Salut à tous! :D ça y est. on y est. le dernier chapitre ! Je vous préviens d'avance, ce chapitre n'est pas dans le même genre que mes chapitres précédents. Non là, pour cette fic, j'ai préparé un BAD ENDING ! mon tout premier. et ce sera une fin FULL OF BLOOD ! donc ce chapitre sera classé « M » pour les âmes sensibles. J'espère tout de même que ce chapitre, ce final et cette fic vous auront plut ! si c'est le cas, laisser un avis avant de partir ! :) et pour info que j'ai oublié de préciser dans le chapitre concernant la chanson de Cassandra, cette chanson vient entièrement de mon imagination. Je l'ai faite pour elle. Voilà. :p
Je tiens également à vous remercier à nouveau pour votre présence et vos messages :) je vous dis à bientôt sur ma fic « au-delà des frontières » tchao ! :)
/!\ Rating M pour scènes violente et sanglante
Musique : The Last Goodbye - Billy Boyd
Chapitre 11 – Au nom de l'amour
Cassandra c'était remise en partie de sa douleur, mais elle continuait toujours de pleurer. Quand elle entendit le cri de l'Alpha, ses yeux s'écarquillèrent, car son côté dragon reconnaissait ce genre de cri.
- Oh non... il a réussi... murmura-t-elle avec effroi
Réussissant à se lever malgré ses liens, elle vit à travers la seule petite fenêtre, et avec horreur l'effroyable créature qui dominait la plaine et le champ de bataille, ainsi que les quelques dégâts de glace qu'il avait déjà lancés sur eux.
- Ils n'ont aucune chance des malheureux... et nous non plus s'il ne parvient pas à maîtriser à temps sa folie et son nouveau pouvoir... si moi ça m'a demandé des années, je doute que pour lui, quelques heures suffisent... et dans ce cas, prions pour qu'on nous vienne en aide...
oO*Oo
Harold avait amené ses amis jusqu'à la porte du côté ouest du château. Bien entendu, elle était fermée, et Rustik se hâter de la crocheter. Une fois à l'intérieur, le petit groupe avançait discrètement, malgré la présence des gardes. Cachés derrière les piliers, ils remarquèrent que c'était plus ou moins le branle-bas de combat parmi les soldats, juste après qu'un immense cri bestiale ai retentit de nulle part. Si le groupe d'adolescents ne connaissait pas l'origine de ce cri, ça les glaçait d'effroi. Sauf Harold qui avait une petite idée de ce que ça pouvait être.
- Bon sang ! c'était quoi ça ?! frissonna Varek
- Je n'en sais rien, mais ça fou les chetons ! fit Kranedur
- D'où ça peut venir ?! on dirait que c'était tout prêt ! ajouta Kognedur
- C'est Drago. Informa Harold avec sérieux
- Quoi ?! s'exclamèrent les autres
- Le roi vient de se changer en dragon, grâce au pouvoir de Cassandra. Il est dehors, en train de combattre l'ennemi. Ajouta Harold
- Mais il est taré ! même que c'est lui qui nous gouverne! protesta Astrid
- Ouais ! quel crétin voudrait devenir un monstre ? pas comme...
- Cassandra n'est pas un monstre. C'est une personne tout comme vous avant d'être ce qu'elle est, ok ? railla le forgeron avec un regard sévère
- Euh... désolé Harold. quel est le plan ? s'excusa Rustik
- Faite diversion pendant que je me fraye un chemin dans le château afin de la trouver. Même si je ne sais pas où elle se trouve, j'ai besoin de temps. De beaucoup de temps. D'accord ?
- Compte sur nous ! c'est notre spécialité de foutre le brin ! s'enthousiasma la jumelle
Varek, Rustik et les jumeaux partirent de leur côté afin de causer une diversion suffisante pour attirer le maximum de garde. Astrid alla à son tour les rejoindre, mais donna un dernier conseil à Harold.
- Harold. Tu peux compter sur nous. Et t'en fais pas pour nous, il nous arrivera rien. Mais toi... fait attention. Et quoi qu'il arrive, promet moi que ça tournera pas mal. Ok ?
- D'accord.
- Allez sauves-toi.
La blonde rejoignit ses amis au pas de course, et Harold en profita pour s'aventurer dans le château en franchissant la première porte qui s'offrait à lui. Il parcourait à peine le premier d'un des longs couloirs, et déjà, tout en réfléchissant, une question fondamentale se posa à lui. Où pouvait-elle être ? le château était immense et il n'avait aucune idée d'où commencer ! suffirait d'attraper un garde et de le forcer à lui dire où elle était cachée ! ou plutôt enfermé ! parce qu'avec toutes les chaines qu'ils avaient osé utiliser, elle n'était certainement pas dans une chambre de princesse avec un immense lit à baldaquin à prendre gentiment le thé ! ou peut-être que si afin d'induire en erreur ? Harold claque sa langue et continuait d'avancer.
- Peu importe où tu es, Cassie. je te trouverais et je tiendrais ma promesse.
Par chance, les couloirs étaient pratiquement déserts. Harold usé correctement de la furtivité pour se frayer un chemin, sans se faire repérer par les quelques soldats ou domestique qui paniquait de ce qui se tramait dehors. Harold arrivait à entendre le brouhaha démentiel causé par le roi-dragon. Ses beuglements horrifiques étaient atténués grâce aux murs de pierre, mais ils arrivaient encore à provoquer la chair de poule. De même pour les pas que la créature causait ! Harold sentait de légers tremblements sous ses pieds, ainsi que sur les murs et meubles, qui faisait légèrement vibrer les objets décoratifs tel que les vases ou les cadres. Si on n'aurait pas deviné que tout ça était causé par un dragon gigantesque, on aurait presque cru a un tremblement de terre.
Au carrefour d'un long couloir, Harold passa la porte qui mena à un escalier en colimaçon qui menez vers les étages supérieurs. Fallait-il le prendre ? ou pas ? pas le temps de se poser trop de questions. Son instinct lui disait de monter, alors il monta prudemment l'escalier. Il aurait quand même aimé trouver un garde qui puisse lui donner les informations qu'il souhaitait avoir ! de gré ou de force. quelque marche plus tard, il se stoppa. Des bruits de pas lourd et bruyant causé par le port d'une armure se firent entendre. Harold prêta l'oreille et jugea qu'il ni avait qu'une personne qui descendait l'escalier. Se collant silencieusement contre le mur, il attendait que la personne soit assez proche pour l'attraper par surprise. Ne se fiant qu'au son de plus en plus fort des pas, il attendit, il attendit, prit une inspiration et... HOP ! il réussi a mettre le soldat contre le mur, son épée sous la gorge, les dents serrées, mais il eut soudainement les yeux ronds quand il vit que c'était le capitaine de la garde. Le soldat ne bougeait pas et regardait Harold dans les yeux sans peur ni malveillance en retour.
- Ca... capitaine ?
- Je savais que tu reviendrais, Harold. C'est pour elle je suppose .
- En effet. Je viens la libérée des mains de Drago. Répondit-il avec fermeté
- Vu l'étincelle de courage et de témérité dans tes yeux, ça ne pouvait être que pour ça. Hin. Dans ce cas, laisse-moi t'aider.
- Et pourquoi ?
- Tu m'as plaqué contre ce mur avec arme sous la gorge dans le but d'avoir des infos, non ? du genre... ou est elle enfermé? Devina-t-il avec un léger amusement qui ne sonnait pas mauvais
- En gros, oui. Alors ? où est-elle ? demanda-t-il le regard froncé
- Le roi l'a fait enfermer en haut d'une tourelle dont lui seul à la clé de la porte. Mais il serra quand même facile de l'ouvrir avec un bon coup d'épaule. Mais peu après sa dernière visite dont il ignorait que je surveillais, il est descendu avec le visage recouvert de sang. Peu après, il s'est changé en dragon et a commencé à livrer bataille.
- Du sang... ?! il... non...il ne l'a pas... ? craignait-il
- Je l'ignore Harold. Mais vu que son esprit à sombrer dans la folie depuis l'acquisition de son miroir magique qui lui a tout appris sur la princesse et la bataille, je ne serais pas surpris. Pas plus quand on sait que la sorcière responsable du malheur de cette fille, et que le vieux sage qui a guidé les parents de cette dernière, se trouvent ici, enfermés dans les cachots, sans opportunité de faire souffrir ceux aux alentours, surtout pour la sorcière.
- La... la sorcière ? et... le vieux sage ? mais pourquoi ? que compte t-il faire d'eux ?
- Les garder à disposition pour leurs pouvoirs. Et je ne serais pas surpris que ta princesse subisse le même châtiment.
- Je ne le laisserais pas faire. De part ce qu'il a fait, il n'est plus digne d'être le roi que nous avons connu. C'est pour ça que je vais avoir besoin de votre aide, capitaine.
- Je comptais te l'apporter Harold. Et je suis du même avis que toi sur le roi. Il n'est plus digne, même si ses actes à l'extérieur prouvent le contraire. Mais en attendant que la guerre soit finie, laisse-moi te guider jusqu'à elle.
- Bien. Allons-y.
Il le libéra de la menace de son arme, et tous deux coururent à travers les couloirs et salles presque désertes mais sures du château, pour arriver finalement et rapidement jusqu'au pied de l'escalier qui menait à la prison isolée de la princesse. Si Harold n'était pas tombé sur le capitaine, il aurait encore cherché longtemps et aurait fini par tourner en rond !
- Voilà c'est en haut. Viens, ne traînons pas.
- Capitaine. Je vais y aller. Pas que je n'ai pas confiance en vous, mais je voudrais vous demander un autre service tout aussi important que celui que vous m'avez rendu.
- Lequel ?
- Rendez-vous aux cachots. Libérez le sage et faite le évacuer le village avec les autres. Quant à la sorcière, éliminez là. Elle ne doit plus causer de tort à qui que ce soit.
- Entendu. Tu peux compter sur moi.
- Merci. quant à moi, je me charge de faire sortir Cassandra et de rejoindre l'évacuation.
- D'accord. Soit prudent.
Le capitaine s'en alla avec hâte vers les sous-sols, et laissa au jeune homme l'occasion de sauver sa princesse. Harold lui faisait confiance et ne douter pas un seul instant de ses promesses. Car depuis le début, il sentait une confiance et une sincérité envers cet homme, que le forgeron ne percevait pas chez son propre roi. Montant hâtivement les escaliers, il se trouva en effet devant une porte close. Fronçant le regard, il commença alors à charger contre la porte.
De l'autre côté, Cassandra tourna la tête en direction de la porte, saisie par le tintamarre inquiétant. Elle se demandait qui cela pouvait être et pourquoi quelqu'un viendrait la voir, même si elle ne voulait plus voir personne et ne plus souffrir! mais quand la porte s'ouvrit d'un coup sec et qu'Harold croisa son regard, son propre coeur se remit naturellement à battre de joie et de surprise. Elle avait commencé à sourire, mais en souvenir de ce qui s'était passé, ce qu'il avait fait, et ce qu'elle avait appris, elle se retint et adressa un regard fâché contre lui.
- Qu'est-ce que tu fait là ?
- C'est comme ça que tu accueilles ceux qui viennent te sauver ? eh bah ! des princesses dans ton genre on en demande ! ce sont les plus charmantes ! blagua-t-il
- Tu te moques de moi et tu oses me faire encore des reproches alors que c'est toi qui m'as menti depuis le début ?! pesta t-elle
- Tss... Bon. Écoute-moi bien, parce que j'ai des tas de choses à te dire. Et en attendant, bouge pas.
Il s'agenouilla pour se débarrasser de ses liens en chaîne à l'aide de son épée, et vida son sac. Cassandra l'écoutait attentivement, toujours fâché mais curieuse, et ne bougeait pas.
- Tout d'abord, je suis sincèrement désolé de t'avoir menti, Cassie. J'ai était obligé pour protéger ma mère qui servait de monnaie d'échange. Mais sache que Drago m'a tout autant menti. Il m'a envoyé te chercher sans rien me dire de son plan, ni de ce qu'il savait sur toi grâce à son foutu miroir magique. Je t'ai donc amené ici sans savoir ce qu'il te réservé. Si je l'avais su, je te l'aurais dit et je t'aurais emmené directement chez tes parents. Et pour finir, dans le domaine de la sincérité, tu n'es pas une sainte !
- Quoi ?!
- Je sais tout Cassie. Tout. Ton sortilège, la raison pour laquelle tu l'as subi, ton anti-sort, le moyen de conjurer cette malédiction. Dit-il en terminant de défaire ces chaines
- HEIN ?! Mais... comment tu... aie ! aargh... ça fait mal ces saletés... comment tu le sais ?!
- Parce que j'ai ramassé la lettre de ta mère et je l'ai lu.
- Tu... c'est toi qui... oh misère...
- Quoi ? t'est pas contente que ce soit moi qui l'ai ramassé pour venir te sauver encore une fois et venir te la rendre ?
- Hein ? si mais... pourquoi tu es là ? à part pour ces deux raisons ?
- Je suis venue le briser Cassie.
- Impossible. Tu... pour que ça marche, tu dois... tu dois m'aimer de ton plein gré et m'offrir la preuve de cet amour. Et comme tu aimes Astrid, ça ne marchera pas.
- Ah vraiment ? et le fait que je sois revenu et que je me suis à moitié défoncer l'épaule contre cette porte ça ne te prouve pas le contraire ?
- Je... attends. Tu es en train de me dire... que tu...
- Oh la la... t'est une fille pleine d'espoir et adorable, mais alors qu'est ce que tu peux me poser comme questions ! en plus d'être longue à la détente tu sais ! blagua-t-il à nouveau
- Mais euh ! je veux pas me faire de fausses idées et souffrir pour rien ! se défendit-elle, le visage soucieux
- Je sais. Mais il n'y a pas de raison, parce que je...
Au moment où il allait lui dire les mots magiques et lui donner ce qu'elle attendait depuis toujours, un autre hurlement monstrueux bien plus horrible et puissant se faisait entendre. Intrigué et inquiets, Harold et Cassandra se rapprochèrent de la fenêtre, et purent voir que le champ de bataille était largement recouvert de glace, et des immenses pics pointus de glace sortaient de terre ! l'ennemi était vaincu, et très peu ont pu s'enfuir. D'autres se sont fait soit piétiner, soit ont fini congeler sous les puissants jets de glace de dragon. De loin, ils voyaient l'Alpha se tenir debout sur ses pattes arrière, et qui retombait violemment sur ces deux pattes avant, avant de recommencer plusieurs fois, tout en continuant de hurler à la mort.
- Qu'est-ce qui lui prend ? s'étonna Harold
- Je n'en sais rien ! il devrait avoir repris sa forme humaine puisque la guerre est fini ! À moins que... oh ! répondit-elle avec inquiétude et des yeux ronds d'angoisse
- Oh non... ne me dit pas...
- Je crois que si Harold... et là, nous sommes mal... murmura-t-elle avec horreur
Il échangea avec elle un regard horrifié avant de reporter leur regard sur le dragon de glace. Ce qui s'était passé pour que le dragon en arrive là, c'est parce que l'esprit humain de l'homme qui habitait la bête venait de disparaître, totalement piégé de l'intérieur par la volonté de gagner, mais aussi à cause de la puissance du monstre. D'un sens, les hurlements bestiaux étaient ceux de Drago qui disparaissait à jamais. À présent, seul l'Alpha dominait. Un Alpha incontrôlable, qui se mit à cracher dans tous les sens de puissantes attaques de glace, continuant de piétiner la glace se trouvant sous ses pas.
oO*Oo
L'une des autres cause de la perte d'esprit de Drago, c'est parce qu'à cause des lourd tremblements de terre causés par la bête, le miroir magique était tombé du mur et c'était brisé en mille morceaux. Ainsi, plus jamais un esprit faible ne se laissera abuser par sa magie. Et dans sa chute, le miroir avait emporté le dernier esprit qu'il avait possédé.
oO*Oo
Harold se ressaisissait, ayant soudainement une idée, quand il vit que le dragon se rapprochait vers le château. Ça ne lui plaisait pas d'en arriver là, mais il n'avait pas le choix. Pour sauver celle qu'il aime, il était prêt à tout. même...
- Cassie. J'ai un plan. Cependant, il va pas du tout te plaire, même qu'on n'a pas le choix et très peu de temps avant que Drago n'atteigne le château et le village, et qu'il se mettent à tout massacrer sur son passage.
- Tu m'inquiètes-la... C'est quoi ton idée ?
Harold jeta un œil sur la coupe en acier qu'il venait de remarquer, et s'en pinça les lèvres. La jeune fille suivit son regard, et vit l'objet. Aussitôt, elle comprit et se mit à protester ouvertement.
- Ah nan... nan nan nan nan ! je refuse que tu fasses ça Harold!
- On n'a pas le choix. Drago est devenu un monstre par cette méthode. Il lui faudra un divertissement pour vous permettre à tous de fuir. Et quoi de mieux qu'un autre dragon.
- Mais... nan ! je peux pas te laisser faire ça ! et si tu ne redeviens pas toi-même ?! t'y a pensé ?!
- C'est un prix que je suis prêt à payer pour que tu puisses réaliser ton rêve. Dit-il en ramassant l'objet
- Non... fit-elle en secouant la tête
- Et puis... je reviendrais. Encore une fois. Assura-t-il
- Harold... murmura-t-elle les larmes aux yeux
- Je te le promets Cassie. Fais-moi confiance. Souriait-il
Elle sut lire dans son regard qu'il était sincère, et qu'effectivement, elle pouvait lui faire confiance. À contrecœur, mais comprenant enfin pourquoi il faisait tout ça, elle prit son épée, et se tailla la paume de la main avec une grimace, mais aussi avec courage, et serra sa main au-dessus de la coupe. le récipient se remplissait du liquide rouge et chaud, et quand il y en eut suffisamment, Harold adressa un dernier regard et sourire confiant à la princesse et but d'une traite le liquide. Cassandra grimaçait de dégoût et d'angoisse alors qu'Harold lâchait la coupe et tombait à genoux, haletant fortement contre le pouvoir qui s'installer dans son corps.
- Harold... dit-elle en peine en s'agenouillant face à lui.
Il releva son regard, la respiration accélérée et lui ôta directement la tiare frontale. Elle émit un petit cri de surprise en sentant la barrière du bijou disparaître, et son vrai pouvoir revenir, ce qui la faisait légèrement sourire.
- Va-t'en Cassie. Guide les autres... protège les... et emmène ma mère le plus possible du village. Je... m'occupe de lui... haleta-t-il
- Harold... non, je veux pas te laisser...
- Ça va aller... et puis... je t'ai promis de revenir...
- Et si tu ne reviens pas ? sanglota-t-elle avec angoisse
- Aucun risque que je ne revienne pas... j'ai quelque chose de très important à te dire... et ça me motivera... encore plus... pour revenir... d'accord ? souriait-il malgré sa difficulté à parler en plus de la fièvre qui commence à grimper
- D'a... d'accord... dit-elle avec un sourire et des yeux en larmes
- À présent... va. sauve-toi.
Elle lui caressa tendrement la joue, puis s'en alla en dévalant l'escalier, le coeur lourd mais empli d'un espoir naissant, puis se mit à courir vers la sortie et le village. Harold commençait à son tour à subir la mutation. Avec horreur et se tordant de douleur, il voyait son corps changeait de forme et de couleur. Et à la vue de la couleur noire de sa peau, il eut un léger sourire satisfait. Il allait devenir un furie nocturne, comme sa princesse. Il attendait dans la douleur que la transformation s'achève, puis quand plus une seule on ce de douleur le traversait, il tira une boule de plasma sur le mur qui explosa en mille morceaux, et le nouveau furie nocturne s'envola vers son redoutable adversaire.
Au château, les gardes encore présents avaient vu que leur roi devenait fou et qu'il se dirigeait vers le château. Ils s'étaient mis à paniquer et se ruaient vers la sortie, mais à la vue du dragon noir qui volait vers l'Alpha pour lui barrer la route et les laissaient s'échapper, ne l'attaquèrent même pas ! et personne ne se doutait que c'était Harold. Cassandra eut l'occasion de voir son preux chevalier s'envoler et en était impressionnée ! elle eut même un immense sourire de joie, avant de reprendre sa route.
- Waoh ! Incroyable ! il... il est comme moi ! courage Harold... oublie pas ta promesse.
oO*Oo
Aux cachots, George libérait tous ceux enfermé dans les cellules. En cas de démence de la part du roi, personne ne devait mourir en étant enfermé ici. Ils avaient tous droit de sauver leur vie. Les détenus le remercièrent en coup de vent, et s'enfuirent comme des lapins. Le Capitaine s'en alla ensuite vers la cellule de la sorcière, qui bizarrement ne réagissait pas au vacarme de l'extérieur. Elle était enchaînée par les poignets avec des chaines enchantées, bras écartés vers l'extérieur, et avait la tête penchée vers l'avant. On ne pouvait pas voir son visage à cause de ses cheveux. Il entra dans la petite pièce sombre, épée à la main et l'oeil aux aguets. Il l'entendait juste respirer fortement, comme si elle était affaiblie. La tuer serait simple. Lui planter l'épée en plein coeur, et lui couper la tête. Seul moyen efficace d'en finir. Il se prépara à attaquer, mais une fois l'attaque lancée, elle se réveilla, fit une esquive sur le côté et s'agrippa au capitaine en enroulant ses bras et ses jambes autour de lui.
Hurlant et se débattant comme il pouvait, il ne put rien faire quand elle se mit à lui mordre profondément la jugulaire. Il hurlait à la mort, puis tomba malheureusement à terre, se couvrant la blessure à pleine main, suffocant et gémissant douloureusement, alors que la sorcière tenait un lambeau de chair bien saignant dans sa bouche. Elle le cracha avec dédain tout en regardant le capitaine se vider à moitié de son sang et lutter contre la mort. Dans sa prise, elle avait réussi à lui prendre son épée, et à s'en servir pour briser les maillons de ses chaines. Elle était désormais libre, dangereuse et hautaine, avec l'épée du capitaine à la main. Avec un sale sourire, en croisant son regard, elle lui coupa d'un seul coup la tête, mettant fin à ses souffrances.
La tête roula un peu, et le reste du corps s'effondra au sol, faisant apparaître une immense flaque de sang qui s'étaler sur l'armure en argent brillant du capitaine, ainsi que sur le sol de pierre. Le sang progressait vers les pierres suivantes via les joints alors que la vieille femme se pencher pour ramasser la tête par les cheveux blonds, et le regarder dans les yeux avec un sourire satisfait.
- Joli morceau. Et si beau garçon en plus... T-t-t-t-t. Quel dommage. Mais comme pour les poissons, je le viderais moi-même à la maison. Héhé... allez hop. Il me faut régler le compte d'un autre imbécile. Dit-elle avec rancœur en mettant sa prise dans un sac en toile accroché au mur.
Sa deuxième cible était dans le même secteur que le sien. Lui aussi aurait pu partir comme les autres et sauver sa vie, mais non. il était resté assis là, serein, et en silence. Quand il sentit des pas à l'intérieur de sa cellule, qu'ils se stoppèrent, et qu'il sent une présence proche de lui, il ouvrit ses yeux ridés et leva sa tête vers sa vieille connaissance qui le regardait avec silence et fureur contrôlée.
- Tu vas me tuer Verna ? tu vas à nouveau te salir les mains comme tu viens de le faire envers ce malheureux ? demanda-t-il en jetant un œil au sac qui dégoulinait de sang
- Je vois pas ce qui m'en empêcherait. C'est à cause de toi que tout est arrivé mon cher.
- D'une part, c'est vrai. En te dénonçant au roi et à la reine malgré notre amitié passer, j'ai scellé le sort de beaucoup de monde. Mais j'étais loin de me douter que tu t'en prendrais à leur fille et pas à moi. j'aurais dû te tuer moi-même. Tout aurait été plus simple.
- Tss. Je m'en suis pris à leur bonheur parce qu'ils m'ont pris le mien et m'ont banni ! Mais je m'étais juré de te faire payer ma souffrance le jour où je recroiserais ta route. Eh oui, tu aurais dû. Pesta-t-elle
- Hin. Et maintenant que l'occasion s'offre à toi, tu vas la saisir.
- Exactement. Mais par respect du passé, je t'accorderais une mort rapide.
- Peu importe comment mes jours vont finir. Tout prendra fin. même ta vie s'achèvera. Alors... tant que t'est en vie, tue moi de la façon qui te plaira, du moment que ça t'offre une satisfaction, même très courte.
- Tss. Je mettrais du temps avant de venir te rejoindre vieux fou !
- Nous verrons. Allez Verna. Venges-toi. Qu'on en finisse.
- Tu me facilites trop la tâche là. Tu ne vas pas te défendre ?
- À quoi bon ? j'ai vu ma mort. Et je ne veux pas la retarder. Elle me rattraperait tôt ou tard. Alors vas-y. Je suis prêt.
- Très bien.
- Adieu Verna.
- Pff.
Elle posa sa main crochue sur le cran dégarni du vieil homme et exerça une pression magique. Le vieux ne disait d'abord rien, puis hurla progressivement de douleur, avant de tomber raide mort à terre. Verna venait de lui faire fondre la cervelle. Avec un regard hautain, mais un brin triste, elle regardait le corps inerte de sa deuxième victime.
- Adieu. Théodore...
Puis elle se pencha vers lui, prit également sa tête qu'elle utilisera pour un meilleur usage, genre décoratif dans un bocal de formol, mais aussi son coeur, et les mit tous deux dans le sac avec la tête du capitaine. Puis elle se dirigea calmement vers la sortie, en quête d'une toute dernière victime.
oO*Oo
Sur le champ de bataille, le dragon noir engageait un combat aérien frénétique contre l'Alpha incontrôlable et haineux. Avec une vitesse incroyable, Harold, a travers son nouveau corps, maîtriser l'art du vol et des tirs de plasma. Il ressentait une certaine joie et liberté de voler, mais vu la situation, il ne pouvait pas savourer pleinement ces émotions. Il fallait avant tout qu'il distraie le plus longtemps possible le dragon géant, tout en esquivant les attaques brutales de ses cornes, mais aussi ces jets de glace. Aucune erreur n'était envisagée. Mais la pensée de pouvoir protéger sa mère, ses amis et sa princesse lui donnait la force et l'agilité pour le combat.
Tournant autour de lui et dans tous les sens, il lui tirait dessus, le rendant certes encore plus fou mais perdu. Il allait trop vite. c'est comme une mouche qui embêterait un ours ! et Harold ne pouvait faire que ça en attendant de trouvait un point faible qui mettrait le dragon à terre. Et heureusement qu'il avait encore le contrôle de son esprit ! continuant de tournoyer autour de sa cible, la bête le prit par surprise et en profita pour lui donner un grand coup de corne en plein abdomen. Le dragon noir hurla de douleur sur le coup et tournoya sur lui-même en direction du sol gelé. La chute fut brutale, et le dragon serrait et montrer les dents pour supporter la douleur. Peinant à se remettre sur ces pattes, il ne quittait pas de ses yeux à demi clos l'Alpha qui le fixait pour l'achever.
Sa cible en vue, l'Alpha beugla à nouveau, ouvrit la gueule bien en grand et cracha des jets de glace. Mais Harold, ou le dragon, s'envola à nouveau très rapidement pour se poser en hauteur sur un des pics, esquivant ainsi une attaque mortelle. Les deux dragons se retrouver face à face, le roi contre le forgeron, le maître contre son serviteur. Du haut de son perchoir, Harold eut une idée en examinant la bête. Il remarquait qu'elle était immense, et avait des pattes assez petite et faible, si on ne prend pas en compte qu'elles pouvaient réduire en bouillie n'importe quoi !
Il se mit donc à hurler en direction de l'Alpha, histoire de bien le provoquer et de l'attirer vers lui. Le géant de glace répondit à ses appels par des hurlements, laissant un immense nuage de buée glacial s'échapper de sa gueule et avança vers lui, prêt à l'attaquer. Le furie nocturne attendit patiemment que son adversaire soit bien proche, et lui tira sur une des pattes avant avec toute sa puissance de feu. Blessé, le dragon hurla, les yeux fermés et le dragon noir tira de même sur la deuxième patte. Perdant l'équilibre, l'Alpha vacilla vers l'avant et le furie nocturne s'écarta, laissant le géant s'empaler sur le ventre contre ses propres pics de glaces. Hurlant toujours de douleur, ses cris baissèrent progressivement de volume, jusqu'à ce que plus un son ne sorte de sa gueule, et que ces yeux turquoise et rouge se fermèrent. Le roi Alpha... était mort.
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Cassandra avait réussi à rejoindre la mère d'Harold, la reconnaissant de loin grâce à ses trois tresses brunes. elle lui avait expliqué, suite à sa demande, ou était son fils. Elle n'avait pas pu lui mentir, et lui avait avoué le plan d'Harold. Valka, bien qu'immensément inquiète pour lui, avait fini comme Cassandra par lui faire confiance. Les deux femmes aidaient donc les gardes à conduire les villageois hors du château et du combat entre les deux dragons. Astrid et sa bande avaient fini par rejoindre le groupe d'évacuer. Quand Astrid aperçu l'autre blonde auprès de Valka, elle eut une moue triste, mais compréhensif. Puis elle rejoignit ses amis et aida à l'évacuation des habitants.
Mais grâce à ses sens de dragon, elle entendit les hurlements plaintifs et vit l'Alpha s'effondrer sur le sol. Elle ne pensa alors qu'à une chose. À Harold. Ordonnant à Valka de poursuivre l'évacuation et la rassurant qu'elle reviendrait avec Harold, Valka hocha la tête et la princesse se changea en dragon et vola à toute vitesse, sous les yeux ébahis de tous, vers le champ de bataille.
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Rejoignant à son tour la terre ferme, Harold retrouva sa forme humaine, sa volonté n'ayant pas été corrompue par le pouvoir. Épuisé et souffrant de partout, mais sans être gravement blessé, il mit du temps à se relever, les yeux sur le corps gisant de l'Alpha. Se pinçant les lèvres, la main sur ses côtes douloureuses, il ferma ses yeux et fit un silence mémorial en souvenir du roi autrefois juste et brave.
Soudainement, il écarquillait les yeux. Plus un son ne sortait de sa bouche, car une puissante douleur le transpercer de partout. Baissant le regard vers sa poitrine, il voyait la pointe d'un pic de glace ensanglanté ressortir et passer à travers son armure noire. Incapable de prononcer un mot, des larmes coulèrent alors qu'il se retournait vers la cause de l'attaque, agonisant. La personne responsable était en fait Verna, qui, à présent libre, avait utilisait sa magie noire pour faire léviter un fin pic de glace et poignarder Harold dans le dos, en pleine poitrine, là où se trouvait son coeur.
Ne tenant plus sur ces jambes, Harold s'effondra, encore en vie, la respiration forte et accélérée. Verna le regardait gémir et souffrir avec satisfaction.
- Ainsi, c'est toi le remède à mon sortilège, et celui qui a sauvé la princesse. Tu as donc gâché mon plan par ta misérable existence. Tss. Je ne vais pas prendre ta tête comme pour les deux autres, mais je vais plutôt prendre plaisir à te regarder mourir, sans rien pouvoir faire pour empêcher ça. Et ainsi, mon sortilège ne sera jamais rompu, et la pauvre enfant continuera de souffrir encore plus ! jamais elle rejoindra sa famille, elle restera à jamais un dragon, et jamais elle... EURGH !
Elle venait à son tour de se faire planter une arme dans le coeur. Une épée, empoigner furieusement par une jeune princesse. Muette et tremblante, la sorcière fixait la pointe sanglante avec son seul œil valide, cependant que son assassin lui murmurait sèchement ceci à l'oreille.
- ... Et jamais je ne te laisserais faire encore souffrir les autres, autant que toi tu m'as fait souffrir, sorcière !
Dans un puissant cri de courage et de haine, elle retira expressément la lame et trancha d'un coup sec la tête de la vieille femme, la faisant rouler à terre. La sorcière avait gardé dans la mort l'œil grand ouvert et la bouche entrouverte. Son corps tomba comme les autres au sol. Par son geste meurtrier, Cassandra avait reçu une fine giclée de sang sur sa joue gauche qui allait jusqu'à ses yeux et son front. La respiration rapide, elle adressa un bref regard à la tête de la personne responsable de tous ses malheurs, et lâcha avec dégoût son épée qui rebondissait sur le sol, laissant entendre le bruit du métal retentir dans un éclat cristallin.
Elle alla ensuite vite rejoindre son bien-aimé qui agonisait bravement par terre, parmi les débris de glace, de machines brisés, d'armes et de boucliers abandonnés, et de son propre sang. À la vue du sang et de sa blessure, elle ne put s'empêcher de pleurer.
- Harold ! non non non, part pas ! reste avec moi ! dit-elle inquiète tout en lui tenant fermement la main
- Cassie... murmura-t-il à demi-conscient
- Oui, c'est moi... je suis la... respire je t'en prie...
- Pourquoi... tu m'as pas dit la vérité ? pourquoi... tu m'as pas menti au sujet du vrai contenu de ta lettre ? demanda-t-il en la fixant de son mieux dans les yeux
- Parce que... j'avais peur que tu ne puisses pas m'aimer comme c'était prédit ! en sachant la vérité, tu... tu ne serais pas tombé amoureux de moi et rien n'aurait marché! répondit-elle en pleurant
- Comment j'aurais pu ne pas tomber amoureux d'une fille aussi géniale que toi... souriait-il malgré la douleur
- Donc tu... tu m'aimes ?
- Ah ! enfin... elle a compris... tu imagines le temps qu'on aurait gagné si on se l'était dit plus tôt ? keurf ! keurf ! toussa-t-il violemment en recrachant un peu de sang, malgré qu'il voulait blaguer encore une fois
- Harold... je t'en supplie, tiens bon...
- J'irais mieux quand j'aurais enfin réussi à te dire les trois mots magique Cassandra. Je... je t'aime.
- Harold... je... moi aussi je t'aime... sanglota-t-elle avec un léger sourire
- Maintenant approche...
Avec ses dernières forces, il s'empara de son visage avec sa main ensanglantée, et l'attira vers lui. La jeune fille se laissa faire, les larmes aux yeux, et ferma progressivement ses yeux jusqu'à atteindre les lèvres d'Harold. Ils échangèrent ainsi un vrai baiser d'amour sincère, et le sortilège disparut pour eux d'eux. Pour elle parce que c'était elle la victime première du sortilège, mais aussi pour lui parce qu'il avait bu son sang, donc il partageait sa malédiction. Ils n'étaient à présent plus que deux humains normaux qui venaient de s'avouer leurs sentiments parmi le sang et la mort.
Cassandra senti ses pouvoirs disparaître. Elle tenta alors de changer l'apparence de sa main, mais rien à faire. Elle était libérée. Enfin. mais à quel prix ? elle aurait préféré rester un dragon si cela aurait permis à Harold de rester en vie ! Harold lui adressa un sourire, et toussa encore une fois avec violence
- Harold... me laisse pas ! je t'en supplie ! pas maintenant qu'on c'est avouer notre amour !
- Cassie... chante-moi le dernier couplet de ta chanson... s'il te plaît... je sais qu'il y'a une suite que t'a pas voulu me chanter l'autre jour...
- D'accord... à... à ...
À jamais je resterais à tes côtés
Toi, celui qui m'a sauvée
Et mon coeur, je te donnerais
Car c'est ce dont j'ai toujours rêvé...
- ... Ha... Harold ?
Il ne bougeait plus, et elle ne l'entendait plus respirer. Il avait juste un visage serein.
- HAROLD !
Apeurée, et sanglotant de plus belle, elle le secouer en ne cessant pas de l'appeler, une main sur sa joue pour tenter de le faire réagir. Mais c'était inutile. Il était partie, la sauvant juste avant de mourir. Comprenant enfin qu'il n'y avait plus rien à faire, elle le serra dans ses bras et sanglota tout contre lui. Les yeux levé vers le ciel, elle tentait de trouver un peu de courage parmi le vaste ciel bleu pour supporter cette dure épreuve. Mais plus jamais elle ne trouverait de force dans les cieux. Reportant son regard sur le visage de son chevalier, elle lui caressa tendrement le visage et ses cheveux bruns.
- Merci pour tout Harold. tu... tu as tenu ta promesse. Mais moi... je n'ai pas eu le temps de te dire à quel point je suis désolée... mais je te fais une promesse en retour. Jusqu'à mon dernier souffle, je veillerais sur toi. Et plus jamais rien ne t'arrivera tant que je serais de ce monde. Je te le promets.
Elle lui donna un dernier baiser avant de le serrer à nouveau contre elle.
oO*Oo
Les villageois étaient revenu au village qui n'avait pas été détruit ou touché a cause du combat. Et le château non plus. La nomination d'un nouveau roi c'était fait plusieurs jours après la bataille, après avoir assisté aux funérailles des nombreux morts, mais surtout celui d'un homme extrêmement courageux, qui n'avait pas hésitait à tout braver pour sauver l'amour de sa vie, ses proches, et défier un monstre possédé.
Le prêtre du village avait fait son devoir envers le défunt, sans qu'il soit mis en terre ou incinéré. Harold avait été posé dans un beau cercueil ouvert, prêt pour son dernier voyage. Il n'était pas enterré chez lui, mais au château de la princesse, à l'Est. C'est là qu'elle c'était rendue en compagnie de Valka et de son défunt bien-aimé.
Les retrouvailles entre son père, qui n'était en outre que le vieillard qui avait interpellé Harold aux abords de la forêt du donjon, c'était merveilleusement bien passer. Retrouvaille riche en émotion, d'autant plus que le roi lui avait dit qu'elle ressemblait énormément à sa défunte mère. Cette dernière était morte d'une grave maladie, 3 ans après avoir abandonné son bébé. Cassandra avait expliqué à son père qui se trouvait dans le cercueil et les exploits qu'il avait accomplis. Le roi le fit enterré dans le jardin royal, dans un magnifique coin isolé et calme, pour que les proches de cet homme puissent se recueillir en paix sans être dérangé.
Quant à Valka, elle demeurait au château, sous la protection du roi et de sa fille. Elle pouvait chaque jour rendre visite à son fils, se recueillir et déposer une fleur sur sa tombe. Et au fil du temps, un amour commença à naître entre elle et le père de la princesse. Puis ils se marièrent, rendant Cassandra de nouveau heureuse d'avoir une mère, mais aussi le peuple d'avoir une nouvelle reine.
La princesse garda le deuil bien plus longtemps que Valka, et versa Dieu seul sait combien de larmes. Elle lui racontait chaque jour ce qu'elle faisait, ce qui se passer et ce qu'elle apprenait à travers les royaumes. Et parfois, elle restait là, à pleurer en silence debout devant la tombe, sans bouger, sa robe et son voile noir flottant dans la brise, et cela à n'importe quelles saisons.
Elle réussit un jour à faire le deuil, après l'avoir revue distinctement en rêve et lui avoir promis de recommencer à vivre pour eux d'eux. Les années passaient, et Cassandra n'avait pas failli à sa promesse. Elle avait repris gout à la vie et avait veillé sur lui chaque jour. Jamais elle ne put oublier son amour pour lui, pas même quand elle se maria à son tour pour succéder à son père, et qu'elle eut à son tour des enfants, et des petits enfants.
Et pour ne jamais oublier ses précieux souvenirs, et cela jusqu'à sa mort, elle avait grand plaisir à leur raconter à tous l'histoire du plus grand chevalier que le monde avait jamais connu.
FIN
