Coucou!

Alors, tout d'abord et comme d'habitude, merci pour les reviews! :D C'est supeer !

Et j'espère que ce chapitre vous plaira...!

Bonne journée!

Mackk.

(J'me suis servie d'une de ces chaines pourries où on mélange le français et l'anglais... oui évidemment c'est pas moi qui ai trouvé tout ça toute seule :p haha, enfin voilà, et tjs Naheulbeuk comme j'l'ai dit précédemment !)

O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O

6. Quand y'a plus moyen c'est qu'y'a plus moyen

Là, ils étaient déjà assez remontés. Ils en avaient marre. Mais ce qui les attendait derrière la porte… Ils crurent mourir.

- Qu'on gratte tous les jeunes !, s'exclama l'homme chétif qui se trouvait face à eux.

Les trois imbéciles eurent un mouvement de recul tandis que Malefoy serrait les poings et qu'Hermione mettait inconsciemment une main devant sa bouche de dépit.

- C'est pas vrai !, s'exclama Malefoy.

- Des franglais !, pleurnicha Hermione.

- Des quoi ?, demanda Pansy sans se défiger.

- Des franglais. Ils te parlent en français en disant des choses en anglais. Ils n'ont pas l'intention de nous gratter, « qu'on gratte tous les jeunes » et « congratulations » c'est la même chose… Tu comprends ?

Les trois incompris ouvrirent grands les yeux, comme si oui, en effet, la lumière s'était faite dans le grenier vide qui leur servait de cerveau.

A cette image, Hermione se rappela d'un poème de Baudelaire qui parlait de boite crânienne avec des toiles d'araignées et une chauve souris enfermée à l'intérieur, et elle se dit que, décidément, la comparaison avec les trois Serpentards était assez flagrante.

- Et on est sensés faire quoi ?, demanda enfin Goyle.

- Traduire. Et répondre.

- Et si on y arrive pas ?

- Ils ont l'air chétif comme ça, mais ce sont des sortes de mutants…

- En gros vaut mieux pas rater, conclut aigrement Malefoy.

Hermione opina faiblement.

- Granger, dis moi que t'es douée en ça.

- Je me débrouille, fit-elle en déglutissant. Dis-moi que tu te débrouilles aussi.

- Je me débrouille.

Elle soupira de soulagement.

- Bien. Prêts ?

Personne ne répondit, et ils avancèrent.

- Six tonnes de chair, énonça un des franglais.

- Sit on the chair, dit Hermione en voyant cinq chaises devant eux.

Les autres firent docilement ce qu'elle disait. Ils se concentrèrent sur les franglais, qui les regardaient avec un air faussement angélique qui laissait nettement bien paraître du sadisme… Par Merlin, Dumbledore allait avoir de leurs nouvelles !

- Ail ou radis ?

- … ?

Hermione et Malefoy réfléchissaient à toute vitesse tout en se fixant, comme pour chercher la réponse chez l'autre. Hermione énonça alors sans son, appellation muette à Malefoy.

- « Are you ready ? » ?

- YES, répondit-il aux franglais en les fixant de tout son mépris, le plus possible, impressionnant et terrassant tout le reste.

Pour une fois, Hermione fut contente qu'il ait pu jouer de ça. Il était imposant ainsi, puissant d'une certaine manière, Malefoy pour tout dire, et cet avertissement aux franglais n'est pas passé inaperçu aux yeux de ceux-ci qui le regardèrent avec suspicion. Ils ne semblaient plus très sûrs d'eux !

- Débile !, lança un des franglais.

Ils ouvrirent tous des yeux ronds et Malefoy sembla en prendre un sacré coup sur la tête. A présent, il était bien bien plus que menaçant ! Il émanait de la haine. Comment avaient-ils pu lui dire ça ?

Cependant, un des franglais avait tendu la main en signe d'indice, et Hermione réfléchissait à toute vitesse. Mais ce fut Pansy, au grand étonnement général, qui répondit d'un ton cassant.

- We aren't waiters !

Ils se retournèrent tous, et en regardant successivement Drago et Hermione, elle souffla « the bill ! ».

Ah, et bien, bien sûr. Comment croire qu'une fille telle que Pansy n'allait que rarement au restaurant ? Comme quoi, tous les niveaux d'intelligence et de vie étaient utiles !

Les chétifs semblèrent se renfrogner un peu qu'ils aient trouvé celle là… Apparemment ça ratait toujours ! Haha ! Hermione commençait à avoir un sourire confiant et malicieux au visage. Elle aimait voir la défaite des adversaires inscrite en grand sur leurs visages. Ca lui donnait un sentiment de force, d'avantage immense. Ils allaient s'en sortir.

- Ok, Guy vomit sous mon nez !

Goyle s'avança (l'hystérie collective régnait dans les rangs à présent) et déposa un gallion dans la paume d'un des franglais. En repassant, il souffla « Give me some money ». Okkkkk ! Celle là était dure quand même, mais Goyle avait surement du l'employer souvent !

- Mords mon nez !, cria le franglais en regardant le gallion.

- We just don't have anymore !, s'énerva Hermione.

Ca dura un bon petit temps comme ça, à s'en arracher les tiffes, puis arriva le moment où ils clôturèrent.

- Oui Arlette !

- You are late ?, s'exclama Malefoy, au bord de l'évanouissement. You? And us? What about US?

- Malefoy, it's ok…, essaya de le raisonner Hermione.

La seule réponse qu'elle eut fut un regard assassin mais les franglais tournaient déjà les talons et partaient. Sur le manche de la porte qui venait de se refermer, à présent, se trouvaient une enveloppe et une clef. Résignés, épuisés et dépassés ils s'avancèrent vers la dite porte.

Malefoy attrapa la clef et l'enveloppe.

- « Bravo les jeunes ! Vous avez vaincu les franglais ! Je suis positivement épaté ! Place au magasin surprise… N'oubliez pas la ruse ! »

Lorsqu'il eut fini de lire il regarda le parchemin un sourcil froncé, comme pour dire « qu'est-ce que tu racontes ? ». Tellement dépassé qu'il avait oublié que ce n'était pas le parchemin qui disait ça, sûrement.

Ils passèrent la porte et se retrouvèrent avec à nouveau un couloir, et une porte à l'autre bout. Qu'y avait-il là à présent ? Ils pensaient qu'ils allaient enfin pouvoir se reposer ! Ils n'en pouvaient plus, ils allaient péter une durite d'un instant à l'autre ! Ca faisait des heures qu'ils n'avaient plus été en contact avec une salle de repos ! Même un cachot, sans défi, leur aurait été d'un soulagement et d'une salvation impayable.

- Bon, soupira Malefoy au bord du rouleau, Crabbe ira ouvrir la porte.

- Et pourquoi dois-je effectuer les tâches ingrates ?, s'enquit-il une pointe de ras-le-bol lui aussi dans la voix.

- Parce que tu ne sais rien faire d'autre, répondit simplement Goyle.

- Un jour, je vous montrerai !, s'indigna le pauvre Crabbe.

- Mais ouais, c'est ça.

Hermione ne comprenait absolument pas la réaction des Serpentards. Même envers eux-mêmes ils étaient impitoyables, odieux. Comment faisaient-ils ? (Et surtout, pourquoi ?). Ils parlèrent un moment, résignés. Que pouvait-il y avoir dans le couloir ? La clef ouvrait surement la porte à l'autre bout. Que voulait-il dire par la ruse ? Avaient-ils encore assez de force ?

- J'aimerai bien examiner cette clef, déclara Hermione.

- Tu peux toujours courir !, s'exaspéra Malefoy.

- Allez donne-la-moi !, s'indigna-t-elle.

- VA CHIER !

- MALEFOY !

Mais il traversait déjà le couloir.

OH MAIS NON ! Elle aussi était à bout et il allait l'entendre ! Elle s'élança vers lui avec la ferme intention de le démonter lorsqu'elle se rendit compte qu'elle était déjà à la moitié du couloir et il ne leur était rien arrivé. Eh bien ? Quel était ce couloir ? Malefoy aussi s'était stoppé.

- Pourquoi il n'y a rien ?, demanda-t-elle tout bas, comme la situation lui indiquait de la faire.

Ils étaient à présent côte à côte mais ne pensaient même plus à s'insulter ou s'arracher les choses des mains. Le doute était installé, ils étaient passés en mode défi à nouveau. Cette situation était tellement bizarre ! Et ridicule, faut l'avouer… Ils allaient en devenir tout simplement taupe. Rien que là ils étaient bien partis mais bon avec ça en plus !

- Je ne sais pas, répondit-il en un souffle. Qu'est-ce que ce vieux fou nous a encore préparé ?

Mais Pansy, Goyle et Crabbe les avaient déjà rattrapés et même dépassés en s'activant pour arriver à la porte.

- Eh, y'a du bruit de l'autre côté !, s'exclama Pansy.

Ca sortit les deux ennemis de leurs réflexions accélérées et ils les rejoignirent en vitesse. Ils étaient déjà en train de parler tactique, discrétion, position, défense, lorsqu'on entendit toquer.

- MAIS QU'EST-CE QUE TU FOUS ?, s'étrangla Hermione en voyant Pansy marteler la porte.

- Ben je frappe pour qu'on vienne nous ouvrir !, répondit Pansy d'un air fier.

- Ah ben bravo, ça va être discret comme entrée !, s'énerva Hermione au bord de la crise de nerfs.

- Mais quelle CONNE…, rajouta Malefoy en se prenant le visage dans les mains de dépit.

Non mais QUI lui avait fichu des abrutis pareils ? Pas un pour rattraper l'autre ! En plus ils l'envoyaient au front face à la Gryffondor, lui faisant passer une honte sans nom et un ridicule qui frôle l'indécent pour tous les Serpentards existant et ayant existé. Salazar, pardonne-les ! Ou plutôt, tue-les pour les punir et sauve moi de cette horreur, se reprit-il se disant qu'il perdait sérieusement la boule.

Il fut cependant interrompu dans ses pensées discontinues par une jeune fille apparaissant dans l'encadrement de la porte, ressemblant en tout point à la folle Lovegood.

- Euh… Bonjour, fit Hermione voyant que tous ses « coéquipiers » avaient perdu l'usage de la parole.

- Vous voulez acheter des armes et des objets magiques ?

- Euh… Oui mademoiselle.

- Vous avez de l'argent ?

- Euh…

- Non, on n'a pas d'argent !, s'exclama le crétin trapu qui servait de placard de surcroît (c'est-à-dire Crabbe) sortant d'un coup de sa torpeur.

- Revenez quand vous en aurez !

- MAIS QUEL CON C'EST PAS VRAI !, s'égosilla Drago, furax.

- Aie mais ca va pas !, se défendit piètrement Crabbe en recevant une tape sur le crâne.

- Ce n'était pas du tout la bonne réponse !, le rabroua Hermione.

- Je n'ai pas envie de leur donner mon or !, s'offusqua-t-il.

Drago n'attendit pas qu'il ressonnait à la porte. « DRIIING »

- Euh, rebonjour !, s'exclama-t-il.

- Bonjour. Vous avez de l'argent maintenant ?

- Oui mademoiselle…

- Combien ?

- Bahheeee, dit-il se demandant quelle était cette question.

« UNE FORTUNE ! », aurait-il voulu lui gueuler. « Plus que toute ta famille réunie ! ». Mais il se rappela qu'il devait être poli. Il en était à ça de son envie de meurtre quand il fut interrompu.

- On n'a pas compté, se permit l'autre abruti de rajouter son grain de sel.

- Revenez quand vous saurez !

… Dois-je rappeler qu'ils n'étaient pas à prendre avec des baguettes ?

- J'en ai marre !, s'exclama Drago. Goyle, fait que Crabbe lâche cette clef, il la tient comme un possédé et j'en ai besoin MAINTENANT.

Se pliant aux ordres avec plaisir (Hermione en fut profondément choquée !) Goyle s'avança vers Crabbe en tendant la main. Celui-ci a qui Drago avait confié la clef s'y accrochait comme si sa vie en dépendait (ce qui était, en somme, le cas !).

- Donne la clef !, s'exclama Goyle.

- Non !, s'emporta Crabbe.

« PAF » (Crabbe venait de se recevoir un coup de poing sur le crâne, comme un coup de marteau, vous voyez ? Eh bien oui, ça rend marteau… hum…)

- AIE !, s'exclama-t-il.

- Donne. La. Clef !

- Non !

« PAF »

- AIE !

- DONNE. LA. CLEF !

Goyle à présent était tout rouge. Et oui, mine de rien lui aussi était au bord de tout et Crabbe s'évertuait à les énerver tous. Même Hermione avait envie de lui faire un coup de marteau, c'est tout vous dire !

- Tiens, la voilà, dit-il encore dans les vapes des deux baffes qu'il venait de se recevoir.

- Merci pour ta bienveillante coopération !, s'exclama Pansy en un semblant d'envie de calmer la chose, manquant royalement de tact.

- Connard !, lâcha Crabbe dans sa barbe (qu'il ne possédait pas, si on va par là… Mais vu qu'on y va pas !)

Goyle tendit la clef à Malefoy qui la saisit avec brutalité et fit un pas vers la porte.

« Clic », fit la clef plongeant dans la serrure.

« BAOOOM ! », fit cette dernière en explosant.

Ils furent tous projetés contre les murs, couverts d'une poudre noire, le corps douloureux, un trou dans la porte, l'esprit devenu à présent sauvage. Ca eut le don de sortir Malefoy de ses gonds.

- BON CA SUFFIT MAINTENANT !, s'exaspéra-t-il, totalement fou désespéré. On va dévaliser le magasin !

- OUAIS !, s'exclamèrent les trois autres Serpentards.

- On va tagger des insultes les murs !

- OUAIS !

- Et on va égorger la vendeuse !

- OUAIIIIS !

Après les avoir laissés s'égosiller un bon coup, Hermione se décida à intervenir.

- Ca y est c'est bon, vous avez fini les Serpentards ? On peut passer à une pensée plus intelligente et réfléchie ?, demanda-t-elle à bout.

- Non mais dis donc Granger !, s'exclama Malefoy en la plaquant contre le mur avec violence.

- Ote tes pattes Malefoy, je suis tout aussi dépassée par les évènements que toi mais nous ne sommes pas n'importe qui et nous ne nous laisserons pas abuser par un vieux cinglé et ses tours de passe-passe, déclara-t-elle acide.

Ses paroles eurent le don de ramener Drago a un état plus contrôlé et il la lâcha en la regardant, honteux à présent de s'être laissé emporter ainsi (mais sans en montrer une once, bien entendu. Malefoy forever !). Hermione se dirigea vers le trou dans la porte et passa. La vendeuse avait disparu… Par contre, elle venait de sonner l'alarme. En effet, un bruit de sirène s'éleva instantanément des murs du château.

- BORDEL !, s'écria Hermione.

Ils essayèrent de prendre tout ce qui pouvait leur être utile dans le magasin, et prirent leurs jambes à leur coup.

- Ca ne va pas se finir ainsi tout de même ?, s'inquiéta Hermione.

- Je suis entouré d'une bande d'abrutis !, renchérissait Malefoy en litanie.

- Eh oh ça va hein, tu ne peux pas dire que je ne pose que des problèmes !, s'insurgea-t-elle.

Il se retourna vers elle, comme s'il se rendait soudainement compte de sa présence.

- Je ne parle pas de toi Granger, je parle d'eux !

Il signala les trois Serpentards à la traine. Ils essayaient de courir mais les deux rocs se cognaient et tombaient toutes les trois minutes et Pansy était en talons, comme une bête fille. Elle en était à là de ses constatations alarmantes lorsqu'un bruit lui fit tourner la tête.

- MALEFOY !, s'écria-t-elle en se jetant littéralement sur lui et allant s'écraser au sol sans douceur.

- Mais qu'est-ce que…?, s'apprêtait à répondre celui-ci.

- Reste au sol !, cria-t-elle alors qu'ils entendaient fuser des flèches partout au dessus de leurs têtes.

Hermione était toujours contre Malefoy mais elle ne pensa même pas à esquisser un mouvement. Il n'aurait qu'à se laver plus tard ! Elle appréciait qu'il ait eu la décence de ne plus l'appeler sang-de-bourbe pendant toute cette période, et elle allait tout faire pour qu'il arrête avec cette débilité de sangs purs et impurs !

Lorsqu'ils se rendirent compte que la pluie de flèches n'allait pas cesser, ils commencèrent à ramper.

- Granger, si on s'en sort fais moi penser à te dire merci, gémit Malefoy en trainant le sac pleins de victuailles du magasin.

- Compte sur moi !, s'exclama-t-elle trop abasourdie par ce qu'elle venait d'entendre.

Ils arrivèrent à la sortie et Drago se glissa par un conduit du château qu'il réussit à ouvrir (comment atteindre la clinche de la porte avec les flèches ? Heureusement qu'il y avait une bouche d'aération juste à côté !). Il s'y faufila, puis Hermione lui passa les deux sacs qu'ils portaient, et il l'aida à descendre (inconsciemment, se dit-il plus tard lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il venait de faire. La traiter comme quelqu'un de normal ! Pfah ! Tu parles !). Ils se collèrent contre le mur, essoufflés, puis il repassa la tête par le conduit pour voir où en étaient les trois autres.

- Crabbe n'est plus là, constata-t-il.

- Et les autres, où en sont-ils ?, entendit-il une petite voix faible lui répondre.

Il se tourna vivement vers elle pour voir ce que la grande lionne avait. Elle était accroupie contre le mur, et se tenait le visage dans les mains à présent. Elle semblait faible, et il se rappela de sa première conclusion ; elle veut se montrer plus forte que ce qu'elle ne l'est. Rah c'est bien un truc de Gryffondors ça !

Elle soupira bruyamment, et il se rappela également que son copain était partit dans un état vraiment critique le même jour, qu'ils venaient d'être poussés à bout et qu'à présent ils étaient poursuivis. Et deux d'entre eux n'arrivaient toujours pas, ils avaient déjà perdu un autre membre pourtant.

Il se rapprocha d'elle, pris de pitié. Après tout, c'était elle qui les poussait à chaque fois à donner le meilleur d'eux-mêmes et à vaincre, sans elle ils seraient déjà disqualifiés (même s'il ne se l'avouait qu'à moitié et encore).

Il lui posa une main sur l'épaule, ce qui la fit sursauter et lever la tête d'un coup de ses mains, pour croiser un regard argent. Il se fit violence pour ne pas détourner son regard alors que les prunelles miel le fixaient intensément avec incompréhension.

Il se permit quelques instants pour se concentrer sur ce qu'il allait dire, il allait lui falloir beaucoup de cran pour cela...

- Merci, prononça-t-il enfin.

Elle le regarda avec des yeux en soucoupes.

- Ils vont arriver d'un instant à l'autre, continua-t-il en se détachant cette fois (situation trop bizarre avec un être à flinguer, sa bonté le perdra. Dire qu'il n'était pas sentimental !). Ne t'inquiète pas.

Elle continua de le fixer. Qu'avait Malefoy ? D'abord, il l'aide à descendre, ensuite, il lui pose une main compatissante sur l'épaule, puis il lui dit merci et maintenant il la rassure ! Où va le monde ? C'est donc ça, en fait elle est morte et elle ne s'en rendait pas compte ?

- Si je ne m'inquiète plus pour ça, je continue tout du moins à m'inquiéter pour ce qui va arriver à présent, réussit-elle à prononcer.

- Comment ça ?

- Cette fille a sonné l'alarme. On ne sait pas si à présent on va avoir des salles de repos où s'il va toujours falloir se cacher ainsi ! Si on va recevoir les instructions de Dumbledore ou si on va être lâchés en plein château incompréhensible sans aucune aide. Si on arrivera à sortir. Qu'est-ce que pourraient nous faire ces sortes de gardes qu'on entend monter les escaliers depuis tout à l'heure. On ne sait rien, et à présent on est perdus et livrés à nous-mêmes.

- Granger, siffla Malefoy en se rapprochant à nouveau d'elle (sans la toucher toutefois ! Eh oh ! Une fois suffit hein !), je rêve ou tu baisses les bras ?

- Que veux-tu que je fasse ? Merlin sait que j'ai fait tout mon possible ! Mais là…

- Ca suffit, la coupa-t-il. Granger, t'es Gryffondor ou merde ? Alors arrête de jouer les faibles et aide-moi un peu ça te changera !

Sur ce, il s'éloigna pour aider Pansy (qui venait d'arriver) à descendre. Hermione se releva instantanément. D'accord, il n'avait pas été doux et encourageant, mais c'était Malefoy. Par contre il l'avait secouée intérieurement et c'était amplement suffisant.

Elle était à nouveau debout, et aidait à descendre toutes les affaires. Lorsqu'ils eurent fini de descendre tout et tous, ils s'enquirent de la santé des deux survivants et du cas de Crabbe. Les deux Serpentards expliquèrent qu'il s'était fait avoir par une flèche car il n'était pas assez fin pour ne pas les toucher étant au sol. Décidément ! Mais bon, le pauvre tout de même…

Tout à coup, on entendit un énorme fracas venir de l'autre côté du couloir. Ils se figèrent et se turent instantanément… C'était une porte, une porte qui venait de s'écraser contre le mur.

Ils entendirent une voix grave prononcer le sort de gravitation (pourquoi n'y avaient-ils pas pensé, à la place de ramper comme des larves ? Eh merde !) et des pas s'avancer à grandes enjambées.

Ils se pressèrent tous dans une sorte de petit trou en dessous de la bouche d'aération de sorte à ce qu'on ne les voit pas. Rentrer à quatre là dedans, surtout avec quelqu'un comme Goyle… C'était assez difficile, mais ils y arrivèrent en apnée accentuée !

- Où sont-ils ?, dit la voix en provenance du couloir.

- Disparus, on ne les trouve nulle part, répondit une deuxième toute proche également.

- Par Grindelwald, on ne laissera pas s'échapper quatre avortons de notre forteresse !

Hermione eut un hoquet d'horreur, ce qui lui valut la main terreuse de Malefoy l'étouffant à moitié plaquée sur sa bouche.

Il se pencha sur son oreille (et oui, elle avait eu l'extrême privilège d'être écrasée par lui et non les deux autres… Pff, fallait toujours que ça tombe sur elle !).

- Bordel Granger, fais attention !, lui souffla-t-il.

Son souffle était chaud et doux, et il eut le don de la faire frissonner. De ce fait, elle pensa sérieusement à se rendre aux partisans de Grindelwald pour qu'ils la tuent tout de suite. Avoir des frissons par le souffle de MALEFOY ? D'accord, sa voix était suave lorsqu'il s'appliquait à la discrétion, mais et alors ? D'accord, elle aurait frissonné avec n'importe quel souffle qui lui chatouille sa peau, mais et alors ? Elle était sûre qu'il l'avait sentit et il ne la laisserait jamais tranquille ! Elle avait une sérieuse envie de se pendre, sur le coup…

- Ils sont partisans de Grindelwald !, souffla-t-elle affolée.

Pour ce faire, elle s'était contorsionné le cou comme elle avait pu, pour arriver à atteindre son oreille, ce qui l'avait fait frôler son cou au passage, et d'ailleurs son visage pendant qu'elle parlait. Il frissonna également avec son souffle, et elle fut contente et d'avoir exprimé sa pensée et d'être quitte. Comme ça, il saurait qu'il ne lui faisait aucun effet, que c'était le souffle ! Il en avait la preuve. N'empêche que pour se défaire de la main plaquée sur sa bouche la main était donc retombée sur sa clavicule, faute de mieux (place ? Absente).

De son côté, Drago ne comprenait plus rien. Pourquoi Granger avait frissonné ? Surréaliste. Lorsqu'il pensait à cela, elle s'était retournée et son souffle doux parcourant sa peau sensible l'avait fait frissonner aussi. Donc, c'était le souffle ? Vu qu'il ne pouvait décemment pas frissonner à cause de Granger, tout bonnement impossible.

Ce qu'il ne comprit surtout pas (et dont il voulut se taper la tête contre les murs en continu) c'est que son corps avait réagit sans lui et avait resserré l'étreinte (imperceptiblement certes, mais elle l'avait surement sentit tout de même) ce qui le dégoutait profondément. Il aurait pu aisément vomir s'il n'avait pas déjà le souffle coupé ! Pourtant, il essaya de ne pas s'attarder là-dessus (plus il serait indifférent, plus elle se rendrait compte que c'était une abominable et impardonnable erreur) et se pencha à nouveau vers son oreille pour lui dire.

- Et alors, Granger ? Mon père est partisan de Tu-sais-qui, et tu n'en as pas aussi peur pour autant. Et pourtant, il est bel et bien vivant lui.

Elle se figea (et il le sentit, bien sûr) puis tourna un regard sidéré vers lui. Elle ne savait tout bonnement pas répondre. Comment pouvait-il en parler aussi tranquillement ? Quel taré, ce Serpentard !

- Et toi ?, réussit-elle à souffler.

Pour le coup, il se figea également (ce qu'elle sentit également).

- De quoi je me mêle, Granger ?, grogna-t-il.

- De toi.

- Je ne te permets pas, arrête de parler il va nous découvrir, sale impure !

Il était énervé. Pourquoi fallait-il qu'elle casse toujours ses bonnes intentions (ou le peu qu'elles avaient de bon, ses intentions) par des trucs aussi stupides ? Qu'est-ce qu'elle s'en foutait de lui ? Salazar, il avait envie de se pendre. Il ne connaissait même pas cette réponse lui-même, c'est pourquoi elle l'énervait autant. Il aurait du dire oui sans hésitation, et pourtant il n'y arrivait jamais ! Il devait accepter qu'il ne veuille pas vraiment devenir Mangemort, mais il n'y arriverait jamais, tout bonnement jamais. Ce serait contre nature pour lui ! Cette fille n'était qu'une ignoble sang-de-bourbe qui fourrait son nez partout !

Bam. L'insulte avait fusé, et elle ne comprit pas de suite pourquoi ça l'avait giflé. Eh bien quoi ? Ce n'est pas comme si Malefoy ne l'avait jamais insultée ainsi, il avait même fait pire. Mais c'était surement qu'il ne l'avait plus fait depuis longtemps… et puis dans cette situation, ou leurs souffles les faisaient mutuellement frémir, il était difficile d'imaginer une haine étouffante en même temps. La vie était nulle. Elle se retrouvait alors là, comme isolée dans sa tête et se trouvant drôlement conne.

Qu'est-ce qui lui avait prit de croire qu'elle pouvait parler de ça avec Malefoy ? Il lui avait déjà dit un truc de stupéfiant, et pour la rassurer, dans un sens, et elle, elle en demandait plus ! Elle lui avait dit qu'elle se mêlait de lui ! Par les slips de Merlin ! Pourquoi les services de St Mangouste n'étaient toujours pas venus la chercher ?

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Eh bien, ça avance hein ? :D Bon pas grand chose, mais Ron n'est déjà plus là, youpiiie ! XD

Oubliez pas de me donner votre avis ;)

Bisou le monde !