Salut à tous ! :D avant dernier chapitre que j'ai également adoré écrire. Ainsi que la fin. ;) j'espère que ça vous plaira ! et pour ceux qui auraient deviné le destin de Drago, Bingo ! c'est bien ça ! ;) à présent je vous laisse assister à son destin, et découvrir la vérité sur une partie de l'histoire. Bonne lecture et laisser un avis sur le résultat final! ^^


Chapitre 10 – Le roi Alpha

La confiance se mérite avec le temps. Certains l'accordent trop vite. Des erreurs peuvent être commises et peuvent être pardonné. Il faut parfois du temps pour que tout s'arrange, et défois ce n'est pas nécessaire. Mais quand on est victime d'un mensonge qui date du premier jour, il est difficile de vouloir pardonner et de s'en remettre. C'était ce que ressentait la princesse, enfermé par ordre de Drago dans une haute tour du château, les chaines au bras, fermement attaché dans son dos. À genoux, elle rester silencieuse, trop blesser pour se lamenter ouvertement.

Et sans pouvoir se transformer et s'échapper à cause de la tiare qu'elle ne pouvait enlever, elle demeurait là, seule, dans cette pièce froide et déserte de tout objet décoratif ou meuble, attendant une manifestation quelconque du futur, parce qu'elle ne savait pas ce qu'elle aller devenir. Qu'allait-on faire d'elle ? pourquoi elle était là ? Pourquoi ? Pourquoi. Pourquoi... c'est le seul mot qu'elle avait à l'esprit.

Les pensées qu'elle avait désormais pour Harold se résumer à peine, blessure, trahison, incompréhension. Elle n'avait connu que lui et lui, il l'avait trahis pour servir son roi, dans un but qu'il lui était encore inconnu. Il voulait se servir de son pouvoir, ça c'était certain. Dans quel but ? Harold ne lui avait pas dit. D'ailleurs, comment savoir si tout ce qu'il lui avait dit était vrai ou faux ? et son attitude ! à ses yeux, c'était pour cette raison qu'il était si mal et nerveux à l'approche du château ! elle en était sure ! mais peu importe maintenant. Il avait fait son devoir, il était rentrer, il avait retrouvé sa mère, Astrid, et le peu de peine et de désolation qu'elle avait perçu avant qu'on ne les emmène ne signifiait plus rien. Ni même l'amour qu'elle lui avait porter durant toutes ces années, et encore moins l'amour qu'elle lui avait porter depuis leur rencontre.

Elle se sentait bête et stupide d'avoir pensé que le héros qu'elle avait toujours attendu et aimé puisse lui mentir et la trahir ! Jamais elle n'aurait imaginé ça ! pour elle, pour ses convictions, ce n'était pas digne d'un chevalier. Aimer un menteur et un traître ! Comment sa propre mère ne lui avait elle pas mentionne ce risque ?! ce côté fourbe de l'humain ! le vieux sage mentionner dans la lettre n'avait-il pas prévu cet incident ?!

Et maintenant qu'elle était là, prisonnière d'un nouveau donjon, est-ce qu'elle pourrait s'en échapper à nouveau par Dieu sait quel moyen pour tenter de retrouver ses parents ?

Elle se rendait alors compte qu'elle n'avait pas plu sa lettre sur elle. Horrifiée elle essayait de s'en rappeler ou est-ce qu'elle l'avait perdue ! mais est-ce que ça avait de l'importance maintenant ? Quiconque trouverait le document connaîtrez la vraie vérité à son sujet, mais qu'importe, elle ne croyait plus en rien. Tout ce qu'elle avait de précieux venait de s'envoler. Ses rêves, ses espoirs, son amour. Tout. Mais la pire chose insupportable d'avoir perdu, c'était la seule chose qu'elle avait su garder de sa mère, la seule chose précieuse qui l'avait toujours réconforté et bercé d'espoir. Rien que pour ça, elle laissa ses larmes s'échapper.

Le temps passa très vite. Si bien que le matin de la supposée attaque ennemi, Drago alla seul à la rencontre de la princesse qui était toujours là, dans la même posture, silencieuses et peu nourries. Du moins ce qu'il fallait pour qu'elle tienne jusqu'à la date de la bataille. Quand il entra dans la pièce, elle ne leva pas pour autant son regard vers lui.

- Bien le bonjour, Princesse. Comment allez-vous en cette belle matinée ?

- Je n'ai rien à vous dire. Laissez-moi tranquille.

- On est encore fâché contre le forgeron n'est ce pas ? mais peu m'importe. Je ne suis pas la pur vous parler de lui.

- Vous êtes peut-être venu pour ENFIN me dire ce que je fais ici, enfermé dans ces conditions ? railla-t-elle

- C'est faisable. Sachez qu'aujourd'hui, nous sommes en guerre avec un royaume assez tenace, et vous êtes ici pour que j'obtienne de votre part ce qu'il me faut pour gagner et protéger mon royaume.

Cette raison l'étonna énormément. Harold lui avait dit que son roi était un homme bien, mais ce devait être un mensonge, car un souverain respectable n'aurait jamais fait ce qu'il avait fait, ni ordonner de la traiter de la sorte. Et puis quel rôle devait-elle jouer dans cette guerre qui ne la concerner absolument pas ? ils voulaient qu'elle se batte à leur côté ? comment ? sous sa forme humaine ? ou sous sa forme dragon ? dans les deux cas, hors de question qu'elle les aide. Tous. Il ne le méritait pas ! Elle leva cette fois son regard furieux vers lui et lui cracha sa réponse.

- N'y pensait même pas. C'est votre guerre. Pas la mienne. Jamais je ne vous aiderais ! et surtout pas un homme comme vous ! un homme odieux ! tyrannique ! manipulateur ! cruel !

- Hinhinhin. Ricana t-il

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle !

- Je ne pense pas vous avoir demandé votre avis ma chère. souriait-il amusé de sa réaction

- Le chantage ne marchera pas sur moi ! ni les menaces, ni la torture ! vous n'obtiendrez rien de ma part ! railla-t-elle avec fureur et courage

- Rassurez-vous. Je n'ai nullement l'intention de vous faire du chantage, de vous menacer de mort, ni de vous torturer. Ce que je veux, je peux l'avoir sans avoir recours à ces trois issues.

- Que voulez-vous dire ? s'inquiéta-t-elle

Drago lui adressa un sourire qui lui montrait sa supériorité, sa perfidie, sa puissance, son sadisme, tout en s'emparant de son épée sans lâcher sa prisonnière des yeux. À la vue de l'arme tranchante et brillante, Cassandra perdit son courage pour laisser la peur envahir son visage. Ce qui amusa le roi, qui s'agenouilla pour être à sa hauteur et mieux voir toute sa détresse.

- On a perdu son courage tout d'un coup ? serait-ce moi ou mon épée qui vous effraie ?

- Vous... vous voulez me tuer ? alors que je suis sans défense !

- Pas du tout. Voyez-vous... je savais ce que vous étiez. Votre rang, votre histoire, votre pouvoir, je savais tout. Et sans que je vous le demande, vous m'avez montré votre puissance. Et je sais que ce mal est au plus profond de vous, vous ne faite qu'un avec lui. Jusque dans votre sang. Si je veux gagner ma guerre, je dois devenir ce que vous êtes. Et avoir une part de vous en moi, pour que je puisse moi aussi faire qu'un avec ce mal.

- Je n'ose comprendre... murmura-t-elle apeuré

Drago ricana encore une fois, et se releva lentement avant de se diriger vers les mains de la jeune fille, toujours attaché dans son dos. Cassandra paniquait, suppliait et se débattait, ne sachant et ne voyant pas ce qu'il voulait faire. Drago sorti à nouveau un objet de sa poche. Et cette fois, c'était une coupe.

Rapprochant son épée du bras de Cassandra, Drago l'entailla profondément et sans remords, ce qui fit hurler de douleur la malheureuse. Le sang coula abondamment le long de son bras, et Drago mit hâtivement la coupe sous la coulée de sang. Cassandra n'osait pas bouger davantage et pleurer de douleur. Très vite, la coupe se remplissait jusqu'à la moitié. Drago cessa de la faire souffrir et se releva, la laissant dans sa douleur.

- Votre puissance nous accordera la victoire. Annonça-t-il en regardant le récipient en acier

Cassandra retourna son visage en larmes vers le roi, pour le voir fixait une coupe en acier pleine et recouverte de sang. Elle eut une réaction horrifiée et écœurée quand elle le vit boire d'une traite et sans broncher le contenu du verre. Il buvait du sang ! son sang ! tout ça pour la victoire ! c'était fou ! inimaginable de vouloir en arriver là ! jetant par la suite le récipient à terre, Drago respirait fortement. Avec le sang qu'il avait sur la bouche et qui coulait jusqu'à sa barbe noire tressée, il ressemblait à un monstre. Et Cassandra en avait des frissons.

- Bien... il est temps... d'entrer en guerre. quand tout sera fini... je saurais vous remercier comme il se doit. Lui dit-il avec une certaine difficulté.

Sans se soucier davantage d'elle et de la blessure qu'il lui avait causée, et de la douleur qu'elle pouvait ressentir, Drago quitta la pièce, dans un grondement de porte et un claquement de serrure. À nouveau seule, la pauvre fermait ses yeux larmoyant et essayer de se calmer comme elle pouvait, et essayer d'oublier toutes les douleurs différentes qu'elle ressentait.

oO*Oo

De retour chez lui, Harold n'en avait montré aucune joie. Depuis quatre jours, il n'avait presque pas parlé, ni presque rien manger, et était encore moins sorti de chez lui retrouver ses amis, reprendre son travail à la forge. Rien. Valka ne l'avait vu qu'assis la plupart du temps sur son lit, le regard fixer sur le plancher en bois, sans dire un mot. Parfois même, elle l'avait vu pleurer. Ce qui l'attristait aussi car elle ne l'avait pratiquement jamais vu pleurer, si ce n'était qu'à la mort de son père.

Astrid savait qu'il était rentré, et fut bien surprise de le voir dans cet état de tristesse. Et malgré ces tentatives pour aller lui parler et lui remonter le moral, ça ne donnait rien, a part un détournement de regard et un silence plus pesant. Valka promit à la jeune fille qu'elle serait mise au courant si l'état de son fils s'améliorerait.

Le matin de la guerre inconnue aux villageois, elle entra dans la chambre d'Harold pour lui apporter un bon petit déjeuner. Elle espérait que ça irait mieux, mais non. Elle le voyait encore et toujours ainsi. Elle ne supporterait pas de le voir dans cet état plus longtemps.

- Harold... soupira-t-elle tristement en posant le plateau sur son bureau avant de venir s'asseoir à coté de lui

- ...

- Mon chéri... murmura-t-elle tendrement en lui caressant les cheveux. Dis-moi ce qui te ronge à ce point, je t'en prie.

- ...

- C'est à cause de cette fille n'est ce pas ? devina-t-elle

- Cassandra.

- Cassandra. D'accord. Excuse moi. donc... c'était elle ta mission confidentielle pour lequel le roi t'a envoyé ?

- Ouais.

- Elle... quand le roi t'a envoyé la bas, tu savais qu'elle pouvait se transformer en dragon ?

- Non. je...

Il détourna à nouveau son regard, visiblement honteux et souffrant. Valka l'épaula tendrement, et continua à le persuader de se confier.

- Harold. Parle moi. je suis sur que je peux comprendre et t'aider.

- Tu ne peux pas maman. Tu ne peux pas aider l'homme, hin, plutôt le monstre que je suis devenu... dit-il en lui faisant face

Valka connaissait bien son enfant. Elle vit qu'il avait les yeux brillant, qu'ils témoignaient de regrets, de honte. Pour exprimer tout ça, ce qui a du ce passé durant son voyage devait être puissant et important pour lui, et à présent, il devait en souffrir au point d'avoir utilisé le terme « monstre ». Elle lui adressa un autre sourire en caressant sa joue.

- Essaie toujours, fils. Souriait-elle. Comme dirait ton père : vide ton sac.

Il s'en pinça les lèvres. Après tout, il pouvait raconter à sa mère ce qui n'allait pas . elle connaissait aussi une partie de l'histoire, ils étaient qu'entre eux, et il savait que jamais elle ne se moquerait.

- Je... j'ai été envoyer chercher Cassandra sans rien savoir sur elle. Tout ce que je savais, c'est qu'elle était la clé pour nous sauver d'une guerre. Qui a lieu aujourd'hui d'après le roi.

- Une guerre ? s'étonna-t-elle inquiète

- Ne t'en fais pas maman. La cité n'a jamais était prise par l'ennemi et nous serons tous informer en heure et en temps pour qu'on soit mis à l'abri.

- Je sais mon chéri. Mais pour l'heure, poursuit ton histoire. Dit-elle avec confiance.

- Bien. Donc comme je le disais, c'est tout ce que je savais. Avec le lieu où elle se trouvait. C'est tout. il ne m'en a pas dit plus. c'est le jour de notre rencontre que j'ai su qu'elle avait se pouvoir ! et... et le pire dans tout ça... c'est que je lui ai menti dès le début par obligation.

- Obligation ?

- Oui. Drago te considérait comme monnaie d'échange si je n'amenais pas Cassandra ici de son pleins grès. J'ai donc était obligé de lui mentir pour qu'elle me suive et ça a marché. J'étais loin de me douter à fond qu'il avait pour projet de se servir d'elle pour gagner la guerre !

- Tu es sure de ça ?

- J'en suis convaincu maman. Et je... au cours de mon voyage, j'ai appris à la connaitre et on est devenue amis. de plus, j'ai appris qu'elle était victime d'un mauvais sort, et qu'elle était la princesse du royaume de l'est ! Je ne voyais pas un monstre, maman. Ni une princesse, mais une personne des plus gentilles, douce, innocente et charmante que je ne connaisse ! et je... j'ai... euh...

- Tu as fini par tombé amoureux d'elle c'est ça ? devina sa mère

Il ne répondit pas. il se leva de son lit, la main sur le visage en admettant intérieurement que sa mère avait vu juste. Il l'aimait. Mais elle, elle le détestait. Et il ne la reverrait plus.

- Harold ?

- Oui. Je... je l'aime maman. Et je ne mérite pas son amour, ni d'aimer une fille comme elle.

- Pourquoi ?

- Parce que je lui ai menti et promit des choses que je ne pourrais jamais faire ! je lui avais promis de l'amener chez ses parents une fois arriver ici ! mais regarde où on en est ! elle est captive et à cause de moi, son mauvais sort ne sera jamais rompu par la seule personne capable de le faire ! et elle se trouve dans son royaume natal ! et tu sais ce qui me fait aussi le plus mal ? c'est la façon dont elle m'a regardé en comprenant que j'avais menti par amour et protection pour toi, mais aussi par loyauté envers Drago ! mais je ne voulais pas lui mentir ! j'aurais aimé lui dire toute la vérité ! confessa-t-il sans s'arrêter

Il cogna avec rage son pied dans le pied de la table, faisant légèrement sursauter Valka qui écoutait attentivement.

- Pourquoi je n'ai pas été honnête avec elle ? ça aurait été plus simple pour nous tous si j'avais fait ça...murmura-t-il tristement avec regret.

- Je suis désolé fils. Sincèrement.

- Tout ce qui me reste d'elle... c'est la lettre de sa mère qu'elle a perdue avant de devenir un dragon. Et par ma faute, je ne pourrais jamais lui rendre.

- Une lettre ?

- Oui. Regarde. C'est... une partie de son histoire, révélé par sa mère. Elle chérissait la seule chose qu'elle possédait d'elle depuis sa naissance, et maintenant... elle ne l'a plus. À cause moi. Tiens...

Il lui donna la lettre avant de retourner s'asseoir auprès d'elle. Pendant que sa mère lisait, il se remémorait l'instant où Cassandra lui avait lu elle sa lettre, et qu'elle lui avait raconté toute son histoire, mais aussi ses rêves. Il la voyait distinctement dans son esprit. Belle, rayonnante, curieuse... il esquissa un faible sourire en se remémorant le nombre de questions qu'elle lui avait posées depuis le début.

- Harold ? tu es sur de connaitre parfaitement le contenu de cette lettre ? demanda Valka avec le regard froncé et sérieux

- Oui. C'est Cassandra qui me l'a lu elle-même. Pourquoi ? s'étonna-t-il

- Parce que je pense que tu devrais la lire. Dit-elle en lui tendant la lettre

Le regard curieux et froncé a l'égal de sa mère, Harold prit le bout de papier et le lut silencieusement.

« Ma précieuse Cassandra.

Il y a tant de choses que je voudrais te dire. Et la première c'est... je suis désolée.

Désolée de t'avoir abandonné dès les premiers jours de ta naissance. Désolée de ne pas pouvoir te voir grandir, désolée de ne pas avoir le bonheur de te prendre dans mes bras, de te consoler, de jouer avec toi, de t'enseigner ce que j'aurais aimez-apprendre, de ne pas pouvoir te coiffer, te bercer, te coucher chaque soir, te couvrir de baisers...

Comme tu peux le lire, j'ai trop de regrets. Mais par le biais de cette lettre, je peux te révéler les raisons de cet abandon et de cette solitude qui t'accompagne depuis tout ce temps...

Il faut que tu sache que tu es sous l'emprise d'un maléfice, jetée par une horrible sorcière qui désirait se venger de moi et de ton père, le roi et la reine du Royaume de l'est. Ce qui fait de toi la princesse légitime de notre royaume.

Voulant à tout prix trouver le moyen de te sauver de ton sortilège, nous sommes aller voir l'ancien du village. Un homme qui possède une vaste connaissance sur la magie, bonne ou mauvaise. Lui seul détenait l'anti-sort et la solution pour te protéger. Cependant, le prix à payer était trop grand et nous brisé le coeur...

Pour te protéger du monde et de la cruauté des humains envers ce que tu es, nous devions t'abandonner dans cet effroyable donjon, qui est devenu ta demeure, et un moyen d'éloigner efficacement les intrus malveillants. Pour te protéger davantage, il t'a lancé un sort de protection qui t'empêche de quitter ces lieux et d'affronter le monde extérieur. Voilà pourquoi tu n'as jamais pu aller au-delà des murs de ta prison.

Cependant, l'ancien nous a révélé comment briser le sortilège de la sorcière. Et cela nous a donné l'espoir, que tu dois absolument garder au fond de toi !

Il nous a prédit que quand tu seras plus grande et en âge d'aimer, un jeune homme à l'armure d'ébène et aux yeux verts te trouvera. Il pourra alors t'emmener loin d'ici, car il représentera tout ce dont tu auras besoin pour que le sort de protection soit levé, et que le maléfice soit rompu à jamais. L'amour. D'après l'ancien, l'amour est le plus puissant des pouvoirs ! et seul un véritable baiser d'amour sincère peut briser n'importe quels sortilèges ! y compris le tien !

Tu te demandes surement comment tu sauras que c'est bien lui et pas un autre qui pourra te libérer ? Ma chérie. Tu n'auras pas besoin de prédiction pour savoir ça. Au plus profond de toi, le moment venue, te le saura.

Mais prend garde ! tu ne devras rien lui révéler de tout cela ! il faudra que cet amour naisse naturellement dans son coeur, sinon le charme n'agira pas. s'il apprend ta véritable nature, il pourrait prendre peur, et toi, tu resterais à jamais prisonnière de ton sortilège et de ta prison...

J'aurais tant aimer t'écrire plus, mais le temps nous fait défaut. Sache aussi que j'aurais aimé rester auprès de toi plus que tout au monde, même en connaissant l'ampleur de ton sortilège. Mais si je l'avais fait, je serais morte à l'instant où tu aurais posé les yeux sur moi. La sorcière nous a infligé ceci à moi et à ton père, en plus de ce qu'elle a déjà osez-te faire...

Nous nous sommes donc résigné à te laisser seule, dans l'espoir de te revoir un jour, libéré grâce à ce jeune homme. Cet espoir nous permet de nous maintenir en vie.

Je me languis que ce jour arrive, mon ange. Malgré l'injustice de ton sort, reste forte, patiente et courageuse ! tout s'arrangera et nous serons de nouveaux réunis ! sache que moi et ton père t'aimons de tout notre coeur. À bientôt ma princesse...

Ta mère, la reine Oriane. »

Harold entrouvrit naturellement la bouche. Le contenu de cette lettre ne correspondait pas du tout à ce que Cassandra lui avait lu ! mais pourquoi lui avait-elle lu une autre version ? elle lui avait donc menti elle aussi ? en assemblant tous ces souvenirs et ses hypothèses, Harold comprenait mieux ses regards, son attitude, ses paroles lors de leur discussion avant de rentrer au château, mais aussi sa chanson et l'excuse qu'elle lui avait donnée ! il existait bien un autre couplet ! il en était sûr ! levant son regard du texte, il faisait le point sur sa découverte à son sujet. Il était donc celui qui devait rompre son sortilège ? lui seul qui pouvait la sauver ? il était donc réellement son chevalier ? tout était donc prédit... et le vieux sage mentionnait dans la lettre ne c'était donc pas tromper ? il trouvait ça incroyable. Mais surprenant que le danger dont elle était menacée n'était pas mentionné. Peut-être l'ignoré t-il aussi ?

- Harold ? fit de nouveau Valka

Il n'avait pas entendu l'appel de sa mère. Il réfléchissait encore. s'il était vraiment son chevalier, il devait encore agir ainsi pour la sauver. Il fallait qu'il la trouve, qu'il lui avoue ses sentiments, qu'il lui donne la lettre, qu'il rompe son sortilège, qu'il la ramène chez elle, qu'il arrête de lui mentir et de se mentir à lui-même. À présent c'était clair aussi là-dessus.

C'était pas Astrid qu'il aimait. Mais Cassandra.

- Harold ? réponds-moi s'il te plaît.

- Merci maman. T'est la meilleure ! dit-il avec une joie retrouvée

Il l'embrassa sur la joue et se leva d'un bond en direction de la porte d'entrée, la lettre dans sa main. Valka le suivait, intrigué de son élan, mais heureuse de le voir enfin réagir.

- Harold, où tu vas ? que compte tu faire ?

- Jouer mon rôle de chevalier jusqu'au bout. Elle a besoin de moi. dit-il en prenant l'épée de son père accroché au-dessus de la cheminée

- Tu comptes retourner dans le château ? avec tous ces gardes partout? C'est de la folie !

- Oui. je sais. Mais je dois essayer. L'épée de papa me portera chance, et mon amour pour elle me donnera la force pour arriver jusque-là où Drago la retient.

- Je... très bien. Que puis-je faire pour t'aider ?

- Reste à l'abri et reste en vie maman. J'ai besoin que tu soit saine et sauve pour que je puisse te la présenter. On se verra avant l'aube.

- D'accord.

- Et jusqu'à ce que les gardes signalent l'évacuation, garde tout ça pour toi. il est inutile de provoquer une émeute avant l'heure. D'accord ?

- D'accord. Soit prudent mon chéri.

- Toi aussi. Je t'aime.

- Moi aussi.

Il partit de chez lui, laissant sa mère se préparer pour l'évacuation du village. Mais une fois dehors, il voyait qu'Astrid était là, et qu'elle le regardait avec peine. Harold craignait qu'elle ait entendu la conversation.

- Astrid ?

- Tu pars sauver celle que tu aimes c'est ça ? celle qui était l'objet de ta mystérieuse quête ?

- Astrid.

- Je suppose que c'est de moi qu'il s'agit ? ah bah non. Je ne me trouve pas dans le château de Drago, je ne t'ai pas nommé chevalier, et ta mère me connais déjà. Ajouta-t-elle tristement mais sans colère

- Astrid. Je suis désolé. Je n'ai pas voulu te donner de faux espoir, ni te faire de la peine. C'était aucunement mon intention.

- Je sais. C'est pas ta faute Harold. et je sais que t'est pas ce genre de personne à faire souffrir volontairement les autres. C'est... c'est moi qui me suis fait des idées toute seule. J'ai cru que j'aurais pu être celle qui pourrait te convenir, mais j'avais tort. Pendant que j'étais là à t'attendre, toi, tu avais déjà trouvé la bonne personne...

- Astrid. Je...

- Ce n'est rien Harold. ça passera. Mais... dis-moi juste une chose... est-ce que tu m'aurais donné une chance si tu n'étais jamais parti et si tu ne l'avais jamais rencontré ?

- Oui. Je suis désolé. Vraiment.

- Je sais. Elle en vaut vraiment la peine pour que tu affrontes à toi tout seul tous les gardes du château ?

- Oui.

- Mais... Harold ! Ta mère à raison ! c'est de la folie d'aller là-bas ! il doit y avoir un moyen plus simple non ?

- Je sais que c'est dangereux. Mais je dois y aller Astrid. Je... elle a besoin de moi. Je l'ai mise en danger en la livrant involontairement à Drago, et... j'ai un devoir à remplir.

- Je sais. Celui du chevalier qui protège sa bien-aimée jusqu'au bout. Pff... Rien ne te fera changer d'avis je suppose ? comprit-elle

- Non.

- D'accord. Alors... en tant qu'amis... laisse nous te donner un coup de main.

- « Nous » tu dis ? s'étonna-t-il

- Les copains et moi, on va t'accompagner et te faciliter la tâche. Ajouta-t-elle avec complicité

- Astrid...

- On est une équipe depuis des années. Et c'est pas aujourd'hui qu'on va laisser tomber un des membres. Ok ? souriait-elle

- Merci. Allons chercher les autres. Souriait-il

Au pas de course, ils allèrent tous les deux chercher le reste de la bande. Se trouvant déjà tous chez les jumeaux, ils écoutèrent l'histoire depuis son commencement, la situation actuelle et la proposition d'Harold. Et c'est avec entrain et solidarité qu'ils se joignirent tous à lui et à Astrid pour « la mission sauvetage de l'amour ». C'était les jumeaux qui avait trouvé ça sur un ton comique, ce qui faisait légèrement rougir Harold.

oO*Oo

Les tours de vigie scrutaient encore l'horizon. Le miroir magique avait fourni à Drago l'emplacement du champ de bataille. C'est-à-dire au Nord. Et quand une ligne sombre arriva à l'horizon et devenait de plus en plus distincte, les gardes donnèrent l'alarme et en informèrent leur souverain. À sa grande satisfaction, le miroir lui avait correctement prédit l'arrivée de l'armée ennemie. Étrangement pale et couvert de sueur, il ordonna à ses hommes de rester au château, d'évacuer son peuple et de veiller sur eux. Il se dirigea ensuite vers le champ de bataille, et attendit, seul et avec confiance, que l'armée soit assez proche, et que leur soit disante puissantes machines soient a porté de tir.

C'est ce qui se produisit enfin au bout d'une demi-heure. Drago n'avait pas failli à la fièvre qui le rongeait. Il se sentait confiant, fort et courageux. Il sentait les effets du sang de la princesse agir sur lui, et sentait la puissance le parcourir dans tout son corps. Aussi bien à travers ses os, sa chair et son sang.

Quand l'ennemi cessa de bouger, Drago les voyait charger les machines, sans même avoir pris la peine d'envoyer un messager de paix avant. Drago ne tolérait pas ce genre d'attitude. Avec un sale sourire, et un immense courage pour se retrouver seul face à une mort certaine, il se mit à hurler, attirant au loin l'attention de l'ennemi, qui se demandait au passage pourquoi un abruti se trouvait là, tout seul, à beugler comme une bête enrager. Et en effet, Drago avait la rage. la rage de gagner. À travers ses cris, il souhaitait devenir l'arme de destruction et de victoire. Et c'est ce qui arriva.

Drago commençait à se changer progressivement. Sa peau devenait gris foncé, écailleuse. Il sentait son corps subir la mutation et s'effondra sur le sol, soutenu par ses deux mains avant. Ses joues lui faisaient un mal atroce tandis qu'il hurlait de plus belle. Il voyait avec une sorte de peur deux immenses cornes, et sa barbe disparaître pour laisser place à des longues écailles pointues grises. Il les sentait également apparaître sur sa tête et sur son dos, qui devenait au passage de plus en plus énorme et douloureux. Il remarquait sa vue changer, devenir plus précises, et aussi qu'il s'éloignait de plus en plus du sol, et que ses mains ne toucher plus la terre. Ses mains étaient devenue effrayantes et monstrueuse. Avec encore toute sa conscience, il exprimait une immense satisfaction. À l'égal de celle-ci, il était devenu un puissant et immense dragon gris, dont la taille dépasser la plus haute tour du château s'il se mettait debout. Le roi n'était plus un homme désormais. Sa métamorphose était accomplie. Il était à présent un dragon qui se rangeait dans la catégorie Alpha.

De haut des murailles, les soldats étaient ébahis de voir leur roi devenir cette puissance et monstrueuse créature. Mais l'espoir de gagner la guerre les apaisa et leur donna confiance. Ce qui n'était pas le cas de leur ennemi, qui étaient soudainement terrifiés face au dragon titanesque, qui les accueillit d'un rugissement terrifiant et d'une puissante attaque de glace.