouais ! elles savent que pleurer et jouer à la poupée !
- Et à servir à autre chose quand elles attrapent de l'âge ! hé hé !
Cassandra soupira et bailla presque d'ennui. Ce qui fit perdre le sourire et le ton moqueur des bandits.
- Ouaaaa... bon ? vous avez fini de parler pour rien ? j'attends que vous partiez moi. parce que, au cas où vous ne l'avez pas remarqué... vous gênez. Et je tiens pas à ce que des gêneurs de votre espèce gâchent ma journée. Alors je le dirais pas trois fois. Partez... ou vous le regretterez.
- Ah ouais ? et tu feras quoi si on décide de rester, poulette ?
- Me parlez pas de nourriture, je vais avoir faim ! Et pour vous répondre... euh... vous tenez vraiment à le savoir ? demanda-t-elle avec une fausse crainte pour eux
- Ouais ! dis nous !
- Nan. Vous voulez pas savoir. Ricana t-elle
- Si !
- Nan. Croyez- moi ! vous irez vite pleurer dans les jupes de votre pauvre moman !
- Rhaa ! elle m'agace !
- Pareil ! c'est toi qui vas pleurer dans les jupes de ta chienne de mère si tu la boucles pas !
Le visage de Cassandra vira brutalement de l'amusement à la colère, rien que dans son regard. Et Harold s'en doutait, même de loin et sans voir son visage. Tout le corps de la jeune fille restait parfaitement calme et sous contrôle. Au fond d'elle, l'envie de se changer en dragon et d'aller les attaquer était très forte. Même qu'elle n'avait pas connu sa mère, personne n'avait le droit de parler d'elle ainsi. Et personne ne ferait du mal à celui qui était venue la sauver. Fronçant le regard, elle avança très lentement vers eux.
- Présentez-moi vos excuses pour ce que vous venez de dire, et partez d'ici tout de suite. Menaça-t-elle avec froideur
- On n'a pas d'ordre à recevoir sale morveuse !
- Partez de vous-même, ou je vous ferai moi-même partir. Redit-elle
- Et comment ? en nous donnant des coups de pied dans les chevilles ?
- Nan. Comme ça. souriait-elle avec malveillance
Son regard devint alors plus sombre, plus dangereux, laissant simplement les yeux du dragon prendre la place des siens. Aussitôt, les bandits se mirent à frémir et à changer d'attitude à la vue de ce spectacle horrifique. Cassandra laissa ensuite sa bouche leur dévoiler les dents du dragon, et leur adressa un sale sourire.
- Maintenant partez, ou soyez mon prochain repas... dit-elle avec sa voix d'ange
Les hommes hurlèrent de peur et se mirent à courir à toutes jambes le plus loin possible. Une fois bien loin, elle redevint elle-même, et éclata de rire tout en bondissant de joie.
- Tu t'es bien amusé on dirait. Constata Harold qui venait de la rejoindre
- Carrément ! t'as vu comment ils ont couru ? trop drôle ! Hi hi !
- Et t'a fait quoi exactement ? Nan, parce que vu leur tête, tu n'as pas dû leur faire les yeux doux. Interrogea Harold en croisant les bras.
- Moi ? rien de spécial. Juste des menaces et hop ! ils ont déguerpi. Avoua-t-elle avec une innocence pas convaincante.
- Cassie ? insista Harold
- Bon d'accord ! d'accord ! j'ai... juste fait peur en montrant... mes yeux et mes dents de dragon.
- Cassie. Tu avais promis pourtant ! tu sais que c'est risquer de te transformer ! reprocha-t-il
- Je sais ! mais c'était trop tentant ! et puis c'est le fait qu'ils ont osé insulter ma mère qui m'a poussé à faire ça. Mais je ne le referais plus c'est juré !
- Mouais. Fit-il pas convaincu en tournant son regard vers le point d'eau.
- Oh aller ! me fait pas la tête Harold ! hein ? personne ne les croira ! les gens diront qu'ils ont bu ! allez fait pas la tête ! j'aime pas quand tu boudes ! dit-elle
Il continuait de regarder le cours d'eau, visiblement mécontent de la princesse. Cassandra recommençait à avoir peur des conséquences pour le fait de ne pas avoir tenu sa promesse. Se pinçant d'abord les lèvres, elle se mit à sourire à pleines dents en saisissant à pleine main le visage du jeune homme, pour le tourner vers le sien
- Allez ! souriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ! fit-elle avec une note d'humour et d'espoir
Harold la fixait dans les yeux, sans pour autant rire avec elle. C'est alors que des larmes d'angoisse commencèrent à rouler sur les joues de la jeune fille.
- Allez Harold... sourit... je suis désolée ! je ne voulais pas te décevoir ! je... je te jure que plus jamais je ne me transformerai devant d'autre personne ! sanglota-t-elle à moitié
- Cassie.
- Oui ? fit-elle d'une petite voix
- Merci, et bravo.
- Je... quoi ?
- Merci pour m'avoir protégé, et bravo d'avoir réussi à faire fuir quatre gaillards bien balèzes.
- Mais alors... t'est pas fâché ?
- Un peu, mais en te voyant pleurer comme ça et regrettez quelque chose de pas si grave, je n'arriverais pas à être fâché jusqu'au château. Et puis... c'était légitime et marrant que tu leur fassent peur comme ça.
- Oh merci Harold...
- De rien. et puis... c'est plutôt envers moi que je devrais être fâché.
- Pourquoi ça ?
- Parce que je ne sais pas me battre pour défendre ma vie ou celle de quelqu'un. Même que mon père m'a appris à me battre, je n'ai jamais eu à le faire. Et puis aussi, je ne veux pas que ce soit toi qui nous sauves de chaque situation périlleuse ! Je suis ton chevalier, et je tiens à l'être véritablement à tes yeux.
- Mais Harold, ça ne me gène pas moi ! dit-elle gentiment pour le rassurer
- Mais moi si. Je veux que jusqu'à ce que tu retrouves ta famille, tu puisses compter sur moi.
Elle l'avait écouté avec attention. Puis avec tendresse et pour le rassurer, elle lui prit sa main.
- Harold. Je sais ce que tu vaux. Je sais que si j'étais... en quelque sorte normale, tu n'aurais pas hésité un seul instant à croiser le fer avec ces rustres pour me protéger. Jamais je ne te prendrais pour un faible ! tu es mon chevalier, et je suis plus qu'honoré d'être ta princesse et d'être sous ta protection.
- Cassie...
- J'ai toujours eu, et j'aurais toujours confiance en toi. et ce depuis que je t'ai vue et que tu m'as demandé de te suivre. Je sais que jamais il ne m'arrivera rien tant que je serais à tes côtés. Alors... je vais te faire une promesse que je tiendrais jusqu'au bout du voyage.
Cette fois, c'est elle qui lui prit son menton dans sa main et qui le força à le regarder dans les yeux.
- Plus jamais je ne prendrais la place du chevalier. Je te le promets. Souriait-elle
- Merci Cassandra. Merci. Souriait-il en retour
- De rien.
Elle lui lâcha son visage. Elle aurait aimé lui lâcher la main, mais elle ne pouvait pas le faire. Pas que c'était elle qui voulait la garder dans la sienne, mais là, c'était Harold qui ne semblait pas vouloir la lâcher. Parce qu'au fond de lui, il commençait à ressentir plus que de l'attachement et de l'amitié. Et parce qu'aussi, à force de rester auprès de Cassandra et d'apprendre à la connaitre, Astrid commençait à s'effacer petit à petit de son esprit et de son coeur, ainsi que le souvenir du baiser qu'elle lui avait donné avant son départ et sa requête pour qu'il revienne plus vite.
- Harold ? l'appela-t-elle
- Hum ?
En plongeant son regard dans le sien, Harold se sentit encore plus bizarre, lâcha sa main et se mit à bafouiller le plus neutre possible.
- Oh... hum. Désolé. Euh... Tu devrais profiter d'être tranquille pour... voila. Je vais aller faire le guet.
- Harold ? fit-elle encore plus étonnée
Malgré qu'il s'éloignait, un détail étrange n'avait pas échappé au regard curieux de la jeune fille.
Les joues soudainement rouges de son chevalier.
