Coucou :D
J'suis venue pendant le temps de midi (chez moi) spécial pour vous pour vous poster à une heure convenable xD Si c'est pas chou ça xD (je suis aussi venue manger mais bon... tout est relatif, hein? :D :p)
Bref, voilà le cinquième chapitre! Votre avis ?... et merci pour les reviews :D
Ah et, hésitez vraiment pas à mettre des reviews :p Sérieusement. Même rien que pour dire « j'aime » ce serait super :D Je répète notamment pour les story alerts... Parce que je comprends pas quand on la rajoute mais qu'on dit rien :p :D J'veux savouââââr!
Bisou, enjoy!
Mackk.
O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O
5. Le départ de Ron et ce qui s'ensuit…
Durant cette longue et éprouvante semaine, tout fut assez flou. Il y avait une sorte de trêve entre eux dès qu'ils étaient en défi (qui était rompue assez régulièrement cependant, mais vite reprise par un autre membre de l'équipe… pas facile facile de mettre ses différends de côtés ! Surtout avec une sale fouine de malheur… enfin soit, je me tais ou la parenthèse fera 10km), mais lorsqu'ils n'y étaient pas, tout redevenait comme avant.
Malefoy était un gros emmerdeur ! Ron, Hermione et lui ne cessaient de se disputer, de se provoquer et presque de se battre. Comment pouvaient-ils être dans le même groupe ? Ils se haïssaient tellement qu'à eux seuls ils auraient pu se constituer un défi consistant !
Crabbe et Goyle se cherchaient les poux à longueur de journée (enfin, le peu de fois qu'ils parlaient, s'entend). Pansy continuait à faire chier mais était moins méchante même si elle ne se l'avouerait jamais, et Parvati… Subissait, dirons-nous. On voyait qu'elle n'aimait pas se trouver là, que les combats c'était pas son truc, qu'elle n'avait pas ses amis, que leurs disputes à tous ça la faisait chier et qu'elle n'y était pas habituée.
Pourtant, une semaine entière passa, et ce sans perdre un seul des membres du groupe. Ils étaient assez fiers ! Malefoy clamait évidemment que c'était parce qu'il faisait partie du groupe en question, mais on connaît tous bien l'imposante modestie malefoyenne. Une semaine. Mais évidemment, ça ne pouvait pas éternellement durer…
C'était un lundi. Et c'était un putain de défi (sans vouloir paraître grossière, bien entendu). Ils devaient faire un échec version sorcier géant. Comme pour la pierre philosophale, oui. Sauf que là ils étaient sept ! C'était sûr que certains allaient se retrouver avec Pomfresh ! Sept pions en moins, on ne rigole pas avec ça ! Surtout que Ron, habitué à faire son chevalier, allait encore se sacrifier... Hermione le sentait et ça la rendait malade. Dès qu'ils virent l'échiquier géant, les yeux de Ron s'illuminèrent tandis qu'Hermione se tournait vivement vers lui. Elle vint le prendre dans ses bras.
- Ca va aller, 'Mione.
- Ron, t'as pas intérêt à te sacrifier comme la dernière fois !, gémit-elle.
- Tu sais très bien qu'il le fallait. Si j'ai à le faire cette fois-ci ce sera pour la victoire et je vous permettrais de continuer !
Elle leva le visage de son torse pour le regarder droit dans les yeux. Elle avait des larmes qui perlaient et on vit clairement de la tristesse passer dans les traits de Ron face à cette vue. Il lui prit le visage dans une main et le caressa du pouce. Ils restèrent ainsi au moins une minute entière, personne n'osait rien faire…
Drago de son côté faillit en vomir. Encore et toujours du courage ! Ecœurant ! Et puis, toujours à se rapporter à des faits passés… Il voyait bien que même s'ils en parlaient avec toute l'aise du monde, ces évènements les avaient marqués. En tout cas, il détestait ces moments à l'eau de rose, rien que dans les films déjà, alors lorsque c'était du Cerveau et de la Serpillère qu'il s'agissait, l'horreur était à son comble (ainsi que l'indignation et le dégout profond)!
Pourtant, il se fit violence pour ne rien dire, à en croire Granger son ô combien aimé copain allait partir d'ici quelques instants, il pouvait bien se taire pour la paix ensuite ! Il préféra alors se concentrer sur la réaction de Granger. Jusqu'à présent, elle s'était montré, forte, déterminée, puissante, presque intouchable. Et à présent, avec le seul fait d'un échiquier géant, elle semblait désemparée ! Tout ça parce qu'il s'agissait de son copain ! Non mais c'était un cauchemar et il allait se réveiller, hein ? Une histoire d'amour en direct entre les deux pires bouffons qu'il ait jamais connu, mis à part le Saint Esprit qui leur servait de meilleur ami. Eurk.
Enfin, Ron se décida à parler.
- Allons-y…, dit-il en déposant un baiser sur le front de la jeune fille.
Elle l'attrapa par la chemise alors qu'il se décollait et captura ses lèvres dans un mouvement désespéré. Il n'eut même pas idée de l'arrêter, il sentait aussi que la fin était proche et elle méritait au moins un baiser… Les autres ne répliquèrent même plus, après une semaine à les voir s'embrasser de temps en temps où se témoigner autant d'amour ils s'y étaient habitués. Lorsqu'ils interrompirent le baiser, il lui caressa d'un geste évasif les cheveux avant de s'éloigner.
Ils se positionnèrent et commencèrent à jouer. Les autres étaient pétrifiés. Ils n'avaient jamais vu ça, c'était d'une telle violence… Le jeu dura quatre heures. Quatre longues heures de stress. Ils avaient perdu Parvati… Mais elle ne semblait pas si triste de partir. Avant de partir, elle leur dit qu'elle préférait que ce soit elle qui parte plutôt qu'un autre parce que ce n'était vraiment pas son truc, les défis. Ca eut le don d'attendrir Ron et Hermione (les Serpentards s'en fichaient comme d'une guigne) mais également de la laisser partir en paix sans trop de remords…
Ron pour sa part était resté intact, et le jeu avait duré aussi longtemps parce qu'il avait tout fait pour contourner le fait de sacrifier les vrais joueurs. Hermione était pleine de bonheur... Ron était encore là ! Avec elle ! Elle sauta dans ses bras après avoir déclaré le « échec et mat ! » puis, ils s'avancèrent vers la porte.
Malefoy, lui, enrageait que la belette soit encore là...! Granger était pourtant certaine qu'il allait rejoindre Pomfresh ! Alors quoi ? Il s'était retenu d'insulter pour rien ? Ca lui apprendra à ne pas profiter du moment présent pour lâcher les vannes qui lui viennent à l'esprit ! Et surtout de se fier à Granger ! Non mais quel con !
Il ruminait toujours tandis qu'ils continuaient leur tour. Après cela, il y eut un défi nécessitant la ruse et la manipulation, et ce furent les Serpentards qui menèrent la danse. Ils étaient vraiment très doués ! Bon, évidemment, ce n'est pas une grande qualité mais Hermione était stupéfaite de leur capacité à ruser. Même les deux ogres ! Qui l'eut cru, sérieusement ?
Elle et Ron se débrouillèrent comme ils purent (c'est à dire bien ! Même à côté des Serpentards qui excellaient en la matière…), souvent aidés par les Serpentards lorsqu'ils bloquaient. Ensuite, ils tombèrent enfin sur une nouvelle salle de repos (à la bonne heure !) et se laissèrent tous tomber dans le canapé.
- J'en ai marre de toute cette histoire !, grogna Malefoy.
- Et moi donc !, gémit Pansy.
- J'avoue que c'est extrêmement long et épuisant… Pourquoi aussi longtemps ?, soupira Hermione.
- Parce que la chose qui nous sert de directeur à laissé son cerveau dans son tiroir à chaussettes, ironisa Ron.
- Merci Ron, très philosophique, dit Hermione.
- Je sais je sais.
Malefoy sous son masque impassible avait trouvé la remarque de Ron tellement haute à son niveau qu'il aurait pu esquisser un sourire, voyez-vous donc ! Mais bon, c'était la serpillère qui parlait, et puis, comment quitter sa si charmante bouille antipathique et desséchée ? Non, il préférait garder son impassibilité si choyée !
Ils n'en parlaient pas, mais ils pensaient tous à Parvati. C'était la première à être partie… Ca voulait dire qu'à présent, les vrais défis, les vrais problèmes commençaient. Ce n'était plus de la rigolade, de l'entrainement. C'était de l'action.
Puis, dans cette même journée, ils reçurent une missive urgente du directeur. Comme d'habitude, Drago alla la chercher, mais lorsqu'il lut les quelques mots sur l'enveloppe il la tendit à Ron, qui le regarda avec stupeur.
- C'est pour vous, la belette, s'irrita le blond.
- Nous ?, s'étonna Ron.
Il lut « A l'intention de Miss Granger et Mr. Weasley ». Que se passait-il donc ? Il ouvrit l'enveloppe avec empressement et commença à lire le contenu à voix haute, même si les Serpentards n'étaient pas concernés.
- « J'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer », commençait le directeur (ça promettait !), « Harry a besoin d'aide. Je sais que Miss Patil s'est sacrifiée en pensant que vous alliez rester, mais un de vous deux doit revenir et l'autre restera avec les quatre Serpentards. Je vous laisse choisir lequel d'entre vous reviendra, dès que ce sera fait, il faudra… faire en sorte de revenir. Toutes mes excuses. »
- Que… Quoi ?, s'étouffa Hermione.
Ce vieux fou voulait non seulement qu'un d'eux reste seul avec les Serpentards, mais aussi que l'autre se laisse attaquer violemment au risque que ça soit grave ? Il était totalement cinglé ! Non mais qui leur avait fourré un directeur pareil ? Elle en avait même presque envie de l'insulter de tous les noms avec Malefoy qui le faisait toujours si bien ! Non mais merde ! Et il était définitif qu'elle et Ron allaient être séparés à présent… Pourquoi? Il était toujours là, après le jeu d'échecs, alors pourquoi ? Par Merlin !... Des larmes coulaient sur ses joues, elles dévalaient ses pommettes sans interruption, bien que silencieuses et brûlantes.
- Hermione, je vais y aller…, commença Ron.
- Mais, Ron !, pleura-t-elle en laissant échapper un hoquet d'horreur.
- Il faut qu'un de nous aille aider Harry, Hermione, on ne sait même pas ce qui lui arrive ! Et tu es celle qui peut nous faire gagner ici, moi je suis celui qui aide Harry à prendre le tout le mieux possible… J'irai.
Elle pleura de concert et passa de longues heures dans ses bras. Elle ne voulait pas le voir partir. C'était déjà tellement dur avec lui présent de résister à toute cette pression, à Malefoy, à supporter les amputés de réflexion et à affronter tous ces défis sachant que la presque totalité repose sur vos épaules… Alors sans lui ? Comment faire ? Etant la seule Gryffondor ! Seule ! Avec les quatre pires Serpentards ! Même quatre Serpentards ça aurait été du suicide, mais avec ceux-là ? Pourquoi leur faisait-il ça ?... Elle pleurait. Elle pleurait beaucoup, ne pouvant s'arrêter, ne cherchant même plus à le faire.
...Elle était secouée de sanglots, blottie contre le torse de Ron, abandonnée, alors qu'ils étaient appuyés contre l'appui de fenêtre. Elle ne voulait pas que les autres la voient pleurer, si faible… Ils en profiteraient trop. Pourtant, elle voulait crier, hurler que c'était injuste, qu'on ne pouvait pas lui faire ça, lui enlever son dernier espoir… Et pourtant. Et pourtant, il y aurait toujours quelqu'un pour lui rappeler que « justement, la vie n'est pas juste ».
Ron la berçait, l'encerclant de ses bras, son menton sur son crâne, et soupirant de temps à autres. Ils ne parlaient même plus, ils sentaient. Ils sentaient tous les deux le malheur de l'autre, ils ne voulaient plus se lâcher, rester agrippés ainsi l'un à l'autre et que personne ne puisse jamais les détacher. Mais ce n'était pas le but du jeu, cependant.
Lorsqu'ils revinrent s'installer sur les fauteuils, ils s'étaient calmé tous les deux. Malefoy ne put s'empêcher de remarquer que la sang-de-bourbe avait les yeux rouges… C'était la première fois qu'il la voyait en position de faiblesse, toutes défenses baissées. Il pourrait bien l'achever maintenant ?...
Rien ne le tentait plus, mais le but n'était pas de l'envoyer à St Mangouste, le but était de la faire chier en la poussant à bout tout en gagnant le tournoi. Il ne supporterait pas de le perdre, il en allait de soi ! Il savait cependant que c'était de même pour la rouge et or.
Le clochard avait l'air sérieusement torturé. L'amour était tellement écœurant ! Beurk ! Et penser que tout ça c'était à cause du balafré. Ces gens étaient vraiment des malades mentaux. Et il allait devoir supporter la sang-de-bourbe d'humeur franchement massacrante pendant plus de deux mois et demi ! Impossible !
Pendant ce temps Ron et Hermione s'étaient installés sur le grand fauteuil. Il était assis à un bout, et elle était couchée de tout son long, sa tête posée sur ses jambes à lui... Ils étaient mignons ainsi, pensa Pansy. Dans les pleurs et le désespoir ! Elle était en train de lire un magazine que Dumbledore avait mis dans la bibliothèque commune. Ce vieux a quand même du goût !, pensa-t-elle.
Crabbe et Goyle faisaient une partie de cartes version sorcier, en silence comme de juste. Des fois fusaient des insultes, mais jamais de conversation. Comment vivaient-ils ? Etaient-ils heureux ? Pour eux, c'était quoi le bonheur ? Qu'est-ce qu'ils aimaient ? Et le contraire ? Les questions volaient dans la tête d'Hermione tandis qu'elle essayait d'oublier tout ce cauchemar.
Malefoy était nonchalamment assis sur un fauteuil face à eux, plongé dans un livre à présent. C'était dingue comme, dès qu'il se concentrait sur quelque chose d'autre, ou qu'il lisait comme elle avait pu souvent le constater cette dernière semaine, il acquérait un visage humain.
Ses traits se détendaient, laissant passer un peu de douceur parmi autant de dureté et de mépris. Il en devenait assez beau. Si on le regardait objectivement bien sûr, car Hermione ne l'aurait jamais trouvé beau même si elle avouait qu'il était pas mal ainsi. Elle le détestait en même temps, alors comment être objective ? Tout le monde sait que les sentiments déforment la vision de la beauté physique. Pour elle, c'était et ce serait toujours le petit bâtard méprisant fils de bourges pourri gâté de sale fouine blonde.
Tandis qu'elle pensait cela, elle sourit. C'était dingue tout ce que les préjugés pouvaient faire. En fin de compte, ils ne connaissaient même pas Malefoy comme pour le juger de la sorte. Ils s'étaient directement haïs et gueulé des mots de haine, cherchant à blesser l'autre ! Mais avaient-ils envie de le connaître plus ? La réponse fuserait dans tous les cas : non. Alors ?
Dans la vie, on a toujours besoin de quelqu'un de détestable. Et Malefoy emplissait ce rôle à merveilles ! Celui qui ne le connaissait que peu pouvait déjà dire qu'il savait pertinemment comment il était, cependant Hermione voyait que c'était un masque avec le sceau « FM » (Famille Malefoy) cacheté au visage. Ce n'était forcément pas lui, il ne pouvait pas être que haine et mépris. Mais elle ne croyait pas avoir envie de le connaître plus. Pourquoi ? Par peur, sûrement ? Non, sûrement plus parce qu'il la remballerait et qu'il se moquerait d'elle le restant de ses jours (encore plus que ce qu'il ne l'aurait déjà fait, s'entend !). Et elle ne supporterait pas cette humiliation ! Après tout il a ses… hum… super amis !
Ron, pendant ce temps-là, ne pensait pas vraiment à ça. Oui, il était hyper triste de quitter Hermione, parce qu'il l'aimait plus que tout au monde, et ils étaient enfin ensemble… En plus la laisser seule dans ce merdier avec les Serpentards, ça craint.
Mais bon, il avait très envie de retrouver Harry et de voir en quoi il avait besoin d'aide. Il allait œuvrer pour une cause réelle, et non pour des simulacres comme là. Il était vraiment départagé. Et puis, Hermione avait beau dire qu'elle ne survivrait pas sans lui, il était persuadée qu'elle serait beaucoup plus efficace sans lui dans les parages, il rate toujours tout, ça fait un demeuré en moins !
Non, c'est vrai qu'il maitrisait pas mal les sorts etc, ils avaient fait beaucoup de preuves, mais il mettait toujours les pieds dans le plat et peut-être que justement la haine la rendrait encore plus ambitieuse… Non ?
Bon, non, en fait il essayait seulement de se convaincre qu'il pouvait la laisser tranquillement là sans qu'il y ait de problèmes ou qu'il se sente coupable. Mais il avait beaucoup de raisons de penser que c'était une ignoble idée que de la laisser là toute seule. Avec Malefoy en plus ! Il allait la massacrer ! Il la retrouverait à St Mangouste ! Et avec un peu de chance entière, mais qui sait ?
Il avait peur. Peur de la laisser, peur qu'il lui arrive quelque chose, à elle et à lui, bref, le fait qu'ils ne se retrouvent plus en fin de compte.
Il avait peur d'avoir envie de voir Harry aussi, d'avoir envie de rentrer. Ca ne devrait pas être le cas ! Il devrait simplement avoir envie de rester avec elle, non ? Mais bon, Malefoy était repoussant et Harry avait besoin de son aide. Il avait toujours été là, avec Harry, dans chacune de ses aventures… Il devait y aller…
Pansy interrompit leurs rêveries et la lecture de Malefoy.
- Alors euh… C'est lequel de vous deux qui va voler au secours de Potter ?
Le début de sa phrase avait sonné timide mais elle s'était vite reprit en mépris. Les Serpentards, j'vous jure ! Incapables de montrer une once d'humanité !
- C'est moi, fit Ron, t'inquiète pas tu m'auras plus sur le dos le bulldog.
- Ron, c'est bon, tu vas pas provoquer une dispute juste avant de partir et me laisser me démerder avec les Serpentards de mauvais poil ?, soupira Hermione, à bout.
Ca eut le mérite d'attirer le regard de Malefoy, toujours aussi impassible, le regard de Pansy qui ne savait pas si être vexée ou vainqueur, et aucune réaction du côté des gorilles, comme de su.
Pour toute réponse elle fixa le sol, n'ayant pas la force de soutenir leurs regards. Ils n'insistèrent pas, la voir comme ça ne donnait même pas envie de l'emmerder… Elle semblait… rendue. Et pour une Gryffondor, Salazar sait que c'est bizarre ! Ils sont sensés être courageux, et tout le tralala ! (Eurk).
Le reste de la soirée se passa sans encombres (à part la super nouvelle et ses répercutions directes), et pour leur dernière nuit, Ron et Hermione dormirent ensemble sur le fauteuil. Ils l'agrandirent pour qu'il soit assez large, et se couchèrent là pour pouvoir passer la nuit ensemble avant une longue séparation. Malefoy les regarda avec dégout et offuscation mais ne dit rien, sachant que de toute façon ça ne servirait à rien. Le lendemain, Weasmoche partait.
…
Le départ de Ron fut dur. Non seulement pour les adieux avec Hermione, sinon qu'il dut se préparer à se laisser lui-même avoir en ayant confiance qu'il ne serait pas tué pour n'avoir opposé aucune résistance.
Le premier défi était des trolls. Trolls par ci, trolls par là, c'était un spectacle assez… comment dire ?... Impressionnant, allé.
Mais comment faire pour que Ron soit mis hors jeu ? Il fallait qu'un de ces monstres… Le frappe avec sa massue sur le crâne ? Mais ils pouvaient lui briser la colonne vertébrale comme ça !
Hermione était en pleine panique. Le but de ce défi là était d'assommer les trolls pour pouvoir passer. Ils s'étaient décidés à faire le Wingardium Leviosa comme Ron l'avait fait en première année, mais comment est-ce que le monstre pouvait atteindre Ron sans lui faire trop de mal ?
En fin de compte, ils n'eurent pas à réfléchir bien longtemps, car dès qu'ils s'élancèrent un troll apparut de derrière le mur prêt à faire voler Hermione en éclats, et Ron s'imposa entre lui et elle directement (non pas comme occasion pour partir bien sûr, pour la sauver). Il se sentit projeté le long de la salle et atterri bien plus loin en se calant contre un mur.
- ROOOOOOOOOOOOOOOOOOON !, cria Hermione au bord des larmes.
- Fais-le vite partir avant qu'il ne reçoive d'autres coup, lui dit Pansy tout en se préparant à contrer les monstres.
On aurait dit qu'elle compatissait, qu'elle disait cela comme si elle allait essayer de retenir les trolls pendant qu'Hermione le faisait partir. Mais celle-ci ne s'attarda pas sur tous ces détails. Elle s'élança vers Ron, ne prenant pas gare aux trolls qui auraient pu se trouver sur son passage. La seule chose qu'elle voyait c'était ce corps inerte et cette chevelure rouge feu.
Lorsqu'elle arriva à son niveau, elle le retourna pour essayer de le réveiller pas de réaction. Elle pleurait à présent, elle le serra fort dans ses bras, lui dit (même si elle savait qu'il ne l'entendrait pas) que tout allait bien se passer et le fit partir en prononçant la formule.
Lorsqu'elle se retourna, elle se retrouva face à face avec un troll adulte prêt à l'assommer. Elle s'était retournée de justesse, il faut croire ! Elle effectua le Wingardium Leviosa alors qu'il amorçait déjà le geste avec sa massue. Le troll s'effondra par terre et elle dut l'escalader pour pouvoir rejoindre les autres...
Elle arrivait à leur niveau lorsqu'elle vit un troll derrière Malefoy, s'apprêtant à frapper également alors que celui-ci se battait déjà avec trois autres trolls. « Wingardium Leviosa ! » cria-t-elle. Elle n'était pas obligée de crier pour que les sorts marchent, mais lorsque tu es dans une situation comme celles là c'est comme si tu ne pouvais pas l'éviter… Malefoy se retourna lorsqu'il entendit le troll s'étaler de tout son long derrière lui. Il n'avait pas entendu le sort.
Il regarda ses coéquipiers pour voir qui en était l'auteur et vit Granger se retournant déjà pour continuer à se battre. Il se dit simplement qu'ils étaient alors à égalité, une vie sauvée pour une autre, et continua simplement son combat sans penser une seconde à un futur merci. Et puis, de toute façon, Hermione n'en attendait pas.
Pansy, dont tous se souvenaient d'une super anecdote selon laquelle elle avait utilisé des flèches pour un des défis, et avait frappé Goyle de plein fouet alors que la cible était bien à droite, se redressa et se mit à crier, alors que tous étaient surpassés de trolls.
- Ils sont beaucoup trop nombreux !
- Non, tu trouves ?, railla Hermione.
- Est-ce que mes flèches peuvent blesser un troll ?, s'enquit-elle avec une mine sérieusement naïve.
- Aucune chance vu que tu vas viser à côté !, s'exaspéra Drago au bout de la crise de nerfs.
En effet, la petite partie de cache-cache avec les trolls s'avérait être très difficile. Ils étaient partout, et ne pouvant décemment pas envoyer des Wingardium Leviosa à plusieurs trolls à la fois les massues de tous s'évertuaient à fendre l'air de partout, et ils étaient obligés de sauter, tourner, rouler, éviter, bref, faire une belle gym acrobatique pour rester entiers.
On aurait dit qu'ils participaient au jeu du je-saute-partout-et-fais-n'importe-quoi-youhou-que-c'est-rigolo ! Un peu plus et ils auraient pu penser à un entrainement pour devenir sportif qualifié ! Mais non, la réalité était tout autre : ils étaient bel et bien en train d'esquiver des massues de trolls. Qui aurait cru que la réalité aurait pu un jour donner un truc aussi saugrenu ? Aucun moldu ne vous aurait cru ! (l'auteur joue aux rimes, warning…)
Pansy ne releva pas la moquerie de Drago, elle se renfrogna mais se concentra sur un troll de plus de quatre mètres (parmi tant d'autres) qui insistait à présent à l'attraper avec la main et l'envoyer voler dans les airs.
Crabbe et Goyle étaient tellement concentrés qu'ils fronçaient les sourcils au possible, on aurait dit des unisourcils abrutis qui en plus luttaient la bouche ouverte, sérieusement ! Ca aurait été un beau spectacle et source de rires s'ils n'avaient pas été tous dans de si beaux draps !
Soudain, le nombre de troll fut trop imposant. Ils étaient partout et ils étaient dans la quasi impossibilité de s'en sortir parmi leurs massues, alors Malefoy cria :
- ON SE REPLIE !, et commença à courir vers le fond (leur point de départ…!).
Ils coururent tous mais Hermione était offusquée. Se replier ! Fuir ainsi ! Quels Serpentards !
- Vous êtes des lâches !, s'égosilla-t-elle totalement outrée.
- Pas du tout, c'est de la ruse !, s'offusqua Pansy à son tour.
Face à cette réplique totalement Serpentarde Hermione se permit de lever les yeux au ciel tandis qu'elle courrait, en supplication silencieuse au grand Merlin pour qu'il daigne se rendre compte que pour sa vie à elle, elle aurait peut-être eu besoin d'un coup de main du tout-puissant !
- Arrêtez-vous !, s'indigna-t-elle en stoppant d'un coup.
Ils furent tous obligés de s'arrêter, voyant l'aura de puissance qui se dégageait de la jeune femme. Bien à contre cœur cependant ! Drago lança un sort de protection pour enfants (le seul qu'il se rappelait… On pouvait toujours essayer hein !).
- Qu'est-ce que tu fais ?, demanda Pansy moqueuse. Et t'appelles encore ça de la magie !
- En tout cas, nous avons constaté l'efficacité de la tienne !, répliqua Drago, venimeux.
- Maiiiis !, gémit Pansy.
Hermione regardait cette scène avec suffisance. Des lâches. Nom de dieu, deux mois et demi avec des lâches qui fuient dès le moindre contre coup ! Qu'allait-elle faire d'eux ?
- C'est la difficulté qui donne une saveur à la réussite, gronda-t-elle en s'avançant vers le bord du champ de protection enfant.
- Eh ben dis donc, t'es bien une Gryffondor !, s'irrita Malefoy. Vous êtes toujours aussi téméraires !
- On appelle ça du courage.
- J'appelle ça comme c'est, et c'est de la témérité.
- Va te faire voir Malefoy.
Elle continua à avancer jusqu'à traverser la protection et la casser, affrontant les trolls. Ils arriveraient bientôt à son niveau, elle profita donc du peu de temps qu'elle avait avant qu'ils ne soient trop proches et que ce soit plus difficile. Plus il y en aura d'assommés en route, moins ils en auront à esquiver ! Les autres furent obligés de la suivre, voyant la détermination dans les yeux de la rouge et or, cette puissance, et aussi cette honte de ce qu'ils faisaient. Et puis, elle avait brisé leur champ de protection de toute façon…
- Nous allons probablement essuyer un cuisant échec, soupira Drago au bord de la crise.
Cette Gryffondor voulait les tuer ! C'était donc ça ! Il savait qu'elle les haïssait au plus haut point mais tout de même…! D'ailleurs, lui aussi la haïssait, mais elle ne pouvait décemment pas faire ça ! Remarquez qu'il ne se défaisait tout de même pas de son beau vocabulaire.
- Quoi ?, s'enquit Crabbe en relevant subitement la tête, comme s'il s'était assoupi.
Manquait plus que ça ! Youpi !, pensa Hermione. Je suis avec des crétins finis enfermée dans cet endroit sinistre ! Youpi !
- Il dit qu'on va s'faire défoncer la gueule, répéta Goyle avec ses propres mots (ce qui eut le don d'arracher une moue exaspérée à Malefoy).
- Je rêve, continua le blond. On va partir en héros d'une fin dramatique de merde.
- Et tu trouves encore l'énergie pour le sarcasme ! C'est bien toi ça, Malefoy !, railla Hermione qui suait contre quatre trolls de grande taille.
- L'humour est la politesse du désespoir, Granger.
- Et philosophe en plus !, dit-elle surpassée.
- Ca me confirme que tu ne connais pas la politesse !, railla-t-il. Tu préfères te plonger directement dans le désespoir, sans penser à l'humour. Comme avec toute cette histoire, par exemple, dit-il avec un sourire mauvais.
- Tu crois vraiment que c'est le moment ?, répondit-elle piquée à vif.
- Si ce n'est pas maintenant on sera morts, dit-il en roulant des yeux.
- Bien sûr que non !, dit-elle révoltée en se tournant vers lui, un doigt accusateur pointé vers son visage (à lui bien sûr, pas à elle… hum!). Aie un peu confiance en toi Malefoy, merde ! C'est toi le petit bourge imbu de lui-même ! Alors t'as intérêt à jouer ton rôle pour une fois qu'on en a vraiment besoin ! On est des battants, on va réussir ce défi parce qu'on est doués et que personne ne nous fera renoncer à notre victoire ! Je sais que tu es ambitieux aussi, alors bouge tes fesses ! EXECUTION !
- Eh bien Granger, je comprends mieux quand on parle de la puissance du lion à présent, dit-il les yeux brillants.
- Tant mieux parce que c'était un ORDRE !, cracha-t-elle en tournant les talons pour se confronter à ses éternels trolls.
- Un Malefoy ne reçoit pas d'ordre !, siffla-t-il.
- C'était un ordre que tu te donnais à toi-même Malefoy, fais pas chier, tu veux pas vivre peut-être ?
- Tu as un vocabulaire vraiment très enrichi Granger, je te jure. Qui l'aurait cru ?
- Excuse-moi de briser tes préjugés sur moi, non, sérieux…, se moqua-t-elle.
- Je m'en fous, c'est pire ceux que tu me donnes là.
- Concentre-toi sur la victoire tu veux ?, s'énerva-t-elle.
- Je ne connais que la victoire.
Là, elle se retourna d'un coup vers lui, un sourire vainqueur sur le visage, elle rayonnait. Il se demanda comment est-ce qu'elle faisait pour être aussi rayonnante alors qu'ils se battaient comme des acharnés avec des trolls et qu'ils étaient en train de s'insulter depuis un bout de temps mais n'insista pas c'était Granger après tout. Une sang-de-bourbe rat des bibliothèques miss je-sais-tout. Elle avait sûrement une faille dans son cerveau qui faisait qu'elle soit détraquée ainsi !
- Moi aussi, fut sa courte réponse avant de foncer vers les trolls.
Totalement tarée, pensa Drago.
Ils se battirent pendant encore quelques heures, et ce fut éreintés, totalement secoués, le cerveau emmêlé, l'esprit perdu, les sens en éveil et une humeur de chien qu'ils traversèrent la porte.
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Voilà voilà :) Bon je vous l'accorde, ce chapitre-ci n'est pas sensass' XD Enfin, je trouve... Mais bon, il devait tout de même faire partie de la fic, alors j'espère qu'il ne vous a pas trop déplu :) Pensez au bouton vert ci-dessous :D Bisouus !
