Yop, les gens! :D
Bon, apparemment cette fic vous plait pas des masses mais bon, j'vais quand même finir de la publier (et j'espère que j'aurai le courage de la finir avec aussi peu de succès, j'ai un peu l'impression d'écrire pour des prunes XD) et puis bah voilà quoi, tant pis :) En tout cas je la finirai pour ceux qui l'aiment, je vais pas les lâcher comme ça, ceux qui me soutiennent :D xD (et oui... d'après les reviews sans compter le premier chapitre (connaissent pas comment ça va suivre) à peu près 2 personnes constantes :^) :p (y) « Dooon't worry, beee happy! » xD)
Hésitez pas à me laisser des reviews pour me dire ce que vous aimez pas, comme ça je ne le refais dans une prochaine fic...!
Bisous,
Mackk.
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8. Oui je veux vous aimer, mais vous aimer à peine…
Lorsqu'Hermione se réveilla, elle sentit une douce chaleur couler en elle ainsi qu'un bras fort enroulé tendrement autour de sa taille. Elle garda les yeux fermés, savourant le moment, analysant tout.
Elle croyait que cette personne était Ron, en toute logique. Mais à vrai dire, elle avait oublié où elle était, et elle commença par se souvenir de ça, réalisant avec horreur que cette personne n'était autre que Malefoy (!).
Elle ne bougea pas cependant, préférant analyser l'étendue de la situation (toujours les paupières clauses, pour éviter l'évanouissement à la vue des cheveux blonds).
Elle était lovée contre lui, toujours assis. Il avait toujours son visage enfouit dans son cou, et son souffle chaud venait glisser tranquillement sur sa peau tandis que ses lèvres frôlaient cette dernière de façon adorable et rassurante.
Elle était également toujours contre son torse. Sa peau était douce. Ses bras étaient enroulés autour d'elle de façon à lui tenir chaud tout en la « cajolant ».
Sa main à elle toujours sur son torse était à présent un geste tendre. Qu'est-ce que le sommeil pouvait faire, par Merlin ! Il faisait oublier les différents. Elle était tellement bien, là. Lorsqu'il dormait, il était charmant ! Presque vulnérable. La bonne blague ! ...Soit.
Bizarrement, elle n'avait pas envie de bouger, d'ouvrir les yeux ou de partir en courant… ou même les trois. Pour sa plus grande honte, elle voulait que ça dure. Elle avait besoin de tendresse et en ce moment Malefoy faisait ça à merveille (grimace intérieure).
Puis, elle remarqua que le souffle du jeune homme changeait… Il se réveillait. Elle fut prise d'un élan de panique mais ne se résolut pas à bouger, de nouveau. Elle sentit donc à son souffle qu'il s'était réveillé, mais à son plus grand étonnement il ne fit pas un bond de trois mètres enchainé par une ribambelle d'insultes et de jurons.
Non, en fait il se contenta de resserrer très légèrement l'étreinte (elle le remarqua uniquement parce qu'elle était immobile, sinon elle aurait été imperceptible). Ensuite doucement il inspira et expira avec plus d'insistance et il avança un chouïa indescriptible son visage ce qui lui fit avoir ses lèvres en frottement continu avec la peau de la rouge et or.
Elle failli s'étouffer en remarquant qu'elle aimait ça.
…
Drago se réveilla. Il se sentait étrangement bien et se demandait décidément pourquoi. Ce n'était pas tous les jours qu'il se sentait bien ainsi !
Il ne prit pas le temps de réfléchir et, doucement, il resserra son étreinte prenant conscience d'un corps chaud et agréable collé au sien... puis, se souvint. GRANGER ?, faillit-il crier. Mais quelque chose en lui (ce qui faillit lui faire un coma prématuré) l'en empêcha.
Il ne comprit pas de suite pourquoi, puis, remarqua qu'il ne pouvait nier qu'il était atrocement bien là, alors qu'après il aurait drôlement froid…
Son visage toujours enfouit dans le cou de la Gryffondor il huma son parfum, et sentant son odeur enivrante il laissa instinctivement ses lèvres frôler la peau douce et chaude. Il se rendit compte pas plus tard que tout de suite de ce qu'il venait de faire, et pensa à nouveau sérieusement à attenter à sa vie.
Pourtant elle était si agréable… Pourquoi fallait-il qu'il se retrouve dans ce trou perdu avec deux incapables et son ennemie jurée encrée dans ses bras ? C'est limite si elle ne remplaçait pas son abruti de chat ! « Et pourtant, le chat je l'aurai déjà chassé », pensa-t-il en grognant mentalement.
Il avait toujours ses lèvres posées sur la peau si tendre de son cou, et pensait sérieusement à aller s'interner seul et volontairement à St Mangouste… Après avoir remporté le challenge bien sûr. Il n'allait pas laisser Granger gagner toute seule !
Il réfléchissait tout en humant son parfum lorsque la jeune fille déplaça légèrement sa main se trouvant sur son torse en sorte de caresse, et enfouit son visage un peu plus dans son torse par la même occasion.
Il se figea (sans vraiment pouvoir en même temps, comment vous figer quand vous êtes déjà totalement tordus ? Un vrai calvaire, moi j'vous le dis !). Ce geste lui plaisait, personne à part sa mère ne lui témoignait de la tendresse. En même temps, il ne donnait pas envie qu'on le lui en donne et il le savait, mais des fois il se rendait compte qu'il en avait vraiment besoin, et seulement dans les cas exceptionnels où il en recevait… comme celui-ci.
Le pire (pour lui), c'est qu'il avait remarqué que Granger était éveillée. Il le savait, il connaissait le souffle des gens suffisamment pour le savoir. Mais lui aussi ne donnait pas de signes du coup il préféra jouer le jeu et la garder encore un peu près de lui. Lorsqu'elle eut fini son geste, il fit glisser ses lèvres déjà sur sa peau sur un petit trajet de son cou.
Il la sentit frissonner, chose qu'il adora, d'ailleurs. (Il faisait frissonner la miss je-sais-tout, et il aimait ça. Il ne savait pas si être amusé, content, fier, ou simplement en pleurer de dépit.)
Hermione, de son côté ne savait plus quoi penser et se demandait si dans le château elle ne pourrait pas trouver des rails de train auxquelles s'attacher pour se laisser rouler dessus par une vingtaine de wagons.
Lorsqu'elle sentit les lèvres sur sa peau, une autre petite vague de chaleur avait traversé son corps, et elle avait failli se jeter un sort à elle-même pour se punir. Pourquoi Malefoy lui faisait-il ça ?
Elle n'avait pourtant pas résisté, à un moment, de laisser un peu glisser sa main pour toucher vraiment un instant son corps, tout en enfouissant son visage dans son beau torse musclé (là encore, elle eut des envies de suicide avancées. Beau ? Elle avait vraiment pensé beau ?).
Il avait eu une réaction que l'on aurait pu prendre pour un figeage, mais quelques instants plus tard il avait fait parcourir ses lèvres sur une petite distance de son cou (ce qui l'avait fait frissonner, et sachant qu'il l'avait senti avait songé à jouer la morte, comme les chiens le faisaient quelques fois en cas extrême…! Ca lui permettrait d'au moins aller à St Mangouste avec… dignité ?...).
En même temps, elle avait sentit les lèvres s'étirer sur sa peau et devinait un sourire, alors quoi ? Pff, elle se demandait si elle était bien réveillée, après tout. Avec un peu de chance, tout ne serait qu'un horrible cauchemar ! Le cauchemar étant non seulement les actes mais le fait d'aimer ça et les réactions de Malefoy l'enfoiré qui avait l'air tendre comme un agneau.
Elle sentit les lèvres quitter son cou (avec frustration qu'elle ne se donna même plus la peine de réprimander, vaincue) et se diriger vers son oreille, la chatouillant un peu au passage.
- Granger, debout maintenant…, entendit-elle Malefoy lui souffler d'une voix étrangement douce.
Surement parce qu'il était encore endormi ! Elle bougea doucement son visage contre son torse, comme pour se réveiller (et surtout se préparer à ouvrir les yeux, mazette !).
Il fit glisser son bras qui l'enlaçait, doucement, pour la laisser libre de mouvements (tout en se disant qu'elle n'aurait pas du bouger son visage ainsi contre son torse, c'était beaucoup trop tendre à son gout vu qu'il avait apprécié).
Elle suivit le mouvement avec son sens du toucher éveillé, pour ne pas en perdre une miette. Il était doux aussi, elle ne comprenait décidément fichtrement rien ! Elle finit par ouvrir les yeux et tomba sur deux lacs gris qui la regardaient.
Elle se figea de dépit, se rendant compte de tout ce qui venait de se passer et se demandant quoi faire maintenant. Ils se regardèrent (scrutèrent, serait le verbe exact) quelques trois secondes puis elle se redressa lentement, rompant le contact direct et se sentant de plus en plus gênée.
Lui, semblait totalement à l'aise avec la situation, ce qu'elle essaya de décrypter dans son regard dans lequel elle ne trouva évidemment rien, à l'habitude Malefoyienne. Il ne la lâchait toujours pas du regard et elle finit par se lever et aller… où ? Ah ben ça c'était une question, où pouvait-elle aller pour masquer le coup ?
Elle commençait à désespérer tout en réfléchissant en se levant mais Goyle vint lui sauver la vie (pour une fois !).
- Bien dormi ?
Elle se retourna vers lui.
- Apparemment oui, rajouta-t-il en les regardant à tour de rôle.
Hermione se sentit rougir et ne vit pas Drago prendre une mine très légèrement (il se contrôlait tout de même !) embarrassée (pour le plus grand soulagement de ce dernier). Pansy intervint, leur épargnant la douloureuse tâche de répondre.
- Super idée les matelas humains Granger !, s'exclama-t-elle ravie (et Hermione rougit de plus belles, même si on ne le voyait pas forcément pour son soulagement personnel).
- On n'a pas pensé à prendre de la nourriture du resto hier, fit-elle remarquer pour clore la discussion embarrassante.
Ca permit à Malefoy de reprendre son rôle de Malefoy.
- Granger, un jour t'habitueras-tu au fait que tu es bien sorcière et non une écœurante moldue ?, se moqua-t-il.
- Et toi Malefoy, un jour t'habitueras-tu à voir ton visage défiguré si tu continues à insulter les moldus ?, s'enquit-elle venimeuse.
- Tu ne ferais pas de mal à une mouche, Granger, dit-il simplement en se levant à son tour et en se dirigeant vers le trou magique qu'ils avaient fait la veille. ACCIO DEJEUNER, s'écria-t-il.
Un plateau de déjeuner vint se poster face à lui, et, avec un sourire méprisant, il retourna s'asseoir. Goyle faillit en pleurer de dépit. N'allaient-ils pas arrêter leurs gamineries ? Ok, c'était une Gryffondor, mais bon, Drago devrait un jour ravaler sa fierté pour voir ce qu'il en est vraiment de sa vie !... Et il savait que ce serait presque mission impossible. Il soupira bruyamment.
- Goyle ?, s'enquit Drago en voyant l'armoire le fixer avec découragement.
- Quoi ?, grogna celui-ci avec humeur.
Malefoy haussa les sourcils.
- Tu nous demandais si on avait bien dormi parce que ce n'est pas ton cas ou quoi ?
- J'ai très bien dormi Drago, t'inquiète pas pour moi.
- Je ne m'inquiète absolument pas, répondit-il hautain.
Hermione eut envie de lui envoyer sa fourchette en plein dans l'œil.
- Toujours aimable !, ne put-elle s'empêcher de siffler.
- Oh on s'y habitue tu sais, lui répondit Goyle en haussant les épaules.
Voyant sa momentanée copinerie et solidarité avec le balèze elle lui adressa un beau sourire amusé, auquel il ne put que répondre enchanté.
- Je ne crois pas que je pourrai m'y habituer moi, je serai toi je lui défoncerai la gueule, fit-elle en haussant les épaules à son tour.
Pour seule réponse, Malefoy éclata littéralement de rire, et Goyle la regarda avec un sourire attendrit.
- Sais-tu seulement encore de qui tu parles, Granger ?, s'enquit Malefoy essayant de reprendre sérieux.
- Moui, d'un petit pète cul prétentieux qui en fait face à un baraqué comme Goyle devrait avoir l'instinct de se faire tout petit !
Ce fut au tour de Goyle d'éclater de rire et Malefoy fit exprès une mine dépitée.
- Je rappelle encore une fois qu'on est sorciers et qu'on se bat autrement.
- Et en combat moldu, Goyle peut faire de toi une marionnette chétive et insipide. Ce serait drôle, tiens ! Goyle, note ça dans ta liste « à faire ».
- Tu crois que quelqu'un arriverait à me faire changer ? Granger, t'es encore moins intelligente que ce que je pensais que tu étais !, railla-t-il.
- Bah, j'suis bien placée pour savoir qu'il t'arrive de baisser tes défenses quelques fois !, s'exclama-t-elle simplement en haussant les épaules (mais avec un regard clair) avant de se diriger vers le fond du tunnel, disparaissant de la vue des autres.
Il la regarda totalement sidéré qu'elle fasse allusion à ce qui s'était passé la nuit (ou plutôt le matin… en fait, quelques vingt minutes auparavant… soit !). Il se tourna vers Goyle qui le regardait avec un sourire amusé et malicieux.
- Quoi ?, grogna-t-il.
Goyle s'approcha, pour que ni Pansy ni Hermione ne l'entendent. Il avait décidé de jouer carte sur table, il allait essayer de leur faire comprendre. Bon ok, la Gryffondor avait un copain, mais il était évident qu'il y avait quelque chose avec Drago ! Et du côté de son ami aussi, ce qui était INCROYABLE, alors tant pis pour la serpillère !
- Sacré bout de femme hein ?
Malefoy eut une tête totalement scandalisée (dont Goyle était sûr qu'elle était très sincère).
- Tu vas pas recommencer !, s'indigna-t-il.
- Drago tu me casses les couilles, et à elle aussi.
Sur ces paroles très simples mais dont il savait qu'elles allaient travailler le cerveau du dit Drago dans tous les sens pour savoir s'il n'y avait pas de sens caché, il se leva et alla rejoindre Pansy pour finir son petit déj'. Hermione revint quelques dix minutes plus tard.
- T'étais où Granger ?, siffla Drago.
- Partie jouer les éclaireuses.
- Ah parce que tu fais en solo maintenant ?, s'énerva-t-il.
- Malefoy je ne vois pas où est le problème, je vous ai évité un peu de travail, je mériterai presque un bisou en guise de merci si ce n'est que je n'en veux pas !
Sur cette remarque encore une fois cinglante elle se dirigea vers le trou magique et s'y engouffra.
- Et maintenant tu fais quoi ?, rugit-il.
Elle soupira bruyamment de dépit.
- Je vais aux toilettes, je peux, maitre ?
Il la regarda avec une moue dégoutée et se rassit. Goyle vint à nouveau s'installer à côté de lui, pour son plus grand regret.
- Goyle, ne m'expose pas à nouveau ton point de vue, siffla-t-il. Ce n'est qu'un ramassis de conneries.
- Je ne venais pas te parler de ça.
- Qu'est-ce que tu me veux alors ?
- Rien, on n'était pas potes avant ?
- Qu'est-ce que tu me racontes ?
- Ben tu es à chaque fois sur la défensive Drago, et je commence à me demander si tu ne me prends pas pour un imbécile que tu veux à tout prix loin de toi.
- Avoues que t'as bien incarné l'imbécile !, se défendit piètrement le blond.
- Oui peut-être, mais toi t'as pas vraiment bien incarné l'ami.
Sur ce, il se leva à nouveau et alla s'installer à nouveau à côté de Pansy, avec laquelle il se mit à rire joyeusement. Drago lui, laissé à lui-même, avait beaucoup trop de choses auxquelles penser.
D'abord, non pas à tout ce que disait Goyle à propos de la sang-de-bourbe. Il savait que ce n'était pas vrai, même si le matin il avait apprécié mais c'était parce qu'il était en manque, il était tout de même le prince de Serpentard et sans filles pendant déjà deux semaines ! Interminable.
Mais qu'avait-il voulu dire par le fait qu'il lui cassait les couilles et qu'à elle aussi ? Forcément, il lui cassait les couilles (qu'elle n'avait pas, d'ailleurs) vu que c'était son but ! Alors pourquoi avait-il dit ça ?
Pourquoi le fait qu'à présent, il remette en cause son statut d'ami le blesse au fond de lui-même, même s'il se dit qu'il s'en fout ? (Surement parce qu'il n'aime pas qu'on lui reproche quelque chose tout court en tant que Malefoy. Ouais, plausible, passons à la prochaine question!).
Pourquoi est-ce que lorsque Granger n'était plus là ça l'énervait à la place de le soulager ? Là, il se répondit que c'était parce qu'il sentait qu'il n'allait pas savoir gérer les deux autres sans elle, et la réponse lui convint.
Il continuait à emmêler ses pensées plus qu'à les démêler lorsqu'il sentit quelqu'un s'asseoir à côté de lui. Vu que Goyle était toujours en train de rire avec Pansy, ça ne pouvait être qu'une personne.
- Qu'est-ce qui ne va pas Malefoy ?, s'enquit Granger d'une voix douce à présent, dénuée de sarcasme.
Okay bon, ça ça eut le don de le surprendre, mais il se dit que ce n'était qu'une ruse. De toute façon il ne parlerait de sa situation ni de ses pensées à PERSONNE. Quelle empotée, cette fille !
- Je ne t'ai pas sonnée Granger, grogna-t-il.
- Oh, excuse-moi, il m'avait juste semblé que c'était pas trop ça, dit-elle sans bouger pour autant mais en fixant amèrement les deux autres à présent.
- Qu'est-ce que ça peut bien te faire ?
- Je n'aime pas voir les gens malheureux, même si ça te concerne toi, crétin. Mais bon, je fais peut-être une grosse connerie et après tu passeras sûrement encore tout ton temps à me ramener dans la conversation le fait que j'ai voulu être gentille avec toi en pauvre niaise, ce qui ne serait que du vécu.
Elle s'arrêta là, et Malefoy eut le même sentiment que lorsque Goyle lui avait parlé de l'amitié. Ca ne le dérangeait pas qu'on l'insulte, qu'il y ait des clashs, sa vie était ainsi, et il l'aimait. Mais là, ils montraient un peu d'amertume et d'intérêt, comme s'il n'était pas rien, comme s'il n'était pas le pauvre petit con qu'il s'amusait à interpréter. Et ça, c'était vraiment quelque chose qui ne lui arrivait jamais…
Comme la tendresse de Granger un peu plus tôt. Il se contenta de ne rien dire cependant. A quoi bon répondre et se taper la honte ? C'était elle après, qui allait se moquer de lui dès qu'elle le pourrait. Ils restèrent donc simplement là sans rien dire, pendant un bon bout de temps.
Ce n'était pas gênant, juste reposant, venant de leur part. Puis, Hermione se décida à rompre le silence, tout en fixant toujours Goyle et Pansy.
- Pourquoi tu les traites ainsi ?
- Pardon ?, s'étonna-t-il.
- Ce sont tes amis… alors pourquoi les traites-tu comme des chiens ?
- Cette question est affligeante, Granger.
- Je fais juste la conversation.
- Pourquoi tu cherches à faire la conversation avec moi ?
- Je ne sais pas, je crois qu'on est un peu dans la même situation, tous les deux.
- Pff, Granger tu délires !
- Et puis surtout, je ne me vois pas m'incruster avec eux, ils ont l'air si bien… Et on a bien dit qu'il y aurait des trêves, non ?
- Mouais.
- T'as pas l'air très convaincu. J'peux partir si tu veux.
Pour le coup, elle fut dure à encaisser celle là. Il tourna totalement son visage vers elle, et il y lut la surprise de le voir se retourner ainsi. Elle, elle lut une incompréhension totale.
- Tu partirais si j'en ai envie ?
- Euh… Ben…
Que pouvait-elle répondre à ça ? Que lui voulait-il à présent ? Lui faire comprendre qu'il aurait toujours envie qu'elle parte de près de lui, qu'elle le salit ? Oui, surement ça. Tentons cette réponse.
- Oui, j'avais oublié que tu ne veux probablement jamais que je reste, lâcha-t-elle avec indifférence (encore plus étrange).
- Granger ne fais pas la gamine, je voulais dire que tu prétendais accepter faire quelque chose pour moi !
- Je ne suis pas une gamine !, se vexa-t-elle.
Il soupira. Comment s'en sortir avec une fille ainsi ? Même une petite trêve était insurmontable ! Pendant un moment, il se surprit à admirer la belette… ce dont il se réprimanda immédiatement.
- Soit, se contenta-t-il de dire.
- Accio livre, appela-t-elle.
Son livre vint se nicher dans sa paume et elle l'ouvrit.
- Que lis-tu ?
- Livre des sorts et enchantements chapitre 12, dit-elle suspicieuse d'une question si innocente.
- 12 ?, s'exclama-t-il. T'es une vraie tarée, Granger !
- En attendant, ça peut nous être utile, dit-elle en se plongeant dans sa lecture.
- Tu n'aurais pas un livre pour moi…?, s'enquit-il.
Là, elle leva vraiment vers lui un regard scié.
- Malefoy… t'es malade ?
- Non, pourquoi ?
- Eh bien, tu me parles de livres… Tu te rends compte… Une conversation presque banale !
- Ecoute Granger, laisse tomber le livre, dit-il en se renfermant totalement sur lui-même.
Il l'avait mal prit ? Mais…
- Non ! Ce n'est pas ce que je voulais dire, vraiment je…
- C'est bon Granger.
- Tu ne sais jamais écouter quelqu'un jusqu'à la fin ?, s'exaspéra-t-elle.
- Pas quand je n'en ai pas envie non.
Là, elle se tut. Elle ne voulait pas se redisputer avec lui. Ils avaient déjà bien enchainé depuis ce matin, et là elle avait honte d'avoir négligé ses efforts en se moquant de lui. Mais comment pouvait-elle savoir ? Si, elle aurait du le savoir. Merlin, que c'était compliqué ! Surtout, que Malefoy était compliqué. Pourquoi avait-elle cette envie de le connaître, à présent ?
Au début, lorsqu'elle y avait pensé, elle avait émis clairement son refus de le connaître pour de vrai, la haine suffisait. Alors pourquoi est-ce que maintenant elle voulait voir ce qu'il avait en lui en dehors de la haine ? Peut-être parce qu'elle l'avait vu dans un moment de tendresse ? Intimité ? Que ça lui avait donné un aperçu ?
En tout cas, il continuait à être le pauvre con prétentieux de fouine blonde comme d'habitude, et elle ne se gênerait pas de le rétamer, elle le haïssait toujours autant il en va de soi ! Elle voulait juste voir si elle pouvait découvrir ce que cachait cette fouine… Mais à l'évidence, non. Alors contentons-nous de la haine ! Au moins, ça passe le temps !
- Et si on bougeait ?, proposa Drago, las après une demi heure de glande.
- Bonne idée, il faut absolument trouver le moyen de sortir de cette prison, opina Hermione.
Il ne souleva même plus le fait qu'elle était d'accord avec lui. Ces deux dernières semaines, ils s'y étaient habitués tous les deux. Au moins une chose de gagnée !
- Et on fait quoi ?, demanda Pansy.
Malefoy parut désemparé.
- On suit le trajet pour voir où ça nous mène !
- Vous croyez qu'on aura encore à se battre en défis ?, demanda Goyle.
Ils commençaient à s'habituer à ce qu'il parle, et c'était même agréable de ne pas être les seuls à parler, vu que lorsqu'ils parlaient ils manquaient de peu de s'étrangler !
- Sais pas, répondit Hermione pensive. Peut-être. On verra !
Ils commencèrent à se diriger vers le bout de la bouche d'aération. En fait, ils ne comprenaient pas pourquoi elle était aussi grande. Ils pouvaient aisément tenir débout ! Et ce depuis le début, alors quoi…? Un passage secret ? Ils optèrent pour cette option, c'était si excitant...!
Toute la journée durant, ils traversèrent ce « chemin secret » sans tomber sur quoi que ce soit. Surement que Merlin, Salazar, et tous les dépravés de l'existence les avaient oubliés. Enfin, c'est ce que chacun pensait respectivement !
Ils n'avaient même pas pu manger à midi, ce qui les rendait tous de très mauvaise humeur et surtout susceptibles… Drago et Hermione avaient été proprement invivables tous les deux, Goyle et Pansy en venaient à souhaiter rejoindre Pomfresh !
Ils avaient passé la journée entière à se lancer des piques et à vouloir se cracher à la gueule, les insultes avaient fusé, ainsi que les sarcasmes, les moqueries et les provocations. A présent, il était 18h, ils étaient affamés, seuls, et avaient oublié de prendre à manger dans la cuisine.
Le tunnel ne menait toujours nulle part, aucune issue, aucune fente, aucun bruit, rien. Et là, en plus de tout, ils étaient épuisés. Ils voulaient manger, dormir, s'asseoir… Bref, arrêter tout simplement de marcher et essayer de garder le silence pour ne pas insulter.
Sauf qu'ils pouvaient apparemment abandonner l'idée de manger. Et c'était celle qui leur tenait le plus à cœur !
- Je propose de manger Granger, dit Drago.
- Je propose qu'avant d'essayer de me manger on te coupe ta langue de vipère pour voir si tu abandonnes ainsi ton côté Serpentard, répondit la concernée.
- Tu es tout de même en présence de trois Serpentards et en position de faiblesse comme pour te moquer de la maison Serpentarde, tu ne crois pas ?, demanda patiemment Goyle qui s'était prit d'une étrange affection pour la Gryffondor.
Elle se renfrogna. Malefoy était vraiment odieux depuis le début de la journée et à présent voilà que Goyle s'y mettait ! Et à faire des remarques très justes, qui plus est. Quelle plaie ! Elle se contenta de ne pas répondre et alla s'asseoir contre la paroi.
- Granger, tu fais quoi ?, s'enquit Malefoy méprisant.
- Je m'assieds, ça se voit pas ?
- Si, c'est justement ça le problème. Pourquoi tu t'assieds, t'as décidé qu'on s'arrêtait là ? Tu comptes nous demander notre avis pour quelque chose un jour ou on va toujours être obligés de te l'imposer et de te voir râler après ?
- Tu vas me dire que tu as encore la force de marcher sans doute !
- Non mais ce n'est pas une raison. Tu fais la miss Gryffondor mais t'y connais que dalle en respect, sang impure !
- T'as pas bientôt fini Malefoy ? Tu veux que je fasse quoi ? « Te sied-t-il que nous nous asseyâmes ici ô cher collègue ? J'ai un tantinet mal partout… Je te prie, fais moi l'honneur de t'asseoir également ! » !
- Déjà mieux ouais, grogna-t-il.
Ne résistant plus, il s'assit tout de même contre la paroi, mais à distance respectable.
- Ah vous n'allez pas recommencer comme hier hein !, s'exclama Goyle.
Ils lui jetèrent tous les deux un regard de haine pure, et Goyle se renfrogna et grommela dans sa barbe assez fort pour qu'ils l'entendent tout de même :
- J'y crois pas… changeront jamais… font chier… aveugles… imbéciles…!
- Goyle, grogna Malefoy.
- Quoi ?
- Apprend à ne pas penser tout haut.
- C'était fait exprès, messire !, s'énerva Goyle en s'écrasant contre la paroi, au milieu des deux ennemis.
- T'es lourd !, s'indigna Malefoy avec colère.
- Et toi tu l'es pas sans doute ?, s'énerva Hermione.
- Moins que toi en tout cas !
- Ah oui tu crois ça ?...
Elle n'eut pas le temps de finir sa réplique cinglante qu'elle sentit une main l'agripper par le cou, fermement, et la ramener en avant.
- AIE !, s'écrièrent les deux colériques.
Ils purent enfin voir ce qui se passait avec netteté (une fois leur mouvement stoppé).
Goyle les avait simplement attrapés tous les deux par le cou et les avait fait se pencher au dessus de lui pour qu'ils se retrouvent face à face et à distance peu convenable si on tient compte de l'espace personnel requis !
- Goyle, qu'est-ce que tu fous ?, siffla Malefoy.
- Regardez-vous dans les yeux, ordonna le baraqué.
- Goyle, lâche nous t'es devenu totalement taré toi aussi !
- REGARDEZ-VOUS DANS LES YEUX JE VOUS DIS ! Je veux le voir et puis je vous lâche !
- Et qu'est-ce que ça t'apporte qu'on se regarde dans les yeux ?, s'énerva Malefoy.
- Encore avec ton délire ridicule ?, renchérit Hermione, pour une fois du côté de Malefoy.
- C'est n'importe quoi !, continuait Malefoy.
- Tu exagères, qu'est-ce que tu crois faire en partant dans ton délire ainsi ? On n'est pas tes marionnettes !, renchérissait toujours Hermione.
- Lâche-nous immédiatement !, termina Malefoy.
Pour toute réponse, Goyle rit.
Il riait ! Mais quel abruti ! … Il n'était pas sérieux tout de même ? Ce n'était même pas un rire forcé ?... Hermione et Drago recommencèrent à s'inquiéter sérieusement pour sa santé mentale, et pour le coup, se retournèrent dans un même mouvement l'un vers l'autre, avec un regard inquiet.
Ils se rendirent compte qu'ils avaient passé de presque se battre à être dans le même camp. Goyle interrompit le moment où ils allaient à nouveau tout foirer (à son gout).
- C'est marrant, je crois que c'est bien le seul sujet pour lequel vous vous unissez tous les deux ! Bizarrement hein…! Et vous voir tous les deux m'enchainer, désolé mais ça me fait tellement rire, parce que j'ai vraiment aucun moyen de m'en sortir ! (il repartit dans un fou rire qu'il contrôla assez vite pour continuer à parler). Enchainé par les deux pires gens au sens de la répartie ! C'est beau à voir les gars, respect !
- Goyle…, commença Hermione, excédée.
- S'il vous plait, je veux vous voir vous fixer, sans vous insulter. Juste une fois, pour voir que vous en êtes capables.
Elle soupira de dépit et se tourna à nouveau vers Malefoy. Il se tournait en même temps vers elle avec une mine tout aussi agacée. Lorsque leurs regards se croisèrent, et qu'ils étaient, comme Goyle l'avait émit, silencieux, la sensation était bien trop bizarre à leur goût. C'était comme s'ils plongeaient dans les pupilles l'un de l'autre.
C'était se perdre dans un océan gris pour elle, et un océan miel pour lui. C'était qu'à force de ne pas s'insulter, ils perdaient doucement la parole en ne savaient plus rien dire après. Pourquoi ? Sûrement parce qu'ils étaient tous les deux des sorciers puissants, et que la force qui se dégageait de chacun d'eux, rencontrant sans clash celle de l'autre, « formait un précipité solide » comme aurait dit une prof de chimie moldue… (!)
Goyle de son côté avait envie de faire un tour de montagne russe et de crier le plus fort possible. Lorsque ces deux là se regardaient, ils en étaient presque hypnotisés ! C'était dingue ! Pansy l'avait remarqué et les regardait avec incompréhension. En même temps, elle voyait la grosse brute forcer sur le cou des deux gueulards qui se regardaient avec intensité, comment comprendre ?
Goyle lui fit un clin d'œil signifiant qu'il lui expliquerait tout et se remit à sa contemplation. Il les lâcha doucement et ils se redressèrent tout aussi doucement sans se lâcher du regard, désemparés.
C'était quoi encore, CA ? Huuuuuun, Merlin, Dumbledore, Jiminy Criquet, n'importe qui ! Au secours !
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« Petit à petit, l'oiseau fait son nid »... :D A la semaine prochaiiiine !
(Au fait, que tous ceux qui me lisent se manifestent pour voir combien vous êtes xD Please :/ :D)
