Me revoici pour un chapitre qui nous rapproche un peu plus de la fin de cette histoire ! J'ai rajouté une petite scène en corrigeant l'orthographe de ce passage, j'espère que ça vous plaira !
Terikel : Ah ! Je suis content que les dialogues te plaisent ! Comme j'ai adoré les écrire, ça me fait plaisir qu'ils touchent le lecteur :) Oui, soit gentille, Ann a plus besoin de Marco que quiconque xD Il est un peu son garde-fou, et quand on voit le résultat avec Marco, croit moi on veut pas savoir ce que ça va donner sans ! Marco n'est pas trop OCC ça va ? ça me rassure, on n'est jamais trop sur quand on fait un pairing avec des personnage de shonen, parce qu'on a pas exactement eut d'apperçu de ce que ça donne quand ils sont amoureux XD Je suis contente que les passages avec Lissandra ne soit pas en trop, parfois j'ai l'impression d'écrire des scènes inutiles en apparence, même si je sais qu'elles ont une utilité profonde xD J'espère que ce chapitre te plaira !
Leaaaaa : Enchanté mystérieuse guest ! xD Moi? Une dent contre LAw ? Pas du tout, il est dans mon top classement après Marco et Kid. Mais ça m'agace que tout le monde se jette dessus juste parce qu'il à des scènes exclusive dans le manga. Et puis faut arrêter de le porter au nu, ce type à des putains de défauts ! XD D'ailleurs, je préfère les défauts aux qualités personnellement, c'est plus intéressant ! j'espère que tu aimeras ce chapitre !
Tenshi D Clara : Ah ouai, Versailles, carrément? Pardon ej savais pas que Marie Antoinette lisait cette histoire ! Je suis honnorée xD Je suis contente que tu ai aimé ce chapitre, j'espère qu'il en sera autant de celui là ! Le bisou voui, on l'attendait ! xD
The Story of a Rabbit : Oui, on en apprend plus sur Nana, mais le continent interdit ... je l'avais oublié celui là. J'en ferai peut-être une suite qui sait ? XD ça reste à voir par ce que pour le moment je travaille sur une fic Harry Potter alors je vais éviter de me disperser :P Et la relation avec Marco... ça avance, ça avance. Je te laisse constater ça ! :P
Ce soir-là, Nana ressenti le besoin d'être un peu seule pour se promener et profiter de la liberté dans le soleil couchant. Elle se promena sur la plage un long moment en savourant l'instant, avant de retourner au village pour s'acheter une glace. Étrangement, en cours de route les choses se déroulèrent totalement différemment que prévu, quelque chose -ou plutôt quelqu'un- bouleversa ses plans. Elle venait de rejoindre la rue principale quand elle tomba nez à nez avec le type qu'elle supportait le moins au monde, avec une touchante réciprocité de ce sentiment de l'autre côté.
Quand il la vit, Crocodile se figea et fronça les sourcils comme s'il se trouvait en face d'un cafard qu'il avait envie d'écraser, mais qui était retenu par la peur de salir ses chaussures. De son coté, Nana croisa les bras sur sa poitrine et le fusilla du regard comme s'il avait assassiné son poisson rouge. Elle lui fit un doigt d'honneur en tirant la langue, et les hostilités furent déclarées. Elle détala en dérapant pour s'emparer d'une bouteille d'eau sur la table d'un restaurant tandis qu'un nuage de sable la bousculait et parvint à y échapper et à se rapprocher en feintant pour fracasser la bouteille sur l'ex corsaire qui lui pompait l'air. Elle se fit projeter à l'autre bout de la rue et opéra un roulé-boulé pour retomber sur ses jambes avec fluidité. Elle craqua les doigts de ses mains et se serait jeté sur son adversaire si une main surgit de nulle part n'avait pas surgit pour la retenir par le col de son T-shirt.
« Héééé ! Lâche-moi ! » S'écria-t-elle en se débattant pour se libérer sans quitter des yeux l'insupportable personnage.
« Un peu de retenu jeune fille oi. » répliqua une voix amusée sans la lâcher.
« Je vais lui montrer moi qui s'est le plus génial et magnifique de nous deux ! T'AS PEUT-ETRE GAGNER POUR LI MAIS TU VAS VOIR CE QUE TU VAS VOIR ! » Rugit-elle avec la férocité d'un chaton. Rose le chaton.
« Hn ! » Répliqua Crocodile avec son sourire horripilant. « Mais je t'en prie, ramène toi -à moins que… ah non. T'en est pas capable. »
Elle explosa littéralement et saisi la main qui l'empêchait d'avancer pour faire une prise et envoyer le pauvre Marco au tapis avant de foncer à toute allure sur le satané pirate qui se payait sa tête. Puis elle aperçut Lissandra qui tournait au coin d'une ruelle, probablement attirée par le tapage et fit un dérapage avant de s'enfuir dans l'autre sens, pas particulièrement désireuse de se faire gronder par sa meilleure amie pour avoir essayé de tuer son copain. Seulement elle se retrouva par là même en face de celui qu'elle venait d'envoyer balader. Elle tenta l'approche la plus aimable possible et sourit candidement en déclarant : « Oups ! »
Elle n'avait pas été convaincante. Du tout. Sinon comment expliquer qu'elle se retrouvait ligotée au mat principal du Moby Dick avec interdiction de parler sous peine de se retrouver attaché la tête en bas ? Oh, c'était juste une petite projection, pas de quoi en faire un drame. Nana trouvait sa punition très injuste, tout en s'étonnant de ne pas déjà être en pleine crise de panique de se retrouver ligotée. Comme quoi, elle était vraiment géniale pour surmonter les uns après les autres ses traumatismes. Mais elle s'ennuyait ferme. Elle aurait bien put feindre la crise de panique mais ce n'était pas très réglo. Et puis si on se rendait compte qu'elle trichait, elle allait vraiment avoir des ennuis. Plus que maintenant en tout cas. Elle fit la moue. Elle était brimée ! Elle soupira. Une fois, deux fois. Puis elle songea que soupirer ce n'était pas parler et s'employa à soupirer bruyamment dès qu'un membre d'équipage passait dans les parages tout en affichant sa tête de chien battu.
Mais ils avaient visiblement tous reçu des ordres ou des menaces par ce que personne ne se tourna dans sa direction une seule fois. On l'ignorait royalement. Et au lieu de la mettre en colère, ç'avait plutôt tendance à la déprimer. Combien de fois avait-elle vécu ça ? Aussi loin que remontait sa mémoire, elle avait toujours vue les passants continuer leur chemin sans s'attarder sur la petite fille triste et seule, recroquevillée dans un coin. Une petite fille qu'on avait abandonnée, et dont personne ne voulait, une gêne, un parasite qui encombrait le chemin, sale et dégoutant. Sans maison, sans foyer, sans rien. Elle avait tellement souffert de ce mépris ! Elle en souffrait encore tellement ! Alors elle avait appris de ces gens, elle leur avait pris leur mépris pour s'en parer de manière encore plus flamboyante, et s'en était servi pour construire sa confiance en elle. Ils m'ignorent par ce qu'ils sont jaloux, ils ont honte de ne pas être comme moi et ils m'en veulent… lui souffla un jour une voix sorti du fond de sa conscience.
Alors je ne suis pas un être inutile ? Non! Tu vaux cent fois mieux qu'eux ! Alors… je pourrais avoir des amis un jour ? Tu n'en as pas besoin, tu es tellement géniale que tu peux faire ce que tu veux sans l'aide de personne ! Mais je ne veux pas être toute seule… Résultat, même aujourd'hui elle était seule. Elle avait fait une bêtise, et tout avais disparu. Probablement que Lissandra la détestait maintenant par ce que Crocodile lui avait tout raconté. Même pas besoin de se mentir en disant qu'il n'avait raconté que ce qui l'arrangeait, pas besoin de ça pour que sa seule amie se détourne d'elle. Elle était encore toute seule… Elle lutta contre les larmes et ravala son chagrin en appelant au secours sa fierté pour qu'elle prenne le relais.
« Oy, pas la peine d'avoir l'air aussi triste ! » lança Marco qui entre temps s'était approché pour lui faire face, à quelques mètres de hauteur en décalage.
Elle ne répondit rien et tourna la tête d'un air snob en fermant les yeux pour ne pas le voir (et pour cacher leur éclat trop brillant). Elle l'entendit soupirer avec lassitude :
« Tu te rends compte que tu ne peux pas n'en faire constamment qu'à ta tête comme ça ? »
Le silence lui répondit et cette fois ci, c'est avec agacement qu'il sauta sur le truc en boit en perpendiculaire au mat dont j'ai oublié le nom pour se poster juste devant elle avec l'air vraiment agacé.
« Oy regarde-moi en face quand je te parle. »
Elle tressaillit légèrement et souleva très légèrement les paupières pour ne pas se trahir.
« Ann ! » s'exclama-t-il à bout de patience.
C'était la première fois qu'il utilisait ce prénom, d'habitude il l'appelait Nana, comme conventionnellement choisis par l'équipage. Actuellement, elle se sentait comme la petite fille qu'elle était il y a longtemps et qui n'avait jamais été grondée par qui que ce soit. Personne ne se préoccupait d'elle suffisamment pour ça. Elle serra les lèvres et finit par ouvrir totalement ses yeux humides.
« Je suis désolée.. » marmonna-t-elle rapidement d'une toute petite voix.
Elle renifla et cligna plusieurs fois des yeux pour dégager sa vue qui devenait floue tandis que Marco se sentait comme quelqu'un qui venait de donner un coup de pied dans un petit chiot. Comme un monstre quoi (ou Boa Hancock mais il n'avait pas la poitrine adéquat pour mériter cette comparaison).
« Mais ne pleure pas oi ! » s'exclama-t-il totalement dépassé par la situation.
« Hé les gars, Marco fait pleurer la petite ! » s'écria une voix en bas.
« Hééé ! Il a pas d'cœur ou quoi ? » répondit un autre.
Les chuchotis tout sauf discrets de l'équipage ne l'aidait pas vraiment à réfléchir ! Déjà, il allait la détacher puis lui offrir un biscuit et peut-être que ça règlerait le problème ? Mais à peine ses pieds touchait le plancher qu'elle se dégageait pour s'enfuir dans sa cabine dont elle verrouilla la porte avant de se jeter sur le lit en serrant le chat en peluche gris avec des yeux bizarre qu'elle avait acheté tout contre elle. Elle s'était ridiculisée en public, grave ! Et elle n'arrivait pas à arrêter ces stupides larmes ! Elle en avait marre de se sentir super bien puis d'être balancée au trente-sixième dessous toutes les trente secondes ! Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait… C'était comme si son cœur était devenu tout à coup beaucoup plus grand qu'il ne l'avait jamais été et qu'elle ne parvenait plus à retrouver tout ce qu'elle y avait entreposé : tout était en désordre, et rien ne trouvait sa place ! (nda : on appelle ça la crise de la puberté ! 8D)
De son côté Marco le Pheonix était dans ses petites chaussures. Non seulement tous ses camarades le regardaient de travers mais en plus il se sentait lui-même assez monstrueux. Visiblement, il avait merdé. Mais il avait vraiment mal pris qu'elle l'envoi au tapis quand il avait voulu l'interrompre dans sa bagarre futile avec Crocodile. Sérieusement, elle n'aurait eu aucune chance contre lui et aurait pu être méchamment blessée si elle ne s'était pas ravisée en voyant arrivé Lissandra. Et puis s'était vexant qu'elle n'ait eu besoin que de voir la brune pour se raviser alors qu'elle l'avait envoyé promené une seconde plus tôt. Mais peut être que la ligoter au grand mat avait été un peu excessif. Il imaginait tellement le rire de Barbe Blanche s'il avait eu vent de cette histoire que ça le fit sourire. En réalisant l'étendu de sa bêtise, il se résigna à aller s'excuser.
Il frappa trois coups brefs contre le panneau en boit avant de soupirer et de lancer d'une voix clair :
« Oi Nana, je m'excuse. »
Comme il s'y attendait, il n'y eu aucune réaction de l'autre côté et il passa sa main dans ses cheveux avec embarras.
« J'ai eu une réaction excessive et j'en suis désolée oi. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire. »
Il laissant retomber ses bras et commença à s'éloigner dans le couloir quand le bruit d'un verrou qu'on tire retentit ce qui le fit s'arrêter. Nana passa sa tête dans l'entrebâillement de la porte et se mordit la lèvre avant de s'écrier :
« Marco attend ! Moi aussi je m'excuse. Je… Je n'ai pas l'habitude de devoir rendre des comptes à qui que ce soit. »
Le pirate se retourna vers elle et, aussi invraisemblable et humiliant que ce puisse être pour un combattant endurci, se sentit fondre devant la bouille contrite de la jeune fille. Comme il n'était pas stupide, il avait deviné depuis un moment que sa tendance maladive à se jeter des fleurs en permanence venait du fait qu'on ne devait pas la complimenter souvent, et que c'était sa manière à elle de se mettre en valeur, mais visiblement il n'avait pas saisi l'ampleur du problème. Décidément, cette fille était un vrai mystère : il ne comprenait pas comme elle pouvait concentrer une telle quantité de traumatisme avec un visage pareil. Cette fois-ci il était cuit, et il ne disait pas sa uniquement à cause de sa capacité à se transformer en Phoenix. Il n'était tout simplement pas de taille pour lutter contre elle. Alors il franchit la distance qui les séparait et l'attira contre lui pour la serrer dans ses bras comme à peu près toutes les cellules de son corps exigeaient de lui (sauf quelques-unes résolument réactionnaires qui voulaient juste faire chier le reste). Il passa une main dans ses cheveux roses pour les ébouriffer et sourit quand elle passa ses bras derrière son dos.
Ils restèrent comme ça un moment, puis il lui tapota gentiment la tête avant de se dégagement doucement et de repartir vers sa cabine d'un pas tranquille, tandis que Nana commençait sérieusement à s'interroger sur elle-même, ne comprenant absolument rien à ce qui venait de se passer. Elle s'était juste senti tellement bien tandis qu'il partageait sa chaleur avec elle, qu'elle aurait voulu rester ainsi pour toujours. Pourquoi ? Son cœur tambourinait dans sa poitrine, et ce n'était pas du tout aussi oppressant qu'au réveil d'un cauchemar. Elle ne comprenait pas. Elle décida d'aller dormir à la belle étoile et alla chercher un oreiller et une couverture, mais trébucha en chemin sur quelque chose qui trainait par terre.
…
« ACE ?! » s'exclama-t-elle en reconnaissant le jeune homme qui dormait tranquillement par terre. « Mais qu'est-ce que tu fous à dormir ici ? » demanda-t-elle en s'accroupissant pour le secouer.
Il ouvrit un œil et cligna des yeux en émergeant enfin.
« Ah ! Salut Nana, t'es redescendu du mat ? » Demanda-t-il sur le ton de la conversation.
« Tu dors souvent par terre au milieu du couloir ? » répliqua-t-elle.
« Hein ? oh, ça arrive parfois. »
Ca arrivait parfois ? Il y avait des esprits maléfiques qui le trainaient hors de sa chambre pendant son sommeil ou quoi ?! Finalement, elle renonça à son camping et installa son oreiller non loin du pirate qui ne faisait pas mine de se relever puis s'allongea en s'enveloppant dans sa couverture.
« Tu fais quoi ? » demanda Ace en la regardant perplexe.
« Je squatte. Ca a l'air marrant ! » Fut la réponse de la jeune fille qui lui tira la langue.
Il y eut un silence durant lequel chacun pensa à des choses et d'autres puis finalement Nana repris la parole.
« C'est sympa ici. »
« Ouai. Un peu dur par terre quand même. »
« Je parle d'ici en général idiot ! » ria-t-elle. « Le bateau, les gens, tout ça… »
« Hm. C'est sûr que tout le monde s'entend bien. On est tous frères. »
« Ouai… Tu crois que… hum… tu crois que je pourrais en faire partie moi aussi ? »
Elle attendit la réponse avec anxiété quand… elle entendit un ronflement. Il venait de se rendormir le bougre ! Elle donna un coup de poing sur son torse avant de se retourner pour bouder, tout en riant intérieurement. Elle voulait rester ici, avec eux… Et elle avait le sentiment que c'était possible. Cette nuit là non plus elle ne fit pas de cauchemar, mais à cinq heure du matin, elle se prit un coup de pied dans les cotes : Izou – un pirate qui ressemblait résolument à une femme japonaise- venait de lui trébucher dessus et s'étala de tout son long sur Ace qui était juste à côté et qui se réveilla en sursaut.
« Arg ! » s'exclama Nana avant de se mettre à glousser.
« Bon sang mais vous foutez quoi ici, crétins ! » s'énerva le pauvre gars, tandis qu'une rondelle de concombre tombait par terre.
« On campe, tu veux venir ? »
« Non merci ! »
Une rondelle de… Nana explosa de rire en réalisant que le pirate était tartiné d'une pâte vertes avec du concombre un peu partout sur le visage. Vexé, et surement embarrassé de s'être fait surprendre avec son masque hydratant alors qu'il gardait le secret depuis des années, Izou se redressa dignement et reparti vers sa chambre, les épaules crispées à cause du ricanement de Nana qui ne fit qu'empirer quand elle vit Ace fixer la rondelle de concombre à terre, hausser les épaules avant de la manger.
« Rira bien qui rira le dernier, mais si j'étais toi je n'attendrais pas d'avoir 50 ans et trente-six rides pour commencer à m'inquiéter de ma peau ! » s'exclama finalement Izou avant de claquer la porte.
Plusieurs minutes plus tard, Nana se jetait tête la première dans la mer pour faire quelques brasses et faire passer les courbatures que lui avait causé le plancher. Elle se retourna et fit la planche en regardant le ciel s'éclaircir petit à petit. Il était temps, elle s'en rendait compte maintenant, d'arrêter de se focaliser sur le passé une bonne fois pour toute, pour qu'il arrête enfin de lui revenir en plein gueule au moindre instant de faiblesse ! Il était clair que la boite de Pandore avait des fuites, et qu'elle était totalement inefficace la nuit, or elle en avait assez de se contenter d'un compromis avec sa part sombre. Elle allait s'en débarrasser définitivement, par ce que c'était juste impossible de vivre dans la crainte de ses fantômes.
Elle se doutait que pour ça elle allait devoir souffrir, et que les souffrances seraient à la hauteur de sa libération, peut-être même plus grandes, car après tout, le plus douloureux dans une blessure, c'était l'instant ou on commençait à la soigner. Mais elle avait de la détermination à revendre, et si ça ne suffisait pas maintenant elle savait qu'elle pouvait compter sur ses amis pirates, sur Lissandra, sur Ace, sur Marco… Si sa volonté flanchait, ils seraient là pour prendre le relais, elle n'en doutait plus et les pensées de la veille lui semblaient totalement ridicules aujourd'hui. Enfin… presque.
Elle prit une grande inspiration et plongea. Elle nagea jusqu'au fond en apnée et trouva quelques jolies coquillages. Elle allait remonter pour reprendre sa respiration quand un éclat doré attira son attention un peu plus loin, et en nageant jusque-là et en remuant un peu le sable, elle trouva, une chaine en or au bout de laquelle pendait une chevalière massive et qui firent briller ses yeux. Elle donna un coup de pied dans le sable et brisa la surface de l'eau en inspirant une grande bouffé d'air avant de lever le bras pour sortir la chaine et l'observer un peu mieux. C'avait dû appartenir à quelqu'un de riche par ce que ce n'était clairement pas du toc. Elle ne savait pas combien de temps il était resté sous l'eau mais il n'en portait aucune marque. Elle regarda la bague et avisa que la face était lisse alors qu'il y aurait dû avoir un sceau de famille normalement. Elle considéra ça comme un signe. Elle allait faire comme cette bague, table rase sur le passé pour pouvoir se reforger un nouveau sceau qu'elle aurait choisi !
Elle serra sa trouvaille dans son poing et ses lèvres s'étirèrent en un sourire carnassier : attention mauvais souvenirs, elle allait venir leur botter le cul à coup de lampe électrique ! Le soleil avait fini de se lever, et la vie se réveillait tranquillement sur le navire. Elle rejoignit la terre ferme et essora ses cheveux en passant la chaine autour de son coup. Puis elle monta à bord et couru jusqu'à sa cabine en regardant bien où elle mettait les pieds. Elle prit une douche et enfila un sarouel plus coloré que le drapeau gay avec un petit top noir avant de ressortir telle une furie pour se précipiter dans la cuisine. Mais il n'y avait personne à part le cuistot et comme elle vibrait comme une pile électrique, il décida de mettre à profit cette vague d'énergie et elle se retrouva à l'aider à préparer le petit déjeuner sans comprendre le pourquoi du comment ni avoir l'esprit de protesté.
« Hya ! »
Un cri strident accueilli l'arrivé de Marco dans la cuisine, accompagné d'un vol plané d'une mixture non identifié qu'il esquiva instinctivement.
« Nana-chan pas si fort bon sang ! T'en met partout ! » rugit le cuistot avec une pointe de désespoir.
« Mais j'ai rien fait ! C'est cette pate stupide qui a jailli toute seule du bol ! » Répondis d'une voix geignarde l'interpellée.
Ok. Si son analyse de la situation était correcte, la jeune fille était en train de cuisiner, et faisait probablement un gâteau ou un… truc nécessitant une pâte, et était résolument très peu douée à cet exercice. Elle recommença à mélanger mais cette fois ci avec autant de conviction qu'un lapin tétraplégique et se fit à nouveau engueuler : « mais un peu plus fort quand même bon sang ! »
« Mais décide toi merde ! » s'énerva Nana, ses yeux lançant des éclairs meurtriers.
Devant la scène, Marco ne put s'empêcher de s'esclaffer, et la colère de la jeune fille se porta malheureusement sur lui.
« Mais vas-y toi ! Fais-le au lieu de poiler ! » s'exclama-t-elle en lui mettant le bol et le fouet dans les mains.
Ah tout de suite il faisait moins le malin ! songea Nana en croisant les bras sur sa poitrine. Ses yeux faillirent jaillir de leurs orbites quand le pirate repris tranquillement la préparation comme si de rien n'était. Elle gonfla ses joues, boudeuse, et posa ses fesses sur une chaise pour ruminer avant de se rappeler qu'elle avait un autre but en tête que de cuisiner en entrant dans cette pièce.
« Hey Marco ! J'ai un service à demander à tout le monde. » Lança-t-elle.
« Hn ? »
« Est ce qu'on pourrait se rendre sur mon île natale ? J'ai un truc à faire là-bas. »
« C'est vers où ? » demanda Marco, intrigué.
« C'est une île de Grand Line pas loin du point de départ. RockIsle ça s'appelle. »
« Ok pas de problème. » répondit Marco après un temps de réflexion.
De toute façon ils n'avaient pas vraiment d'objectif en tête en ce moment alors ça ne leurs coutait rien de s'y rendre. En plus il se demandait le genre d'affaire qu'elle pouvait bien avoir là-bas et se sentit curieux de savoir où elle avait grandi. Quelques jours plus tard, ils prenaient la mer avec un objectif en tête, ce qui redonna un peu le moral à tout le monde, ravis d'avoir un but, n'importe lequel. De son coté, Nana passa son temps à mettre l'ambiance, trichant et arnaquant tout le monde au poker, mettant dans tous ses états le cuistot, se mettant Ace à Dos en gribouillant au marqueur sur son visage dès qu'il s'endormait en bon narcoleptique. Ce regain d'animation était bénéfique à tout le monde, et elle, ça lui permettait de ne pas se dégonfler en songeant à ce qu'elle allait devoir affronter. C'était dommage que Lissandra n'ai pas pu l'accompagner, mais la situation avec Crocodile était tendu, tant avec l'équipage que pour elle-même. Elle aurait tenté de l'assassiné toute les trente secondes… s'aurait été marrant mais la fin aurait probablement était mauvaise pour elle !
