Me voici de retour pour un nouveau chapitre ! Merci à vous de continuer de lire la fabuleuse histoire d'Ann ! :P
Laura-chin : plus je la relis et plus ta review me laisse perplexe… j'ai finit par renoncer et me focaliser sur l'essentiel : MARCOOOOOOOOOOOO !
Smoukii : et oui, double choc, Ann a un père moche, et Barbe Blanche est mort … je ne pouvais pas modifier l'histoire à ce point en tout cas pour cette histoire :P Va savoir ! Nana n'a pour le moment aucune expérience de la vie en communauté, à part en prison mais ça compte pas ! xD
Tenshi D Clara : hey ! contente que ça t'ai plu ! :D
Naoli : Merci :P Je vais faire de mon mieux !
Et sans plus attendre, la suite !
Elle soupira. C'était une guerre, tout le monde savait les dangers de ce genre d'entreprise, mais si la raison pour laquelle ils s'étaient battu était toujours en vie, alors leurs âmes pouvaient reposer en paix. Surement. Nana n'y connaissait pas grand-chose à vrai dire. Pas vraiment le genre de truc qui l'intéressait. Elle n'avait rien d'une philosophe, grand bien lui en fasse ! Elle respira profondément en essayant de penser à autre chose qu'à son incapacité de bouger. Impossible. Elle se sentait vulnérable. Beaucoup trop à son gout. Tellement que ça lui rappellerait presque des mauvais souvenirs si elle n'avait pas la capacité de les enfermer dans une boite et de les oublier dans un coin sombres.
Elle essaya de se détendre. Échoua lamentablement. S'énerva. Échoua encore plus à se détendre.
« BORDEEEEEEl ! » Jura-t-elle en roulant des yeux.
Trop de préoccupation dans sa petite tête, elle ne supportait pas d'avoir la tête pleine ! Elle avait besoin de bouger, de se défouler, de tuer Akainu et de… manger. Son ventre gronda comme s'il avait lui aussi compris que la liberté avait des avantages et Nana songea qu'effectivement, elle n'avait pas mangé depuis longtemps. Le dernier repas remontait à loin, et on l'avait tellement frappé après qu'elle l'avait recraché. On la nourrissait par injection de complément alimentaire directement dans le bras. Elle détestait les piqures. C'est alors qu'elle avisa la perfusion à son bras.
« ENLEVEZ MOI CE TRUC DE MON BRAAAAS ! » hurla-t-elle en se débattant contre elle-même pour trouver la force d'arracher la satanée aiguille.
Elle commença à avoir des visions d'horreur par flash et sentit une boule se former dans sa gorge. Non. Elle focalisa tout ce qu'elle avait sur ce mot. Elle ne remarqua pas qu'on entrait dans la cabine avec fracas. Elle était blanche comme un linge, transpirait à grosse goutte, les yeux obstinément clos, son bras valide tremblant à la Parkinson alors qu'elle essayait vaguement d'atteindre l'aiguille. Elle n'eut pas à la faire. L'objet maudit fut retirer sans aucune cérémonie et elle se sentit capable de respirer à nouveau. Elle se laissa tomber sur l'oreiller en laissant échapper un soupire tremblant tout en se maudissant d'avoir ouvert la boite. Elle ne se ferait plus avoir, finis les introspections !
« Ça va mieux ? »
Elle ouvrit les yeux et se retrouva face à... encore lui ? Mais il campait devant sa porte ou quoi ?!
« Ouai. 'rci. » Marmonna-t-elle.
« Alors comment ça on a peur des aiguilles oi ? » plaisanta Marco.
« Nan. J'les aime pas c'est tout. »
« Ça revient au même. »
Elle le foudroya du regard et déclara d'une voix provoquante :
« Je me fiche des aiguilles, c'est plutôt les souvenirs associé qui me dérange. Continu comme ça et je vais me mettre à frapper tous les blonds qui croise mon chemin, et ce sera entièrement de ta faute. … oi. »
Terminant volontairement par le tic verbal de son adversaire, elle ne put s'empêcher de sourire avec satisfaction, ce qui au lieu de l'énerver le fit rire.
« Comme quoi la taille fait pas le caractère oi. »
« Ma taille est parfaite ! Et mon caractère aussi. En fait, tout chez moi est exceptionnel, mieux vaut t'y faire tout de suite. »
« C'est ça ! » répliqua-t-il en s'esclaffant.
« C'est vrai que parmi toute mes qualité, j'ai aussi le don d'être drôle. » s'exclama Ann avec un sourire indulgent. « Et comme je ne suis pas du tout susceptible car je n'ai aucune raison de l'être… »
« Absolument. »
« Je ne comprends pas tous ces gens qui prennent la mouche pour des broutilles, franchement. La blanche colombe jamais n'est atteinte par la bave du crapaud ! A force d'être complexé les gens deviennent idiots. »
Elle continua à soliloquer ainsi une bonne dizaine de minute sous le regard tant ébahi que mort de rire d'un Marco en tout point stoïque en apparence. Drôle de petit bout de femme qu'il avait en face de lui ! En même temps pour défier Akainu et trouver encore les tripes (ou la folie) de le provoquer en l'instant, nul doute que oui, elle était exceptionnelle, mais pas forcément dans le sens où elle l'entendait. Finalement, plongé dans ses pensées, il en oublia presque qu'elle parlait et la coupa en déclarant :
« Tu ne peux pas bouger je me trompe oi ? »
« Pour le moment mais d'ici peu je- »
« Je vais demander à une des infirmières de venir s'occuper de toi, elle risque de crier un peu en voyant qu'il n'y a plus de perfusion mais bon on y peut rien oi. »
Elle n'en eut probablement pas conscience, mais le regard méfiant qu'elle lui jeta quand il se redressa valait tous les discours du monde. Ce qui lui rappela que cette fille sortait d'Impel Down, et même s'il n'avait pas vue toutes les marques qu'elle pouvait avoir dans son dos et sur son ventre, rien que ses bras et ses jambes en disait long sur la qualité de son séjour. Cette fille était à coup sûr une grenade dégoupillée qui ferait des dégâts quand elle exploserait et il se promit de la garder à l'œil.
Au bout de trois jours, elle put enfin bouger et se débrouiller par elle-même, même si elle se mouvait comme un robot rouillé et grimaçait au moindre mouvement. Elle put prendre une douche, et manger, même si elle n'avait le droit qu'à de la soupe, son estomac n'étant pas en état de supporter quoi que ce soit d'autre. Et pendant ce temps, elle étudiait les gens. L'humeur était au plus bas, et ça se comprenait, beaucoup des leurs était mort, dont, à ce qu'elle avait compris, le big boss qu'ils considéraient comme leur père. Elle grimaça. Père hein ? C'était bien commode de choisir un père en faisant fi de la génétique. Par respect, elle resta silencieuse la plupart du temps, même si à force elle avait envie de hurler et de les secouer un peu. Ils avaient eut une belles morts, tous autant qu'ils étaient ! Mort pour leur frère, contre la marine. Ils étaient mort au combat, ils avaient tous eut leur chances de gagner, pas comme elle. Ils s'étaient débattu jusqu'au bout, avait fait quelque chose de leur vie. Pas comme elle.
Sa souffrance n'avait rien fait gagner à personne. Elle avait souffert en vain. Et pourtant, elle était là, debout, vivante, et avec une nouvelle détermination plus grande que la précédente. Son âme était esquintée, abîmé, peut-être même irréparable. Comment revenir en arrière quand on avait vue d'aussi près l'enfer, quand on avait été corrompu par la main qui vous frappait. Son âme avait perdu tout son éclat, elle avait volé en morceau, et ne tenait plus que par un bricolage miraculeux. Oui, Nana était probablement à deux doigt de la folie totale, elle-même pouvait capter à quel point tout en elle avait viré au malsain. Elle suintait. Mais était-ce une raison pour abandonner ? Et eux, comment pouvaient-ils être aussi découragés alors que leurs âmes étaient entières ? Ils avaient perdu des amis, mais ils avaient survécu, et surtout, rien de cette matière intouchable sombre et collante ne les avait contaminés.
« C'est quoi cette tête oi ? » demanda Marco en la faisant sursauté.
Adossé à la rambarde du pont, le regard sombre, elle ne l'avait pas senti approcher, mais lui avait vue la lueur sombre qui dansait derrière ses yeux. Il n'aurait jamais dû avoir l'aperçu d'une telle expression sur ce visage de poupée. Et elle n'aurait jamais dut être capable de dissimuler ses sentiments aussi bien à son âge, ce n'était pas normal. Ce n'était pas bien.
« Rien. Je suis juste contaminé par la folle ambiance de ce bateau. »
Impossible de ne pas voir de quoi elle parlait.
« Ils ont besoin de temps. » déclara Marco en soupirant et en s'asseyant à côté d'elle.
« Ils ont surtout besoin d'un bon coup de pied au cul ouai. » répliqua Nana.
« T'es dure Nana, oi. »
Elle haussa les épaules.
« Plus ils vont se morfondre et plus ils vont se morfondre. Leurs amis sont morts et tout, je sais ça. Mais qui peut être heureux dans cette situation ? Je pense pas que depuis l'au-delà vos copains soient ravis de votre humeur. Oh bien sur vous pouvez rester sur ce bateau à errer et vous morfondre éternellement, personne va venir pour prendre par la main pour vous aider à vous en sortir. Si vous n'êtes pas là pour vous entraider, personne ne le fera pour vous. C'est pas sain comme situation. »
Elle ricana comme si elle venait de faire une blague particulièrement drôle accessible d'elle seule et son regard s'assombrit à nouveau. Ce n'était vraiment pas agréable à voir, et une nouvelle fois, Marco se demanda ce qui pouvait bien se passer dans sa tête pour qu'elle soit ainsi. Elle tourna brusquement la tête vers lui comme si elle l'avait entendu et eut un sourire profondément triste et bouleversant :
« Parfois, il y a des choses qui ne doivent pas être dites, jamais, et à aucun prix. Occupe toi de tes démons et de ceux de tes hommes avant de t'intéresser aux miens. »
Elle se releva difficilement et laissa son regard errer quelques instants sur l'horizon avant de secouer la tête et de rentrer à l'intérieur. Ce qu'elle avait dit tournait en boucle dans son esprit, et le nouveau capitaine des pirates de Barbe Blanche songea qu'elle avait raison. Il était temps d'être là pour ses frères.
Quelques jours plus tard, alors qu'elle se dirigeait à l'infirmerie pour ses soins quotidiens, elle se retrouva nez à nez avec celui qui avait été le centre de la guerre, le fameux type plus populaire qu'elle. Et bien à cet instant, elle ne se sentit pas jalouse du tout. Il avait l'air dévasté. Il ne la regarda même pas dans les yeux et sembla sur le point de retourner se terrer dans sa cabine comme si le monde entier le méprisait. Et, sans savoir d'où surgissait ce sentiment qui l'attrapa par les tripes, agacée, remontée à bloque avec la sérieuse envie de retirer cette expression affreuse sur son visage, elle lui donna une claque bien retentissante qui lui fit un marque rouge sur la joue et eut le mérite de le sortir de sa torpeur. Mais il ne réagit pas plus, comme s'il le méritait et qu'elle ne venait pas de le frapper sans aucune raison. Elle serra les dents et senti un veine battre à sa tempe. Il ne méritait même pas un coup de poing.
« C'est quoi ton problème ? » demanda-t-elle d'une voix neutre mais vibrant rageusement de l'intérieur.
Nouveau regard, elle eut l'impression d'avoir en face d'elle un petit chiot qui pleurait et se laissait crever par ce que son maitre était disparut. Là, elle se mit carrément à fulminer.
« Oh snif, tellement de gens sont mort à cause de moi ! » lança-t-elle d'une voix plaintive. « Comment pourrais-je jamais me le pardonner ! CRETIN ! Mort à cause de toi ? Ils sont mort POUR toi et laisse-moi te dire qu'il y a une grosse différence entre les deux ! »
« Ferme la, fous moi la paix ! » répliqua Ace en serrant les dents.
« Oh, mais c'est que c'est pas un pot de fleur comme je le pensais, il sait parler ! »
« C'est quoi ton problème ?! »
Elle le regarda droit dans les yeux avec froideur.
« Mon problème, c'est que tu es tellement stupide que tu es en train de tout foirer. Parmi tous ce que tu pourrais faire, tu déprime ? Je pari que ça t'éclate bien de rester tous seul dans le noir en te disant que tout est de ta faute hein ? Et bien tu te trompes. Tous ces gens, tes amis, ils avaient le choix, et ils ont choisi d'être des hommes et de se battre pour sauver un des leurs. Combien de valeur est-ce que ça a à ton avis ? Tu aurais préféré qu'ils ne viennent pas ? Qu'ils ne meurent pas pour toi ? Trop tard, ce qui est fait est fait. Maintenant, il va juste falloir que tu réalises que ta vie ne t'appartient plus ! Tu souffres ? Rien a foutre ! Toute ses personnes sont morte pour que tu vive, alors laisse-moi te dire que tu vas vivre bordel ! »
« Qu'est ce que tu y connais de toute façon ?! » s'écria Ace, visiblement retourné par toutes les flèches justes qu'elle avait décoché.
« Absolument rien en effet. Personne n'aurait jamais fait ça pour moi. » Répliqua-t-elle.
Il y eut un silence et elle reprit.
« Je vais présenter les choses sous une autre manière. Tes amis ont été là quand tu avais besoin d'eux, alors la moindre des choses serait d'être là pour ceux qui ont besoin de toi. Tu te crois être le seul triste sur ce navire ? Ils sont tous tristes. Mais la vie continue. »
« Ha ! Comme si la vie pouvait tranquillement reprendre son cours maintenant ! »
Elle soupira. Décidément, aux grands maux les grands remèdes. Elle se mordit la lèvre, sentant déjà qu'elle allait regretter ce qu'elle allait faire, mais par ce qu'elle était exceptionnelle, il fallait le faire. Pour bouger le cul de ce crétin sensible et dépressif. Alors elle déboutonna la chemise trop grande qu'on lui avait prêtée sous le regard ébahi du pirate en déclarant :
« Tu sous-estime un peu trop les êtres humains. La vie reprendra toujours son cours. Et t'es pas du tout mon type alors t'en fait pas je vais pas te violer !»
Elle retira la chemise et commença à faire les bandages qui couvraient toute la surface de sa peau. Sur sa poitrine elle avait simplement un bandeau de tissus qu'elle n'alla pas jusqu'à retirer, le reste de son corps était suffisamment matière à réflexion. Alors que la dernière bandelette tombait par terre elle s'exclama en avisant que le crétin aux tâches de rousseur s'était planqué les yeux derrière ses mains.
« Regard imbécile ! C'est pas du fan service que je fais là, merde ! »
Il écarta quelques doigts avant de se figer.
« Qu… qu'est-ce que c'est que tout ça ? »
Alors elle lui expliqua. Cette marque-là était un couteau chauffé à blanc, ces petits points là des brulures de cigarettes, les taillades dans son dos des coups de fouet, morsure de serpent, elle lui montra son ongle arraché en train de repousser, les marques d'aiguilles sur ses bras, tout en taisant les pires traitement qu'elle avait pu vivre, par ce qu'elle ne les laisserait jamais remonter à la surface. Puis elle ré enfila sa chemise et déclara :
« Tu vois mec, même quand on remonte de l'enfer on est capable de continuer, même sans avoir de raison, aucun but, personne en particulier ne nous motive à guérir et continuer à vivre, et pourtant on le fait. Alors toi qui a plus ou moins toutes les raisons du monde de te bouger, vas pas me faire la leçon. Maintenant prend une douche et vas voir tes potes. »
Elle lui passa ensuite à coté, et clama brusquement :
« Et je suis mille fois plus génial et merveilleuse que la moyenne, alors ne complexe pas trop, c'est pas toi personnellement, c'est juste le monde qui manque d'éclat à côté de moi ! »
Et elle partit en riant comme une folle vers sa destination initiale. Elle était décidément trop gentille, s'occuper comme ça de gens qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam ! Mais bon, ils s'occupaient plutôt bien d'elle alors elle pouvait au moins faire ça avant de partir. Il serait d'ailleurs temps de se chercher un but dans la vie, histoire de ne pas trop perdre son temps ! Elle se demanda un instant ce qu'était devenu Lissandra. Elle était sur de l'avoir entendu pendant qu'elle comatait, mais à son réveil il n'y avait pas de trace d'elle sur le navire. Elle l'imagina s'être faite kidnapper par le mafieux en sable et pouffa. Ce serait bien son genre d'ailleurs ! Il avait tellement peur qu'elle lui vole Lili qu'il l'avait éloigné dès qu'il l'avait pu ! Cette fois ci elle éclata franchement de rire avant de redevenir à moitier sérieuse. Si elle avait vécu au moins la moitié de ce qu'elle avait vécu, l'ancien Shishibukai allait probablement devoir continuer son abstinence un bon moment !
Enfin, en tout cas, pour ce qui la concernait, elle n'était pas prête de laisser qui que ce soit là toucher un jour. Elle avait déjà du mal à ne pas devenir méchante quand les infirmières s'occupaient d'elle… Elles l'avaient remarqué d'ailleurs, et maintenant elles parvenaient à lui appliquer des soins sans jamais vraiment la toucher : les coton et les bandages entraient en contact avec sa peau, mais jamais les doigts des jeunes femmes. Elle leur en était reconnaissante.
« Attends ! » l'appela soudain Ace qu'elle avait déjà oublié.
« Quoi ? »
« Hm. Merci. Et désolé pour tout ce que tu as dut endurer ! » s'exclama-t-il en s'inclinant à sa grande surprise.
Hé hé… elle pourrait y prendre gout, elle l'aimait bien finalement !
« De rien. Et puis, c'est pas forcément bon à dire mais si ton frère avait pas voulu te sauver à l'heure qu'il est je serais encore six pieds sous la mer à me faire torturer alors disons qu'on est quitte. »
Pour la première fois depuis qu'elle était sur ce bateau, elle vit quelqu'un lui sourire inconditionnellement.
« Un sacré bout d'homme Luffy hein ? »
« Ouai. » répondit-t-elle vaguement, encore sonné par la luminosité de son sourire auquel elle ne s'attendait pas du tout. « Pour sortir je lui ai juste dit que son chapeau était cool et pouf, j'étais libre. »
« Ha ha c'est tout à fait son genre ! »
« Nan mais c'était juste une excuse, il savait juste pas comment me libérer juste par ce que mon aura était génialissime. Ça arrive souvent, les gens sont intimidés par ma magnificence ! »
« C'est pas un peu dur à porter au quotidien ? » plaisanta Ace qui décidément c'était métamorphosé.
« Parfois un peu quand même, mais il n'y a rien que je ne puisse pas gérer alors ! »
Quand elle parvint enfin à l'infirmerie, elle avait une heure de retard mais le cœur léger. Elle avait vraiment contribué à faire aller mieux quelqu'un, et c'était… gratifiant. Elle devrait le faire plus souvent, on ne lui avait jamais souri de cette manière avant ! Elle se retransforma en momie, entourée de bandelette, pris quelque cachet sensé l'aider à se remettre plus vite et des compléments alimentaires en comprimés puis reparti d'un pas léger. Elle n'était plus aussi rouillée qu'au début et se sentait largement capable de mettre au tapis le premier idiot qui l'ennuierait. Quand elle arriva sur le pont, un silence solennel régnait et elle réalisa que c'était probablement un moment que seuls les Barbe Blanche devraient partager. Alors elle fit demi-tour discrètement, personne ne s'était rendu compte de son arrivée de toute façon et partie rejoindre sa cabine avec un étrange sentiment lui serrant le cœur : celui de ne pas appartenir à ce monde.
