Salut les enfaaaants :D
Tout d'abord, mille mercis pour toutes les reviews x) Vous voir vous réveiller, ça fait vraiment du bien :D
Bon okay, je suppose bien que vous allez pas laisser de review à chaque chapitre (dommage) sauf les exceptions (:D Je vous aime!) mais au moins je sais que vous existez :p xD C'est déjà un super bon début (y)
J'espère que la suite vous plaira, et oubliez pas que si qqchose vous plait pas vous devez pas hésiter à me le dire aussi comme ça j'évite ça la prochaine fois ! (oui je sais je suis parano mais c'est la vie, j'ai peur de faire une boulette à répétitions :p)
Voilà, bisou :D
Mackk.
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9. Négation radicale et ridicule
Goyle en était là de ses pensées triomphantes développant le fait qu'il s'aimait et qu'il était fier lorsqu'il sentit une droite lui transpercer la mâchoire avec une force inconnue et pour le moins douloureuse.
- Ouhaiiille !, s'exclama-t-il en s'attrapant ce qui lui en restait.
Drago venait de le frapper violemment pour lui apprendre les bonnes manières. Comment pouvait-il le rabaisser ainsi ? Avec une sang-de-bourbe en plus ! « Va chier ! », pensa-t-il de toutes ses forces. Il se leva et siffla « Et c'est moi qui incarne mal l'ami hein ? », tout en s'en allant indigné.
Hermione, qui avait été totalement surprise de voir Drago se réveiller d'un coup et balancer un coup de poing violent dans la mâchoire de Goyle (un Malefoy qui joue des poings ! On aura vraiment tout vu !) était à présent tout aussi énervée que lui. Elle lança un regard de haine et de dégout profond à Goyle, tout en rajoutant un « Pas croyable… ! » et en s'éloignant jusqu'à la paroi opposée, s'y affalant avec nonchalance en prenant directement son livre.
Goyle passa des pensées triomphantes à une envie de double meurtre… Ils étaient vraiment impossibles ! Quelle mauvaise foi ! (En même temps, ils sont ennemis jurés et se détestent cordialement, mais bon et alors ? Quand c'est une évidence, on peut faire fi de tout autre chose, non !).
...
Hermione et Drago lisaient chacun dans leur coin, à présent paisiblement, plongés dans leur lecture. Ils oubliaient momentanément le lieu, l'heure, la faim, l'épuisement et même Goyle.
En parlant de Goyle, il avait décidé de laisser tomber, et de seulement lancer des regards entendus aux moments cruciaux. Oui, ça allait foutre la merde, mais tout le monde sait que Goyle n'a pas toute sa tête… hum.
- J'ai faim !, gémit Pansy après quelques vingt minutes de paix.
- Nous aussi, répondit Hermione en un soupir.
- Et bien on fait quoi alors ?
- Que veux-tu qu'on fasse, Pansy ?, demanda Drago avec un ennui mortel apparent. Rebrousser chemin ? Ca nous prendrait une journée entière.
- Et si on essayait de lancer un « accio déjeuner » d'ici ?, demanda naïvement Pansy.
- Bien sûr, comme ça la discrétion serait complète, les gens d'en bas voyant des plateaux voler au dessus d'eux pour atterrir juste ici et dévoiler notre position. Non sérieusement, c'est du génie… Une autre proposition peut-être ?, ironisa Hermione dont les nerfs commençaient à reprendre l'apparence d'une pelote de laine.
- A la place de nous montrer votre supériorité intellectuelle en nous cassant tous les deux, proposez quelque chose vu que vous êtes si intelligents, grinça Goyle qui en avait largement marre de voir les deux ennemis passer leurs nerfs sur eux.
- Si on ne propose pas « quelque chose » c'est que justement rien n'est possible, sinon on aurait déjà tout fait crois moi !, grogna Drago qui en avait marre de tout ce voyage à la Dumbledore.
- Je crois qu'on va devoir se passer de nourriture pour aujourd'hui, conclut Hermione.
- C'est CA, votre super idée ?, railla Goyle.
- Parce que TU as une idée plus constructive peut-être ?, suggéra Malefoy cynique.
- Non mais je ne me fais pas passer pour le cerveau de la bande, moi !
- Normal, tu ne l'es pas !
La confrontation des deux amis était vraiment insupportable à voir et Hermione se décida encore de céder à ses sentiments et laisser tout de côté pour apaiser tout le monde (encore faudrait-il que quelqu'un pense l'apaiser elle, mais soit).
- Ne commencez pas à vous disputer s'il vous plait… On est tous crevés. On a tous faim, on a tous froid, on en a tous marre d'être dans cette sorte de chemin secret pourri qui mène nulle part. D'ailleurs, on a tous en pensée meurtrière de tuer Dumbledore, ses idées, son sourire bienveillant alors qu'il t'annonce quelque chose de ridiculement tragique et même peut-être des envies de meurtre dans le groupe même. On est tous dans la même position, mais il faut en prendre conscience pour faire un effort et se concentrer sur la survie et le fait que les autres aussi ne vont pas bien.
- Granger, tu cherchais simplement à te vider en fait, c'est ça ? Ou à te convaincre toi-même ?, la snoba Drago.
- Peut-être les deux, qui sait ?, s'agaça-t-elle. Pourquoi est-ce que je devrai vous apaiser vous seulement et pas moi avec ? Qui m'apaise moi, si vous êtes incapables de garder la tête froide ?
Cette remarque fut accueillie par un silence (mérité) et Hermione s'en contenta et replongea dans son livre. Les Serpentards ne pipèrent plus mot, se dévisageant avec suffisance mais acceptant les paroles d'Hermione comme fondées.
Drago réfléchissait à la réponse que lui avait accordée Hermione. Il était vrai que c'était toujours elle qui calmait tout le monde, et de ce fait personne ne pensait qu'elle aussi avait peut-être besoin d'être soutenue. Ce n'était évidemment pas lui qui allait la soutenir ! Mais tout de même, elle avait dit par là qu'elle aussi avait besoin d'aide, même si personne n'avait réagit… En même temps, ils étaient tous trois Serpentards. Qu'espérait-elle, franchement? Mais bon, aucun doute c'était un appel à l'aide muet. (et qui resterait muet... Ah non tiens, Goyle s'est levé. Evidemment, encore lui!)
Goyle, qui avait été touché par les paroles d'Hermione, s'approcha d'elle mettant de côté son orgueil Serpentard, honteux de ne pas avoir pensé à s'enquir de son bien être à elle lorsqu'elle les motivait. Il se laissa glisser contre le mur, et resta silencieux quelques minutes avant d'entamer la conversation.
- Si tu as besoin de parler, je suis là…
- Pardon ?, fit-elle en levant brusquement la tête de son livre.
- Tu… J'ai honte de me rendre compte que tu as raison quand tu dis que personne ne t'apaise, toi. Alors que tu t'occupes de tout le monde ici. Et je voulais te dire que je suis là, si l'envie te prenait…
- C'est très gentil, dit-elle sidérée.
Pour toute réponse il lui sourit, embarrassé (il aurait voulu lui répliquer quelque chose du genre « Gentillesse, quelque chose d'épatant de la part d'un Serpentard? » mais se retint en se rappelant qu'il était là pour l'apaiser et non plus la snober). Elle lui répondit par un sourire bienveillant, pour le mettre à l'aise.
- Alors, qu'est-ce qui ne va pas ?, demanda-t-il comme si de rien.
Elle rit, voyant la désinvolture affichée, typiquement Serpentarde.
- Je crois que la liste serait plus courte si tu me demandais ce qui va…, rit-elle.
- Oui, c'est vrai…, dit-il en se joignant à son rire, bien qu'essayant de contrôler le côté moqueur qui remontait tout seul (« T'es une Gryffondor, c'est déjà qqchose qui fait que ça va pas! » xD).
- Je ne sais même pas comment va Ron, soupira-t-elle après quelques secondes de silence.
- Ah, oui… Ton petit copain.
Là, comme une illumination, elle se rappela de toutes les conneries qu'avait pu dire Goyle à propos de Malefoy et elle, et une colère noire lui revint en pleine face. Elle n'avait même pas pensé à se défendre en disant qu'elle avait un petit copain qu'elle aimait ! Elle n'avait même pas pensé à Ron lorsqu'il lui avait dit ça ? Ce tunnel était son suicide personnel !
- Oui, parce que figures-toi que malgré toutes les conneries que tu t'amuses à déblatérer j'ai un copain que j'aime !, grogna-t-elle, sauvage.
Elle l'avait grogné tellement fort que Malefoy et Pansy avaient entendu, et Goyle avait eu un petit doute quand aux paroles qu'elle avait prononcé quelques instants plus tôt en disant qu'il fallait rester calme. Elle avait l'air vraiment hors d'elle, comme si elle allait lui sauter dessus d'une minute à l'autre.
Tiens, d'ailleurs Drago s'était levé et la fixait avec méfiance... Génial, donc c'était pas une allucination ? Génial.
- On peut aimer deux personnes à la fois…, se défendit-il tout de même timidement, faisant déborder Hermione.
- REFLECHIS A CE QUE TU DIS AVANT DE LE PRONONCER NE SOIS PAS CON BORDEL JE SUIS ENFERMEE DANS UN TUNNEL SANS FIN AVEC TROIS SERPENTARDS ORGUEILLEUX UN DIRECTEUR BON POUR ST MANGOUSTE ET DES PARTISANS DE GRINDELWALD JE SENS QUE JE VAIS EXPLOSER EN PLUS ON FAIT PAS DE MAGIE JE NE PEUX RIEN FAIRE POUR AIDER ON A PLUS DE DEFIS SUR QUOI SE DEFOULER PLUS D'EPREUVES NI DE BUT A QUOI S'ACCROCHER JE CRAQUE !
Elle prononça tout ça en litanie en se levant d'un bond et en vociférant, tout en s'approchant de Goyle, menaçante. Il était totalement sous le choc de la voir comme ça et Drago (qui commençait à se demander si sérieusement il avait besoin de cette « fille » pour finir ce truc ou s'il serait mieux pour sa santé qu'elle se casse direct) s'approcha du dos d'Hermione et l'attrapa, la serrant fortement pour qu'elle ne bouge plus.
C'était évidemment sans compter le fait qu'elle se débatte, ce qui le fit resserrer son étreinte de fer tout en essayant de ne pas s'écraser contre le sol face aux mouvements rageurs de la rouge et or.
- Lâche-moi Malefoy !, hurla-t-elle verte de rage.
- Granger, calme-toi !, réussit-il à articuler tout en continuant à maintenir l'étreinte de fer.
Il était nettement plus fort qu'elle donc le fait qu'elle se débatte comme une condamnée compromettait certes leur équilibre mais il n'avait pas de mal à la tenir.
- Je n'ai aucune envie de me calmer ! J'en ai marre d'être toujours celle qui doit se contrôler au dépens des autres ! J'en peux plus !
- Ne m'oblige pas à employer la manière forte.
- Et dire que c'est toi qui disait qu'on était sorciers et qu'on n'utilisait pas les méthodes moldues ! Qui c'est qui m'empêche de jouer la sorcière ici ?
- Va pour la manière forte, s'énerva-t-il en la plaquant contre le mur pour l'empêcher de bouger et de donner des coups de pieds en tous sens.
Goyle profita de cette opportunité pour s'éclipser avec Pansy (autant essayer toutes les méthodes,… seuls, ça fonctionnerait surement mieux !...?).
- J'amène un peu Pansy à l'écart, elle m'a l'air un peu sous le choc donc voir ça en plus…, fit-il en la prenant malgré son air outré du « je suis pas sous le choc du tout ! ».
Aucun des deux autres ne réagit étant trop concentrés une à essayer de se dégager et l'autre à essayer d'immobiliser. En tout cas, ça ne leur sembla pas assez louche pour se donner la peine de s'y attarder !
- Malefoy tu m'écrases et en plus cette roche est en train de m'écorcher toute entière !
- Tant que tu ne te calmes pas je ne te décolle pas de cette « roche », comme tu dis.
- Pourquoi tu veux que je me calme ? C'est pas une bonne excuse pour m'envoyer chez Pomfresh et avoir la paix ?
- Arrête de faire la gamine Granger, tu sais très bien que si on ne finis pas ensemble on ne finira jamais !
- Et tu es prêt à passer trois mois avec moi ? Sérieusement, Malefoy ? On joue dans l'utopie depuis le début.
- Pourquoi est-ce que tu passes ta vie à te contredire ? C'est pas toi qui disait qu'il fallait pas se démonter et qu'on devait gagner pour leur clouer le bec à tous ?
- Oui mais je ne savais rien de ce qui nous attendait ! Ca ne fait que deux semaines ! Deux semaines et nous ne sommes plus que quatre, on passe notre temps à se disputer, on est déjà poursuivis par des partisans de Grindelwald, on n'a rien à manger, plus de salle de repos, plus d'aide du vieux fou qui nous a foutu dans ce merdier, bref, on est MORTS.
- Granger, fit-il en se penchant sur elle pour atteindre son oreille.
Le résultat fut qu'ils soient plaqués à la paroi et l'un l'autre, même si elle avait fini par arrêter de gigoter ce qu'il n'avait apparemment pas remarqué vu qu'il la tenait toujours avec autant de force (à l'en étouffer, si elle s'y concentrait trop longtemps!).
Son souffle chaud parmi tout ce froid fit frissonner Hermione et elle se prit à fermer les yeux sur cette sensation… Absurde. Voilà qui confirmait le fait qu'il lui fallait Ron tout de suite là avec elle parce qu'elle avait besoin de soutien et que ça la rendait malade (à proprement parler ! Malade mentale !).
Drago qui la sentit frissonner se prit à sourire à ce geste et il se tranquillisa en se disant que Granger était à sa merci et que c'était précisément CA qui le faisait sourire et non autre chose. Ce qui était précisément le cas, d'ailleurs ! Il continua sa phrase.
- On va rester là, calmement, je vais te laisser reprendre tes esprits et redevenir la lionne que tu es, battante et déterminée, puis on fera comme hier matin, tu garderas le silence et la tête haute pour faire front à la honte que tu ressentiras en repensant à ce moment, moi je ne te chercherai pas comme ça tu récupères, et tout ira pour le mieux.
- Il est scientifiquement impossible que tu ne me cherches pas, Malefoy. Même là, tu le fais ! Alors laisse-moi partir !
- J'ai dit non, alors n'insiste pas et concentre-toi pour te calmer parce que je suis plus fort que toi et te rebeller ne sert à rien.
- Je crois que je me calmerai mieux si je ne t'ai pas toi, en train de me plaquer contre la paroi rocheuse telle une viande dans son hamburger.
Il roula des yeux (pour lui-même vu qu'elle ne le voyait pas), et s'approcha à nouveau plus de son oreille, s'étant un peu éloigné pour parler.
- Il faudra faire avec moi qui te plaque contre la paroi. Alors s'il te plait, fais vite.
Elle soupira et se tut, collant son front contre la paroi glacée et humide, résignée. Elle voulait bien se calmer, là elle était à nouveau calme, mais elle ne s'en sortirait jamais. Elle le sentait à présent… Tout ça tournait au cauchemar.
Elle n'aimait pas devoir passer autant de temps avec Malefoy, elle n'aimait pas qu'ils s'habituent à parler, elle ne voulait pas de ça. Peut-être par peur, à cause du matin, ou de l'épisode débile du regard que Goyle avait provoqué, ça elle ne se l'avouerait pas, mais elle sentait un malaise et elle sentait qu'elle ne voulait qu'une chose, c'était sortir de ce cauchemar où Dumbledore les avait menés.
Après un moment de silence et d'immobilité, Malefoy détendit ses bras puissamment enroulés autour de la taille d'Hermione et laissa son visage retomber sur l'épaule de la jeune fille en un soupir, l'ayant déjà laissé collé à son oreille (il ne savait même pas pourquoi) jusque là.
Il la sentit tourner légèrement le visage vers l'endroit où se trouvait le sien, signe de surprise, mais elle n'esquissa pas un geste.
Elle de son côté, n'avait pas comprit ce geste mais ce n'était plus de la haine et rien que ça lui faisait du bien. Elle dit cependant, pour ne pas donner raison à Goyle :
- Alors, je suis assez calmée ?
- Je crois que oui, dit-il sur le ton de la réflexion. Et toi ?
- Euh… et bien oui, je t'ai dis depuis le début que j'étais calme.
- Mais ce n'était pas le cas, au début.
- Bien sûr que si.
- Ah parce que quand t'es calme tu fous des coups de pieds à tout ce qui bouge en te débattant comme une condamnée ?
Elle soupira de dépit.
- Non, je parle de quand tu m'as plaquée au mur.
- Ah oui, quand je t'ai parlé à l'oreille tu veux dire ?, précisa-t-il.
- Oui, quand tu as failli m'étouffer en gros.
Il rit légèrement, moqueur, montrant bien qu'il ne la gobait absolument pas.
- Ca va, pas trop égratinée ?, s'enquit-il, à nouveau à son oreille.
- Si tu continues à me plaquer comme ça contre cette paroi ça va être horrible, je vais t'avouer. Maintenant que je suis calmée, tu veux bien me libérer? Ou tu te complais dans ta position de « je suis celui qui te chuchote à l'oreille et du coup tu es celle qui frémis parce que mon souffle chaud dans l'air froid ça chatouille » ?
Il n'eut pas le temps de répondre que Goyle et Pansy revinrent… Et ils faillirent se pendre tous les deux dans un acte désespéré. Bordel, ils allaient se détacher à l'instant ! Trois secondes de plus et c'en était fini ! Mais non, il fallait qu'ils les trouvent ainsi collés l'un à l'autre, le visage de Drago à l'oreille d'Hermione qui lui parlait tranquillement sans se débattre pour un sou, appuyés contre la paroi, les bras de Drago ressemblant plus à présent à une étreinte qu'à une prise de catch. Génial. Proprement génial. Quelqu'un a un flingue ?
Ils se décollèrent d'un coup comme si c'était la peste et regardèrent avec agacement Goyle et Pansy qui les regardaient à présent tout deux avec un sourire sous-entendu aux lèvres. Bordel, fallait que la fille s'y mette aussi à présent !
- C'est bon j'suis calme, se sentit obligée de dire Hermione. Et…
Elle fit une pause, levant le regard vers Goyle, qui se sentit un moment dérouté de trouver dans ce regard de la honte et plus aucune pensée pour ce qui venait de se produire.
- Je suis désolée, Goyle. Je… tu es venu dans l'intention de m'aider et j'ai failli péter un câble…
- Hum, fit Drago derrière elle.
Elle roula des yeux.
- Bon très bien, j'ai pété un câble. Bref, je suis désolée…
- Pas de problème, j'avais déjà oublié…, dit-il sincèrement.
Elle faillit lui balancer une bonne grosse pique sur le fait qu'il oublie quelque chose d'aussi choquant mais se retint en se rappelant qu'elle venait de dire qu'elle était calme.
- Et maintenant ?, demanda Pansy. On dort ?, poursuivit-elle avec un regard tellement sous-entendu envers les deux concernés qu'ils soufflèrent d'agacement de dépit.
- Oui vaut mieux, répondit Goyle, on n'a plus aucune force. On verra demain quoi faire avec la tête reposée.
- Ok !, dit-elle en se dirigeant avec Goyle vers un coin de paroi. Bonne nuit tous les deux, dormez bien !
- Quoi ?, s'exclama Hermione. Ah non ! Pansy, laisse-moi dormir avec Goyle, l'idée de dormir avec Malefoy t'avait enchantée hier.
- Mais maintenant je sais que Goyle est un matelas super confortable ! En plus on ne va pas changer toutes les nuits, alors arrête de faire des manières !
- Mais on va s'entretuer !, se défendit Hermione suppliante bien que très convaincue de ce qu'elle disait (ce qu'on entendait également et qui provoqua un soupir désespéré de Goyle).
- Tu sais très bien que non, s'énerva le molosse, vous allez pas recommencer comme hier ?
Pansy étant déjà roulée en boule contre son torse. Hermione soupira de dépit mais garda le peu de dignité qui lui restait.
- Non c'est bon, cracha-t-elle.
Malefoy était assis par terre, et elle s'assit à côté de lui, le regard perdu dans le vague. Il faisait toujours aussi glacial, mais elle ne voulait pas lui demander de la prendre dans ses bras. Elle lui en voulait toujours pour sa remarque à propos du frisson !
- Tu es trop susceptible, Granger, fit-il après quelques minutes, perspicace.
- Ah oui ?
- Oui.
Il avait un sourire malicieux au visage mais regardait également dans le vague.
- Peut-être parce que j'ai un copain et que le genre de conneries de Goyle m'énervent.
- Tu crois que ça ne m'énerve pas ? Je te rappelle que je suis le Prince Serpentard.
- Et ?, soupira-t-elle.
- Et j'ai toutes les filles que je veux à mes pieds et il insinue quelque chose avec une sang impur.
Elle haussa les épaules.
- Bon, on dort ?, demanda-t-elle.
- Ouais en plus il commence à cailler, fit-il en lui proposant une place contre son torse.
Elle ne put s'empêcher de sourire à la vue de Malefoy ainsi mais ne dit rien en se colla à lui en l'enlaçant de son bras. Il redéposa son bras sur sa taille, déposant sa main à plat sur sa hanche, ce qui fit une sensation en plus mais Hermione fit son possible pour ne pas y prêter attention. Et puis de toute façon, il avait parlé en même temps :
- Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?
Ils s'étaient remis comme le matin même, il avait enfoui son visage dans son cou tandis qu'elle, le sien dans son torse, et ils parlèrent en chuchotant ainsi.
- J'ai eu un flash avec ce qu'aurait été ma réaction si on m'avait montré cette image de toi à mon moi d'avant cette stupide histoire de défis.
- Quelle image de moi ?, dit-il sur la défensive.
- Toi qui me propose une place pour me blottir sur ton torse, dit-elle en riant légèrement (mais ça n'avait pas l'air moqueur donc Drago préféra ne pas s'y attarder et répondre plutôt, il aimait les conversations étranges qu'il avait avec cette Granger).
- Je pourrai en dire pareil avec toi qui te blottis contre moi en m'encerclant tendrement de tes bras, si on va par là.
- En effet, fit-elle simplement. Et même, celle-là m'aurait profondément choquée également !
Il rit légèrement.
- Je me demande si on sortira d'ici encore psychologiquement stables, fit-il avec un ton incrédule.
- Sérieusement, je crois que je ne suis déjà plus psychologiquement stable.
- Clairement, mais c'est peut-être parce que toi tu ne l'as jamais été.
- Excuse-moi, rappelle-moi un peu c'est qui qui s'occupe d'encourager les troupes et qui prend tout le reste sur elle sans que personne ne l'encourage ? Je me disais aussi !
- Ah oui ? Et c'est qui qui doit toujours faire redescendre cette personne sur terre parce qu'elle pète un câble ?
- Ah n'exagère pas hein ! Tu ne l'as fait que deux fois ! Et c'était à cause de l'accumulation que je gardais depuis le tout début.
- Peut-être mais en attendant la seule personne qui t'a calmée c'est moi et en te parlant à l'oreille qui plus est.
- Peut-être parce que personne d'autre n'a essayé ! Et puis, tu vas me le ressortir souvent cette histoire de parler à l'oreille ?, s'agaça-t-elle.
- Je crois, oui.
- Très bien.
Elle se redressa et approcha son visage de l'oreille de Malefoy, tout en frôlant de sa joue la mâchoire du jeune homme ce qui lui fit une décharge électrique qu'elle était sûre qu'il avait ressenti aussi. Elle poursuivit lorsqu'elle fut vraiment collée à lui, à son visage comme à son oreille et qu'elle fût sûre que son souffle dirigé sur son cou aurait l'effet escompté.
- Et moi, est-ce que je te fais frémir, Malefoy ?, demanda-t-elle tranquillement.
Lui de son côté avait vécu ça comme un affront personnel. Elle s'était redressée sans crier gare alors qu'il croyait dominer la situation, et avait dirigé ni une ni deux son visage vers le sien, le frôlant avec une délicatesse électrique et lorsqu'elle avait atteint l'oreille, laissant toujours leurs visages en contact elle avait dit les mots maudits !
Elle les avait choisis exprès en plus, la vipère ! Qui ne frissonnerait pas sous ces mots ? C'était de la pure triche !... Evidemment, il frémit et resserra même d'un demi-millimètre son étreinte, ce qui ne passa évidemment pas inaperçu à Granger. Salazar…
Elle, lorsqu'elle l'avait sentit frémir, elle avait sentit un sentiment de plénitude l'envahir. Aha ! Les voilà quitte ! C'est avec fierté et arrogance qu'elle accentua sa position (rien que pour faire chier Malefoy) et lui chuchota une dernière fois à l'oreille :
- Eh ben tu vois…!
Puis, elle éloigna à nouveau son visage, s'arrêtant face au sien pour pouvoir profiter pleinement de sa mine frustrée. Elle lui sourit malicieusement et il s'appliqua à la regarder avec indifférence (ce qu'il réussit, bien entendu…) tout en maintenant le regard fermement. Ils se dévisagèrent un moment, perdant le but premier et se regardant simplement, cherchant quelque chose dans les yeux de l'autre (allez savoir quoi… dans le noir, en plus !).
Puis, Drago sourit et sans la quitter de son regard pénétrant, s'approcha de son visage et vint frôler sa joue tout comme elle l'avait fait (ah elle voulait jouer à ça hein ? Eh bien elle allait voir ! Un Malefoy ne se laisse pas avoir sans vengeance !) puis atteignant son oreille, il resserra l'étreinte qu'il exerçait sur elle et lui susurra d'une voix suave :
- Granger, maintenant qu'on a frissonné tous les deux, on peut dormir ?
Elle se figea face à cette voix, face à ce geste, à ce contact, à ces paroles. Elle avait vu dans ses yeux qu'il n'allait pas en rester là, et lorsqu'elle s'était perdue dans son regard, puis qu'elle l'avait vu s'approcher d'elle, prédateur, elle avait été curieuse et anxieuse de voir ce qu'il allait inventer. Mais pas ça.
Elle joua cependant la carte de l'indifférence qui pour une fois fonctionna à merveille même s'il savait qu'elle le faisait exprès. Au moins, elle n'avait rien fait qui lui aurait permis une remarque supplémentaire ! Bien qu'elle ait frémit également face à son souffle, mais après tout ils avaient pris ça pour acquis quelques instants auparavant.
- Bonne idée, fit-elle simplement en replongeant sur son torse et déplaçant sa main qui l'enlaçait jusqu'à son pectoral sans interrompre le contact (il se figea quelque peu sous le contact, réactif).
- Tu fais quoi là ?, demanda-t-il dans son cou d'un ton amusé.
- Je me mets à l'aise, répondit-elle sur le ton de l'évidence.
Il pouffa.
- Oh mais vas-y tranquille je t'en prie !, ironisa-t-il.
- Merci, fit-elle comme si de rien n'était.
Puis, il plongea son visage dans son cou jusqu'à ce que ses lèvres touchent sa peau, et il les fit circuler du cou à l'épaule puis retour.
- Tu fais quoi là ?, s'enquit-elle à son tour.
- Je me mets à l'aise, lui souffla-t-il au creux de son cou (ce qui la fit frissonner de plus belles, en toute logique).
- Vas-y tranquille, te gène pas surtout !, railla-t-elle.
- T'inquiète pas pour ça.
- Bon, ça y est on a fini la petite battle, on arrête ces gamineries et on dort ?, s'enquit-elle préférant couper court à l'échange qui partait tout doucement en cacahuète.
- Gamineries tu dis ?... mh… j'aurais plutôt trouvé que ça tenait du côté adulte, répondit-il provocateur.
- Malefoy, soupira-t-elle. C'est bon, on dort ?
Il rit un instant, moqueur.
- Bien sûr qu'on dort, je tenais juste à te rappeler que c'est toi celle qui a voulu me faire frissonner.
- Merci pour l'info, bonne nuit.
- Je ne te souhaiterai pas une bonne nuit.
- Ca ne servirait à rien de toute façon, là où je suis je ne peux faire que des cauchemars. C'était par pure politesse.
- Dors, fit-il en soupirant.
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Niaaaaaaaaaaaark ! :D Alors vous trouvez comment ?
