Yep!

Alors voilà le troisième chapitre!

(J'ai essayé de le poster plus tôt mais fanfic-net avait d'énormes bugs... Vous avez aussi eu cette sale blague? xD)

J'espère qu'il vous plaira :)

Merci pour les belles reviews !, et n'hésitez pas à en poster encore, ça fait toujours un petit raté au coeur quand on voit dans sa boite mail un message de Fanfiction-net :D hihihi (l)

Voilà voilà, bises,

Mackk.

O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O

3. L'effort, et après… le réconfort ? Vraiment ?

Le lendemain matin Hermione ouvrit les yeux doucement, et se demanda pourquoi son toit remontait en triangle. Quelle était cette absurde excentricité? Puis, elle remarqua Parvati, encore endormie, et Pansy un peu plus loin, qui marmonnait dans son sommeil. La tente ! Son visage se déforma par l'indignation. Ce n'était donc pas un rêve ? Allé quoi !...

Ce fut avec cette humeur merveilleuse qu'elle se dirigea vers la salle de bain, trainant des pieds. Auparavant, elle ne manqua pas de jeter un œil sur le réveil il était 06h30. Tout le monde devait être en train de dormir. Elle prit sa douche et entreprit de se sécher les cheveux lorsqu'on ouvrit la porte sans même toquer. Une tête blonde apparut. Malefoy ! Heureusement qu'elle était habillée !

- Ca ne t'arrive jamais de toquer ?

- Qu'est-ce que je pouvais savoir moi, que je n'étais pas le seul réveillé à 6h45 !

- T'as bien entendu la douche non ! Eh bien désolée pour toi, mais je suis habillée et tu n'auras rien qui puisse satisfaire ta vue de pervers aujourd'hui !

- Pff !, s'exclama-t-il. Franchement Granger, tu crois vraiment que je voudrais te mater ? Vraiment ? Même pour la bonne humeur de ma vue, je préfère encore regarder Pansy !, s'écria-t-il avant de se coller un sourire moqueur au visage.

- A la bonne heure ! Alors sors de la salle de bain tout de suite.

- Non, c'est ma salle de bain également.

- Eh bien tu l'auras quand je serai sortie !

- Tu n'arriveras pas à me faire partir !, rit-il narquois. Donc la conversation est close.

Bouillonnant de l'intérieur, Hermione pivota vers le miroir et entreprit de continuer de se sécher les cheveux. Malefoy avança mais la fixa avec le même sourire sur sa sale tronche de crétin.

- Qu'est-ce que tu veux Malefoy ?, soupira-t-elle.

- La salle de bain, dit-il en sortant sa baguette.

- Que…?

Commença-t-elle, figée d'horreur. Mais ce qu'il fit la fit crouler encore dix pieds sous terre. En un coup de baguette, ses cheveux étaient secs et démêlés. Elle le regarda les yeux en soucoupes, et il lui rit ouvertement au nez. Ah mais non ! Non non non ! Comment osait-il à présent ? Quel… Quel…! Elle n'avait même plus l'intention de lui dire ne serait-ce que merci, alors qu'elle y avait sérieusement pensé en voyant tout ce qu'il lui épargnait. Qu'il aille au Diable !

Elle lui lança un regard noir et se retourna vers le miroir en quête de quelque chose qu'elle pourrait trouver à faire, rien que pour l'énerver. Mais elle n'allait décemment pas se brosser les dents ou se maquiller devant lui !

Devançant sa pensée, il soupira bruyamment, ce qui la fit sursauter et se tourner vers lui. Il était nonchalamment appuyé contre l'encadrement de la porte et la regardait avec un ennui apparent.

- Granger, tu fais chier.

Il prononça encore une parole magique qui lui lava les dents instantanément ( ? C'était quoi ce truc ?) et fit léviter la trousse de maquillage jusqu'à lui. Hermione à nouveau sous le choc le regarda perdue.

- Et tu te maquilleras dans le beau miroir que tu as dans ta chambre !, fit-il en la prenant et la tournant pour qu'elle se retrouve de l'autre côté de la porte.

Il lui tendit la trousse et lui referma la porte au nez. Elle n'avait même pas eu le temps d'amorcer un geste ! Ou plutôt si, mais sous la surprise n'avait rien fait. Elle se retrouvait à présent hors de la salle de bain et Malefoy devait jubiler devant son horrible tronche reflétée dans le miroir. Quelle poisse !

Elle partit à grands pas rageurs vers la chambre des filles, où elle se planta devant le miroir, se fixant méchamment. Il allait falloir qu'elle travaille un peu sa conduite… Une fille ne pouvait décemment pas se transformer en mammouth à la moindre contrainte ! Elle se maquilla rapidement (mais non mois joliment, elle devait se l'avouer !) et s'en alla vers le salon, où elle s'installa avec un bouquin et une tasse de thé. S'instruire, rien de mieux quand on doit penser à rester en vie trois mois dans un parcours de timbrés !

Elle en était déjà à la moitié du livre lorsque Malefoy sortit de la salle de bain. Pire qu'une fille ! Et dire qu'il lui avait lancé des sorts qui auraient facilité sa vie entière pour se lever le plus tard possible, et lui arrivait à trainer autant ! Merlin !

Bon, elle ne pouvait pas dire que c'était sans résultat. Il était resplendissant. Mais c'était Malefoy, qui aurait pu s'intéresser à Malefoy ? Même beau, ça ne changeait en rien le fait que ce soit un triple crétin doublé d'un imbécile méprisant d'enfant pourri gâté et fouine de surcroit. Sérieusement, il abusait.

Genre Parvati, Pansy ou elle allaient avoir des vues sur lui ! Bon d'accord, Pansy c'était sérieusement probable qu'elle frôle l'hyperventilation lorsqu'elle le verrait. Peut-être était-ce le but premier de Malefoy ? Parvati pourrait le trouver beau, mais elle n'oserait pas avoir des vues sur lui, c'est Malefoy. Elle en avait entendu, des récits à son compte ! Et puis elle, ben le jour où elle poserait ne serait-ce qu'un œil sur Malefoy, elle serait dans la partie « cas irrécupérables » de St Mangouste ! Et encore, elle se ferait toujours une joie de l'envoyer bouler, haha !

Pendant qu'Hermione développait sa pensée due au physique de Drago, lui riait intérieurement. Il adorait la troubler, l'impressionner, elle, la miss je-sais-tout ! Ca risquait de devenir un de ses passe-temps favoris ! Avec des petits tours aussi nuls et faciles elle avait déjà dans le regard cette lueur du « woaaaah-comment-t'as-fait-? ». Incroyable ! Jouissif même. Il trouverait bien un moment pour s'en moquer.

En attendant, si c'était aussi facile de prendre le dessus ! En fait, il comprenait à présent : les je-sais-tout savent tous les trucs atrocement compliqués mais les trucs les plus faciles ils ont jamais apprit. Mort de rire.

Et en même temps, la belette avait semblé même encore plus impressionnée. Eh bien quoi ? Dans sa famille de sangs purs ils ne savent pas manier les sorts pratiques ? Voilà qui n'aurait pas du l'étonner ! Salazar… C'est vraiment une famille indigne.

Le seul obstacle qui s'élevait à lui pour ces trois mois était Crabbe, Goyle et Pansy. Ils allaient lui foutre la honte, il allait devoir leur dire de la fermer continuellement, ce serait déjà mieux que s'ils s'enfonçaient… Faudrait faire avec. Voir ces Gryffondors rire gaiement avait quelque chose d'extrêmement agaçant. Non pas qu'ils ne sachent pas rire, oh que non ! Les Gryffondors rient pour des niaiseries. Voilà.

Il s'assit sur le fauteuil avec toute la classe d'un Malefoy digne et, avec le sortilège d'Attraction, fit venir à lui un livre et un café tel un empereur. Oh évidemment, il n'allait certainement pas aller les chercher lui-même ! S'il ne pouvait pas avoir d'elfes ici, au moins utiliserait-il le strict minimum !

Hermione en fut profondément agacée. Pourquoi, elle, ne pensait jamais à ce genre de choses ? Elle était sorcière tout de même ! Elle pouvait en profiter tous les jours et elle n'y pensait tout simplement jamais ! C'est comme quand elle doit monter sa valise dans le Poudlard Express et qu'elle se déchaine dessus plusieurs minutes d'affilées pour arriver à la soulever avant de se rappeler qu'elle peut simplement la faire léviter. Cette expérience-là aussi s'était attirées pas mal de moqueries malefoyennes.

A cette pensée, elle se rembrunit encore plus et se mit à tourner sa petite cuillère dans sa tasse de thé avec toute la délicatesse d'un mastodonte, ce qui agrandit considérablement le sourire moqueur de Malefoy vu qu'elle n'avait pas cessé de le fixer au cours de ses pensées, sans y prêter attention.

- Un problème Granger ?, se moqua-t-il de sa voix trainante.

Par cette seule remarque qui fut la goute en trop qui fit déborder le (beau) vase, elle plia sa cuillère en deux (vive la magie omniprésente) et se leva pour retourner dans la cuisine, sans lui adresser un seul mot. Il en fut un peu énervé, mais rien qu'un tout tout petit peu, parce qu'il voyait bien que ça l'avait énervée elle (comment pouvait-elle s'énerver avec une phrase aussi niaise ? Les rouges et or, j'vous jure !) et elle avait carrément plié sa cuillère en deux ! Quel caractère, enfin !

Hermione pour sa part, se concentrait pour ne pas faire voler les objets des alentours et les faire tous aller s'incruster dans la tête du blond « comme par magie ». A présent, elle avait besoin de chocolat. Oui, du chocolat pour se remonter le moral. Elle se fit une bonne grosse tasse de chocolat chaud et retourna comme si de rien était à son fauteuil, pour replonger dans son livre.

- Tu n'es pas très bavarde, Granger. Je te rends muette ?

- C'est pas la modestie qui t'étouffe, Malefoy !, fut sa seule réponse (sans même décoller son nez du fameux livre).

- Je préfère me dire que je te fais de l'effet, répondit-il simplement un sourire provocateur se dessinant sur ses lèvres.

Elle releva un regard méprisant vers lui... regard qui aurait pu largement rivaliser avec celui du blond d'ailleurs, puis Ron (oh miracle ! Pile poil !) sortit de la chambre. Un sourire tout aussi provocateur vint alors étirer les lèvres de la jeune fille tandis que Ron arrivait à son niveau.

- Bonjour Ron, bien dormi ?..., demanda-t-elle tout en attrapant sa chemise pour le pencher et l'embrasser avec fougue.

Ron fut d'abord surpris par cette attitude (bien plus qu'inhabituelle !) mais se laissa vite faire, trop heureux pour montrer son étonnement. Il s'assit sans rompre le baiser et elle se colla à lui, faisant que leurs corps se frôlent sensuellement. Il l'agrippa par la taille pour la serrer plus à lui et elle se permit d'afficher un sourire vainqueur adressé à Malefoy tout en prolongeant le baiser.

Le dit Malefoy ressemblait à présent à une soupape thermique. Mais quelle culottée cette sang-de-bourbe ! Faire ça devant lui ! Tout ça pour le provoquer ! Comment elle se colle à lui ! « Trouvez-vous un lit merde ! »

Ils stoppèrent finalement le baiser, essoufflés, et Hermione se tourna directement vers le Serpentard, souriant toujours, le regard clairement déterminé, bien qu'on y trouvait aussi du désir (eh oui, elle aimait tout de même Ron à la folie. D'accord, elle avait fait ça pour clouer le bec à Malefoy, il n'empêche que ça l'enflamme « comme une torche », en reprenant l'expression si… romantique (hum) de Shakespeare).

Drago fut choqué par ce désir qu'il y voyait, et ne put s'empêcher de lui lancer un regard des plus noirs avec un sourire moqueur cependant, comme pour dire « tu t'es sentie obligée de me faire croire le contraire ? Aha… je retiens ! ». Elle n'en fit rien et se colla à Ron (dos à son torse), rouvrit son livre et continua sa lecture tandis que celui-ci la tenait par la taille, lui caressant machinalement le ventre en une douce caresse. Allait-elle résister à ne rien faire avec lui pendant trois mois ? Plus de sexe ? On avait beau la traiter de prude, elle était loin de l'être ! Surtout pas en intimité… Ne nous éternisons pas sur le sujet, ça ne ferait qu'aggraver sa pauvre situation.

Elle lut… quoi ?... Quinze minutes peut-être ? Puis elle ne tint plus. Elle avait BESOIN de faire l'amour avec Ron. C'était nécessaire pour sa santé mentale, pour son bien être et pour avoir les forces de continuer. Ni une ni deux, elle se leva en prononçant.

- Ron, viens avec moi s'il te plait.

Malefoy écarquilla les yeux (intérieurement bien sur, un Malefoy ne laisse jamais voir ses sentiments, pardi !). Il avait très bien compris ce regard et ce sous-entendu. Il s'y connaissait bien trop pour ça. Et il n'en revenait pas. Elle osait ! Elle allait… impudiquement… « J'y crois pas ! » pensait avec force son cerveau (avec tellement de force qu'un instant il cru l'avoir prononcé tout haut… « Tais-toi cerveau ! » !). Comment pouvait-elle faire ça sachant qu'il allait être au courant ? Que pendant qu'ils seraient en train de le faire il le saurait…! Et lui qui l'avait toujours prise pour une prude ! Que dalle ! Haha ! Il ne s'était jamais autant trompé, l'imbécile ! Il avait vraiment l'air con, du coup. Enfin, c'est ce qu'il se disait bien sûr. Il les regarda, sidéré, se diriger vers l'entrée de la tente.

- Granger, peu m'importe ce que vous allez faire, hum, mais dehors nous attend notre prochain défi alors il vaudrait peut-être mieux qu'on sorte tous ensemble le moment venu, histoire de ne pas précipiter les choses alors que plus de la moitié d'entre nous dort encore, déclara-t-il.

Elle le toisa de haut en bas et un sourire s'étira sur son visage.

- Très bien, répondit-elle. Ron, viens dans la salle de bain alors.

Sur le coup, sale coup qui plus est, Malefoy se figea d'horreur.

- Qu… Quoi ?, s'exclama-t-il.

- Un problème Malefoy ?, demanda-t-elle sadique.

Il la fusilla du regard puis se décida à parler. Après tout, ça ne pourrait que la mettre mal à l'aise ! Et lui s'en foutait d'aborder le sujet, il était le Prince Serpentard, Dieu du Sexe ! Hah, voyons voir si tu tiens le coup le cerveau-sur-pattes !

- Il est hors de question que vous fassiez ça dans la salle de bain !

Elle le toisa, il la vit serrer la mâchoire, mais remarqua à son regard qu'elle était décidée à ne pas flancher. C'est qu'elle était courageuse la Gryffondor ! N'importe quoi, quelle vertu débile, franchement !

- Puisqu'on ne peut décemment pas le faire dehors Malefoy, comme tu viens très intelligemment de nous le faire remarquer, et que les autres dorment, oui, je compte bien utiliser la salle de bain.

- Ecoute-moi bien sang-de-bourbe…

Ron s'élança sur lui, retenu de peu par Hermione.

- Enfin Ron, combien de fois je t'ai dit que venant de lui il ne fallait plus réagir ! Je m'en fiche, ça ne me fait plus rien, il est très con et si ça l'amuse et bien qu'il s'amuse tout seul ! Pigé ?

Elle avait parlé à la serpillère, mais il apparaissait à Drago un message clairement adressé silencieusement à lui-même. Il fronça le nez en une moue dégoutée en entendant tout ça, mais se reforma son visage impassible une seconde plus tard, alors que Ron répondait.

- Pigé.

- Très bien. Malefoy, on va prendre une douche.

Sans autre mot, elle prit Ron par la main et l'entraina dans la salle de bain.

- Reviens ici !, cria Drago qui se prit presque la porte de la salle de bain sur son beau nez, avant d'entendre le verrou tourner et un anti-sort prononcé.

Oh la peste ! Il fulminait intérieurement, et alla s'incruster sur le même fauteuil que tout à l'heure, ayant nettement perdu de la grâce cependant. (Mais en gardant, évidemment. C'était un Malefoy après tout, disons qu'il y est allé avec « le moins de classe possible »… hum).

Hermione de son côté était déjà au septième ciel. Bien fait pour Malefoy ! Tralalalala ! Bien faiiit ! Elle sourit de bonheur et attrapa Ron pour l'embrasser. Il y répondit mais arrêta le baiser après un instant.

- Hermione…? Tu m'expliques ?

- C'est pas clair ?, s'étonna-t-elle.

Puis se collant à lui, elle se mit sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille, et d'une voix sensuelle, faisant courir son souffle sur son cou frissonnant, elle précisa.

- Je te veux, Ronald Weasley.

Elle jeta un sort d'insonorisation tandis qu'il resserrait son étreinte, aguiché par cette phrase et ses mouvements explicites. Elle se laissa aller contre lui, c'était si doux. Il l'embrassa tendrement, tout en passant ses mains sous son tee-shirt pour lui caresser le dos. Elle en frissonna. Il faisait ça tellement bien ! Il la connaissait, toute entière. A cette pensée, elle sourit, et entreprit de défaire sa chemise, lentement, délibérément très lentement. Ca ne faisait qu'augmenter considérablement son désir à lui, et ses caresses se faisaient plus prononcées et évasives, désireuses, ce qui augmentait alors (considérablement également, bien entendu) le plaisir d'Hermione. Elle le connaissait sur le bout des doigts également, en effet !

Elle stoppa le baiser pour plonger le visage dans son cou, faisant circuler ses lèvres sur la peau libre. Elle se permit alors de se redresser pour profiter du spectacle qu'étaient ses beaux yeux bleus. Intensité, désir, convoitise. Rien que ça, ça la faisait partir ! Les caresses se firent plus entreprenantes, et ils se déplacèrent jusqu'à la douche.

Pendant ce temps, Drago enrageait de les savoir en train de faire l'amour alors que lui-même ne pouvait pas ou même n'avait personne avec qui il pourrait ! Se contenter de sa main ! Un Malefoy ! On aura tout vu ! D'ailleurs, un Malefoy ne pratique PAS les travaux manuels. Il se retiendrait, et la fille qui l'aura après ces trois mois d'abstinence aurait droit à la plus belle nuit de sa vie.

Lorsque les deux lions sortirent, le reste du petit groupe était en train de déjeuner. Malefoy leur lança un regard noir (qu'ils ne prirent pas la peine de voir) tandis qu'ils disaient bonjour à tout le monde, avec une bonne humeur apparente. Hermione retourna sur son fauteuil tandis que Ron allait s'asseoir pour déjeuner avec les autres.

Les Gryffondors purent alors remarquer à leur aise que Crabbe et Goyle étaient les pires abrutis qu'il existe, de peu pas qualifiés d'attardés, et que Pansy était quasi aussi conne qu'eux, la méchanceté en plus (et la ruse de la méchanceté par la même occasion). Hermione n'avait même pas de plaisir à leur répondre, ça la faisait juste chier. Avec Malefoy, c'était agaçant, exaspérant, et il était odieux, le pire des êtres qu'il ait jamais existé pour sûr, mais au moins il avait de la répartie, donc ça devenait un débat intéressant d'un jeu à-qui-mieux-mieux-c'est-moi-qui-vais-avoir-le-dernier-mot ! Avec les autres, c'était seulement du vent.

Pff, quelle plaie. Elle en venait à dire que les accrocs avec Malefoy étaient mieux. Imaginez la situation, faut le faire ! Allait-elle réellement tenir les trois mois ? Vu ses pensées c'était mal parti !

Lorsqu'ils furent tous prêt, ils rapetissèrent toutes leurs affaires pour qu'elles tiennent dans leurs poches et sortirent. Le spectacle était sidérant. Hermione voulut se baffer lorsqu'elle se dit intérieurement que Malefoy avait eu raison. Malefoy n'a jamais raison, c'est toujours de la pure coïncidence ! Merlin, ses nerfs allaient lâcher…

En face d'eux, se trouvait une énorme forteresse, la porte en bois massif s'élevant sur plusieurs mètres se trouvait à quelques dix mètres d'eux à peine. Une lettre était accrochée à la poignée, et à son habitude, Malefoy fut le premier à s'avancer pour la saisir, lassé de la paralysie des autres. Il lut directement à haute voix.

- « Chers élèves », fit-il avec une voix purement ennuyée, « voici un château rempli de surprises ! Affrontez-les et trouvez la carte pour la sortie magique. Attention, ça risque de vous prendre du temps ! J'espère que dormir la peur au ventre ne vous dérange pas ! Cette situation permanente est la vraie vie lorsque vous avez des ennuis, c'est un beau simulacre pour vous. Attention aux créatures qui s'y trouvent, j'espère que vous avez appris les sorts que je vous ai inscrit sur la liste. Et n'oubliez pas, Le problème, ce n'est pas le problème, le problème, c'est votre façon de réagir face à ce problème ! Bon challenge ! »

Il s'arrêta et les regarda avec son visage impassible couronné d'une lueur sincèrement agacée par le vieux. Ce qu'il ne montrait pas, c'était aussi la peur. Un tout petit peu, bien sûr. Mais ce vieux était capable de n'importe quoi ! Et il avait bien dit que ça risquait d'être long ! Avec toutes les menaces qu'ils y trouveraient ! Et puis long, c'est quoi ? Deux jours ? Trois ? Une semaine ? Un MOIS ?... Salazar !

Qui plus est, il était quasi certain que ces imbéciles qui représentaient (tellement mal) sa maison n'avaient pas étudié les sorts. A voir la maligne, elle les connaissait sur le bout des doigts. La Patil avait l'air assez tranquille dans l'ensemble, ce qui signifiait qu'elle se débrouillait bien et le rouquin avait l'air assez détendu, mais avait l'air de dépendre de sa copine. Pitoyable ! Un homme ne dépend pas d'une femme, et encore moins un sang pur d'une sang impur !

Un silence s'était installé au sein du groupe, tout le monde regardait la fameuse porte qui conclurait leur entrée en jeu. Hermione se demandait ce que les autres groupes pouvaient bien avoir ? La même chose ? Parvati se réjouissait que tout ça finisse pour pouvoir retrouver sa pauvre Lavande qui se trouvait avec des gens plus que lourds aussi, et Ron ne savait pas si être impatient où réticent. Pansy n'avait aucune pensée mis à part « quelle belle fortification ! » et les deux ogres la regardaient les yeux en œuf au plat, la bouche ouverte et le filet de bave qui va avec. Génial !... Oh god.

Ils restèrent encore figés un bon moment, fixant la porte. Aucun d'eux n'amorçait le moindre mouvement, plongés dans leur contemplation.

- On pourrait au moins essayer d'ouvrir la porte, dit Hermione devenant impatiente face à des gens aussi étroits de cerveau.

- Et s'il y a une malédiction ?, s'enquit Pansy.

- Ou un sort de protection ?, renchérit Goyle.

- Ou un gaz toxique ?, gémit Crabbe.

- Mais non, c'est juste une porte !, s'exaspéra Malefoy qui en avait sérieusement ras-le-bol de voir les Serpentards rabaissés à cause de ces trois amputés de la réflexion !

D'un pas assuré, non moins élégant pour autant, voire même conquérant, si on va par là, il s'avança vers la porte et en saisit la poignée. « C'est parti pour le premier défi » pensèrent-ils tous en cœur.

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J'ai oublié de préciser qu'il y aurait des références de Naheulbeuk :D J'espère que ça ne dérange pas trop, je trouvais que tout ça allait vraiment bien avec les défis x) Sinon, verdict ? :)