Salut à tous ! voila un chapitre riche en événements et en rebondissements ! ce qui justifie pourquoi il est long! :D désolée de ne pas l'avoir poster hier mais j'ai eu un empêchement de dernière minute. Donc j'attends pas plus longtemps pour le poster ! ^^ alors ce chapitre est un de mes favoris. j'ai adoré l'écrire ! :D surtout qu'en plus on approche de la fin. genre 2 chapitres. :) j'espère que le déroulement de ce chapitre vous plaira beaucoup mais vous dégoutera quand même pour certaines choses ! dites-moi ce que vous en penserez ! ;) bonne lecture et à dimanche ! :D
Chapitre 9 – Coeur blessé
- Où sont-ils... montre-moi où ils sont... tous... mon précieux miroir...
La folie et l'obsession gagnaient peu à peu l'esprit du roi. La démence ne tarderait pas. Il venait de lui susurrait cet ordre, et le miroir lui montra ce qu'il souhaitait au sujet d'Harold et de la princesse qui revenaient vers le château. Mais aussi du groupe de cavaliers qu'il avait envoyés chez le vieux sage, et qui se dirigeait vers leur prochaine destination.
- Bien... fort bien... hâtez-vous. Le temps nous est compté... hâtez-vous.
oO*Oo
Dans une des parties recluses de la forêt qui se situait aux abords du royaume de l'Est, la sorcière responsable du malheur du roi et de la reine œuvrait dans son antre. L'endroit était sombre, seulement éclairé par de nombreuses bougies soudées entre elles par d'énormes coulées de cire. Et vu le nombre de bougies allumées, le feu de bois sous le chaudron et l'odeur écœurante de l'humidité, il y régnait une odeur infecte et une chaleur étouffante qui donnerait très vite l'envie de vomir. Ajouter à cela, la chaleur de la pièce peu spacieuse accentuer l'odeur des différents ingrédients présents pour ses mixtures. Que ce soit des animaux morts, ou des végétaux séchés.
La sorcière était une grande dame dans sa jeunesse. Mais la vieillesse l'avait réduite à avoir en permanence le dos courbé, ce qui l'avait rendue en partie affreuse. Penchée au-dessus de sa marmite rouillée, bouillante et fumante, elle tournait lentement le contenue avec un petit sourire satisfait qui accentuait ses nombreuses rides. Du bout de ses longs doigts crochus, elle ajoute des ingrédients en tous genres, créant une odeur de plus en plus affreuse qui ne semblait pas la dérangeait. La vapeur du liquide à moitié boueux et à la couleur étrange s'installa sur son visage et sur ses cheveux mi long et frisé, de couleur brun et blanc. Elle avait également un œil blanc, obtenue à cause d'un merle qui le lui avait crevé pour tenter de s'échapper, avant d'être mis à cuire en guise de repas. L'autre possédait encore son iris brun, mais le blanc avait cédé sa place au jaune, à cause de ce qu'elle ingurgitait comme boisson ou repas.
En cet instant, c'était très calme. Elle ne disait presque pas un mot. Sauf quand elle ajoutait un nouvel ingrédient. Mais elle murmurait presque ses paroles, disant ce qu'elle pensait avec un amour étrange pour son travail
- Humm... bientôt prêt... encore un peu de ça... humm... oh c'est encore croquant ! miam ! ... ajoutons ensuite une pincée de poudre de pissenlit... la ! parfait ! ... Rajoutons maintenant ceci. Oh que me résultat va être drôle de la voir ingurgiter ceci ! espèce de sale petit...
CHBAM ! ce qui lui servait de porte d'entrée s'ouvrit avec un fracas assourdissant. Saisie sur l'instant, elle laissa sa louche tomber entièrement dans le breuvage, ce qui la fit rager. Les responsables de ce tintamarre, en l'occurrence les cavaliers envoyés par Drago, qui revenaient de la maison du vieil homme, entrèrent dans la tanière, armes à la main. Leur chef s'adressa sans hésiter à la femme qui n'avait pas bougé et qui ne c'était toujours par retourner.
- Pas un geste sorcière ! où tu le regretteras !
- Des hommes... cinq si je me trompe pas... parfait. Ils me serviront de repas, après que je me sois ravitaillé en ingrédients auprès d'eux. Excellent... je manquais justement d'oeil, de langues et de cœurs humains pour mes potions... murmura-t-elle avec un large sourire qui laissait apparaître ses dents gâtés
Les hommes resserrent l'emprise de leurs mains sur leurs armes et déglutir légèrement face aux paroles de la sorcière. Sans prévenir, elle se retourna et tandis sa main vers l'un des hommes les plus proches d'elle. Mais elle n'arrivait pas à atteindre sa cible, ni son but. Elle était paralysée. Mais elle pouvait encore disposer du reste de son corps.
- Quoi ?! mais... je... je ne peux plus bouger ! comment ça se fait?! qui ?! QUI A FAIT ÇAAAAAAAAAAA ?! hurla-t-elle folle de rage
- Moi, ma chère Verna. Fit une vieille voix
- Non... souffla-t-elle avec des yeux ronds
Le groupe s'écarta pour laisser passer le vieil homme, qui s'avancer, la main tendu vers la femme. Il avait une rune magique gravée dans la paume de sa main gauche, qui briller d'une lueur mystérieuse. Il adressait à la sorcière un sourire amusée, caché derrière sa barbe alors qu'elle lui rendait un regard assassin, tout en lui montrant ses dents serrer avec rage
- Toi... ragea-t-elle
- Ça faisait longtemps n'est ce pas Verna ? 18 ans si je ne me trompe ?
- Je constate que tu n'as pas perdu la mémoire vieux hiboux. Bien. Tu me libère de ton satané sort ? que je puisse t'arracher les yeux !
- Si j'étais aveugle et mourant, pourquoi pas. Cependant, je ne peux pas te libérer Verna. Dans peu de temps, tout ce que tu as accompli de mal il y a 18 ans prendra fin.
- Quoi ? Seulement maintenant ? tssa ! j'aurais aimé que ça dure toute sa vie ! ricana-t-elle. Maintenant, assez parler ! LIBÈRE MOI ! ordonna-t-elle avec rage
- Je pense que t'es devenue sourde avec l'âge. J'ai dit pas question. Toi et moi allons faire un petit voyage jusqu'au château de Drago Poing sanglant, et jusqu'à destination, tu resteras bien sage. D'accord ?
- MISÉRABLE LIMACE! JE VAIS T'ÉTRIPER, T'ÉVENTRER ET TE RÉDUIRE EN CHARPIE SI TU NE ME ... s'égosilla-t-elle
- Roh la la... épargnons nos pauvres oreilles. Zou ! fit-il d'un léger tour de main
Il venait de lui lancer un sortilège de mutisme, la coupant ainsi dans ses menaces. Il s'approcha ensuite de la supposer statue vivante qui le regardait avec des yeux emplis de rage. Il posa alors son index gauche sur le front de la femme, et cette dernière fut libérée du sort paralysant, mais sombra dans l'inconscience totale, s'effondrant comme un rien sur le sol. Soupirant de la joie d'avoir du calme, il informa son escorte qu'ils pouvaient l'emmener avec eux. Ils s'exécutèrent, la sortirent de ce trou à rats, la mirent à plat ventre sur l'un des chevaux, puis ils galopèrent sans perdre plus de temps vers le château.
Le retour fut rapide. Les cavaliers étaient revenus au petit matin. Ils avaient galopé toutes la nuit et ne demander qu'une bonne nuit de sommeil. Mais elle ne leur sera pas accordée tant que le roi n'aura pas vu les « invités ». passant par les couloirs et entrée discrètes du château, les cavaliers et leurs détenus, accompagné du capitaine George et de quatre gardes, se frayèrent un chemin jusqu'à la salle du trône, là ou le roi les attendait déjà.
Il avait passé toute la nuit ici, à les attendre, à faire les cent pas, à murmurer toute sorte de chose incompréhensible et inquiétante, le regard vitreux, l'esprit à moitié fou. D'un rapide tour de tête, son regard se posa sur la porte quand la serrure s'ouvrit et que le capitaine se fit voir, ouvrant la marche, les autres suivant derrière. Quand il vit le vieux sage et la sorcière, un sourire malsain prit possession de son visage.
- Les voilà... enfin les voilà... tous, vous êtes tous là.
- Oui sire. Comme convenu, nous sommes revenu le plus vite possible avec eux.
- Parfait... parfait... mettez-les-moi aux cachots, Capitaine. Tous... aux cachots. Ordonna-t-il en se retournant vers son trône
George haussa un sourcil, le regard incompris par cet ordre.
- Pardonnez-moi sire, mais... que dois je comprendre par « tous » ?
- Ne fait pas l'idiot... Je les veux tous, enfermé séparément dans ces satanés cachots qui ne me servent pratiquement à rien ! et cela afin que personne dans ce royaume ne sache ce que je projette. EST-CE CLAIR À PRÉSENT ?! hurla-t-il
Il c'était retourné vers le capitaine avec une telle rapidité que le capitaine en était déconcerté. Mais ce qui l'avait plus choqué, c'était le timbre de voix plus grave et furieux de son roi, mais aussi son regard sombre mêlé à la fatigue. Drago venait de lui offrir la vision d'un monarque corrompu qu'il n'avait encore jamais vu. Il ne reconnaissait plus son roi. Le pouvoir du miroir l'avait rendu ainsi. Un monstre.
- Bien. À vos ordres monseigneur. GARDES ! emmenez-les.
Bien entendu, le groupe de cavaliers protestait et se débattaient entre les bras des soldats. La sorcière encore inerte et le vieil homme suivirent le mouvement, lui restant calme et confiant, sachant par avance ce qui allait se passer. Chacun fut enfermé dans une cellule. Sauf la sorcière et le sage qui furent enfermées dans des cellules isolées des autres. La sorcière fut enchaînée aux murs, et le vieux sage enchanta ses chaines, a la demande du Capitaine, afin qu'elle ne puisse user de sa magie. il annula ensuite le sort. Elle se réveilla progressivement et se débâtait comme une diablesse à peine réveiller. Le vieil homme fut à son tour conduit en cellule, et s'essaya patiemment sur la couchette en attendant la suite. Les soldats quittèrent les cachots, et les cris et hurlements des détenus mécontents résonnaient sans répit dans les sous-sols glacés.
Drago se rendit par la suite seul à la cellule de la personne qui l'intriguait en premier. Celle de la sorcière. Épuisée de se débattre, elle demeurait calme à présent. Quand la grille s'ouvrit dans un grincement, elle releva la tête, ses cheveux cachant à moitié son horrible visage haineux. Le roi la regardait avec un sourire, mais pas elle. Elle avait la haine pour tous ceux qui l'ont conduite ici.
- Bien. À qui hais-je l'honneur de m'adresser, sorcière ? quelle est votre nom ?
- Épargnez moi vos bonnes manières, monseigneur. Dites-moi plutôt ce que vous me voulez et pourquoi je suis enfermé ici. Dit-elle avec froideur.
- Pour une bonne raison. Vous avez des solutions à mes attentes, et vous êtes ici pour que je puisse les avoirs.
- Oh ? à quel sujet je vous prie ? demanda-t-elle d'une voix moqueuse
- D'un sortilège lancé sur un bébé, il n'y a pas mal d'années. Et plus précisément, une princesse qui peut se transformer en dragon noir.
Il se tut, laissant à la sorcière le plaisir de se remémorer cet acte. Un large sourire s'étala sur ses lèvres à demis écorchés et regarda le roi avec une curiosité naissante.
- Oui, je me rappelle de ce jour. Aaah... quelle bonne journée c'était. Et pourquoi voulez-vous que je vous aide ? quel rapport ça a avec ce que j'ai fait il y a 18 ans ?
- Je désire ce pouvoir.
- Vraiment ? et pour quoi faire ?
- Pour protéger mon peuple d'une guerre horrible qui s'annonce. La seule chose puissante qui pourra garantir notre victoire face à leur puissante armada, c'est le pouvoir que vous avez accordé à cette jeune fille. Et je le veux.
La sorcière la regarda droit dans les yeux avec toute l'intention du monde. À la fin de sa phrase, elle se pinça les lèvres et secoua négativement sa tête.
- Malheureusement je ne peux pas lancer ce sortilège à nouveau Votre Altesse. Et même si vous me l'implorez.
- Et pourquoi donc sorcière ? demanda-t-il le regard sévère
- Parce que je n'ai plus les ingrédients nécessaires pour le préparer. Voyez-vous... quand j'ai fait irruption dans la chambre de la princesse, je me suis approché du berceau et j'ai aspergé l'enfant d'une poudre enchantée que j'ai spécialement conçu pour me venger de ceux qui m'avaient injustement banni pour usage de magie noire sur leurs peuples ! j'ai été privée d'un logis correct, de mon royaume natal, de ma clientèle, de mes amis, ma famille... tout ! TOUT ! j'ai tout perdu à cause d'eux ! ils ont réduit ma vie à une vie de misère ! il m'était donc légitimement normal que je fasse de même en m'en prenant à leur cher et si précieux premier enfant ! hin... je revois encore leur tête horrifiée quand j'ai lancé mon sort et que je leur ai expliqué en quoi il consistait. J'en ai même profité pour les ensorceler au cas où leur petite larve les regarderait ! double malheur pour eux, double bonheur pour moi. souriait-elle
- Je vois. Mais cela ne m'explique pas en quoi tu ne peux pas jeter ce sort à nouveau ! s'exclama-t-il avec calme puis avec fureur
- Parce que pour confectionner cette poudre, il me fallait certains ingrédients spécifiques, dont un qui était rare et que je ne possède plus. Une écaille du dernier furie nocturne que notre monde ai connu ! Je l'ai tendrement réduit en poussière et incorporer au reste de la préparation pour que cette petite puisse se changer elle-même en dragon. Elle seule peut se changer en dragon monseigneur.
- Alors tu ne peux donc rien faire ?
- Vous tenez tant que ça à vous transformer en ces hideuses créature ?
- Je ne vois pas quelle solution il me reste si je veux protéger mon royaume. Je pensais que tu pouvais me procurer cette chance, mais apparemment tu ne me sers à rien. Tu ne m'es donc aucune utilité.
- Je n'ai jamais dit que je pouvais rien faire. Je ne peux pas jeter le sort à nouveau, mais je peux au moins vous dire comment vous procurer ce pouvoir... d'un tout autre manière. mais pour cela, vous devrez céder toute votre bonne volonté si vous voulez parvenir à vos fins. ajouta-t-elle avec malveillance
- Je suis tout ouïe sorcière. Mais dis-moi vite ce que c'est avant que je perde patience. Siffla-t-il avec menace, son visage proche du sien
Le visage de la sorcière s'illumina, tant ce qu'elle allait lui dire, était plaisant à révéler pour elle.
- Buvez son sang. Avoua-t-elle avec sadisme
- Pardon ?
- La poudre que je lui ai lancée, elle l'a respiré et sa peau l'a absorbée. Son pouvoir parcourt la totalité de son corps, donc son sang. Sous sa forme humaine, buvez l'équivalent d'une demi-coupe de vin, et vous pourrez ainsi vous changer en dragon à votre guise et gagner votre petite bataille. Conclut-elle
Drago la fixait, perplexe de cette révélation. Boire le sang... de la jeune princesse, pour ainsi ce changer en dragon ? ça semblait fou ! qui ferait ça ?! et si c'était un piège ? fronçant le regard, Drago s'empara de son épée et la placer sous la gorge de la vieille femme, qui couina de peur sur le coup, et regardait le roi avec des yeux ronds méfiants et attentifs.
- Qui me dit que ce n'est pas une mauvaise plaisanterie digne d'une sorcière pour se venger à nouveau ?
- Ais je échouais avec mon premier sortilège ? cette jeune fille ne c'est elle par réellement transformée ? vos sources vous aurez-elle menti sire ? souriait-elle malgré la menace de la lame sous sa gorge
Drago admettait qu'elle n'avait pas tort. En effet, le miroir n'avait pas menti, et cela pour aucune des questions qu'il lui avait posées. Alors pourquoi mentirait-elle cette fois ? elle semblait démentielle, mais a travers son seul œil valide, son regard ne mentait pas. elle disait la vérité.
- En effet. Mes sources sont corrects. Bien. Puisque je sais quoi faire... je vais, vous concernant... vous laissez ici.
- QUOI ?! s'égosilla-t-elle
- C'est toujours bien pratique d'avoir une sorcière a porté de main. Si nous gagnions, je vous ferai venir votre matériel et vous travaillerez ici. Sinon, je vous laisse croupir jusqu'à ce que vous rendiez l'âme. À présent, veuillez m'excuser, j'ai encore du monde à interroger. Dit-il avec un sourire en rengainant son épée et en s'éloignant vers la porte
- LAISSEZ MOI SORTIR !
- Hum... non. navré ma chère.
- VOUS N'ETES QU'UN...
- T-t-t-t-t. Surveillez vos paroles ou je vous ouvre la gorge illico. La gronda-t-il
- Tss. Fort bien. Je vous souhaite un bon régal et bon courage pour votre guerre, Votre Majesté. Pesta-t-elle mécontente.
Drago sorti de la cellule et claqua violemment la grille. Dès qu'il fut hors de son champ de vision, la sorcière se mit à sourire à nouveau, le visage en proie à la folie.
- Et profitez bien de votre toute nouvelle puissance. Hin hin...
oO*Oo
Ce fut à présent au tour du sage d'être sous l'interrogatoire du roi. Il n'avait pas bougé de son siège et attendait qu'on se manifeste. Et quand la grille s'ouvrit, il eut un faible sourire tout en levant son visage vers le souverain.
- Je suppose que tu sais pourquoi tu es la le vieil homme.
- En effet. Même si par moments, j'en ai marre de tout voir. Soupira-t-il blasé
- Tu vois vraiment tout ? demanda-t-il avec curiosité
- Seuls les événements qui ont un immense impact sur l'avenir. Et tout ce qui se passera dans les jours à venir causera un enchaînement de conséquence désastreuse, et tout le monde sera en grand danger !
- Vous m'en direz tant. Mais je vais vous dire ce que je vois. La victoire contre nos ennemis, et la sécurité pour mon peuple ! Rien d'autre !
- Je vois. Que me voulez-vous donc ? puisque vous refusez de m'écouter, et de me croire.
- Enchantée moi ceci.
De sa poche, il en sorti une jolie tiare frontal, digne d'une princesse. Le vieil homme regarda d'un air navrée l'objet et releva son regard vers Drago.
- Vous comptez vraiment en arriver là ? ce n'est qu'une enfant innocente qui découvre à peine le monde.
- Pour le bien de tous, j'ai besoin qu'elle soit sous contrôle. Qu'elle ne puisse plus devenir ce qu'elle est.
- Soit. Puisque je n'ai pas le choix.
- Mais pourquoi le faite vous donc ? ne voyez-vous pas les conséquences de vos propres actes ?
- Si. Même si je sais par avance où elles mèneront dans l'avenir. Je ne peux que faire ce qu'on m'ordonne et ce que je perçois. Mon avenir me dit d'enchanter cet objet, et je le ferais. Même si je sais ce que ça coûtera à cette jeune fille.
- Et qu'est-ce que ça lui coûtera ? hum ?
- Je ne pense pas que ce soit utile de vous le dire. Vous vous fichez de ce qu'elle pourrait ressentir dans toute cette histoire. Et surtout quand elle sera là. Votre aveuglement de puissance vous rendra odieux.
- Ah vraiment ? hum. Intéressant. Mais bon. Nous verrons bien. À présent, enchantez-moi ça, et vite avant que je ne vous force.
- Soit. Soupira-t-il
Il tendit sa main gauche et toucha la tiare. Celle-ci se mit à luire d'une lueur blanche qui s'éteignit au bout de quelques secondes. Le vieux rabaissa sa main et s'adressa au roi.
- Voilà. Vous avez ce que vous désirez.
- Pas encore mon cher. Pas encore. Il me reste deux jours avant qu'ils n'arrivent. J'ai donc du temps pour les préparatifs.
- À votre guise monseigneur. Je suppose que je peux prendre mes quartiers ici, a l'égale de Verna ?
- Tout à fait. Comme je l'ai dit à elle, c'est toujours utile d'avoir des personnes comme vous à portée de main.
- Humph. Trop aimable. Dans ce cas, je m'en vais faire une sieste.
Sans répondre à son interlocuteur, Drago ne lui adressait qu'un regard hautain et s'en alla pour de bon des cachots, retournant vers ses salles plus chaudes et accueillantes. Le vieil homme s'installa le plus confortablement sur sa couchette de misère, le coeur lourd, en repensant à la conversation et à tous ceux qui étaient concernés.
- Oui. Ce sera bientôt le jour où tout s'achèvera. Enfin. Mais à quel prix... soupira-t-il avant de fermer ses yeux et de s'endormir.
oO*Oo
Cassandra avait bien pu profiter du cours d'eau pour prendre un bon bain. L'eau était fraîche mais tellement agréable pour elle que ça ne la gênait pas. et avec un beau soleil, que demander de mieux ! Elle avait pu laver ses beaux cheveux blonds, et chasser toute la noirceur de sa peau et de ses ongles. Elle se sentait à présent propre et légère. Mais intérieurement, elle était inquiète. Pas pour elle, mais pour Harold. Il n'avait pas bougé de là où il était assis, c'est-à-dire loin et dos tourné au cours d'eau, laissant Cassandra dans toute son intimité, même si elle avait pris son bain avec ses vêtements. Occasion de les laver aussi. Elle n'avait cessé de lui jeter des regards, histoire de voir s'il allait mieux, ou si on devait repartir, mais à chaque fois, rien. il ne bougeait pas. elle se demandait pourquoi il avait eu subitement les joues rouges. Que devait-elle comprendre ? était-il malade ? où est-ce que ça avait un rapport avec elle ? elle avait hâte de le savoir. Ça la rendait folle. Inquiète. Elle termina vite d'essorer ses longs cheveux puis marcha en direction du forgeron.
Harold s'était assis sur un vieux tronc d'arbre, le dos courbé, l'air soucieux. De son coté, il n'avait pas arrêté de penser à ce qu'il avait ressenti plus tôt, et ça le rendait confus. Voir perdu. Comment une rencontre si soudaine avec une personne étrangère pouvait tout changer son point de vue sur ce qu'il c'était convenu lui-même avec une personne qu'il connaissait depuis longtemps ? Astrid ne comptait plus pour lui ? ne jurait-il que pour Cassandra ? devait-il faire part de ses sentiments pour la princesse ? que dirait-elle sachant qu'il lui avait dit pour Astrid ? et Astrid ? elle le prendrait mal, sans aucun doute.
Proche de lui, Cassie l'avait appelé d'une voix inquiète, et il c'était retourné avec une expression toujours aussi inquiétante pour elle, même si lui la regardait d'un air neutre, adressant toutefois un léger sourire à la blonde. Confirmant qu'elle était prête à repartir, et sans échanger grand-chose au passage, ils reprirent tous deux la route. Avec la chaleur du soleil, les cheveux et la robe de la jeune fille étaient vite secs. La conversation était vite revenu entre eux, avec encore plein de questions et des rires, mais un malaise était présent. De leur part à tous les deux. Le malaise dura ainsi durant tout le reste du voyage, aussi agréable qu'il l'était.
Harold et Cassandra arrivèrent à destination dans l'après-midi du sixième jour. Après avoir dépassé une dernière colline, la vue du château et du village s'offrait à eux.
- Et voilà notre destination. Dit-il avec un sourire
- C'est beau... c'est autre chose que les châteaux que je voyais dans mes livres ! tu ne m'avais pas menti au sujet du tiens Harold. il est... incroyable. Murmura-t-elle avec un sourire
- Content que ça te plaît.
- Je me demande si celui de mes parents est pareil. Peut-être plus grand ? ou plus petit ? j'ai hâte de le savoir ! si ça se trouve, des ce soir ou demain je le saurais !
- Oui. sans doute... murmura Harold
Il se sentait mal. Tout ce qu'elle espérait n'était pas prévue au programme. Qu'elle en serait l'issue quand elle apprendra la vraie raison de sa venue ici ? serait-elle furieuse ? fâchée ? déçue ? si c'était le cas, il espérait qu'elle en tiendrait pas rigueur. Pour se faire pardonner, il irait lui-même la conduire à sa famille.
- Harold ? ça va ? s'inquiéta-t-elle
- Hum ? oui t'inquiète pas . ça va. C'est juste que... je viens de réaliser que le voyage est déjà fini. Que les six jours sont passé et que...
- Que quoi ? dis-moi ce qui va pas Harold, s'il te plaît.
- Mais tout va bien Cassie. C'est juste que... c'était ma première grande aventure et... maintenant que je vais reprendre le cours normal de ma vie, je ne sais pas quand j'en revivrais une.
- Oh.
- Mais bon. Hâtons nous. On doit certainement nous attendre. Souriait-il en reprenant la route.
Elle lui souriait aussi et le suivait. Mais discrètement, elle boudait contrarié. Elle était sure et certaine que la raison qu'il lui avait donnée n'était pas totalement la vraie. Du moins c'était pas cette raison qui le rendait bizarre sur l'instant. Et encore moins depuis l'incident avec les brigands. Il devait y avoir autre chose, mais il ne voulait pas lui dire.
Mais pour elle, il y avait un autre souci. Elle n'avait pas obtenu ce qu'elle désirait de sa part, ni réussi à atteindre son objectif principal. Et comme ils étaient enfin arrivé, elle ne savait plus trop comment faire pour l'obtenir et que ça se fasse naturellement. Et le temps lui était malheureusement compté. Elle tenta alors ceci.
- Harold. Attends. Fit-elle en s'arrêtant.
- Hum ? fit-il en se retournant.
- Dans quelques instants, notre voyage en équipe s'achèvera bientôt, et... plus jamais on ne sera deux. Alors... avant de rejoindre le reste du monde, je tenais à profiter de nos derniers instants ensemble pour te remercier pour tout ce que tu as fait. Merci pour tout.
Avec tendresse et toute l'affection qu'elle lui portait, elle le serra tendrement dans ses bras et attendit. Mais en faisant ça, elle avait fait revenir en lui ce qu'il ressentait pour elle. Et encore une fois, le dilemme Astrid/Cassandra le tracassait. Se pinçant les lèvres, il la serra à son tour contre elle, mais pas au même point qu'elle. Ce qu'elle ressentait légèrement. Le fixant ensuite dans les yeux, sans pour autant quitter ses bras, elle lui adressa un sourire tendre.
- Tu sais... tu me manqueras beaucoup Harold. jamais je ne pourrais oublier tout ce qui s'est passé depuis notre rencontre.
- Moi aussi Cassie. Jamais je pourrais oublier tout ça, ni toi.
- Moi non plus je pourrais pas t'oublier ! comment pourrais-je oublier celui qui m'a sauvée ?
- Un coup sur la tête peut être? plaisanta-t-il
- Hum... pas sure. Hihi. Dis ? tu m'as dit que tu ne savais pas quand tu pourrais vivre ta prochaine grande aventure ? qu'est-ce que tu dirais si tu faisais le chemin avec moi jusqu'au château de mes parents ? rien que tous les deux ! comme maintenant ! qu'est ce que t'en dis ?
- Ouais... euh... comment dire... ce serait génial en effet, et...
Son regard croisa celui de la jeune fille qui le regardait avec un visage des plus radieux. Elle le regardait en silence, espérant qu'il dise quelque chose qu'elle aimerait entendre. Mais non.
- Euh... bah si tu veux qu'on fasse vite ce nouveau voyage, hâtons-nous de rentrer au château.
- Harold. refit-elle avec une nouvelle tentative
- Quoi ?
- Je réalise que ce que je te propose... signifie qu'on sera bientôt séparé. Et ça me fait peur.
- Cassie.
- Tu es la seule personne que je n'ai jamais connue. Le premier humain que j'ai fréquenté. Ne plus être auprès de toi me semble... trop dure à imaginer.
- Cassie, écoute-moi. Bien sur que ça va être dure. Mais tu ne seras plus jamais seule. Tu seras avec ta famille qui t'a attendu durant 18 ans. Et puis ce n'est pas comme si on n'allait plus se revoir ! je viendrais le plus souvent possible te voir chez toi. Je te le promets.
- Hum hum.
Elle fit discrètement la moue, visiblement déçue. Pour la consoler, il lui releva comme la première fois son menton de sa main, et la réconforta avec un sourire.
- Hé. Tout va bien se passer. Tu es forte. Tu arriveras à surmonter tout ça.
- Je veux bien te croire Harold. Mais j'aimerais pourtant que...
- Que quoi ?
Elle baissa le regard, hésitante. S'il ne disait rien, peut-être était-ce à elle de dire quelque chose qui le ferait réagir ? c'est avec tristesse et sincérité qu'elle replongea son regard dans le sien.
- Qu'on ne soit jamais séparé. Jamais.
Elle avait murmuré ce mot, et ne le quittait plus des yeux. Les émotions qu'elle lui transmettait à travers son regard l'atteignaient au plus profond de son coeur. Il était d'accord avec elle. Lui non plus ne voulait pas être séparé d'elle. Mais après réflexion, c'était peut-être mieux ainsi. Après tout, c'était une princesse et lui c'était un forgeron. Elle disait qu'il était son preux chevalier, mais il n'en était pas totalement un. Il ne pourrait jamais être avec elle. Jamais. Deux mondes les sépareraient. Il valait donc pour eux de rester amis.
- Sans doute. Mais pour l'instant, on n'est pas encore arrivé et nous sommes encore ensemble. Alors profitons-en. d'accord ?
- D'accord. Allons-y.
Ils reprirent la route, chacun ayant le coeur lourd. Harold avait la conscience lourde, et Cassandra était déçue à nouveau, parce que sa tentative n'avait rien donné.
oO*Oo
Du haut d'une tour du château, un garde faisait le guet, scrutant minutieusement l'horizon. Quand il vit au loin Harold et Cassandra, il en informa son collègue qui partit en courant chercher le capitaine, qu'il ne mit pas longtemps à trouver puisque ce dernier attendait patiemment dans la cour réserver aux gardes. Le souffle court, il donna l'information.
- Capitaine... le voilà. Il est revenu... avec elle.
- Bien. Merci soldat. Allez prévenir le roi.
- À vos ordres.
Le soldat s'en alla et le capitaine se dirigea à la rencontre du jeune duo, prêt à les recevoir aux abords du pont situé à l'ouest du château.
oO*Oo
Drago fut informé de l'arrivée du forgeron et ne s'en montra que plus ravi. Armé de sa lance, il se dirigea dans la cour intérieure du château, là ou la rencontre se ferait.
oO*Oo
Cassandra n'avait rien trouvé d'autre pour qu'Harold l'embrasse, ou lui avoue ses sentiments. Et plus ils s'approchaient du pont, plus son coeur se resserrait. Et pas seulement le sien. Celui d'Harold également. Et encore un peu plus quand il aperçu au loin le capitaine qui les attendaient sur le pont. Tachant de paraître neutre aux yeux de Cassandra, il salua l'homme en armure, qui lui répondit sans grande joie.
- Capitaine.
- Bon retour chez toi Harold. Et ravie aussi de vous rencontrer, mademoiselle.
- Cassandra. Enchantée capitaine! fit-elle
- Oui. veuillez me suivre s'il vous plaît.
Étonnés de cet accueil, les deux jeunes le suivirent non pas en direction du village, mais de l'une des entrées discrète du château. En l'occurrence, celle qu'Harold avait empruntée pour sortir discrètement du château la première fois. ce qui étonna la princesse
- Pourquoi on ne passe pas par le village ? demanda-t-elle avec étonnement
- C'est mieux ainsi, croyez- moi. Informa le capitaine
Elle adressa un regard à Harold, qui fit genre de ne pas savoir ce qu'il voulait dire, même si c'était le contraire. George les emmena tous deux jusqu'à la cour intérieure du château. Comme Harold la première fois qu'il était entré dans le château, elle regardait partout avec émerveillement, montrant à Harold tout ce qu'elle voyait de beau du bout du doigt, et qu'elle commentait avec enthousiasme.
Arrivé dans la vaste cour pavée, Drago se trouvait au milieu, patient et silencieux. Nombreux gardes se trouvaient en rang sur les côtés, attendant les ordres. Le capitaine entra dans la cour, suivi d'Harold et de Cassandra, et continua de marcher vers le roi qui les accueillit avec le sourire.
- Aaah. Enfin vous voilà. J'imagine que tu dois être heureux d'être de retour chez toi mon garçon ?
- Oui sire.
- Et je suppose que cette jeune fille est ravie d'être sorti de son donjon ?
- Oui majesté. Fit-elle avec une petite révérence
- Parfait. Beau travail Harold. un accord est un accord. Ta mère est libre. Annonça-t-il
De sa main valide, il claqua des doigts, et deux gardes arrivèrent avec Valka,. Cette dernière ne savait pas trop pourquoi elle était là, mais quand elle vit son fils, elle ne put retenir sa joie.
- Harold !
- Maman... murmura-t-il avec soulagement.
Il lui adressa un sourire qu'elle lui rendit avec toute son affection. Son regard dévia ensuite sur la jolie blonde et Valka ne put s'empêcher d'être étonné de la voir aux côtés de son fils. Proche de lui, elle lui donna une étreinte qu'il lui rendit, et Drago émit un commentaire.
- Charmante retrouvaille. À présent, vous pouvez tous les deux disposer. Aller partez.
Valka emmena sans discuter son fils vers la sortie. Mais quand la jeune fille les vis tous deux s'élonger sans qu'Harold ne la regarde, elle s'adressa au roi.
- Non attendez ! je... je veux pas qu'il s'en aille ! intervient Cassandra avec une inquiétude soudaine
- Pourquoi donc ? il a fait sa part du marché en vous amenant ici. Je n'ai plus besoin de lui et vous non plus ma chère. La seule personne dont j'aurais besoin... c'est vous, et ce que vous êtes. Avoua-t-il d'un sale sourire
- Ce que... je suis ? mais... comment vous... bafouilla-t-elle
Elle se tut, intriguée et craintive, et se tourna vers Harold, qui avait un regard navré à son égard, mais n'osa pas la regardait en face.
- Harold ? qu'est-ce qu'il veut dire par là ?
- Je suis désolé Cassie. Vraiment désolé. S'excusa-t-il
- Tu... tu m'as menti ? je... tu n'est donc pas venue pour moi... mais pour m'amenez ici et pour qu'on se serve de mon pouvoir ?!
- Cassie, non ! je... je te jure que...
- Comment à tu pus faire ça... murmura-t-elle écœuré, le regard sévère et bordé de larmes
Harold ne l'avait jamais vu le regarder avec un tel regard, et ça lui faisait mal. Il était parti la chercher sans rien savoir du plan du roi, et il avait découvert par lui-même la vérité à son sujet. Et maintenant qu'il était de retour, ses craintes au sujet de son roi étaient juste. Drago savait tout au sujet de Cassandra et comptait s'en servir pour la guerre! et maintenant Harold le regrettait vraiment.
Cassandra le regardait toujours avec fureur, et se mit à hurler à pleine voix, mais pas de sa voix a elle. C'était le hurlement du dragon qui résonnait à travers sa gorge ! tous sursautèrent étonné du cri qu'elle venait de pousser, et s'exclamèrent de surprise quand ils la virent se transformer sous leurs yeux en dragon noir, et qu'elle tenta de s'échapper en volant, laissant sa lettre tomber sur le sol, qu'Harold ramassa discrètement.
- ATTRAPEZ-LA ! Hurla Drago en pointant sa lance vers elle.
Les gardes se mirent à courir vers le dragon, les bras chargés de chaines. Ils les lancèrent et le dragon se retrouva malgré ses gestes défensifs et ses tentatives de fuite, piégé par les chaines et clouer au sol, atterrissant violemment sur le sol de pierre. il continuait de se débattre et de hurler et les soldats firent de leur mieux pour le maintenir sur place et le calmer.
- Bon sang ! elle est tenace ! s'exclama un garde
- J'ai besoin d'un coup de main ! s'exclama un autre
Harold avait voulu intervenir, hurlant de ne pas lui faire de mal, mais sa mère était intervenu, le retenant par les épaules.
- Ne fais pas ça ! Non !
Harold resta calme, le regard en peine vers son amie qui ne bougeait plus, recouverte de chaines. Avec un petit rire satisfait et un sourire victorieux, Drago admirait la bête au sol, ne se souciant même pas de l'humaine qui partageait l'existence du reptile. Il s'approcha lentement du reptile, et quand le dragon posa son regard sur lui, il se débattait de nouveau, en panique et furieux. Drago le maintint encore plus au sol, en usant violemment de sa lance sur sa tête, ce qui faisait gémir davantage la créature
- Et maintenant, tu es à moi... dragon. Murmura-t-il
- ARRÊTEZ ! hurla Harold
- HAROLD ! hurla sa mère à son tour
Deux gardes venaient de s'emparer du jeune homme par les bras et venaient de le mettre à genoux par terre, tandis que d'autres maintenait sa mère tranquille et à l'écart. Drago souriait quand il vit le dragon gémir à l'attention du forgeron.
- On était donc au courant mon garçon ? hin hin.. Et quant à toi, dragon... tu manifestes encore de l'inquiétude alors qu'il t'a trahi ?
- Ne lui faite pas de mal ! je vous en prie !
- Mais je ne lui ferais rien mon garçon. Il faut juste qu'elle se calme. Et pour ça... je vais lui laisser le choix. Soit elle continue de se débattre comme une vraie furie et je te fais exécuter sous ses yeux, soit elle redevint humaine et je vous libère toi et ta mère sous serment du silence.
- Cassie... murmura-t-il navré
- Alors dragon ? que décide tu ?
Le dragon regardait toujours Harold. et ayant fait son choix, il ferma ses yeux et retrouva son apparence humaine. Abattue, souffrante et trahie, elle ne se débattait pas quand les gardes l'enchaînèrent correctement et que Drago s'approcha d'elle.
- Sage décision, Princesse. Et maintenant... grâce à ça, vous vous tiendrez tranquille le temps que je vous amène à votre nouvelle demeure. Fini les transformations.
Il sortit la tiare frontal de sa poche, et la plaça sur la tête de la jeune fille qui hurla un peu de douleur sous le coup à cause de l'enchantement de l'objet. Drago ordonna par la suite qu'on accompagne Harold et sa mère jusqu'à la sortie, et qu'on emmène la jeune fille au château. Avant de partir, Harold et Cassandra se regardèrent. Harold lui fit comprendre dans son regard à quel point il était désolé, mais elle, elle lui fit comprendre à quel point elle était furieuse et déçue, avant de fermer ses yeux, de baisser le regard et de se laisser conduire dans l'enceinte du château.
