Goodmorning everybodyyy :D

Muahahahahah (trip de l'auteur qui se réveille de très bonne humeur ce matin... xD)

Bref :p Big Fat Merci pour toutes vos reviews :D

Continuez dans votre lancée! :p xD :D (L)

Bisows'

Mackk.

(en espérant que ce chapitre vous plaira... :D)

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10. Les partisans de Grindelwald

Il était dans les environs de 3h du matin… ils dormaient tous les quatre. Il faisait toujours aussi froid, toujours aussi noir, toujours aussi vide… Et au milieu de la nuit silencieuse, un hurlement déchirant s'éleva de la bouche d'Hermione.

- Granger !, s'exclama Drago en se redressant affolé.

- La fête est finie, fit une voix masculine s'élevant des profondeurs.

Il sentit alors qu'Hermione était tirée vers la voix et il l'agrippa fermement tandis qu'elle hurlait. Quelqu'un effectua un Lumos, et il vit le visage terrorisé de la jeune fille qui s'accrochait à lui juste avant d'être violemment frappé à la tête par un coup de pied d'une chaussure qui faisait au moins un 59. Il entendit ses trois amis crier avant de plonger dans les vapes.

Ils se réveillèrent tous quatre dans une pièce sombre éclairée de Lumos. Ils étaient ligotés, et entourés de trois hommes à l'air malveillant... Il était clair que l'un deux dirigeait les deux autres étant moins musclé et ayant l'air plus sadique. Les deux autres devaient être ses molosses.

Drago vit Hermione face à lui qui faisait aussi une analyse rapide des lieux et de la situation, et Pansy et Goyle l'un à côté de l'autre un peu à part et muets, vides.

Le gars, qui avait un visage qui disait sérieusement quelque chose à Drago, faisait le tour, les examinant un à un.

- Ca a été plus que facile de capturer ces « bandits intrépides », comme se plaisait à dire le chef.

Il rit. Drago serra la mâchoire et il vit Hermione jeter un regard noir et dégouté à l'intéressé, qui la regardait.

- Mmmh… En plus y'a de la bonne marchandise !, dit-il en se penchant sur elle et lui caressant les cheveux.

Hermione frémit de terreur. Malefoy sembla perdre sa mâchoire du choc, pendant que ses yeux lançaient des éclairs.

- PAR-DON ?, demanda-t-il.

- Ah pardon, c'est ta copine ?

- NON !, fit-il avec dégoût.

- Eh bien voilà qui règle la situation !

Il s'approcha à nouveau d'Hermione tandis qu'elle jetait un regard apeuré à Malefoy.

- C'est pas pour autant que je te laisserai l'approcher, siffla-t-il.

L'intéressé se retourna, soufflé.

- Attends, quoi ?

- Il te faut un haut parleur ?

- T'es un Malefoy ou je rêve ?

- Non tu ne rêves pas, fit-il avec fierté et un air pompeux, alors fais demi-tour immédiatement.

Pour toute réponse l'adversaire éclata franchement de rire.

- Tu crois vraiment que ligoté et surveillé tu peux encore faire des tiennes ? Je prendrai encore plus de plaisir à la violer te sachant réprobateur !

Il avait une moue horrible, malsaine, et Hermione crut qu'elle allait défaillir. Si elle avait pu mourir, là… oui… tout mieux que ça… « pitié… »

Malefoy lança un regard aussi glacial et dégoûté qui en aurait fait pâlir Rogue de terreur.

- Oh t'es fort ! Dire que je ne croyais jamais les gens quand ils se disaient terrorisés par ta famille… Mais, désolé, ça ne marche pas avec moi. Et puis, t'es ligoté.

- Va crever, siffla à nouveau Malefoy, venimeux.

- Pourquoi m'interdirais-tu de toucher à cette Gryffondor sang-de-bourbe ? On m'a dit que…

- Pourquoi tu fermes pas ta gueule ?, soupira Drago avec un agacement tellement apparent qu'Hermione se demanda ce qui lui arrivait. Tu crois vraiment que ta vie m'intéresse ? Tu m'as déjà dit que tu t'en foutais de moi alors fous-moi la paix et prends-là vu que je ne peux rien y faire.

Hermione crut que son monde s'écroulait. Personne… personne pour l'aider à continuer à vivre… De leur côté, Pansy et Goyle ne pipaient mot, ils se contentaient d'observer, effondrés.

Elle regarda le visage fermé de Drago qui fixait avec défi (?quoi encore ?) celui du mentor qui avait l'air déstabilisé et désappointé. Puis, qui serra les dents.

- Je veux que tu voies ça, dit-il dans une colère qu'elle ne s'expliqua pas. Je veux que tu souffres, je le veux !

- Rien ne me touche, on ne t'a jamais dit ça dans tous les nombreux ragots que tu as entendu ?, demanda Drago défiant.

- Je serai celui qui arrivera à te toucher, tu vas voir…! Tu seras là, lorsque je la violerai !

Hermione ne s'y attendait absolument pas, à celle là. Elle reçut le coup de grâce. Malefoy allait voir ? Il allait voir son désarroi ? Sa vulnérabilité face à ce monstre ? Son humiliation ? Elle tourna un regard plein de haine vers lui et le vit la regarder avec insistance, comme s'il cherchait à lui dire quelque chose. Elle laissa tout de suite tomber sa haine pour se concentrer sur son message.

Il lui faisait oui de la tête, imperceptiblement pour les autres. Qu'est-ce que ça signifiait ? Que devait-elle comprendre par là ? Nom de Dieu, foutu Serpentard !

- Arrête de le manger des yeux comme ça, tu vois bien qu'il veut ta souffrance !, fit cet homme en la prenant par les cheveux.

Hermione eut une grimace de douleur et on l'entendit retenir un cri.

Drago serra la mâchoire de dépit, ne pouvant rien faire, mais elle ne le vit pas. Il avait envie de sauter à la gorge de cet enculé qui lui voulait du mal. Il ne savait pas ce que pouvait faire cette fille ! Il en avait besoin pour finir le parcours !

Et puis… Il commençait à s'avouer qu'à son goût, lui seul avait le privilège de la rabaisser à souhaits. Il n'aimait jamais quand les autres le faisaient, ça empiétait sur son territoire. En plus, la violer… Il ne laisserait jamais cela arriver.

Le pire c'est que ce crétin avait marché. Le Serpentard avait déjà entendu parler de lui. Il savait qu'il voulait son malheur, et il a réussi sans l'ombre d'un doute de la part de l'adversaire à être dans la même pièce que lui lorsqu'il serait en position de faiblesse ! (Bien trop occupé à essayer de dominer Granger… Drago eut un frisson à la vue de cette pensée qu'il se dépêcha de rabrouer pour se concentrer à nouveau sur la réalité.)

Il revit Hermione souffrir et le salaud en profiter et un grognement rageur s'éleva de sa gorge.

L'espèce de connard tourna un visage sadique et calculateur vers lui, ponctué d'un sourire plus qu'écœurant. Drago commençait vraiment à avoir envie de lui cracher dessus (et vous vous doutez bien que ce n'était en aucun cas une pensée logique pour un Malefoy, Salazar en est témoin !).

Hermione le regarda interloquée, et lui, lança un regard toujours haineux mais possessif. La première question qu'elle se posa fut « ¿ hein ? »... (Et oui, d'un intellect à tuer Merlin lui-même.)

- C'était quoi ça, Malefoy ?, demanda l'enfoiré nommé Kyle.

- Du dégout, siffla-t-il.

- Tiens ? Oui, on m'avait aussi dit que c'était la seule chose que vous saviez ressentir avec la haine et la supériorité.., dit-il pensif.

- Et comment veux-tu ressentir autre chose avec quelqu'un comme toi qui me pourrit la vue, l'ouïe et la digestion ?, dit-il froidement mais avec un ton de défi évident.

Sur le coup, le puant lâcha les cheveux d'Hermione qui put se redresser entièrement et regarder Malefoy avec insistance, pour tenter de deviner ce qu'il essayait de faire en provoquant le dominant. Il ne saurait donc décidément JAMAIS se taire ? Même pour sa survie personnelle ? Quel crétin !... et en même temps, il la défendait. Il semblait vouloir écarteler cet être qui lui voulait du mal, et son regard envers elle était envahisseur, possessif, rageur. Et elle ne pouvait cacher que ça la rassurait, elle se sentait moins délaissée, même si c'était Malefoy...

- Ecoute-moi bien vermine !, dit le débris en s'avançant à grands pas vers lui.

- Ah ? Quoi ? C'est moi que tu veux violer maintenant ?

- Jamais de la vie !

- Pourtant ce serait déjà plus enrichissant que de se taper une sang-de-bourbe.

- Je t'attire, Malefoy ?

- Bien sûr, tu es si… Comment dire ?... tu vois, y'a même pas de mots.

- Tu te fous de ma gueule ?

- Oui.

- Kyle, le maître attend, fit quelqu'un en passant sa tête par l'entrebâillement de la porte.

- Eh bien qu'il attende !

Là, Drago éclata de rire.

- tu dis ça parce qu'il n'est pas là, Kylichounet. J'aimerai bien te voir pisser dans ton froc.

- LA FERME ! Et vous deux !, dit-il aux deux molosses, enfermez-les dans la chambre froide en attendant mon retour !

Ils furent immédiatement tous les quatre projetés dans un endroit qui servait surement de congélateur pour les aliments. Ce froid était invivable. La porte claqua avec hargne, et ils restèrent là, enfermés, se sentant mourir.

- Qu'est-ce qu'on va faire ?, gémit Pansy.

Hermione, à côté de Drago, regardait un point dans le vide et semblait absente, sans vie. Il fut pris d'une haine encore plus grande envers le petit con de Kyle. Il avait réussi à détruire leur miss je-sais-tout ! La puissante et courageuse Gryffondor ! Il avait une de ces envies de le tuer qu'il se serait presque effrayé lui même s'il ne faisait pas partie d'une famille de Mangemorts...

- Granger,…

- C'est bon, pas la peine d'en parler, le coupa-t-elle.

- Dis-moi seulement si on est ligotés façon moldue ou par un sort magique, termina-t-il en la fixant sans ciller.

- Qu'est-ce que ça change ?

- Réponds, ils vont revenir.

- Moldu, fit-elle tandis que la porte s'ouvrait à nouveau.

- Ta baguette est encore dans ta poche ?, souffla-t-il.

- Oui…

- Fais en sorte qu'elle y reste.

L'homme qui avait ouvert la porte s'avança et l'empoigna, tandis que Drago essayait de cacher la grimace que lui avait provoqué ce geste. Il entendit la voix désagréable de Kyle s'élever de derrière la porte.

- N'oublie pas de prendre le blond avec ! Je le veux en spectateur !

Il se sentit alors soulevé également, et trainé vers la porte. Pansy et Goyle leur lancèrent des regards atterrés et en même temps envieux… eux allaient rester dans le congélateur.

Ils furent emmenés dans une sorte de bureau. Le baraqué déposa Hermione sur le dit bureau et Drago sur une chaise en face.

Hermione vit le visage de Drago se tordre en moue de concentration à certains moments et elle lui lançait des regards interrogateurs sans comprendre. Lui de son côté, se débattait avec ses liens moldus pour essayer de les détacher. Si seulement il pouvait atteindre sa baguette ! Mais sa poche était beaucoup plus bas...

Soudain, Kyle arriva.

- Salut ma jolie, fit-il en s'approchant d'elle, posant une main sur sa cuisse et de l'autre lui caressant la joue.

Elle lui lança un regard de haine profonde mais ne dit pas mot. A quoi lui aurait servi le fait de l'insulter, mis à part son envie de lui faire encore plus mal ? Autant se laisser faire, au point où elle en était…

Drago de son côté eut une moue de dégoût et de colère noire affichée au visage et le sourire de Kyle s'agrandit.

- Eh bien Malefoy, qu'est-ce qui ne va pas ?... Le fait que je lui fasse… ça ?...

Il fit remonter sa main le long de la cuisse de la rouge et or, tout en plongeant sensuellement sur son cou et l'embrassant, partout sur le chemin du cou à l'épaule. Le même chemin qu'il avait fait quelques heures plus tôt avec son souffle…

Oui, CA le dérangeait. Profondément. Il eut il ne sait comment une haine telle que la force lui permit de déchirer la corde qui lui lançait les poignets et il se jeta sur Kyle avait férocité.

Un bruit sourd s'éleva de leurs gorges lorsqu'ils percutèrent le mur tandis que Drago le tenait à la gorge.

- Ne la touches PLUS JAMAIS, tu m'entends ?, hurla-t-il.

- Il me semblait que tu t'en foutais ? Que c'était une sale sang-de-bourbe de Gryffondor ?, continua de le provoquer Kyle y comprit dans cette position de faiblesse.

- ARGH, fit Drago en l'étouffant encore plus. C'en est une mais ce n'est pas une raison !

- Tiens donc ? Pourtant mes gardes sont sur le point d'arriver et lorsque ce sera le cas je la violerai comme une bête en t'attachant avec un sort sorcier cette fois, j'ai été trop bête de penser que votre magie n'exploserait pas.

Drago se décolla de lui pour lui décocher une droite monumentale.

- NE PARLE PAS D'ELLE AINSI ! (Encore une droite) Et je t'interdis de la toucher !

Hermione qui ne comprenait plus rien faisait son possible pour se défaire de ses liens également. Malefoy l'avait défendue ! Il avait sauté à la gorge de cet être écœurant ! Il la défendait, d'une haine si profonde qu'elle eut envie de lui sauter dans les bras… Malefoy ! Elle n'y croyait pas !

Les deux molosses ouvrirent la porte qui alla s'écraser contre le mur, tandis qu'ils se jetaient sur Hermione. Drago lâcha Kyle qui était déjà à demi inconscient et se jeta sur elle pour aller la plaquer par terre et ainsi esquiver les deux brutes qui allèrent s'éclater la tête contre les statues de la bibliothèque, dont les livres leur tombèrent sur la tête, au passage.

Hermione se sentit écrasée par le corps de Drago qui essaya de se rattraper tant bien que mal sur ses coudes pour ne pas l'étouffer sous le choc. Elle l'entendit lui demander un « Ca va ? » paniqué et ne réfléchit pas une seconde de plus avant de l'attraper par la robe et se hisser jusqu'à ses lèvres sur lesquelles elle déposa un baiser rapide avant de lui souffler « oui, merci » et de se lever à la hâte pour fuir.

Il resta sous le choc. Que venait-elle de faire ? Cette sang impur ? Que…? Il se redressa hâtivement également pour quitter les lieux et aller délivrer Pansy et Goyle. Ils réfléchiraient à tout ça plus tard. Bien que lui se demandait déjà pourquoi ça lui avait retourné autant les tripes de voir cet enfoiré jouer avec elle. Comme si ça l'importait autant, franchement !

Ils coururent jusqu'à la chambre froide qu'ils firent exploser d'un sort bien puissant qu'avait appris Hermione dans un de ses livres avancés et retrouvèrent leurs deux amis presque gelés, déjà immobiles, inertes. Ils les firent léviter près d'eux et partirent en courant, fuyant à toutes jambes de ce cauchemar.

Ils atterrirent au restaurant et se rappelèrent qu'ils avaient beaucoup trop faim, ils firent donc également léviter derrière eux de la nourriture et ils continuèrent leur route. Ils arrivèrent ensuite dans une sorte d'hôtel où ils payèrent le double du prix demandé pour que personne ne soit au courant de leur présence sous aucun prétexte.

Lorsque la porte de leur chambre se referma enfin sur eux, ils se laissèrent glisser contre le mur et restèrent un bon moment silencieux.

Ils firent léviter Pansy et Goyle jusqu'au radiateur pour qu'ils décongèlent et se permirent de manger à leur faim, beaucoup trop affamés pour penser.

Quelques cinq minutes plus tard, les deux congelés se réveillèrent et vinrent manger avec eux tandis qu'ils leur expliquaient (maladroitement) l'histoire (en évitant soigneusement l'épisode du smack évidemment).

C'était à présent l'après midi et ils n'avaient rien dormi. Pansy et Goyle se couchèrent dans un lit deux places sans demander l'avis de personne (leur duo commençait sérieusement à leur taper sur les nerfs !) et Drago s'assit sur l'autre lit pour réfléchir, tandis qu'Hermione s'était accoudée au balcon, laissant la brise légère l'emporter loin dans ses réflexions.

- Granger, c'était quoi ce baiser ?, fit Drago qu'elle n'avait pas entendu approcher, coupant court à toute pensée.

Il s'accouda à côté d'elle sur le balcon, et elle tourna vivement la tête vers lui, paumée.

- Pardon ?, dit-elle, perdue d'avoir été réveillée aussi brutalement (comme si elle ne pensait pas à ça elle aussi !).

- Quand je t'ai sauvé la vie.

- …? … Ah… Je sais pas, c'est venu tout seul.

- Tout seul hein ?, sourit-il.

- Oui… Et arrête de me regarder comme ça !

- T'es vraiment un cas à part Granger, rit-il.

Il repartir à l'intérieur sans un mot de plus, la laissant là, à ses réflexions. Lui s'était simplement dit « j'ai toujours dit que cette Gryffondor était bizarre, mais là ! » tout en se contentant de sa réponse sachant qu'Hermione n'était en rien logique.

Elle, s'était remise à se demander pourquoi elle l'avait embrassé, tout en se doutant du fait que c'était parce qu'il lui avait sauvé la vie et qu'elle était désespérée et perdue. Mais tout de même, elle avait embrassé Malefoy ! Eurk !... Et pourtant sur le moment même ça lui avait semblé tellement naturel... Argh elle allait finir par perdre la tête si ça continuait !

Quelques dix minutes plus tard elle rentra également. Elle voulait lui redire merci, avec toute sa tête, il lui avait sauvé la vie et en plus de ça l'avait ouvertement défendue d'une façon à en couper le souffle tout de même. Elle en était toujours assez impressionnée...!

Elle le trouva allongé sur le lit, sur le dos, et elle vint s'allonger à côté de lui tout en le regardant. Il la suivit aussi du regard, interrogateur, et elle finit par prononcer après quelques secondes :

- Merci…

C'était un seul mot, mais son regard était si intense, si parlant, que Drago en fut dérouté. Il n'en montra rien cependant, à son habitude.

- Tu m'as déjà dit merci, fit-il.

- Oui mais,… Je voulais te le redire… Parce que… Si tu n'avais pas été là… si tu n'avais pas fait tout ça… Je…, prononça-t-elle perdue dans ses pensées plus horribles les unes que les autres.

Elle ne comprit pas pourquoi mais elle avait envie de pleurer, là. Alors qu'elle avait eu tout le temps de pleurer lorsqu'elle était sur le balcon et que là elle était avec Malefoy. La poisse ! Sa voix s'était brisée et il prit un ton plus doux pour lui répondre sans même s'en rendre compte.

- Je t'ai déjà dit que ce n'était rien… c'est fini maintenant.

Les larmes lui montèrent tout de même aux yeux et elle les laissa glisser silencieusement sur ses joues tout en le regardant avant d'enfouir son visage dans son oreiller, rongée par la honte. Il avança une main incertaine et la posa sur ses cheveux avec douceur. (Il ne comprenait lui-même pas ce qu'il était en train de faire... Il rassurait vraiment Granger, là ? Il essayait de lui faire passer son chagrin. « Ca, c'est fait ! », pensa-t-il exaspéré. « Drago, ta soucoupe volante est arrivé, sois chou, grimpe ! » !)

- Ca va aller, lui dit-il n'étant pas trop doué pour soutenir les gens.

Après tout, il n'aurait jamais cru ça possible si un jour on lui avait dit qu'il l'aurait fait par lui-même !

Il la regardait toujours lorsqu'elle leva doucement le visage rougi de son oreiller, et c'était sans une once de moquerie ou d'expression faciale Malefoyenne en tout genre. Il était sérieux, intense.

En le voyant ainsi elle eut un hoquet de sanglot et se hissa sur son torse pour s'y laisser bercer par sa respiration régulière et posée.

... Autant vous dire que lui ne savait pas quoi faire ! Il était profondément choqué qu'ils en arrivent à une relation aussi tirée par les cheveux ! Ils passaient leur temps à s'insulter mais ils se câlinaient de plus en plus régulièrement également. Et il aimait ça. Quelle poisse, le manque, ça fait faire n'importe quoi !, se dit-il. Il ne manquait plus que ça ! Granger !

Il l'encercla de ses bras protecteurs et la laissa s'endormir. Il fallait qu'elle se repose. Il s'endormit vite aussi, bercé par son souffle qui venait le chatouiller au niveau de la clavicule. (C'était une torture d'aimer ça, sincèrement. Il s'en sentait presque COUPABLE !)

Ils dormirent toute l'après midi, et vers 23h, alors qu'il faisait déjà noir, un hurlement déchirant, similaire à celui du matin même, s'éleva de la bouche d'Hermione.

- Granger !, s'exclama Drago en se redressant.

Elle était toujours dans ses bras et avait planté ses ongles dans son torse en gigotant désespérément.

- Laissez-moi, laissez-moi tranquille !, gémissait-elle en supplication terrorisée.

Drago ne l'avait jamais vue comme ça. La seule vue d'elle dans cet état donnait une envie profonde de l'aider, de mettre court à sa souffrance, de la défendre… Il n'aurait jamais cru penser un jour ça pour personne, encore moins pour une bête sang-de-bourbe, et pourtant c'était déjà la deuxième fois de la journée… Granger… Elle avait besoin d'aide… pourquoi, qu'est-ce qu'il lui arrivait encore ?

- Drago, qu'est-ce qu'il y a ?, entendit-il Goyle lui demander.

- Je n'en sais rien !

Il entendit Pansy prononcer un « Lumos » et il put enfin voir Hermione.

- Arrêtez !, continuait-elle de pleurer tout en se débattant de toutes ses forces.

- Granger !, la supplia-t-il et la prenant par les épaules et se redressant en position assise. Granger, réveille-toi tout va bien !

- Oui enfin, bof quoi…, se permit de préciser Pansy.

- Ferme-la Pansy ! Granger !, essaya-t-il à nouveau.

Pas moyen.

- Appelle-la par son prénom peut-être, proposa Goyle aussi calmement que s'il parlait à une série télé.

- QUOI ?

- Drago fais pas chier !, s'énerva-t-il enfin.

- Hermione…, prononça-t-il beaucoup plus incertain à présent.

Pourquoi un simple prénom pouvait poser un blocage aussi grand ? Prononcer son prénom c'était comme lever leur barrière de haine… aller au-delà… et il ne voulait pas de ça ! Mais il voulait l'aider… la tranquilliser… Il ne comprenait absolument pas pourquoi, mais la voir ainsi l'affolait même si cette fois-ci ce n'était qu'un rêve (cauchemar, pour être plus réalistes). Sûrement parce que sans elle ils étaient perdus...? Pourquoi sinon ? Il ne comprenait plus rien.

Elle s'accrocha à sa robe (niveau torse), tout en continuant de pleurer, gémir, et il réitéra l'expérience en essayant d'y mettre plus de tact.

- Hermione, calme-toi, tout va bien…

Il l'enlaçait déjà pour essayer de la calmer, et il détacha un de ses bras pour venir lui caresser les cheveux en signe d'apaisement (il se sentait tellement perdu ! Il ne savait pas y faire, n'avait absolument jamais fait ça et essayait de se concentrer pour se rappeler de ce qu'il avait vu dans les films... Quel merdier !). A ce contact elle ouvrit grand les yeux et aspira une grande bouffée d'air comme si auparavant elle avait cessé de respirer.

Elle s'agrippa et se hissa à lui, pour être collée à son corps musclé, se sentir protégée. Il resserra son étreinte ayant à nouveau les deux bras à son dos et la berça doucement, les yeux lui aussi agrandis par le choc.

- Ca va… ?, lui souffla-t-il à l'oreille pour ne pas la brusquer.

- Non je… J'ai eu si peur !...

- De quoi ? De quoi as-tu rêvé ?

- De… De Kyle…, dit-elle en pleurant silencieusement (mais il le sentit quand même car ses larmes coulaient sur son cou à lui, elle étant appuyée dessus… Il eut à nouveau une bouffée de haine pour ce fils de chien).

Il eut un moment d'hésitation face à quoi lui répondre, puis se décida à parler franc jeu, de toute façon dit à l'oreille seulement elle l'entendrait.

- Je ne le laisserai pas t'approcher, lui murmura-t-il en un souffle tout contre son oreille, pour que ce soit discret et inaudible d'autrui.

Elle fut soufflée par cet aveu. Ca avait l'air si… sincère. Elle se sentait protégée. Elle lâcha alors la robe de Drago (qu'elle agrippait toujours avec force depuis tout à l'heure) et laissa glisser ses mains jusqu'à son cou, qu'elle encercla de ses bras en étreinte, pour lui montrer sa confiance et sa reconnaissance.

Bon, oui, elle avait oublié que Pansy et Goyle étaient évidemment en train de regarder… Et aussi que son geste (comme tout geste de personne secouée d'une tristesse intense) était très… appuyé, dirons-nous. Elle se sentait juste bien, là, et le geste lui était venu de lui-même, comme une évidence.

(Goyle et Pansy, en effet, les regardaient avec un sourire à s'en écarteler les lèvres, voyant Drago doux comme un agneau (une première !) et le geste d'Hermione, leur complicité, leur relation... Youhouu, on approchait du but !)

Drago, lui, s'était un peu figé face aux sensations qui l'avaient envahi et au fait qu'elle avait enfouit encore plus sa tête dans son cou (ce que, elle, ne sembla pas remarquer !). Il n'aimait pas cette situation. La haine unique était beaucoup plus logique et appropriée. Ils ne devaient pas laisser ce vieux fou leur tourner la tête !

En attendant, il n'avait surtout pas tourné la tête vers Goyle et Pansy qui les regardaient surement avec un sourire évident et un regard entendu. Il préférait profiter de ce moment, car ce serait… le dernier.

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Sooo vous en pensez quoi ? :D Moi j'l'aime bien ce petite chapitre, perso... (a) :D Donnez-moi vos avis !