CCC le retour ! A peine vous a-t-elle abandonné qu'elle revient avec une nouvelle fanfiction à vous proposer !

Quelques mots sur la Chronique d'un enfant perdu, s'il y a parmi vous des lecteurs de Au royaume de l'espoir il n'existe pas d'hiver, rassurez vous, je pars sur une histoire totalement différente. Pas de croisière dans le triangle des Bermudes pour Ann, elle est née dans ce monde et va y rester ! Je vais aborder l'histoire d'un personne plus approfondie qu'Echo, en tout cas selon mon avis: ce OC joue avec le feu, et je n'en dit pas plus.

J'espère que vous aimerez cette histoire, moi j'ai pour elle une affection toute particulière. Si vous voulez des images d'Ann, rendez-vous sur mon profil où vous trouverez un lien zerochan. Mais je n'ai déjà que trop parlé, alors il est temps pour moi de me retirer et de vous laissez avec le mot !


Ann se sentait géniale. Non, plus que de se sentir génial, elle était géniale ! Depuis qu'elle avait conscience d'elle-même, elle le savait : elle était un être exceptionnel, à tel point que ses parents, jaloux, l'avaient abandonnés sur une île perdue et avaient disparu sans demander leur reste. Ce qui était idiot de leur part, après tout ils auraient tout simplement pu être fiers d'avoir engendré une telle merveille, mais après tout, les hommes étaient vils et la jalousie l'avait emporté. Quoiqu'il en soit, elle ne pouvait pas penser à qui que ce soit d'autre qu'elle-même, elle seule en valait la peine ! Songea-t-elle.

Elle était mignonne, son petit nez retroussé lui donnait un air de lutin, et ses cheveux roses torsadés venaient rajouter l'impression qu'elle sortait d'un conte de fée. Sa peau était couleur pêche, et ses yeux étaient d'un bleu vert du plus bel effet. Elle était frêle, d'apparence fragile, et tous les déguisements du monde lui allait : elle n'était jamais laide, ni ridicule ! Même un nez de clown lui irait sans problème ! Elle était de petite taille, son mètre soixante ne la rendait pas impressionnante, pourtant elle avait de quoi rivaliser avec des terreurs, ses capacités en art martiaux lui avaient servi un grand nombre de fois, et personne ne pouvait la battre !

Et elle le pensait encore même si elle était actuellement couverte de sang, de bleus et hématomes aux couleurs rivalisant avec l'arc-en-ciel. Elle s'était fait attraper la main dans le sac, et pourtant, malgré les souffrances, les coups, la faim, et la maltraitance, elle ne perdait pas son sourire. Parce qu'elle était géniale !

« Qu'y avait-il dans ces documents ? » demanda pour la énième fois l'anonyme soldat chargé de l'interroger/torturer.

Elle songea qu'il devait vraiment s'ennuyer dans sa vie ! Enfin, sauf quand il était dans la même salle qu'elle bien sûr, la torturer ne devait certainement pas l'ennuyer et a vrai dire Ann se sentait presque gênée de l'obsession qu'il devait avoir développé pour elle ! Elle fit la moue :

« Je ne suis plus sur… quel document ? »

Il lui cassa un doigt de la main gauche, ce qui la fit crier, avant que le cri ne se transforme en gloussement. Il se trouvait que son cerveau traduisait la douleur par un rire nerveux qui agaçait ses geôliers et la faisait passer pour une psychopathe masochiste. Le fait étant qu'elle l'était probablement un peu, ne serait-ce que par instinct de survie. Il fut un temps où elle craignait la douleur, mais elle s'était tellement fait torturer depuis son arrivée qu'elle avait fini par chasser les mauvais côtés pour ne garder que les bons. La souffrance, c'est un peu comme les chatouilles, mais en plus salissant.

« Ah bah bravo, maintenant je pourrai plus répondre aux lettres de mes fans ! » s'exclama-t-elle en pouffant.

En fait, elle n'avait pas de fan, par ce qu'elle devait garder l'anonymat, ce qui était bien dommage. Que les gens souffriraient s'ils réalisaient qu'ils étaient passés pendant si longtemps à côté d'une existence aussi sublime que la sienne !

Le soldat soupira avec consternation, et elle se retint de lui tirer la langue par ce que la dernière fois il avait failli la lui couper. Avant de se rappeler qu'il voulait qu'elle parle et de s'arrêter à la dernière minute. Après ça, il l'avait laissé toute seule pendant très longtemps, et elle avait détesté ça. Elle préférait de loin la torture, l'isolement était vraiment trop pesant à son goût et même si les dialogues qu'elle entretenait avec elle-même était tout à fait passionnant le fait est que personne ne pouvait en profiter à part elle et elle était trop généreuse pour le supporter.

« Répondez à la question, Ann ! »

« Ann c'était hier, aujourd'hui je m'appelle Nana ! » déclara-t-elle sans le moindre sérieux.

« Ca suffit comme ça ! Si vous continuez ainsi vous êtes bien partie pour l'isolement ! »

« Mais je suis déjà en cellule d'isolement ! » s'exclama-t-elle. « Et si vous arrêtez de me torturer, c'est sûr que je ne vous dirai rien ! »

« Très bien, procédons autrement dans ce cas. Si vous parlez, vous quitterez la cellule d'isolement et irez avec d'autres prisonniers. »

C'était un marché intéressant ! Songea Nana en réfléchissant. Très bien, donc cette fois-ci, elle devait élaborer un bobard plus crédible que les autres, le temps qu'ils vérifient leurs sources, pour pouvoir faire profiter un peu de sa sublime personne aux autres prisonniers qui devaient être désespérés de ne pas la connaitre.

« Promis ? »

« Je le jure. Si vous parlez, je m'arrangerai pour que vous soyez placée avec d'autres criminels. »

« Très bien. Alors, le dossier que j'ai détruit dans vos archives de Marie-Joie était au sujet de l'affaire Desperado. C'est mon village natal et je voulais supprimer toute les informations me concernant. Donc le village à bruler, et il ne restait plus que le dossier pour indiquer de son existence. Maintenant il n'existe plus. »

C'était tellement crédible qu'elle jubila tout en se composant une expression contrite et boudeuse, comme si elle n'en revenait pas d'avoir été forcée à le dire.

« En fait maintenant vous pouvez même juste me libérer ! Après tout j'ai répondu et- »

La porte claqua et elle réalisa que le soldat venait de quitter la pièce en la laissant toute seule avec pour seule occupation celle de se vider de son sang. Elle fronça les sourcils avant de se concentrer sur elle-même. Après tout, elle ne pouvait croire qu'elle, et ceux qui était assez stupide pour la croire l'était aussi assez pour la trahir.

« Rrou Rrou ! » roucoula-t-elle.

Le monde est rempli de pigeons qui ne demandent qu'à être plumé !