Voilà le quatrième chapitre!

J'espère qu'il vous plaira, il est un peu plus light que les autres à mon goût... :D

N'hésitez pas avec les reviews (a) :D pleaaase! (et merci pour ceux qui en ont posté!:D)

Et ceux qui mettent mon histoire dans leur « story alert », n'hésitez pas au passage à me laisser quand même une petite review avec votre avis :D

Bisouuw (k),

Mackk.

Naheulbeuk références :D oublié de préciser au début, désouléy ;)

Et pour éviter de me répéter : il y en aura encore par ci par là pendant trois chapitres (ce sont des délires personnels mis en jeux en clin d'oeil à quelqu'un, mais j'espère que ça vous plaira quand même! Naheulbeuk c'est vraiment le top à mon goût :D (y)!)

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4. Les premiers défis

Ce qu'ils découvrirent les laissa cois. C'était quoi, CA ? Un énorme hall plein de statues se faisant face, qui se poursuivait jusqu'à une centaine de mètres. Carrément ! Dumbledore ne faisait pas dans les détails ! Merlin. En plus, Hermione était sure qu'il y avait quelque chose dans cette salle à l'allure innocente. Malefoy aussi, mais même lorsque je raconte ils n'aiment pas que je les mette dans le même sac, pff !

Pansy s'apprêtait à faire un pas lorsque le bras de Malefoy se figea face à son estomac, ce qui la propulsa en arrière en un bruit sourd. Hermione qui n'avait pas été assez rapide se décida même à lui adresser un regard qui pouvait être comprit comme « bien joué ». Il fallait qu'ils se serrent les coudes à présent. C'est pourquoi, l'ayant comprit également il opina légèrement (mais alors là très légèrement, comme si le geste lui coutait toute son énergie ! Satané Malefoy !).

- Réfléchissons, que peut-il y avoir comme défi dans cette salle ?, parla tout haut Hermione.

- Eh bien avec toutes ces statues j'aurais pu proposer un jeu d'échecs version sorciers, proposa Ron, comme celui qui cachait la pierre philosophale, tu te rappelles ? Mais avec une si grande salle et ils ne sont même pas placés, c'est définitivement (et malheureusement pour nous) pas ça.

Elle opina, tandis que même Malefoy affichait sous son masque impassible une tête surprise. Ils parlaient si facilement de leurs exploits ? Ils avaient donc réellement réalisé tout ça ? N'importe quoi !

- Il peut n'y avoir rien aussi !, suggéra Pansy le regard loin, bieeeen loin.

Même Malefoy roula des yeux de dépit.

- Parkinson, on est ici pour affronter des choses et prouver ce qu'on vaut. Dumbledore ne nous demanderait jamais de traverser 100 mètre de statues pour voir si on sait agréablement profiter du décor !, s'exaspéra Hermione.

- Des guerriers façon moldue, lâcha Malefoy tout à coup, fixant les statues.

- Comment ?, s'étonna Hermione.

- Il ne nous a pas donné un défi magique. Ces statues ont des épées dont elles n'hésiteront pas à se servir et ce qu'il veut c'est qu'on arrive à se débrouiller avec les sorts appropriés ou la ruse de la survie, au choix. Voir les deux. Je suis sûr que tu connais déjà tous les sorts, Granger, l'un d'eux te revient en particulier ?

Hermione, sciée, observait la salle. Elle ne put s'empêcher de constater, vraiment très admirative cette fois, que Malefoy était vraiment très perspicace. Il lui serait d'une aide déterminante à voir les autres membres. Elle avait l'impression de s'enfoncer des échardes douloureuses partout dans le corps en s'avouant ça, mais c'était clair et net. Trop éberluée, elle avait même oublié de répondre.

- Granger ?, la rappela-t-il, impatient.

Elle se retourna vers lui, le regard toujours admiratif. Elle vit la surprise passer en éclair sur son visage avant qu'il ait le temps de reprendre son visage impassible et fut encore plus heureuse d'avoir pu discerner au moins une fois dans sa vie une expression humaine sur le visage de Malefoy avant cette traversée qui serait peut-être décisive.

- Le sortilège d'éparpillement.

Il eut un sourire complice et elle ne put s'empêcher de le lui rendre. Les autres les regardaient toujours sans un mot.

- Bon, vous comptez nous expliquer un jour ?, s'enquit Ron.

- Bien sûr Ron, pardon. Prononcez « Baladum » en faisant un geste de la baguette vers le haut, comme si vous l'envoyiez voler (elle joignit le geste à la parole pour être explicite). Compris ?

- Est-ce facile à faire ?, s'enquit Pansy d'une voix incertaine. Parce qu'on ne s'est pas entrainés et…

- A qui la faute Parkinson ?, s'agaça Hermione. T'as de la chance que oui, c'est facile. Ce soir, on s'entrainera tous aux sorts pour ne pas refaire la même erreur, ça vous apprendra !

- Mais on risque notre peau !, couina-t-elle.

- PANSY, s'énerva Malefoy prêt à l'engueuler.

Mais Hermione ne voulait pas l'engueuler, la jeune fille avait vraiment l'air désemparée et même étant ennemies elle voulait la rassurer. Après tout, ils étaient une équipe, pas vrai ? Comme disait Dumbledore « Le problème, ce n'est pas le problème, le problème, c'est votre façon de réagir face à ce problème ». Elle coupa donc Malefoy avant qu'il soit encore odieux (la seule chose qu'il semblait être capable de faire en continu !).

- On est là pour ça Pansy, dit Hermione d'un ton doux (qui lui mérita un regard incrédule de la vert et argent). On est une équipe, on se serre les coudes. On fera tout notre possible pour se défendre les uns les autres.

La jeune fille acquiesça, avec un sourire timide qui gonfla le cœur d'Hermione. Peut-être qu'elle pourrait vite avoir une relation potable avec Pansy. Elle sentit le regard de Malefoy et se retourna vers lui pour voir qu'il la regardait d'un air méfiant.

- C'est ok pour tout le monde ?, demanda-t-elle confirmation.

- Oui, répondirent-ils.

Malefoy ne fit qu'opiner, à son habitude. Il était bien trop occupé à réfléchir à ce que la lionne venait de dire. Elle avait parlé clairement et avec détermination. Qui plus est, elle avait bien fait comprendre que si on ne la cherchait pas, si on avait besoin d'aide elle serait là. Pourquoi ? Pourquoi cette attention alors qu'ils se détestaient tous ? Surtout que ses deux camarades semblaient d'accord, bien que Poil de Carotte quelque peu réticent, mais tout à fait en accord avec le discours.

C'étaient bien des Gryffondors ! Mais il pouvait leur avouer que c'était une belle qualité. Et stupide ! Mais ça leur était utile sur le moment. Il ne comptait défendre personne cependant, mais tout le monde l'avait comprit. C'était Malefoy, après tout.

- Bien, reprit Hermione. Allons-y.

Elle avança la première, et Drago fut encore une fois soufflé par son courage. D'accord, c'était une Gryffondor, mais tout de même ! Ca frôlait le suicidaire ! Sous les regards appuyés des autres, elle fit quelques pas. Les statues se retournèrent toutes dans un même mouvement (très intimidant !) vers elle, et descendirent toujours dans un même mouvement de leurs socles. La plus proche s'avança et ni une ni deux, Hermione s'écria « BALADUM ! » envoyant valser les bouts de statue aux quatre coins de la salle.

- Il faudra faire attention aux parties qui peuvent vous trouver sur leur chemin !, constata-t-elle à voix haute (on ne sait jamais que les imbéciles de services aient besoin de mots clairs) et continua de s'avancer.

Instinctivement, Malefoy s'avança pour être au même niveau qu'elle. Il ne la laisserait pas dominer la marche ! Hors de question ! Elle était en train de dominer le groupe, non mais ça va pas ? Le groupe dirigé par une Gryffondor sentimentale et suicidaire ! Et sang-de-bourbe de surcroît ! Merci bien mais non merci !

Ron s'avança de même pour ne pas être distancé de la prunelle de ses yeux (amen). Les autres suivirent. Et là, sous les yeux ébahis de tous et les statues oppressantes qui se rapprochaient à chaque instant l'air féroce, un sourire de bonheur s'étira sur les lèvres d'Hermione.

- C'est parti !, s'exclama-t-elle.

Elle avait l'air vraiment… Heureuse ? Drago n'en croyait pas ses yeux ! Suicidaire confirmée ! Impossible ! Et là, sous ses yeux incrédules, le rouquin se joignit à elle en un rire franc et fort.

- Haha ! On se revoit de l'autre côté Chérie ?, blagua-t-il. Et oublie pas de les compter !

- Compte sur moi, je vais te battre, comme d'habitude !

- Tu rigoles ? Sans moi tu serais déjà morte deux fois !, fit-il semblant de se vexer. Par un troll en première année et un échiquier géant la même année !

Elle rit tout aussi de bon cœur.

- C'est vrai mon cœur, merci ! Harry sera trop dégouté quand il saura tout ce qu'on aura fait ici !

- Clairement !, s'extasia-t-il. En même temps il est en train d'apprendre des trucs hallucinants avec Dumbledore, le traitre !

- Et Rogue, précisa Hermione.

- Oui enfin, tu connais Dumbledore et Harry, ils doivent être en train de faire des tours de foire dans la pensine !

- Vous n'avez pas bientôt fini de faire comme si c'était rien tout ça ?, s'énerva Malefoy.

Ils se retournèrent tous deux vers lui, puis un sourire naquit sur leurs lèvres.

- T'as qu'à pas parler Malefoy, nous on sait aisément faire les deux !, s'exclama la belette. C'est partiiit !, dit-il réjouit comme s'ils s'apprêtaient à jouer à touche-touche.

Malefoy leva les yeux au ciel totalement exaspéré mais ils s'avancèrent tous vers les statues qui arrivaient à leur niveau (pendant qu'ils parlaient, les autres s'étaient un peu exercés au sort et y arrivaient assez bien). Ils furent partis pour une série de « Baladum ! », de course poursuite, de sauts,… on se serait cru à l'école militaire ! (un tant soit peu magique, oui d'accord…).

Ils devaient s'abaisser du tac au tac en voyant un morceau d'armure voler vers eux, sauter quand ils continuaient leurs course effrénée par terre, lancer des sorts, éviter les épées, les coups de poings et pouvoir regarder à gauche à droite devant derrière. « Vue panoramique » comme qui dirait ! Faciiiiile… Bon d'accord, c'était galère, mais nos deux amis aimaient cette situation leur rappelant les défis vécus et relevés. Hermione commençait à changer d'avis, c'était une très bonne idée de la part de Dumbledore ! Elle le détestait toujours pour les avoir mis avec Malefoy, mais cette idée de défis, wouah ! L'adrénaline, quel bonheur ! Tout à coup…

- AAAAAAAAAAAH !, cria quelqu'un (qui s'avéra être Pansy).

Une statue l'avait attrapée et l'étreignait avec force.

- PANSY !, cria Hermione faisant retourner tout le monde.

Elle s'élança vers la statue et la jeune fille, éparpillant les statues qu'elle croisait au passage.

- Bouge pas je réfléchis à comment te sortir de là !, lui dit-elle en commençant à stresser.

Quel sort pourrait-elle employer pour que son corps ne s'éparpille pas un peu partout lui aussi ? Elle réfléchit à toute vitesse, puis se rappela de comment on séparait deux personnes qui se battaient à Poudlard.

- EXPELLIARMUS !, s'écria-t-elle pointant sa baguette entre Pansy et l'armure.

L'effet escompté fut produit, Pansy vola d'un côté tandis que L'armure de l'autre, et elle l'acheva avec un dernier « Baladum ! » rageur avant de se précipiter sur Pansy.

- Ca va ?, s'enquit-elle. Excuse-moi si c'était brutal, c'est la seule façon que j'ai trouvé pour…

- Merci !, la coupa-t-elle.

- Euh…? De rien…, s'étonna Hermione.

Elle eut droit à un sourire timide auquel elle répondit par un sourire resplendissant, ce qui signifiait que la conversation était close et qu'elles devaient se concentrer pour ne pas se faire attraper. Les autres continuaient d'avancer, de franchir les étapes mais Malefoy n'avait raté aucun moment et était toujours incompréhensif face à l'acharnement de la rouge et or. Si elle avait laissé cette bête Parkinson se faire avoir, elle serait rentrée à Poudlard et Granger aurait eu plus de chance de gagner ! Mais non, elle comptait sur l'esprit d'équipe… Vraiment ridicule.

Ron était fier. Parvati admirative. Crabbe et Goyle vides de pensée, à leur habitude. Le passage dura une bonne heure (on n'aurait pas dit mais le nombre de statues qu'il y avait ! Mazette !). Ils finirent par enfin traverser la porte et se retrouvèrent dans un beau salon avec une autre lettre, sur la table cette fois. Malefoy soupira bruyamment pour montrer son agacement face aux intentions du directeur mais s'avança vers la lettre.

- « Bravo ! », récita-t-il, « Vous avez vaincu mes belles statues ! Il faut que je les reconstruise à présent, mais qu'importe ! Ca a du vous prendre bien du temps, ce salon est a votre disposition pour deux heures, après quoi si vous y êtes toujours il disparaitra et vous serez tous disqualifiés. Vous êtes prévenus ! Et rappelez-vous, Le plus dur quand il faut finir est de commencer ! »

- Hermione ?, s'enquit Ron.

- 54 !, s'exclama-t-elle.

- Nom d'un calamar géant ! J'en ai eu 52 !, s'indigna-t-il.

Elle rit.

- Je te l'avais dit ! Et en plus j'ai sauvé Pansy. Dommage qu'on ne puisse pas parier, j'aurai gagné beaucoup durant ces trois mois !

- Et pourquoi pas ? On parie pour la rentrée !

- Trop loin, Ron, laisses tomber !, rit-elle.

- Eh bien je vais tenir un petit cahier avec nos scores, moi !, insista-t-il.

- Et te connaissant tu vas tricher !, dit-elle en roulant des yeux.

- Mais non !

- Dites les amputés vous avez bientôt fini ?, s'enquit Malefoy.

- Mais c'est quoi ton problème Malefoy ?, s'énerva Ron. On a deux heures devant nous, tu veux quoi ? Qu'on joue au roi du silence ?

- Ce ne serait pas du luxe en effet, dit-il de sa voix trainante.

Hermione en avait vraiment marre maintenant. A chaque fois qu'il voyait quelqu'un être bien il se sentait obligé de le rabaisser ! Quel bonheur ! Pourquoi il ne s'était pas ramassé une armure à la gueule celui-là ? Gnnn… Et en même temps, c'était le seul qui avait comprit ce qui les attendait. Rah cette situation était exécrable !

Pendant la première heure, tout se passa pour le mieux, ça parlait assez tranquillement de ce qui s'était passé plus tôt, Ron et Hermione continuaient dans la comparaison de leurs souvenirs ce qui intriguait Drago et en même temps l'emplissait d'une curiosité assez incroyable étant donné de qui il s'agissait. Il voulait savoir ce qu'ils avaient fait, mais de leur point de vue. L'air d'habituel chez eux le sidérait, ainsi que cette façon d'en parler et la force qui se dégageait d'eux, si apparente à certains moments.

Il était aussi scié par la façon dont ils prenaient les choses, après être passés par tant. A la rigolade. C'était d'autant mieux ainsi, en effet, mais comment faisaient-ils ? Il en revenait à la conclusion de témérité suicidaire, stupides lions, courageux à l'extrême connerie. Vu que cette conclusion lui convenait, il en restait là.

Bref, donc la première heure se passa sans soucis apparents, le problème fut bien la deuxième heure. Personne ne se souvient d'où ça a débuté, mais Pansy et Ron ont commencé à s'envoyer des piques. Ce qu'il manquait, vraiment ! Alors qu'Hermione avait réussi à leur infiltrer un minimum d'esprit d'équipe après moult efforts ! Les sorciers vénérés dans leur entièreté devaient être contre elle, rien n'était moins sûr !

Ils s'étaient donc éternisés sur leur prise de bec et Hermione avait fini par lâcher l'affaire, se concentrant sur son livre. Ils étaient assez grands pour se débrouiller touts seuls, après tout !

- Si on ne veut pas être éliminés de si tôt, il faut partir. La salle va disparaître dans cinq minutes, prévint Malefoy de sa voix trainante en se déplaçant déjà vers la porte.

Hermione ferma son livre d'un coup sec et se dirigea elle aussi directement vers la sortie tout en s'appliquant à rétrécir le livre et à le ranger en sureté. Les autres suivirent, les deux balèzes et Parvati dociles, Ron et Pansy en maugréant des insultes.

Hermione ne put s'empêcher de jeter à Ron un regard de conséquence et il se tut à contre cœur, tout en tirant la gueule jusque par terre (c'est vous dire, on la voyait presque ramasser la poussière… hum…).

Ils s'arrêtèrent tous devant la porte et observèrent la vue. Il y avait une salle jonchée de trous.

Etrangement, quelque chose en eux les empêchait d'avancer, leur faisait comprendre que c'était bien plus astucieux que ce que les apparences daignaient montrer. Cependant, Pansy toujours aussi en colère contre Ron, poussa un peu pour passer et s'exclamant.

- Bon ça n'a rien de compliqué qu'est-ce que vous attendez ? Ce sont des trous, il suffit de les esquiver et… AAAAAAH !

Elle parlait tout en sautant les cases, et elle ne remarqua que déjà en plein vol que les trous se déplaçaient. Bravo Pansy ! Ron qui se trouvait juste à côté d'elle quand tout cela s'est produit avait levé les yeux au ciel en guise d'exaspération. On entendait des cris étouffés venir des profondeurs mais on ne comprenait strictement rien. Je me répète Bravo Pansy. Ils étaient à nouveaux tous irrités.

- Qu'est-ce qu'elle dit ?, demanda Parvati. On n'entend rien !

A contre cœur, Ron se pencha pour mieux entendre, voyant tous les regards fixés sur lui.

- Elle dit qu'on devrait la laisser là et continuer, dit-il tranquillement.

- Sortez-moi d'ici, c'est tout gluant !, s'égosilla une voix provenant des profondeurs.

- Elle dit qu'on devrait lui balancer des rochers sur la gueule pour l'achever, traduit l'intéressé.

- Ron !, s'énerva Hermione.

- Bon très bien…, se rendit-il. Elle dit que c'est gluant et qu'on doit la sortir de là immédiatement.

Hermione lança un regard exaspéré à Ron. Pourquoi faisait-il l'enfant ? Devant les Serpentards en plus ! Quelle honte ! Elle s'avança un peu plus vers le trou et pointa sa baguette vers les profondeurs.

- Wingardium Leviosa, récita-t-elle.

Aucun changement. Elle réessaya, toujours rien.

- Laisse-moi faire Granger, tu ne domines surement pas un sort aussi facile, intervint la détestable fouine.

- Balo Elevato, prononça-t-il théâtralement.

Rien ne se produisit.

- Je vois que tu es aussi incapable que moi Malefoy, lança Hermione sarcastique. Pour information, quel est ce sort si…facile, comme tu dis ? Tu trouves que le coup du Ballon flottant est plus ingénieux que le sort de lévitation…?

Il était sur le point de répondre, cinglant, mais Parvati les coupa.

- J'ai une corde, tenez, dit-elle simplement.

Tous la regardèrent, impressionnés par ce que la jeune fille ait pu encore leur cacher. Pour le coup, son intervention eut l'effet escompté vu qu'elle mit fin à la discussion Malefoy/Hermione qui la regardaient à présent tous deux interrogatifs. Pour finir, Hermione s'avança vers Parvati et saisit la corde qu'elle lui tendait.

- Je t'envoie une corde !, cria Hermione à Pansy qui n'avait pas cessé de gémir depuis sa chute.

On entendit un énorme POC (qui retentit plusieurs fois en écho contre le mur de pierre, donnant une impression assez affolante) et puis un AIIIIIE désespéré s'éleva plus fort et appuyé du trou noir.

- Je crois qu'elle l'a eue, constata simplement Ron, un sourire aux lèvres.

Malefoy roula des yeux face aux enfantillages de Ron (dont Hermione était peu fière, il fallait l'avouer) et dit.

- Crabbe, Goyle, aidez-la à remonter.

Les deux armoires à glace s'avancèrent docilement une nouvelle fois vers la corde. Hermione lança à Malefoy un regard dégouté auquel celui-ci répondit par un regard de mépris. Comment pouvait-il traiter ses amis ainsi ? Ceux avec qui il trainait toujours ? Quel con ! Ils remontèrent pourtant la jeune fille sans trop d'effort, et arrivée au bord on entendit à nouveau un cri. Hermione, qui était toujours en train de faire un duel personnel contre le regard de Malefoy, sursauta et se tourna vers la source du cri strident (le sol).

- AAAAIE !, s'écriait Pansy.

- Mais pourquoi tu lui marches sur la main ?, s'indigna Hermione à l'adresse de Ron.

Celui-ci affichait une mine angélique mais avait sa grosse chaussure en plein sur la main de la pauvre Pansy qui essayait de s'accrocher tant bien que mal au rebord.

- Bah, c'est pour pas qu'elle retombe !, se défendit-il.

- Je rêve, soupira-t-elle.

- Et non Granger, c'est bien ton petit copain !, se permit d'ajouter Malefoy pour enfoncer le couteau.

Elle lui lança un regard meurtrier (qui s'accordait bien avec l'expression « si les regards pouvaient tuer »…) pendant que Parvati, Crabbe et Goyle s'activaient à sortir Pansy de là. Lorsqu'elle fut sortie, elle s'apprêtait à envoyer valser Ron quand Hermione intervint pour stopper toute lutte possible.

- Ca va Pansy ?

- Comment veux-tu que ça aille ?, s'énerva-t-elle. Et cet…!

- Non ça suffit !, s'exclama Hermione d'une voix ferme, ramenant l'ordre et l'attention sur elle. Souvenez-vous, nous devons nous serrer les coudes pour nous en sortir ! Nous n'allons tout de même pas nous éliminer entre nous ? Dumbledore est peut-être fou mais pas con, et s'il nous a bien précisé sa théorie sur le problème c'est qu'il avait une raison de croire qu'on en aurait besoin ! Et a juste titre. Alors tout le monde stoppe les querelles et on se prépare à un autre défi ENSEMBLE. Prêts ?

Elle eut à nouveau droit à un assentiment général et Malefoy se mit à se demander à nouveau comment elle faisait. En un instant elle dégageait à nouveau cet aura de puissance, cette force et cette détermination qui la rendaient intimidante et respectable. Elle ressemblait étrangement à la vieille McGonagall dans ces cas là…! Elle le coupa dans ses pensées.

- Comment fait-on pour celui-ci ? Une idée ?

- Le Lévicorpus ?, proposa Ron.

Voyant que tout le monde attendait qu'il développe, il s'exécuta.

- Eh bien, on se fait léviter les uns les autres avec le Lévicorpus jusqu'au bout, ensuite ceux qui sont arrivés en font de même pour ramener ceux qui restent. En gros, les plus forts devraient être envoyés les premiers pour pouvoir être sûrs d'exécuter un parfait Lévicorpus avec toute cette distance d'écart.

- Bonne idée Ron !, s'écria Hermione.

- Merci. Il est donc clair que tu y vas la première ! Et je m'occupe de toi.

- D'accord, je suis prête.

- T'es vraiment un trouillard Weaslaid !, ne put s'empêcher de s'exclamer Malefoy. Tu préfères envoyer ta copine au front et voir après si c'est dangereux ou pas !

- Malefoy…, siffla-t-il.

- On stoppe tout. Malefoy tu fermes ta grande gueule jusque quand on ait fini le défi (au moins), et Ron tu ne te laisses pas intimider par les gamineries de la fouine.

- Désolé 'Mione.

- Bon, vas-y, j'suis prête. Après vous m'envoyez Malefoy, il saura vous faire revenir également.

Drago, devant ce compliment caché se figea, totalement choqué. De quel droit la sang-de-bourbe le complimentait ? Et puis d'abord, pourquoi aurait-elle envie de le complimenter ? Cette fille était totalement cinglée, avec Dumbledore ils faisaient la paire !

Ron commença à faire léviter Hermione tandis que Pansy faisait léviter Drago. Il n'avait pas confiance, mais c'était mieux que les deux brutes ou la Patil ! Ils voyaient le sol bouger, les trous circuler au dessous d'eux pour faire en sorte qu'ils aient toujours un trou là où ils se trouvaient. Hermione et Drago étaient au même niveau, tête à l'envers. Elle voyait que Drago n'était pas à l'aise et le comprenait. C'était vraiment flippant ! Surtout que Ron la faisait tanguer sur le vide. Et soudain, alors qu'ils en étaient au trois quart du chemin parcouru… Le lien se cassa. Elle ne comprit pas pourquoi, comment une corde invisible la tenant par la cheville pouvait lâcher ? Sûrement que quelqu'un avait poussé Ron... En attendant, elle tombait.

Alors qu'elle se voyait déjà à l'infirmerie pour cause de blessures graves dans un trou rocheux, elle sentit une main l'attraper et la tenir fortement. Elle leva le regard et vit Malefoy qui la tenait avec un air révolté.

- Granger ! Aide-moi un peu !

Elle s'accrocha à lui des deux mains, pour se hisser et il put alors la prendre des deux bras également. Ce fut directement plus facile ! Il la tenait fermement et elle sentait qu'elle n'allait plus tomber à présent. Il était fort.

- Dépêche-toi Pansy !, cria-t-il.

- Oui !, entendit-on une voix au loin.

- 'Mione j'suis désolé ! L'abruti de Goyle m'a poussé !, s'écriait Ron paniqué.

- Ton copain ne sait pas tenir une baguette !, s'exaspéra Malefoy.

- T'arrive à faire chier ton monde même pendu par la cheville et avec un poids considérable à tenir en main !, s'indigna la rouge et or.

Il roula des yeux mais ne voulut pas trop gaspiller son énergie tout de même. Même si Granger était légère, il n'était pas superman et avec la vitesse à laquelle Pansy allait ça allait devenir douloureux. En plus il devrait prendre une douche directement après ! Souillé par une sang-de-bourbe ! C'était le comble, il était trop généreux de l'avoir rattrapée. En même temps, comment s'en serait-il sorti sans la miss je-sais-tout ? Seul avec des abrutis, ça aurait été la disqualification directe et il n'aurait supporté en aucun cas de perdre. Quitte à supporter l'infecte Granger trois mois durant…!

- Malefoy ?, entendit-il une voix timide l'appeler.

Il se tourna vers elle, intrigué par ce ton.

Ses yeux étaient interrogateurs. Encore une sensation de vue !, pensa-t-elle. Sauf que c'était sûrement du aux efforts qu'il faisait en même temps dans les autres domaines. Elle poursuivit face à ce regard.

- Merci.

Il écarquilla les yeux puis se reprit.

- Sans toi je n'arriverai jamais à rien avec ces imbéciles, dit-il cassant.

Elle ne prit pas la peine de répondre. Il avait avoué qu'il avait besoin d'elle, tout comme elle s'avouait intérieurement qu'elle avait besoin de lui pour arriver à ses fins. C'était à profit, mais c'était Malefoy aussi ! Ca ne l'empêchait pas de le remercier, au moins par politesse. Et puis le blond l'avait quand même sauvée ! Un exploit qu'elle aurait cru jusque là tout bonnement utopique. Si on l'avait prévenue à l'avance, elle aurait ri face au ridicule !

Ils arrivèrent après cinq autres minutes au bord, et lorsqu'ils dirent « C'est bon ici ! » ils furent lâchés sans douceur sur les dalles inégales (vive le mal au dos… vive Dumbledore !). Ils finirent par (après moult efforts et concentration) pouvoir ramener tous les autres, à deux. C'était trop risqué de les laisser faire ça eux-mêmes. Lorsqu'ils eurent finis, ils s'écroulèrent tous dans cette petite parcelle de pavés, épuisés.

- Hermione…, commença Ron d'un ton suppliant.

- Ca va Ron, c'est fini on ne va pas y revenir ! Je sais que ce n'était pas de ta faute. Laisse-nous souffler un peu maintenant.

Face à cette réplique il se tut. Elle lui avait déjà dit plusieurs fois de suite qu'elle ne lui en voulait pas, et il avait lui aussi besoin de reprendre son souffle.

Ils enchainèrent ainsi étape par étape, et une semaine de suite, galérèrent tous, la peur au ventre. Mais la nuit, contrairement à ce que Dumbledore avait laissé entendre pour les stresser, les « monstres » ne pouvaient venir les déranger. Et dire que ce n'était que le début ! Ils comprenaient maintenant un peu plus la notion du « ça risque de durer un certain temps »... Ils sentaient qu'ils venaient à peine de commencer et déjà une semaine de passée ! Ils étaient épuisés. Heureusement, ils se serraient les coudes (en défi uniquement, faut pas trop rêver, on n'est pas au pays de poneys magiques non plus…!) et personne ne fut perdu en cours de route. Pas encore, tout du moins…

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Ouhlàlà le suspensssssss... Nan j'déconne tout le monde s'en fout XD J'espère que le chap vous a plu :D Oubliez pas la review ! Bisouw !