Yop!

Bon ben voici un nouveau chapitre :)

Mais dites moi... Elle vous plait pas des masses cette fic ? Au départ ça avait bien commencé puis vous me laissez de moins en moins de reviews, j'en déduit qu'elle se dégrade xD :s En tout cas j'espère que la suite remontera dans votre estime! Ceux à qui elle plait pas, laissez moi une petite review pour me dire pourquoi, comme ça je ne répète pas l'erreur une prochaine fois!

Et si vous en voulez une autre, ma première fic a beaucoup plus de succès, p-e qu'elle vous plaira plus?

Sinon, toujours merci à tous ceux qui continuent à publier des reviews et à me faire savoir que cette fic leur plait :)

Bisou à tous,

Mackk.

O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O

7. Le jeu du chat et de la souris

Ils restèrent là un bon moment sans bouger, sans même plus se parler après cet accroc. Les « soldats » restèrent une plombe, cherchant à savoir où ils pouvaient bien être, puis finirent par partir. Ils se permirent alors de se décoller tout doucement du mur (y étant à présent proprement incrustés, autrement que doucement aurait été sérieusement douloureux !).

- Et maintenant ?, chuchota Pansy.

- Maintenant nous allons suivre ces conduits, lança Malefoy imperturbable. Chacun reprend un sac.

Hermione fut étonné qu'il prenne aussi facilement la tête du groupe, mais elle n'aurait évidemment pas dut. C'est Malefoy après tout.

Il ne lui adressa pas un regard et se dirigea vers la « sortie ». Avait-il été vexé qu'elle lui demande ça ? N'était-il pas du côté du Lord Noir lui aussi ? Que pouvait-elle en savoir, par Merlin ? Toute cette histoire l'énervait. L'indifférence de Malefoy l'énervait encore plus que son sarcasme débordant.

Elle attrapa un sac en ruminant et lui emboita le pas. Sur le chemin, un hibou leur tomba presque dessus.

Avant de les percuter, le dit animal fit un demi tour contrôlé (ou presque…) et leur lâcha une enveloppe sur la tête. Malefoy s'en saisit et l'ouvrit. Les autres s'approchèrent directement, sachant que personne ne devait les entendre...

- « Bonjour chers élèves », commençait le directeur (il semblait… distant ?). « Vous n'avez apparemment pas compris mes indices pourtant clairs ! Vous êtes à présent poursuivis. Ne vous inquiétez pas, je vous suis toujours à la trace mais je ne vous aiderai en aucun cas. A vous de me montrer ce dont vous êtes capables, et surtout à vous de réparer vos erreurs. Suivez les conduits, fondez-vous dans la masse. Il faut que vous réussissiez à sortir du château pour continuer vos défis et ce le plus vite possible ! Les gardes de ce château ne sont pas très aimables… Et ne baissez pas les bras. Si vous ne trouvez pas votre bonheur dans l'index, cherchez très attentivement dans tout le catalogue. »

- Ah parce que ses indices étaient clairs ?, s'indigna Hermione.

- Granger, il me semblait qu'il ne fallait pas se laisser submerger ?, la snoba Drago.

- Tu vas me dire que toi, celui qui a introduit cette foutue clef dans cette saloperie de serrure tu trouvais que ses indices étaient clairs ?

- Merci pour le vocabulaire si soutenu, et je n'ai pas dit que je n'étais pas d'accord, j'ai dit que ce que tu nous as dit au départ était qu'il ne servait à rien de nous plaindre de notre cher directeur. Ou tu prétendrais ne pas l'avoir dit ?

Elle se renfrogna, non sans lui jeter un regard noir au passage.

- Que veut-il dire par fondez-vous dans la masse ? Quelle masse ? On n'a jamais croisé personne ici ?, demanda Pansy, coupant court à l'échange silencieux des deux ennemis.

- Va savoir, ce vieux est fou.

- Malefoy, il me semblait que…

- Oh Granger tu me cours sur le haricot, continuons d'avancer.

Sur cette exclamation plus qu'étrange, il joignit le geste à la parole et ils continuèrent à parcourir ce conduit jusqu'à des heures insoutenables, sans pour autant croiser aucune sortie.

- J'ai faim !, se plaignit Pansy.

- Ah non, moi je trouve qu'on est suralimentés tiens, lança Hermione cynique.

- Granger, toujours le mot pour rire, grogna Malefoy.

- Et bien quoi ? Ce n'est pas toi qui m'a dit que l'humour est la politesse du désespoir ? Eh bien me voilà, remplie d'humour, Malefoy ! Pour contrer ce putain de désespoir. Et j'ai le regret de te préciser que ça ne m'aide en rien, à croire que la politesse a été inventée pour se foutre du monde…

Sur ce, ni une ni deux, il se retourna et l'écrasa avec force contre le mur, la plaquant contre son corps pour qu'elle sente bien la douleur. Il s'avança vers son oreille encore une fois pour chuchoter ses paroles de haine.

- Ecoute-moi bien Granger, tu vas arrêter de faire ta maligne c'est compris ? Tu ne vois pas qu'on est tous dans le même cas ? Où est passée cette lionne battante que tu nous montrais depuis le début ? Où est passé le courage ? Tu crois ça intelligent, de leur rabaisser encore plus le moral ? Tu crois que ça va nous aider ? Mais bordel, c'est pas parce que la serpillère n'est plus là que tout s'effondre ! Ou quoi, qu'on meure tous, ça tu t'en fous, vu que tes Gryffondors sont plus là ? Après tout on est des Serpentards, ça fera de la vermine en moins dans le monde, c'est ça ? C'EST CA ?, lui grogna-t-il en la plaquant toujours avec hargne.

Sur le coup, elle resta sans voix. Elle réalisait peu à peu son comportement depuis que Ron était parti et surtout depuis que l'alarme avait sonné et elle s'en sentait honteuse… Le pire, c'est que Malefoy avait raison. Et rien que ça, ça la rendait malade. Malefoy avait raison. Cet abruti était dans le bon alors qu'elle était totalement à côté de la plaque et jouait les égoïstes prétentieuses. Merlin…

Elle avait passé le trajet à lancer des remarques cyniques et cassantes à tout moment, s'en foutant de tout, de la vie, de la mort, bah et après quoi ? Elle n'avait plus rien. Et de ce fait, elle les avait négligés eux.

C'est vrai, c'étaient des Serpentards, et Malefoy avait touché en plein dans le mille en disant que ça ferait de la vermine en moins. Et pourtant, de la façon dont il l'avait dit… Il semblait déçu. Déçu de son comportement. Et elle n'aurait jamais cru que ça la blesserait autant. Elle jouait les emmerdeuses, elle, elle qui ne l'aurait jamais fait, elle qui exécrait ce comportement ! Merlin ! Elle était tellement honteuse qu'elle aurait voulu qu'il l'engueule encore… A croire qu'elle avait vraiment besoin de faire un tour par St Mangouste.

Les deux autres les regardaient avec insistance, et voyant cela, Malefoy se décolla en grognant. Elle comprit à ce moment là qu'il ne faisait pas que les utiliser, même si c'était l'apparence qu'il donnait… Il les protégeait aussi. Il ne voulait pas qu'ils se sentent mal en un moment pareil.

Pour cela, elle le rattrapa pour le replaquer contre elle (ce qui eut le don d'un visage totalement incrédule du blond, perdant son visage impassible sous le choc). Elle ne pensait même pas que ça aurait pu être pris dans un autre sens que pour la confidence, son esprit était bien trop embué par la honte. Elle colla ses lèvres à son oreille, et d'une voix à présent faible et désespérée, tout en s'accrochant à sa robe de sorcier (qu'elle avait agrippé pour le ramener à elle), elle lui souffla.

- Je suis désolée…!

WTF ? Alors là, Drago ne savait plus quoi en penser. Il avait été vraiment déçu et énervé contre la rouge et or. Elle passait son temps à rabaisser tout ce qui se passait, comme si depuis que le clochard était partit tout était de la merde. Il détestait ces réactions.

Il avait appris à avoir du respect pour elle, et là elle le décevait tellement qu'elle redescendait encore plus bas qu'au commencement dans son estime. Mais ce ton, et cette façon de s'accrocher à lui, lui qu'elle haïssait profondément et il le savait, le laissait coi. Pourquoi ?...

Elle avait l'air brisée, et il la serra un chouia plus contre lui en signe de soutien (ce qui lui couta une grimace, mais elle en avait besoin après tout… au point où il en était !). Elle aurait vu par là un pardon vu qu'elle semblait vraiment désolée, réaliser ce qu'elle avait fait (il n'en démordrait pas ; les Gryffondors, tous des cinglés !).

Il se décolla vite cependant (encore manquerait-il plus qu'il prenne la sang-de-bourbe dans ses bras ! Une honte ! Et puis, dégueu ! Eurk) et la laissa là, désemparée, perdue, seule.

Elle ne mit pas longtemps à emboiter le pas des Serpentards, réveillée à présent. Elle rattrapa Malefoy à la tête du groupe, là où était sa place... mais ne dit pas un mot cependant, toute dignité retrouvée, et il en fit de même.

C'était quand même un cas, cette fille. Il y a peu elle pleurait presque dans ses bras et à présent elle était le plus professionnel qui soit, calculatrice, à l'affut, digne, sans un mot ni un rougissement. Décidément, il ne comprendrait jamais les rouge et or.

- Il reste encore longtemps ?, gémit Pansy.

Il était dans les environs de 23h à présent.

- CHUT !, siffla Hermione.

- Granger qu'est-ce que…

Malefoy allait encore s'énerver, mais elle lui jeta un regard noir. Puis, sans un mot, elle s'accroupit et tendit l'oreille vers le bas. Il l'imita, se demandant si elle ne se foutait pas un peu de sa gueule.

Elle, était plus que remontée et elle ne lui permettrait pas de lui reparler comme il l'avait fait un peu auparavant dans son état de faiblesse. Il allait voir ! Il avait décidé de la réveiller, il s'en tiendrait aux conséquences !

Des voix s'élevaient du sol. Beaucoup de voix, et des bruits de couverts sur des plats.

- On est sur un restaurant !, s'exclama Goyle (comme si personne ne l'avait remarqué...).

- Il faut qu'on trouve un moyen de descendre, lança Hermione qui n'était pas du tout d'humeur à rabaisser le rocher ci-présent. Une autre bouche d'aération peut-être…, commença-t-elle à chercher.

- Granger, j'ai tendance à penser que tu oublies bien souvent qui nous sommes.

- Tu disais, Malefoy ?, lança-t-elle acide.

- Aurais-tu oublié que nous sommes… sorciers, peut-être ?

Elle eut une soudaine envie de décapitation suivie de l'image en live dans sa tête de la mort du blond. Pourquoi elle ne se souvenait donc jamais qu'avec sa baguette elle pouvait presque tout faire ? A chaque fois, Malefoy ne se gênait pas pour le lui faire remarquer ! Et le pire c'est qu'il avait raison ! En plus, ça lui donnait le moyen de blasphémer un peu plus les nés moldus. Quel calvaire !

- Malefoy vas-y je t'en prie, on compte tous sur toi, dit-elle en s'appuyant contre le mur du conduit de dépit.

- Quoi, tu ne sais pas le faire ?

- Est-ce que tu me poses cette question parce que toi-même tu en es incapable ou seulement pour me faire passer un mauvais quart d'heure ?, grinça-t-elle.

- Seulement pour te rappeler que je suis meilleur, dit-il avec un sourire moqueur tout en pointant sa baguette sur le bas du conduit pour y faire un grand trou.

Ils tombèrent pile poile à côté d'une table, dans un petit restaurant du peuple (Drago en eut un haut le cœur).

Le serveur les installa à cette même table et ils commencèrent à manger. Ils comprirent ce que voulait dire Dumbledore par « se fondre dans la masse ». En effet, ils étaient aussi crades que les autres personnes présentes et s'ils ne se montraient pas effrayés ou pressés personne ne pourrait les soupçonner !

Alors qu'ils étaient en train de finir leurs plats (affamés qu'ils étaient, ils se fondaient tout aussi bien dans la foule pour manger comme des ogres !), Goyle eut un de ses moments d'illuminations et se mit à parler (waw).

- Eh merde, comment on va payer tout ça ?, réalisa-t-il subitement.

- On ne va pas payer, on va s'enfuir avant qu'il apporte la note !, s'exaspéra Drago.

- Mais c'est malhonnête !, insista Pansy, offusquée.

- Ce n'est pas grave nous sommes DEJA poursuivis…, soupira Hermione.

Les trois Serpentards tournèrent vers elle une mine plus que surprise, ce qui la laissa mal à l'aise.

- Eh bien quoi, c'est vrai non… ?, rajouta-t-elle avec une petite mine.

- Depuis quand deviens-tu Serpentarde, Granger ?, demanda Malefoy avec des soucoupes remplaçant ses deux lacs aciers.

Hermione, vexée, lui jeta une pomme de terre au visage (et oui, nous pouvons constater le degré de maturité… Mais il l'avait cherché !).

- Malefoy, depuis quand deviens-tu Poufsouffle et te laisses-tu submerger par les sentiments ?, railla-t-elle.

Piqué à vif, il fit une moue dédaigneuse et se concentra sur son assiette, non sans avant lui avoir lancé un regard assassin. Le reste du repas se passa en silence. Alors qu'ils terminaient et demandaient l'addition au serveur, celui-ci leur tourna le dos pour faire face à la caisse et ils en profitèrent pour filer. Ils se retrouvèrent à nouveau dans le conduit, cette fois-ci heureux d'y être. Personne ne les trouverait jamais là ! C'était leur nouvelle salle de repos, dirons-nous.

- On ne va pas dormir sans matelas quand même ?, s'enquit Pansy, horrifiée.

- Oh, tu peux utiliser Malefoy comme matelas si tu veux, lui répondit innocemment Hermione.

Le dit Malefoy se figea. Pansy souriait en le regardant. Oh, elle allait l'entendre !

- Et toi Granger, siffla-t-il, tu ne veux pas de matelas ?

Elle daigna lever le regard vers lui pour remarquer qu'il avait l'air énervé et surtout sadique, il avait un sourire malicieux aux lèvres et elle ne comprit pas mais préféra se replonger dans sa recherche d'un endroit un peu plus « douillet » (de meilleure forme, dirons-nous… hum).

- Je sais dormir sans, dit-elle.

- Ah oui, vraiment ?

Elle releva son visage à nouveau, suspicieuse à présent.

- Que me veux-tu, Malefoy ?, demanda-t-elle un sourcil haussé par le doute.

- Je me demandais pourquoi est-ce que Pansy aurait droit à un « matelas » (le mot lui arracha une grimace et presque de l'urticaire, à en croire son expression faciale), et pas toi.

La fin de sa phrase était triomphante et il avait récupéré son sourire narquois. Hermione de son côté, ne comprenait toujours pas où il voulait en venir.

- Je ne vois pas où tu veux en venir, dit-elle sincèrement mais toujours suspicieuse. Il m'aurait plutôt semblé que tu aurais été heureux de voir Pansy avoir un avantage que je ne possèderais pas.

- Eh bien tu te trompes, Granger. Goyle fera un très bon matelas.

- QUOI ?, s'exclama-t-elle, comprenant enfin.

Le sourire de Malefoy s'élargit considérablement.

- De toute façon, se reprit-elle, c'est moi qui choisis si je veux un matelas ou non et je n'en veux décidément pas, alors l'affaire est close.

- Et Goyle aura froid alors ?, fit Malefoy avec un ton faussement affligé.

- T'as qu'à le réchauffer !, cracha-t-elle.

Malefoy s'apprêtait à lancer une réplique cinglante lorsque Pansy proclama la mise à mort des deux concernés à voix haute et intelligible.

- Ben si ça dérange la Gryffondor de dormir avec Goyle, je dormirai avec lui et vous dormirez tous les deux ensemble !

Elle sembla très fière de sa trouvaille et alla directement se pelotonner à côté de Goyle qui était déjà couché.

Pour le coup, ils ne l'avaient pas vu venir celle-là. Ils étaient restés pétrifiés, horrifiés, et ne bougeaient clairement plus.

Drago de son côté, trouvait que tout lui retombait trop souvent sur la tête. Après tout, il avait seulement voulu faire chier Granger ! Et voilà que Pansy (comme d'habitude, ais-je envie de dire) foire tout ! Lui, dormir avec la sang-de-bourbe, non mais merde ! Mais s'il dort tout seul (ce qui risquait d'arriver sans aucun doute) il allait être disqualifié de froid ! « J'ai envie de me peeeendre… », pensa-t-il désespéré.

Hermione, elle, était totalement stupéfixée. Elle n'avait pas moyen d'esquisser un geste, ou quoi que ce soit d'ailleurs. Le petit con vaniteux blond écœurant venait la faire chier, et en plus après on lui demandait de dormir avec lui ! Non mais ça va pas la tête ! Elle préférait autant crever de froid ! Et pourtant le blond n'avait toujours pas réagi. Allons bon, qu'allait-il inventer encore ?

- Youhou les gars, vous comptez rester figés encore longtemps ?, s'enquit Pansy depuis son petit coin avec Goyle.

Ils tournèrent machinalement (bien que lentement) la tête vers elle, et se contentèrent de la regarder de regards vides.

- Plus vite vous vous coucherez mieux ce sera, vous allez geler ainsi !

- Granger ne veut pas de matelas, elle l'a déjà précisé, arriva on-ne-sait-comment à dire Malefoy.

- Exactement, récita Hermione qui n'avait toujours pas esquissé un geste.

- On s'en fout de ce qu'elle veut ou pas, s'énerva Goyle (au plus grand choc d'Hermione, comme à l'habitude). Vous allez geler tous les deux si vous ne dormez pas ensemble alors ou vous le faites gentiment ou je me ferai un plaisir de vous y forcer et je crois qu'en ça je peux vous battre tous les deux haut la main, avec le fait que si c'est moi qui dois le faire je vous ligoterai et ce sera beaucoup moins confortable, compris ?

Face à cette révolte, ils restèrent sciés.

- Goyle, tu parles…?, fut la seule chose que réussit à prononcer Hermione.

- Pardon ?

- Je veux dire, tu nous as lâché presque un discours !, continua la rouge et or, toujours éberluée.

- Et ?

- Et je ne t'avais jamais entendu dire plus qu'une phrase ou une insulte par ci par là, genre… cinq fois par jour maximum ?, se mit-elle à réfléchir.

Le dit Goyle roula des yeux, méprisant, et ce nouveau revirement choqua profondément Hermione à nouveau et stupéfia Malefoy. Pansy elle dormait presque déjà et ne captait rien de ce qui était dit.

- C'est peut-être parce que je ne trouvais jamais les conversations intéressantes !, railla-t-il.

Ca eut le don de plaquer une mine totalement perdue et incrédule sur le pauvre visage fatigué d'Hermione. Elle se sentit un peu honteuse d'avoir jugé Goyle sur tant de préjugés... Mais en même temps, qu'aurait-elle pu penser de plus ? Argh et puis zut, il l'avait cherché. Puis, il n'allait pas lui en vouloir longtemps... Espérons-le.

- Dois-je me répéter ?, s'enquit-il ennuyé. Et Drago, évite de jouer trop longtemps à qui-tiendra-le-plus-longtemps-en-statue-de-marbre parce que ça commence à me faire peur venant de ta part que tu tiennes si longtemps à un jeu si classique.

Le dit Drago tourna vers lui un visage entre l'offuscation et toujours les vapes.

- Goyle, ne me cherche pas je ne suis pas en état de te répondre, se contenta-t-il de dire.

- C'est bien ça qui me sidère, t'es un Malefoy.

Ca eut le don de sortir Drago de sa torpeur, et il reprit son visage impassible et son regard noir pour Goyle.

- Oui, c'est vrai !, s'exclama-t-il. Et pouvant à nouveau me proclamer Malefoy et plus intelligent que toi je refuse de dormir avec la sang-de-bourbe et ce n'est pas toi qui va m'y forcer !, cracha-t-il.

Et ce coup là fut ce qui sortit Hermione de sa propre torpeur, pleine de haine. Non mais pour qui se prenait-il ? Il allait voir !

- Ah parce que tu crois que moi je me serais laissée faire ?, hurla-t-elle. Je ne dors pas avec les fouines blondes, connes, vaniteuses et écœurantes !

Elle tourna les talons et alla se coucher contre une paroi (gelée) alors que Malefoy recevait une brique dans l'estomac et une bouffée de haine pure naissait en lui, lui dictant d'aller éclater la tête de la sang-de-bourbe contre la paroi pour gagner du temps.

Il se contenta cependant (en grand gentilhomme qu'il était) d'aller se nicher dans un autre coin de la paroi (gelée).

Lorsqu'ils entrèrent en contact total avec le sol, tous deux se demandèrent comment ils allaient faire pour tenir toute la nuit. C'était à en mourir sur le coup, alors des heures ainsi… Ils ne donnaient pas cher de leurs peaux. Mais ils ne se résoudraient jamais à dormir ensemble, ce serait se rabaisser et ils n'acceptaient pas ce genre de pratiques ! Alors, ils se turent et commencèrent à greloter bruyamment.

- Mais bordel, serrez-vous l'un contre l'autre tous les deux, vous allez crever et nous laisser là tous seuls et paumés. Sans vous on n'est rien !

- Ben dis donc Goyle, dit de façon si attirante, c'est sur qu'on va s'exécuter…!, railla Hermione.

- Que veux-tu que je te dise ?, s'énerva-t-il.

- Tout sauf « serrez-vous l'un contre l'autre ».

- Très bien alors plaquez-vous comme des bêtes quitte à essayer d'étouffer l'autre pour avoir sa chaleur corporelle. Tu préfères ?

- Nettement mieux oui, mais même dit comme ça c'est hors de question.

- Pourtant tantôt vous l'avez fait sans qu'on vous demande quoi que ce soit !

Drago et Hermione se figèrent, Drago attendant à présent la suite et Hermione se demandant à toute vitesse quoi répondre. Une idée ? Une idée ? Vite une idée ?

- Au cas où tu l'aurais pas remarqué il me remettait six pieds sous terre.

- Et ça n'avait pas l'air de vous déplaire. Tu l'as même fait revenir, je me trompe ?

- Je… je voulais m'excuser !, balbutia-t-elle horrifiée de la conclusion que tirait le baraqué et du fait que Malefoy écoutait tout.

Eh, mais Malefoy écoutait ! Et il ne l'aidait même pas !

- Mais oui, on la connaît.

- Malefoy, aide-moi enfin !, s'énerva-t-elle.

- Débrouille-toi Granger, t'es une grande fille.

- Non mais je rêve !, railla-t-elle.

- Bon les amoureux, vous avez pas bientôt fini ?, s'enquit Goyle.

- PARDON ?, s'écrièrent en cœur les deux concernés.

- Tout est clair, répondit simplement le baraqué.

- Rien n'est clair !, rugit Malefoy sortant de son silence buté.

- Bien sûr que si, regarde comment tu réagis au quart de tour.

- Je réagis ainsi parce que ça m'exaspère que quelqu'un puisse émettre de telles conneries le peu de fois où il ouvre la bouche !

Pour le coup, Hermione fut obligée de s'avouer que question réponses Malefoy était plus doué qu'elle. Il arrivait à casser les gens si vite et avec une aisance incroyable ! Et ce taré de Goyle, quelqu'un lui aurait-il foutu une pilule d'extasy dans son verre ? Il était devenu complètement dingue, lui oui devait sérieusement aller à St Mangouste ! Il faisait plus peur que colère à Hermione, elle s'inquiétait sérieusement pour sa santé mentale.

Drago, lui, était hors de lui. Y'avait que ce con pour déblatérer tout ce monceau de conneries et en plus il souillait Serpentard ! Qu'il aille se faire voir ! Il lui broutait les couilles depuis tout à l'heure ! (et oui, lorsqu'il est énervé il peut lui aussi avoir un vocabulaire de chartrier…!).

- Appelle ça comme tu voudras, mais j'ai jamais vu plus gamins que vous, encore moins pour une histoire de survie dans un trou d'aération.

- Tu peux parler, lorsque j'ai énoncé la possibilité qu'elle te prenne pour matelas toi, tu n'as bizarrement pas manifesté !

- Eh bien oui parce que ça ne m'aurait pas dérangé, répondit le grand en haussant les épaules.

Hermione vit le regard outré que Malefoy lui lançait et se prit d'une haine encore plus immense envers lui. Alors elle le dégoutait toujours autant que ça, après une semaine de cohabitation forcée ?

Lui de son côté avait eu une bouffée de haine encore plus grande lorsque Goyle avait dit que dormir avec la sang-de-bourbe ne l'aurait pas dérangé. Quel taré ce mec, c'était définitif ! Il avait un cerveau, non déficient, mais totalement mort !

- T'es malade ?, s'étrangla Malefoy.

- Bordel c'est juste pour dormir ! C'est pour vivre, pour pas mourir de froid ! Qu'est-ce que vous comprenez pas là dedans ?

- En gros Granger, si tu ne t'étais pas révoltée comme une petite fille tu serais tranquillement au chaud dans les bras de Goyle et moi j'aurais Pansy. Merci, vraiment !

- Ah parce que c'est obligatoirement de ma faute ? Tu aurais tout aussi bien pu accepter le fait que je te propose comme matelas à Pansy ! Mais non, c'était trop dur pour ton égo ! Il a fallu que tu fasses ta grande gueule ! Tu m'emmerdes, Malefoy !

- Evidemment que c'est obligatoirement de ta faute !

- Laissez-nous au moins dormir, soupira Goyle.

- DORS, répondirent tous les deux à nouveau en cœur.

Puis le remarquant, se jetèrent un regard noir et se renfrognèrent en se recroquevillant le plus possible dans leur coin. Une demi-heure passa, et évidemment aucun des deux ne réussit à fermer l'œil. De un ils avaient trop froid, de deux leurs claquements de dents les en auraient de toute façon empêché !

Hermione se résigna et s'assit en se prenant les genoux et y appuyant son menton. Elle remarqua alors que Malefoy était dans la même position. Elle le regarda avec un regard qu'elle n'arriva même plus à faire méchant, seulement plein de détresse et il avait franchement du mal (voir de l'impossibilité) à garder son visage impassible aussi, le rendant torturé.

Ils se regardèrent longuement. Aucun des deux n'amorçait un geste. Puis, Hermione fut soulevée du sol et ne put retenir un petit cri d'étonnement. Malefoy n'avait pourtant pas touché à sa baguette !

Elle atterrit juste à ses côtés et ils se tournèrent tous les deux vers Goyle qui les regarda innocemment puis referma les paupières. Ils se sentaient déjà mieux, mine de rien. C'est fou ce que la chaleur humaine peut faire comme miracle !

Alors, elle lui jeta un coup d'œil en quête d'assentiment, et elle jugea l'avoir trouvé vu qu'il leva le bras en invitation et elle se nicha en boule contre son torse. Il resserra l'étreinte et cala sa tête dans son cou.

Ils formaient ainsi une boule humaine, assez belle à voir il faut dire. Goyle était vraiment très fier ! Il les regardait à nouveau, d'un œil vainqueur cette fois, et il voyait leurs réactions, et la douceur de leurs mouvement même s'il savait que eux ne remarquaient pas ça.

On avait beau le traiter de con, ce qu'il était peut-être, mais il savait très bien qu'il y avait quelque chose entre ces deux là. Et le pire c'est qu'ils ne le savaient pas ! Ce n'était pas à lui de le montrer, ils finiraient par le voir eux-mêmes, surtout lorsqu'ils seraient livrés à eux-mêmes, sans témoins désobligeants comme cette fois-ci, mais cette nuit il n'avait vraiment pas pu se retenir, ils étaient tellement ridicules que ça en était à vomir ! Le Prince des Serpentards et la Miss je-sais-tout des Gryffondors qui jouaient les gamins !

Bon, à présent qu'il les voyait en boule et en paix, il se permit de fermer réellement les yeux et sombra dans un sommeil comateux.

Les deux concernés de leur côté ne dormaient toujours pas. Impossible. Au moins, ils avaient chaud. Mais comment dormir en sachant avec qui on se trouvait ? Et le pire, c'était le fait que le contact était agréable. Et que Goyle avait raison, en les traitant d'enfants et en disant que c'était seulement pour la survie.

Hermione, qui avait son visage sur sa main se permit (tant qu'ils y étaient, hein, bon ! Autant être confort !) de glisser sa main sur son torse et d'y coller son visage. C'était plus chaud ainsi ! Il était agréable, confortable, et chaud, elle se sentait bien là.

Elle se fustigea d'avoir joué les bébés et de s'être torturée durant une demi-heure pour arriver en fin de compte au même résultat.

Elle le sentit resserrer son étreinte à la taille et enfouir encore plus son visage dans son cou, caché à présent par les cheveux de la jeune fille, ses lèvres réchauffées par la peau de la rouge et or, sur laquelle elles étaient nonchalamment posées. Ca la fit frissonner. Il avait les lèvres douces également.

Elle préféra se laisser aller aux constatations de l'être Malefoyien ci-présent et oublier ainsi le froid, sachant que ce serait bien la seule fois qu'elle ferait des découvertes de cette sorte à propos de cet individu...!

Drago avait vécu ces quelques petits mouvements à peu près de façon identique. Il avait senti la main de la jeune fille glisser sur son torse et son visage se coller à lui, laissant son souffle chaud traverser ses vêtements gelés. Cette sensation était divine, et tous ses gestes étaient si doux, si timides qu'il en fut réduit à se trouver con. Tout ça pour ça. Pff.

Il nicha donc son visage encore plus dans son cou, offert à lui par la nouvelle position de la rouge et or, et laissa ses lèvres contre la peau de celle-ci, ce qui lui tenait chaud et surtout était très agréable. Elle sentait bon.

Il avait aussi resserré son étreinte, pour qu'elle n'ait pas trop froid. Elle était couchée à peu près sur lui, qui était recroquevillé, mais son corps à elle n'était pas très bien au chaud…

Il se demanda pourquoi il s'inquiétait tellement pour le bien être de la jeune fille, aussi… Après tout, ce n'était que la sang-de-bourbe. Mais il constata que ce serait pour lui un échec si elle passait une mauvaise nuit, si elle était malade ou si elle grelottait de froid. Il ne voulait pas qu'elle croit qu'il n'était pas capable d'être humain avec d'autres gens qu'elle.

Alors, il s'appliqua à la faire se sentir bien. Etrangement, ça lui faisait plaisir également donc ça allait. Et ils sombrèrent dans un doux sommeil sans rêves, mais agréable et réparateur.

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Bon bon bon ... ! Pas grand chose à dire à part... Votre avis ? :D

A la semaine prochaiine !

Zoubi ! (ouais je me la joue fashion et alors ? XD)