Andromeda.

Dylan : Harper, dégagez nous de là.

Harper : Mais Beka… et Tyr.

Dylan : Beka est probablement morte… Partons ou nous mourrons aussi.

Harper prit les commandes un peu contre son gré et dégagea l'Andromeda de l'attaque des vaisseaux de la flotte nietzschéenne.

Andromeda : Boucliez à 50% de leur puissance. On ne tiendra pas si on ne me repart pas très vite.

Harper : Je fais ce que je peux.

Dylan : Il faut qu'on se dégage rapidement. Andromeda, tu peux ouvrir une communication le vaisseau de Charlemagne.

Andromeda : C'est fait.

Dylan : Charlemagne, ici le Capitaine Hunt.

Charlemagne : Que puis-je faire pour vous Capitaine Hunt ?

Dylan : Charlemagne, mon vaisseau est gravement endommagé, nous devons nous éloigner pour réparer. Il faudrait que vous nous couvriez.

Charlemagne : Où se trouve ma femme ?

Dylan : A mes cotés.

Elsbett se décala sur le coté pour apparaître dans le champ de vision de son mari.

Charlemagne : D'accord on vous couvre.

Andromeda coupa la communication.

Harper : (arrivant) On ne peut pas partir sans Tyr.

Le jeune homme semblait déterminé à attendre le Nietzschéen. Espérant que celui-ci tel un héros lui ramènerait Beka. Harper aimait Beka et l'idée de la perdre lui brisait le cœur. Beka était son modèle, sa grande sœur… Avec Beka et Trance, il avait trouvé une famille, après avoir perdu la sienne. Une famille qui s'était agrandi avec Dylan, Tyr et Rommie. Mais il savait que si dans l'avenir il avait un choix à faire, il se rangerait toujours du coté de Beka.

Dylan : On n'a pas le choix Harper.

Harper : Mais…

Dylan : On reviendra les chercher. Je n'abandonnerais pas Rommie… ni Tyr.

La présence de la jeune femme lui manquait, il savait qu'elle n'était qu'un androïde, l'incarnation de son vaisseau, mais même si elle était non organique, il tenait à elle comme à n'importe quel autre membre de son équipe. En réalité, ce n'était pas tout à fait exact mais il essayait toujours de s'en persuader.

Planète.

Tyr tenait fermement la jeune femme dans ses bras courant derrière Rommie à travers la végétation dense de cette forêt.

Rommie : Il faut s'arrêter.

Tyr : Il faut continuer.

Rommie : Les fonctions vitales de Beka ralentissent.

Tyr ralentit le pas et regarda autour de lui. Il fallait qu'il trouve un endroit sûr, pour la mettre en sécurité. Une caverne. S'était un endroit plutôt prévisible, un trou dans la roche, mais il n'avait pas le choix et avec Rommie, il pouvait largement assurer sa protection. Il fit signe à l'androïde et ils entrèrent. Rommie observa Tyr s'installer au fond de la grotte, gardant la jeune femme dans ses bras.

Rommie : Je vais défendre l'entrée et contacter Dylan.

Tyr : Fais ce que tu as à faire.

Il la regarda se diriger vers l'entrée de la caverne avant de tourner son regard vers Beka.

Tyr : Pourquoi Beka ?

Lui-même ne savait pas le sens de sa question, il avait tellement de « pourquoi ». Pourquoi avait-elle fait ça ? Pourquoi avait-elle autant de pouvoir sur lui ? Pourquoi la situation était-elle si compliquée ? Pourquoi… Tant de « pourquoi » et finalement aucune réponse à fournir.

Tyr : Tu dis toujours que tu luttes pour ta survie, continu de le faire.

Rommie : Il lui faudrait de l'eau. Je vais voir si je peux en trouver. Essaye de ne pas me tirer dessus quand je reviendrais.

Tyr l'observa ses cheveux étaient roux, elle était entrain de perdre le contrôle d'elle. La dernière fois qu'il avait vu ses cheveux changer de couleur comme ça, ce n'était que quelques mèches quand il lui avait dit qu'il ne voulait plus la voir. C'est ce qui lui avait fait comprendre que cela l'avait touché malgré l'indifférence qu'elle affichait. La première fois avait été beaucoup plus douce elle avait perdu le contrôle de ses émotions. Il se souvenait de cette mission. C'était dans les débuts de leur couple et c'est cette mission qui avait mit le feu aux poudres qui l'avait conduit à se séparer d'elle.

**FLASHBACK**

Dylan les avait envoyé tous les deux pour une négociation de paix entre une petite colonie de Nietzschéens et d'Humains qui se faisaient la guerre pour un continent sur une planète assez loin du reste de la civilisation. Mais tout avait été de mal en pire. Ils avaient failli s'écraser en arrivant, une panne de l'Eurêka Maru et il devait la vie uniquement au faite que Beka était une excellente navigatrice. La colonie humaine, les Alaoui, les avait recueillie et soigné. Voila trois jours qu'ils étaient là, il n'avait pas d'autre choix que d'attendre l'Andromeda Ascendante.

Tyr : Je cherche le capitaine Valentine.

Le jeune homme nerveux par la présence de Tyr montra la direction de l'étang avant de prendre la fuite en courant. Les tensions et la peur étaient fortes envers les Nietzschéens. Mais Tyr essayait d'en faire abstraction du mieux qu'il pouvait. Ce n'était pas en s'en prenant à eux que les choses s'arrangeraient il le savait. Il se dirigea vers le lac. Beka était là pensive, observant l'étendue d'eau. Il s'avança vers elle et l'enlaça doucement. La jeune femme prit appuie sur son compagnon et se laissa aller. Après tout ce stress ça lui faisait du bien de se détendre. Elle n'était pas négociatrice pas plus que Tyr et elle se demandait encore pourquoi Dylan les avait envoyé eux.

Tyr : Il va falloir retourner à la négociation.

Beka : Je suis fatiguée.

Tyr : Et moi je suis à deux doigts de les égorger mais bon…

Elle se laissa aller encore quelques instants dans ses bras protecteurs et c'est ce geste de tendresse entre eux qui mit fin à la négociation. Les deux peuples étaient totalement contre le mélange de leurs deux races et réagirent avec véhémence. Ils chassèrent Beka et Tyr qui durent prendre la fuite sous peine d'y laisser leurs vies. Tout avait été trop vite et les deux membres de l'équipage de l'Andromeda n'avaient pas vraiment réalisé ce qui se passaient qu'ils étaient en fuite à travers les bois.

Voilà des heures qu'ils couraient, la nuit commençait à tomber.

Tyr : Il va falloir trouver un abri, tu ne peux pas continuer comme ça.

Beka : Ca ira je te dis.

Cette femme était décidément une véritable tête de mule, lui faire entendre raison relevait du miracle. Il voyait bien qu'elle était épuisée, elle tenait à peine sur ses jambes. Mais il est vrai que leur situation n'était pas des plus confortables. Poursuivis à la fois par les Nietzschéens et à la fois par les humains, leurs chances de s'en sortir étaient très faible. Non il fallait qu'elle fasse une pause, son visage était très rouge et elle commençait à s'essouffler. Il bifurqua dans sa course et saisit brusquement la jeune femme pour la plaquer contre un arbre. Beka fut brusquement saisit par la peur avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait que de Tyr.

Tyr : Beka tes cheveux…

Elle attrapa une mèche et l'observa avant de secouer la tête. Ses mèches devenus rousses redevinrent blondes.

Tyr : Tu peux m'expliquer.

Beka : Je… Quand je perds le contrôle de mes émotions mes cheveux reprennent leur couleur d'origine. Les nano robots tolèrent assez mal les poussés de stress.

Tyr : C'est bon à savoir. Regarde.

Il lui indiqua un trou dans le sol, un terrier d'animaux abandonné.

Beka : Il est hors de question que j'entre là dedans.

Tyr : On va y entrer, tu es exténuée, tu as besoin de dormir.

Elle finit par capituler et tout deux se glissèrent difficilement dans le terrier. Allongé l'un contre l'autre, Beka était pressé contre le corps de son amant.

Beka : Ce n'est pas des plus confortables.

Tyr dégagea son bras et tira devant leurs visages et l'entrée un petit bosquet feuillu déraciné pour les protéger des regards. Puis il regarda Beka, elle avait déjà sombré dans le sommeil. Il monta donc la garde.

Au petit matin, il pointa brusquement son arme vers la personne qui venait de retirer le petit bosquet.

Dylan : Du calme ce n'est que moi.

Beka s'éveilla sous le mouvement brusque de son compagnon et découvrit Dylan, elle fut soulagée de le voir.

Dylan : Je ne peux pas vous laisser une minute sans que vous vous attiriez des ennuies.

Elle lui tendit la main pour qu'il l'aide à s'extirper du trou.

Beka : Le Maru est en panne…

Dylan : Je sais, Harper est entrain de le réparer. Et j'ai réussi à apaiser la colère entre ses deux peuples même si je n'ai pas vraiment compris pourquoi ils s'en sont pris à vous.

Beka : Peu importe, tout ce que je veux c'est partir d'ici.

**FLASHBACK**

Elle avait la force de caractère d'un Nietzschéen et la fidélité d'une humaine, elle en restait pas moins une jeune femme unique en son genre. Il avait été bien avec elle jusqu'à qu'il soit envahie par les doutes. Et sa réaction de venir la chercher n'avait rien de nietzschéenne, il ne savait toujours pas pourquoi il avait fait ça… Il avait sûrement trop fréquenté Dylan et son idéalisme. Il décida d'examiner les plaies de Beka. Repoussant doucement les lambeaux de vêtements, il se rendu compte que la plaie au ventre était profonde et pas vraiment jolie, par chance, elle ne se vidait pas de tout son sang. Brusquement il attrapa son arme et la pointa sur la personne qui venait de pénétrer dans la grotte.

Rommie : Je t'ai dis de ne pas me tirer dessus quand je reviendrais.

Tyr : Tu as ce qui faut ?

Rommie : Oui. Comment va Beka ?

Tyr : Mal. Elle s'enfonce.

Rommie : Dylan arrive dans moins d'une heure.

Tyr prit un peu d'eau et en glissa quelques gouttes sur les lèvres de la jeune femme, avant de lui éponger le visage. Ils ne leur restaient plus qu'à attendre.