CCC back on trail ! Désolé du temps que j'ai mis pour poster, mais j'étais un peu occupé à passer mes concours et à végéter le reste du temps... J'avais la flemme quoi... Arg... Franchement si je pouvais je vivrais de fanfiction et de chocolat !

Tenshi D Clara : Ah ah ! oui, ce sont des vicieux, des hommes quoi ! Coincés tous ensemble sur ce navire, entre mâles... en plus ils sont frères donc ... Et les infirmières ont l'habitude de se défendre alors il ne reste plus que Nana ! J'espère continuer de te faire rire, mais ce n'est pas trop le but de ce chapitre je le crains fort...

THe story of a rabbit : Merci ! J'espère que la suite continuera à te plaire !

Guest : Mystérieux/se Guest, je suis vraiment contente que Nana soit mignonne :D Mais qu'elle fasse peur aussi, parce que après tout, elle est à deux doigt de la folie alors... Ah ! Oui on est d'accord que Law est devenue trop célèbre depuis qu'il est dans le manga en place vedette ! pourtant son chapeaux est moche, et j'aurais beaucoup de chose à lui reprocher si je l'avais en face. Genre l'enfoiré qui abandonne son équipage, se sert d'un autre pour accomplir sa vengeance en prévoyant de mourir en route. PFF ! ETOUFFE TOI AVEC DU PAIN BAKA !

Laura-chin: Ah, merci, je suis contente que le rapprochement semble naturel ! Il flippe un peu parce que pour lui elle ressemble à une grenade dégoupillé défectueuse, que tu sais pas si elle va péter en emportant une partie de ton bras ou pas. Et oui, les hommes... et puis tous hein, même Marco, le mec râle n'empêche qu'il a pas fait demi tour. Ouai je suis fière de sa réplique xD "J'ai pas de bateau!" moi non plus, et c'est pas pour autant qu'on va m'inviter à rester sur le Moby dick... :'(

Iwachan35 : Merci ça me fait plaisir ! J'ai cru un cours instant lire Marco au lieu de Accro, et je me suis dit : OMG devient Marco et épouse moi ! xD J'epsère que la suite ne te décevras pas !

Terikel: Merci ! Je suis très fière de Nana et son coup de pelle-épée. J'imagine bien le son de cloche, et sa voix de fausse blonde débile qui fait OUPSI XD

Naoli : Décidément, je ne me fait pas au "mon ange" xD Mais je suis quand même ravie que ça te plaise ! :D


Elle voulait un verre de lait, par ce que quand on sortait d'une source chaude, il fallait prendre un verre de lait froid ! Son verre en main, elle alla s'installer face à la mer sur la rambarde en savourant son petit moment. Ce qu'elle appréciait, en plus du goût des aliments, c'étaient les odeurs de la nuit. Celle de la mer, et des pins derrière elle, de l'humidité du soir... tellement rafraichissant comparé aux odeurs immondes de la prison. Sans le réaliser, elle se retrouva donc à gigoter le bout de son nez en reniflant les bonnes odeurs. Manquait plus que des petites moustaches et des oreilles de chat et... et puis quoi encore ? Décidément, son cerveau était une vraie plaie ! Songea Marco à deux doigts de donner un coup de boule dans le mat. Il était installé presque au plus haut, juste en dessous de la vigie, et avait une vue superbe. Allons bon, encore une phrase équivoque. En tout cas, ce kimono lui allait bien. Elle ne ressemblait plus à une fillette portant les vêtements de son père.

D'ailleurs, vu sa précédente expérience de ninja (il manqua de s'étouffer en songeant au visage tuméfier du pauvre brun qui s'était fait avoir) il pouvait sans nul doute affirmer qu'elle n'avait pas un corps de fillette. Nonobstant ses formes (qu'il n'était pas suffisamment stupide pour avoir ignoré) le nombre et la forme de ses cicatrices était juste... Impressionnante. Et il se doutait que le pire n'était pas les marques, mais bien ce qu'on ne voyait pas, ce qui était invisible et pourtant bien présent et qui se cachait dans l'ombre. Il ne brisa pas l'instant paisible de la jeune fille et bientôt, elle retourna à sa cabine, probablement pour dormir. Il soupira et se lança dans la contemplation du ciel étoilé pour penser à autre chose. Il finit par s'assoupir, mais à un moment donné de la nuit, il eut un étrange pressentiment qui le poussa à descendre de son perchoir et se diriger vers les quartiers de l'équipage.

Elle faisait des cauchemars... du genre de ceux dont on refusait de parler, et dont on bannissait le souvenir dans les tréfonds de sa mémoire pour ne plus jamais avoir à y faire face. Ils la plongeaient dans l'horreur de son quotidien en enfer, et ravivaient toutes les blessures les plus profondes dont elle oubliait l'existence au réveil, et qu'elle avait chassées de sa conscience. Prisonnière de son propre subconscient, elle ne trouvait pas la force de lutter, et elle savait qu'il était vain de se débattre, ça l'avait toujours été. Le dégoût qui logeait dans sa gorge, la honte, le goût de l'humiliation, la peur. Toutes ses émotions ne l'avaient jamais quitté et si elles se cachaient dans l'ombre le jour, la nuit, elles étaient les reines, et petit à petit, elles entraînaient son esprit vers la démence.

Cette nuit-là ne fit pas exception malgré la bonne humeur de sa journée. Elle fut engloutie dans les tentacules gluants de l'ombre qu'elle était devenue en prison et se revit tomber en enfer. N'y échapperait-elle donc jamais ?!... Cette fois-ci, elle se revit quelques jours seulement avant son évasion, avec son nouveau tortionnaire tellement plus tordu que le précédent. Il l'avait forcé à se déshabiller puis avait pris son pied en la tripotant allégrement avec un regard tordu et dégoutant qui semblait laissé une trace partout où il se posait. Elle sentait encore parfaitement ces mains poisseuses sur son corps et lorsqu'elle sentit qu'on lui attrapait les poignets, elle hurla en se réveillant en sursaut pour se débattre comme une démente, terrifié d'y être vraiment retournée.

« Calme-toi oi ! » s'exclama une voix qu'il lui semblait vaguement avoir déjà entendue.

« LACHEZ MOI ! » s'écria-t-elle.

Se débattre était vain... ça l'avait toujours été. Cette idée lui coupa le souffle et elle retomba sur le matelas avec le cœur broyé. Puis elle réalisa qu'il y avait le doux tissu du matelas, aucune chaîne, et que si elle été immobilisé de force, il n'y avait rien d'autre. Et elle portait ses vêtements. Alors, cette fois-ci une honte indicible s'empara d'elle et elle ferma les yeux pour ne pas reconnaitre qui venait de la voir dans cet état. Elle ne trompait personne bien sûr, mais c'était juste au-dessus de ses forces.

« Ça va mieux ? » Demanda précautionneusement Marco.

« Oui. » Répondit-elle sèchement. « Tu peux me lâcher. »

« Regarde-moi oi. » Répliqua-t-il.

« Tu peux me lâcher. » Répéta mécaniquement Nana.

« Ouvre les yeux merde Nana ! »

À contre cœur, elle s'exécuta en songeant qu'au point où elle en était de toute façon... Dans n'importe quelle autre vie, elle aurait pu remarquer à quel point la situation était ambiguë et cocasse. Il tenait toujours fermement ses poignets contre le matelas et avait immobilisé ses jambes avec les siennes, et elle se demanda vaguement à quel point elle s'était débattue. Son visage était suffisamment proche pour qu'elle sente son souffle, mais pour le moment, seule la honte avait de la place pour s'épanouir en elle. Elle pinça les lèvres et resta obstinément silencieuse alors que l'inquiétude dans le regard du blond la brûlait aussi surement qu'une épée chauffée à blanc.

« Est-ce que ... » Commença-t-il avant de s'interrompre en fronçant les sourcils.

C'était tellement simple de deviner ce qu'il voulait lui demander. Ça lui donna envie de pleurer.

« Non. Mais il y a pire que le viol, tu sais. »

« Tu m'as dit une fois de m'occuper des démons de mes camarades avant de m'intéresser aux tiens, mais tu as oublié que tu faisais partie des pirates de Barbe Blanche maintenant oi. » Dit-il doucement.

Maintenant, il n'y avait plus que de la tristesse.

« Je t'ai aussi dit que certaine chose ne devait jamais être dite, à aucun prix. »

« Pourquoi ? Tu en as parlé à Ace n'est-ce pas ? Je peux aller le chercher si c'est moi qui te dérange. »

« Ça n'a rien à voir ! On peut parler de la douleur, des violences, c'est rien ça, c'est juste la surface. Mais on ne peut pas parler de la honte, de l'impuissance, de la vulnérabilité ... de la peur. Peur du moment où ils vont finalement franchir la dernière limite et briser tout ce qu'on a réussi à protéger tant bien que mal ! Si j'en parle, si j'essaie d'en parler, je devrais en invoquer le souvenir et... et je sais que dès que je le ferais, je pourrais plus jamais... jamais, jamais continuer d'avancer. »

En cours de route, ses yeux étaient devenus humides, et elle avait sangloté les derniers mots.

« Je peux pas, c'est impossible... je peux pas le revivre, la ligne est déjà fine entre moi et la folie totale et je ... je peux pas... je- » sanglota-t-elle en sentant craquer toutes les barrières qu'elle avait mises en ses sentiments et sa conscience.

C'était déchirant de la voir à ce point en détresse, tout ça par sa faute en plus. Brusquement, elle était redevenue la victime qui avait vaillamment tenu tête aux tortures et à sa propre volonté de tout laissé aller et de sombrer dans la folie. Comment pouvait-on infliger ça à un être humain, une jeune fille par-dessus le marché ? Quel genre de monstre sommeillait dans les prisons du gouvernement, près à briser des innocents sans la moindre moralité ? Il ne se souvenait pas l'avoir vue à ce point sincère sur ce qu'elle ressentait, et il eut soudain le sentiment qu'il ne pouvait plus reculer maintenant. Alors il franchit les derniers centimètres qui les séparaient et coupa court à ses sanglots en posant ses lèvres sur les siennes avec une infinie douceur, comme pour effacer son chagrin et son propre sentiment d'impuissance face à ce qu'elle avait vécu.

Nana écarquilla les yeux en se figeant, mais doucement, sa chaleur la réchauffa de l'intérieur et elle s'abandonna au baiser, et son rythme cardiaque jusque-là effréné, comme s'il avait pu à lui seul s'enfuir, se calma jusqu'à reprendre un cours normal. Pourquoi n'était-elle pas dégoûtée ? La dernière fois qu'on l'avait embrassé, elle avait arraché un bout de la lèvre inférieure de l'enfoiré avec les dents et le lui avait craché à la figure alors qu'il hurlait de douleur. La correction qui avait suivi, elle l'avait sentie passée ! Mais rien n'avait pu la détourner de l'intense satisfaction de ce geste. Mais là, elle n'avait pas de pulsion de panique, ni de pulsion meurtrière. Peut-être parce que toute la gentillesse contenue dans ce baiser en dissimulait la part de passion, à moins qu'il n'y en ait aucune en fait. Quoiqu'il en soit, toute cette douceur eut comme étrange effet de la vider de son énergie et elle se sentit épuisée. Alors le pirate sépara leurs lèvres et la serra contre lui, et elle ne se sentit jamais autant en sécurité que cette nuit-là. Avec un soupir qui semblait presque être celui d'un chat, elle finit par sombrer dans un sommeil sans rêve.

Le lendemain matin, quand elle se réveilla, quelque chose avait définitivement changé en elle, mais elle aurait été incapable de mettre le doigt sur quoi. Pour la première fois depuis une éternité, elle n'avait pas fait de cauchemar, et le sentiment d'être reposé s'imposa à son esprit avec une évidence surprenante. Alors c'était ce qu'on ressentait quand on avait bien dormi ? Songea-t-elle. Elle pourrait s'y habituer. Puis elle se rappela la nuit précédente et se figea totalement en retenant son souffle (oui, bonjour le temps de réaction) en réalisant que non, elle n'était pas encoconner dans sa couverture comme elle l'avait d'abord cru. Avait-elle sérieusement passé la nuit dans les bras de Marco ?! Bon, après d'un coté, elle n'avait jamais aussi bien dormi, mais pour le coup, elle en arrivait à se poser des questions comme par exemple : POURQUOI ?!

Est-ce que c'était juste la situation générale qui l'avait apaisé ou lui en particulier ? Pourtant, elle savait que rien que d'imaginer un contact qui n'était pas pour frapper quelqu'un lui donnait la chair de poule pas plus tard que la veille alors qu'est-ce qui avait changé entre-temps ? ... Apparemment, sa magnificence était plus forte que les mauvais souvenirs. Voilà ! Elle était tellement géniale qu'elle avait réussi à dépasser sa répulsion toute seule par la seule force de... euh... mais le fait est qu'elle n'avait jamais voulu de contact si ? Ou alors cette envie s'était vraiment bien planqué jusqu'à maintenant... Arf. Elle en avait marre de réfléchir, elle allait juste faire comme si tout était normal et qu'elle ne s'était pas transformée en peluche taille grandeur nature. Et puis ce n'était pas vraiment désagréable. Juste totalement inconnu. C'est vrai que son dernier « câlin » remontait à celui qu'elle avait fait au boss, un chat agressif et antipathique de son île d'enfance qui la griffait dès qu'il la voyait. Elle l'avait cher payé ce câlin d'ailleurs... Pff, ce chat était vraiment désagréable, mais c'était à l'époque le seul qui ne l'ignorait pas sur l'île alors bon.

« J'ai faim... » Marmonna-t-elle en remarquant une odeur de noix de muscade.

« Bonjour à toi aussi oi. » s'esclaffa Marco qui apparemment était réveillé depuis suffisamment de temps pour ne pas avoir la voix pâteuse du réveil.

« Ouai, aussi. » Lança-t-elle vaguement.

N'empêche qu'elle avait faim. Et elle avait suffisamment cohabité avec cette sensation pour refuser d'en souffrir encore, du coup, elle voulut se dégager, mais échoua lamentablement.

« T'avais pas faim ? Tu ne devrais pas faire attendre ton estomac oi. » lança Marco avec une pointe de moquerie qu'elle mit un moment à identifier.

« Mais laches mo dans ce cas ! » s'exclama-t-elle en gigotant pour se défaire de ses bras qui la plaquaient résolument contre son torse.

« Je ne vois pas de quoi tu parles oi. »

Oui. Définitivement, il se payait sa tête. ENCORE ! Il commençait à être lourd à ruiner sa classe volontairement ! Et sa splendeur dans tout ça ? Comment la préserver alors qu'elle se faisait traiter comme une peluche de fête foraine ? ...

« OOoooh ! Faudrait que j'aille à une fête foraine un de ces quatre ! » S'exclama-t-elle en zappant momentanément la case déjeuner. « Et aller au parc d'attractions de Shabondy ! Et aussi aller au Baratie, à ce qui parait c'est fun comme restaurant ! Ah ! J'ai faim s'est vrai... Tu veux bien me lâcher s'il te plaît ? » Demanda-t-elle finalement en grimaçant devant le mot de politesse.

« Mais bien sûr, si gentiment demandé oi ! » s'exclama Marco qui devait bien se marrer intérieurement.

Il relâcha sa prise et elle se jeta du lit vers ses sacs de shopping avec des étoiles dans les yeux. C'était vraiment du luxe de pouvoir se demander qu'est-ce qu'elle allait mettre aujourd'hui ! Elle tomba sur une peluche de lapin rose qu'elle avait acheté dans la journée et la jeta par-dessus son épaule sur le bonhomme qui squattait toujours son lit :

« Tiens, vue que t'a tellement besoin d'une peluche je veux bien te la prêter ! » Déclara-t-elle avec un sourire en songeant à quel point elle était généreuse avant de retourner à ses sacs.

« Question de curiosité, avec quoi tu as acheté tout ça oi ? »

« Je l'ai emprunté à un gars... Enfin disons que c'est un emprunt sur le long terme qui s'étend à plusieurs générations ! »

« Tu l'as volé quoi. »

« C'est assez réducteur comme terme, mais bon, les esprits simples ont besoin de concept accessible hein ? » ricana-t-elle.

Elle tomba finalement d'accord avec elle-même sur un débardeur blanc et un pantalon aux manches amples et à la matière toute douce et soyeuse rose.

« Bon aller dehors ! » s'exclama-t-elle à Marco. « Sinon je hurle qu'un pervers m'agresse et t'aura tout l'équipage sur le dos mwahahaha ! »

Pas le moins du monde impressionné par la menace (que pouvais lui reprocher des hommes qui la veille jouaient aux voyeurs aux sources chaudes ?) mais il réservait son quota de la journée pour l'embêter et puis, elle avait l'air tellement ravis avec ses nouvelles acquisitions que ce serait décidément méchant de lui couper cette joie. Mais il garda le lapin et pris d'ailleurs la direction de sa propre cabine pour la poser sur le bureau tandis qu'on claquait la porte derrière lui. Il soupira alors en reprenant son sérieux. Il n'avait pas pu fermer l'œil de la nuit par ce que toute la scène tournait en boucle dans sa tête et que les envies de meurtres ne faisaient pas de bonnes berceuses. Et le plus paradoxale dans tout ça, c'était que quand elle s'était réveillée et était passée totalement à autre chose, d'un coté il en avait été ravis, par ce que ce n'était clairement pas le genre d'humeur qu'il lui souhaitait, mais il avait trouvé ça affreusement triste, par ce que ça prouvait à quel point elle avait l'habitude de ces cauchemars. Clairement, il fallait faire quelque chose, ne restait plus qu'à trouver quoi.

Cette fois-ci, Ann avait décidé que pour pouvoir enfin être tranquille avec Lissandra et discuter, elles s'installeraient dans un coin tranquille loin de la ville sur un sentier qui traversait la forêt de pins. Elle avait même demandé au cuistot de leur faire des sandwiches et avait acheté une serviette pour s'installer par terre.

« Franchement, les mecs, c'est pas possible ! » râla la jeune fille en mordant dans son sandwich. « J'ai été obligé de roxer à mort un membre de l'équipage hier ! Ils croient que ça m'amuse de leur coller une raclée ? »

« Par ce que ce n'est pas le cas ? » Répliqua Lili avec un sourire en coin.

« ... Si mais quand même ! Après j'ai dû le trainer tout le chemin pour rentrer ! »

« Tu as eu une rude soirée. » Compatit doctement Lissandra en hochant la tête.

« Oui bah tu peux parler toi, je me demande bien OU tu as disparu hier hein ! » répliqua Nana en croisant ses bras sur sa poitrine en boudant.

Lissandra ne répondit rien et elle se serait presque mis à siffloter innocemment avant de changer radicalement de sujet. Elles papotèrent de ce qu'elles avaient fait dernièrement, de ce qui s'était passé depuis leur évasion, et de leur projet à long terme. C'était agréable de discuter comme ça entre filles ! Elles en arrivèrent même à parler de ce qu'elles faisaient avant d'être envoyées à Impel Down et ainsi Nana appris qu'avant, Li était capitaine d'un équipage de pirate.

« Ehhhhh ?! Capitaine ?! Sérieux ?! Classe ! » s'exclama-t-elle.

« Et toi alors, combien d'agences gouvernementales tu as visité au juste ? Tu dois avoir appris plein de dossiers croustillants non ? »

« Hum... Tu sais, je pense qu'il vaut mieux que je le garde pour moi... la raison pour laquelle j'ai fini là-bas. »

« C'était compromettant à ce point ? »

« Non. Plutôt le genre d'info cruciale que seul le patron du patron de l'Amiral en chef à le droit de connaitre. Mais ça, ils ne le savent pas. Ils n'ont aucune idée que j'ai connaissance de cette info. Sinon je pense que je serais déjà morte !» s'esclaffa Nana.

« Wow... tant que ça ? Quel genre d'info est dangereux à ce point ? » Demanda Lissandra en fronçant les sourcils.

« Les coordonnées du continent perdu. » Souffla Nana en souriant diaboliquement.

Lissandra s'étouffa avec son verre d'eau.

« QUOI ?! »

« Chut ! c'est top secret ok ! »

« Mais t'es grave... C'est... t'es la nana la plus dangereuse du monde maintenant tsé ! Quand ils s'en rendront compte, tu vas te faire traquer à mort ! »

Nana haussa les épaules, pas concernée pour un sous par la menace de mort. Elle s'en fichait un peu en fait. De toute façon, il y avait toutes les chances pour que Akainu se fasse une mission personnelle de rayer son existence de la surface de la planète pour ne pas risquer qu'on apprenne qu'il avait une fille criminelle. Et puis, tout ce qui comptait, c'était de ne pas se faire attraper ! Or elle était suffisamment géniale pour s'en sortir. Elle ne s'inquiétait pas du tout. Et puis rien que le fait de rester avec l'équipage de Barbe Blanche était dangereux, par ce qu'il semblait évident que la Marine n'allait pas lâcher l'affaire aussi facilement. Ah ! Elle sauverait tout le monde s'il y avait un pépin et puis voilà !

« Et sinon ça va, le mafieux n'est pas trop insupportable avec son ego en ferraille plaquée or ? »

Qu'elle pose la question était l'hôpital se foutant de la charité, mais Li la connaissait suffisamment pour ne pas le lui faire remarquer histoire de ne pas déclenchera de crise internationale.

« Tu sais, il a une grande gueule, mais il a le cœur sur la main ! »

« La bonne, j'espère, ce serait con qu'il se le soit embroché avec son crochet. » répliqua Nana en se gavant de sandwich.

« Sérieusement, c'est quoi cette rancune que vous avez l'un contre l'autre ? » demanda Li, exaspérée de ce petit jeu qui avait déjà commencé en prison.

« Pff ! Il se la pète trop, c'est tout ! En plus, c'est qu'un jaloux ! »

« Hein ? Jaloux de quoi ? »

Nana ignora la question et la dévisagea un instant avant de regarder ailleurs en rosissant un peu.

« Et... ça ne te pose pas de problème ? »

La brune mit un moment avant de comprendre ou elle voulait en venir et son expression s'assombrit d'une sorte de mélancolie.

« Oh. Tu... et bien... Ce n'était pas... hm... tu sais, ce qu'il s'est passé à Impel Down, ce n'est pas comme ça normalement. Alors une fois qu'on a réalisé ça, non, ça ne pose pas de problème. »

« Ah. Désolé, j'étais juste curieuse. »

Un silence pesant s'installa et pour une fois Nana ne se senti pas géniale d'avoir amené le sujet qui les plongeait toutes les deux dans une rétrospective désagréable.

« Est-ce qu'il se lave ? » demanda-t-elle soudain.

« Hein ? » s'exclama Li, interloquée.

« Crocodile. Est-ce qu'il se lave ? Non par ce qu'avec le fruit du démon du sable, je me disais qu'il devait être assez difficile à convaincre de prendre une douche vue que c'est son point faible. Pour l'assassiner en fait il faudrait le dégommer quand il se lave... »

« N'importe quoi ! » Explosa de rire la brune. « Bien sûr qu'il se lave ! Ha ha ha elle est trop bonne celle là ! »

Opération alléger l'atmosphère : succès ! Maintenant, phase deux :

« Et si tu rejoignais l'équipage ? On pourrait se faire plein de soirées comme ça ! » S'exclama Nana en faisant les yeux doux à son amie.

« Je ne pense pas que la cohabitation avec Crocodile serait possible. » Déclara Lissandra.

« Pas grave, abandonne le dans un marécage avec ses congénères, il sera plus heureux et épanoui que jamais » répliqua Nana qui comptait sur l'inimitié entre l'équipage et Crocodile pour se débarrasser de lui.

« Mais c'est pas possible de se détester autant sans se connaître ! » Pouffa Li.

Nana fit la moue : « c'est un non dans ce cas ? »

« En effet ! » Approuva la brune en tirant la langue.

« Hn ! »