Coucou tout le monde :D

Tout d'abord meurfiiiii pour toutes les reviews, vous savez comment elles me font super plaisir :D xD :')

Puis, je voulais aussi vous prévenir que, oui, moi qui ne raffole pas des fics trop longues suis au 23ème chapitre et il m'en reste encore une bonne volée à écrire :s triste, désolée de vous infliger ça xD Mais bon ils sont quand même intéressants, juste que la fic est longue :D (l'auteur essaye de se convaincre elle-même, si si...!)

Enfin voilà, ce chapitre vous décevra peut-être... :p Parce qu'on revient au point de départ xD Enfin, c'est ce qu'on croit... ;) :p

Et oui, ça collait pas avec les personnages d'accepter ce qui était en train de se passer ! Mais vous inquiétez pas, y'aura de nouveaux morceaux croustillants très bientôt :D Et puis, y'a quand même toujours les bon vieux clashs Drago/Hermione x) Ahaa!

Enfin voilà, j'espère que vous aimerez :D

Bizow,

Mackk.

O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O

11. Retour à la case départ

Ils restèrent ainsi quelques cinq minutes, silencieux, Drago berçant doucement Hermione pour que ça passe.

Elle ne comprenait pas pourquoi elle aimait tant les bras de Drago. Pourtant elle aimait les bras de Ron, mais ceux de Drago avaient quelque chose de si tendre, en contraste avec son caractère si froid, qui le rendait encore plus adorable…

On aura tout vu. Malefoy adorable, maintenant ! Et si elle se faisait partir sous prétexte d'état critique MENTAL, vous croyez que ça irait ? Non parce que, physique c'était pas une excuse, mais elle assumait le fait d'avoir bien besoin d'une petite visite à St Mangouste.

En attendant, elle ne le lâchait pas pour autant, ce qui montrait bien qu'il y avait un problème énorme. En même temps lui non plus n'arrêtait pas de la bercer, alors quoi ? Ils seraient envoyés tous les deux à St Mangouste ENSEMBLE et ce serait l'antichambre de la mort. Sérieux ? Et pourquoi pas envoyer Malefoy SEUL à St Mangouste ?... « Non c'est trop méchant, il vient de me sauver la vie ! », pensa-t-elle honteuse.

Drago, remarquant qu'elle ne bougerait pas et qu'elle risquait même de s'endormir sur lui (il se savait très confortable… et modeste !) colla à nouveau ses lèvres à son oreille et lui chuchota d'une voix douce :

- Ca va mieux ?

- Oui… Merci, fit-elle en se redressant péniblement.

Elle évita soigneusement de croiser son regard, honteuse, et se contenta de fixer ses mains qu'elle trouvait momentanément infiniment intéressantes délaissées aussi gracieusement sur ses genoux...

Drago accueillit ce geste comme une évidence. Granger était totalement déréglée ! Lunatique, paradoxale. Il ne la comprendrait jamais mais ça tombait bien vu qu'il ne comptait pas essayer…!

Il eut alors, au plus grand étonnement de tous, un sourire carnacier qui étira ses lèvres alors qu'ils venaient d'assister à une scène plus que choquante et d'une tristesse profonde. Qu'avait-il en tête ?

En réalité, il s'était convaincu à peine il avait pensé qu'il ne voulait « que de la haine avec Granger ». De la haine et rien d'autre. Après tout, c'était ce qu'elle méritait, elle était sang-de-bourbe !

Il finit par prononcer, d'un ton hautain

- On peut savoir pourquoi est-ce que quand lui t'a touchée tu as rien dit alors que quand moi je l'ai fait tu ne t'es pas retenue de m'enchainer ? Alors que moi au moins, je te faisais frissonner.

Elle leva directement la tête vers lui, toute honte envolée et un regard mi choqué, mi incrédule (et un peu de rage naissante).

- Pardon ?

- Toi aussi tu as besoin d'hauts parleurs ?

- Tu tiens vraiment à ce qu'on reparle de ça maintenant ?

- J'ai une envie profonde de te faire chier, Granger.

Pansy et Goyle crurent que le ciel leur tombait sur la tête et pensèrent que Merlin et Salazar les avaient abandonnés de dépit. Si près du but ! Impossible !

Hermione reçut ça comme une brique à l'estomac. Après tout ce qu'il venait de faire ? Comment pouvait-il gâcher tout d'un seul coup ? Et pourquoi ? Il l'avait défendue ! Il s'était battu pour elle avec une rage qu'elle n'aurait jamais crue capable et elle l'avait embrassé, et maintenant quoi ?

D'accord, ils se détestaient, mais elle venait de pleurer dans ses bras et il venait de la bercer comme le plus attentionné des gars, elle aurait cru qu'il aurait au moins effectué un minimum de temps de trêve avant de repartir là dedans ! En plus il semblait provocateur… méchant. Pourquoi ?

Elle n'y croyait pas. Comment avait-elle fait pour oublier qui était vraiment Malefoy ? C'est vrai, avec tous ces évènements plus étranges les uns que les autres et une incarcération suicidaire dans un tunnel sans fin, elle avait totalement perdu la notion des choses !

Elle avait pensé ça à toute vitesse et répondit, énervée à présent.

- Alors je peux me permettre de te rappeler que tu frissonnes autant que moi !

- Pff, c'est parce que tu m'as chauffée comme la pire pour réussir à être quitte.

- QUOI ?, s'offusqua-t-elle. T'es vraiment de mauvaise foi !

- On est pas des amis, Granger. Je te déteste !

- Mais moi aussi, et on avait parlé d'une trêve, t'as oublié ça aussi ?

- Oh, et à la première trêve venue tu profites pour te jeter dans mes bras ?

- Quoi mais ?...! C'est toi qui m'as consolée je te signale ! J'ai rien demandé !

- C'est faux ! Tu es venue et puis je me suis senti obligé !

- Obligé ! Un Malefoy obligé ! Voilà qui ne colle pas du tout avec ton discours habituel !

- C'est toi-même qui vient de rappeler qu'on était en trêve !

- Tu racontes n'importe quoi ! tu cherches quoi là au juste ? Pourquoi tu fais ça ?

- Pourquoi je fais quoi ? Te montrer la haine que je te porte ? Tu sais très bien que je n'ai jamais été hypocrite, Granger !

- Eh bien en parlant de haine je peux ré enchainer sur la réponse à ta question de base, si je n'ai pas répliqué avec lui c'est peut-être que ça me dérangeait moins que quand c'était toi !

Boum. Brique dans l'estomac de Drago. Ca le rendit encore plus énervé. Elle n'avait pas le droit. Oh non. Après ce qu'il avait fait ? Quelle sang de bourbe de merde ! Et pourquoi il se sentait écroulé ?

Rien que ce fait le ramenait à la conclusion qu'il pouvait faire semblant que ces dernières semaines n'avaient pas existé, mais qu'on n'oublie jamais des moments vécus, quoi qu'on fasse. Et il était encore protecteur envers Granger. Il avait encore ce sentiment de proximité inexplicable avec elle. « Putain de bordel de sa mère la pute en short dans les orties empoisonnées du jardin des merdes !... Ouh, ça fait du bien. », se dit-il, lui qui soignait constamment son vocabulaire !

- Arrêtez tous les deux !, les coupa Goyle. Et toi Drago, tu viens dehors avec moi.

- Pardon ? Non. Hors de question que tu me serves ton discours de Poufsouffle.

Goyle soupira.

- Hermione, va dehors avec Pansy, s'il te plait.

- Ah parce qu'à elle tu lui dis « s'il te plait » !, railla Drago.

- Eh bien oui, toi je sais très bien que ce serait inutile !

Hermione ne se fit pas prier et se leva avec des gestes rageurs tout en s'élançant vers le balcon. Pansy la regarda avec réticence (elle ne voulait pas être victime de violence !) mais la suivit tout de même, résignée. Ils n'étaient vraiment pas croyable tous les deux ! Et puis, à quoi jouait Drago ?

- Hermione… je peux t'appeler Hermione ?

- Oui bien sûr, dit la concernée en s'adoucissant quelque peu.

- Ecoute… je suis désolée pour ce qui est arrivé avec Kyle. On aurait tous du réagir mais personnellement j'étais beaucoup trop choquée par la tournure des évènements pour entreprendre quoi que ce soit et…

- Ne t'inquiètes pas, c'est passé et puis il n'est rien arrivé.

- Oui mais ça a failli… Tu as eu de la chance que…

- On peut parler d'autre chose s'il te plait ?

- Euh oui, bien sûr.

- Merci. Ca va tu vas mieux toi en fait ?

- Moi ?

- Oui, tu étais congelée aux dernières nouvelles !, blagua-t-elle totalement détendue à présent.

Pansy aimait beaucoup ce côté de la Gryffondor. Elle pouvait changer d'humeur d'une seconde à l'autre. Elle n'avait rien fait et du coup elle la traitait totalement amicalement, ayant oublié sa haine qui était restée aux côtés de Drago, et qui renaîtrait à peine elle le reverrait, mais en attendant, voilà.

- Ah oui, rit-elle un peu gênée, oui ça va. J'avais complètement oublié ! J'ai les membres encore un tout petit peu engourdis mais si je n'y pense pas ça va.

Elle voulait lui parler le plus normalement possible, lui donner des détails, la remercier d'être aussi gentille avec elle alors qu'à l'intérieur elle ne devait pas être aussi calme. Elle voulait lui changer les idées si possible, qu'elle ne se sente plus exclue, plus seule Gryffondor face à trois Serpentards mais plutôt quatre personnes dans un même merdier. Mais comment...? Elle n'avais pas la moindre idée de comment s'y prendre !

- Tant mieux, on a eu peur quand on vous a trouvés comme ça.

- Oui, c'est clair qu'on ne les intéressait pas, nous.

- Je… j'aurais préféré ne pas les intéresser, fit faiblement Hermione.

Pansy se rappelant, se fustigea d'être une Serpentarde cliché et égoïste.

- Oui… désolée, j'avais pas pensé ça comme ça…

- Pas grave. C'est plutôt joli ici, quand il y a ni défi, ni tunnel froid ni partisans de Grindelwald.

- Oui. Dommage que ça ne soit pas pour nous. Demain on va devoir repartir pour trouver la sortie du château.

- Et on ne sait même pas comment on va faire..., soupira Hermione totalement résignée.

- Vous allez y arriver, vous y arrivez toujours, dit Pansy avec conviction.

Hermione soupira encore plus fort.

- Ce n'est pas si simple. Et puis maintenant que la trêve est rompue je vois mal comment on pourrait se concentrer ensemble !, fit-elle aigrement.

- C'est vraiment un con, fit Pansy le plus normalement du monde.

Hermione se retourna vers elle, choquée.

- Et bien quoi ?, demanda Pansy, étonnée de sa réaction.

- Tu… tu… Malefoy ?, fit-elle totalement incrédule sans savoir exprimer sa pensée par une phrase complète, sujet verbe complément.

Pansy insultait Malefoy ? MALEFOY ? Mais Hermione croyait qu'elle lui courait après ! Elle a OSE l'insulter ! Elle ne l'en aurait jamais crue capable même si elle le pensait ! Dingue ! Totalement dingue ! Comment ça se fait que les préjugés dirigent autant la vie des gens comme ça ?

- Ah. Bah oui, pourquoi pas ? Il l'a cherché après tout.

- Oui mais… excuse-moi, fit-elle piteuse, mais je n'aurais jamais cru que tu l'insulterais comme ça… mais bon, ce voyage nous tourne un peu la tête à tous, conclut-elle en haussant les épaules, mettant encore ça sur le compte de l'évidence.

- Mh. Les préjugés sont souvent faux et surtout tenaces, fit-elle avec tellement de sagesse qu'Hermione fut presque tout aussi surprise que lorsque Goyle avait parlé pour la première fois.

Pendant ce temps, à l'intérieur, Goyle avait presque envie de foutre un pain dans la gueule de Drago.

- Non mais qu'est-ce qu'il te prend ?

- Exprime-toi Goyle, vas-y.

- Mais arrête de te foutre de la gueule du monde ! Tu joues à quoi ?

- Je ne joue pas, j'étais très sérieux !

- J'ai très bien vu (et d'ailleurs Pansy aussi !) comment vous étiez tantôt ! Et comment tu la défendais vis-à-vis de Kyle ! Comment tu viens de la réconforter ! Alors qu'est-ce qui te prend bordel ?

- Je ne sais pas ce qui m'a pris en effet ! Je me suis laissé piéger dans son esprit d'équipe et ses trêves de merde ! C'est du n'importe quoi ! Ce parcours de tarés me rend taupe !

- Arrête de te foutre de ma gueule !

- Non c'est toi qui va arrêter de me harceler ! Parce qu'il me semble que ce parcours t'a fait complètement perdre la tête aussi ! Tu te prends pour qui pour venir me faire la morale comme ça ? La discussion est TERMINEE.

Sur ce, il se dirigea vers la salle de bain et s'y enferma. Lorsqu'il ressortit, quelques deux heures plus tard, ils dormaient tous. Pansy et Goyle dans leur lit, et Granger dans le leur. Il eut une grimace. Il ne voulait pas redormir avec elle. Ca n'allait tout bonnement pas le faire. Et si dans ses tics habituels, oubliant que c'était Granger, il la prenait dans ses bras et la collait à son torse ? Hors de question ! Il ne voulait plus repartir dans ce genre de choses. Pas avec elle ! Eurk ! (...)

Et en même temps, il ne pouvait tout bonnement pas dormir sur le fauteuil. Un Malefoy ! Non non non, il n'allait pas faire ça. Mais quoi alors ? « Une idée une idée une idée une idée… », essayait-il de réfléchir.

Puis, vint « l'idée du siècle » comme il se plut à la définir. Celle qui règlerait son problème ET qui humilierait Granger lorsqu'elle se réveillerait. Il éleva par magie une sorte de barrière en bois qui vint séparer le lit en deux en une sorte de mur. « PARFAIT ! », fit-il ravi.

Il se coucha, de totale bonne humeur, et s'endormit comme un bébé… mais ne fit pourtant pas de beaux rêves. Il revit Kyle, il revit Hermione, cette envie de la sauver, cette envie d'éclater la gueule de ce connard qui osait la toucher, et puis le baiser bien sûr… Mais évidemment le matin il ne s'en souvint plus, ou fit en sorte de ne plus s'en souvenir, et tout alla bien dans le meilleur des mondes.

Hermione se réveilla. Elle avait tellement pleuré la veille qu'elle avait dormi profondément et d'un sommeil sans rêves… Un peu trop profondément peut-être, parce qu'elle avait l'impression de ne pas être reposée du tout.

C'est avec une mauvaise humeur apparente et un mal de tête meurtrier qu'elle se topa contre l'énorme barrière en bois qui séparait les deux moitiés de lit.

- AAAAAAAAAAAAH… BORDEL MALEFOY !, hurla-t-elle.

- Roh qu'est-ce qu'elle me veut encore celle là ?..., fit une voix agacée mais pourtant bien réveillée de l'autre côté du « mur ».

- C'est quoi cette chose que je viens de me prendre en pleine tête ?

- Pourquoi tu te retournais vers mon côté aussi ?

- Mais qu'est-ce que j'en savais que c'était pas le bord du lit, je me suis endormie au milieu !

- Oui et j'ai du te faire léviter et faire un sort de nettoyage sur ma moitié, merci Granger.

- NOM DE…

Elle se leva et alla s'enfermer dans la salle de bain pour éviter que sa magie ne se réveille trop et lui fasse voler la télé en plein sur la tête, comme quand elle était petite. Quel petit enfoiré ! Comment pouvait-il être aussi… aussi… DETESTABLE ? Après tout le travail que ça lui avait pris de l'amadouer un minimum pour que ça rende ce parcours un peu moins qu'insupportable ? Elle n'allait pas tenir les deux mois et une semaine qui restaient ! Elle se doucha, s'habilla, se maquilla et sortit enfin de la salle de bain, un peu plus zen qu'à l'allée.

- Il était temps !, fit Malefoy de sa voix trainante (oh combien regrettée… hum).

- En effet, il était temps que je puisse assouvir mon désir qui a été méchamment stoppé dans son élan, fit la voix de Kyle s'élevant du balcon.

En entendant ça, Hermione laissa tomber le verre qu'elle tenait en main qui alla s'exploser en mille morceaux par terre. Malefoy abandonna son regard malsain pour reprendre celui de la rage et Pansy et Goyle eurent le réflexe, cette fois-ci, de venir se placer devant Hermione.

- Qu'est-ce que vous faites ?, s'écria celle-ci. Ils vont vous envoyer à St Mangouste !

- C'est pas grave, de toute façon on en a marre de ce parcours à la con, fit Pansy en haussant les épaules.

- Quoi ?, s'exclama Hermione, incrédule.

- Oui et puis, vous devez rester et le terminer comme ça vous montrez qu'on ne se laisse pas démonter pour si peu, termina Goyle en la regardant droit dans les yeux.

- Si peu, tu rigoles ou quoi ?

- Qui vous a permis de faire causette ?, fit la voix de Kyle devant eux.

Ils se tournèrent vivement tous les trois vers lui et lorsqu'Hermione croisa son regard elle y lut de la sauvagerie, et elle se figea d'abord, puis se rappela de ce que venait de dire Goyle et du fait qu'elle n'était pas encore ligotée. Elle prit un regard déterminé et attrapa sa baguette.

- On n'a plus besoin de vous, fit Kyle tandis que les silhouettes de Pansy et Goyle s'écroulaient à terre.

- QUOI ? MAIS QU'EST-CE QUE VOUS LEUR AVEZ FAIT ?

- Rien du tout chérie, fit-il d'une voix angéliquement diabolique.

Elle se redressa de toute sa hauteur en pointant sa baguette sur lui de façon menaçante. Il éclata de rire.

- tu crois que tu me fais peur ?, demanda-t-il enfin.

- Tu ne sais pas qui je suis, fit-elle avec conviction alors qu'un sourire ironique étirait ses lèvres pour la faire paraitre encore plus intimidante.

Là, elle en dégageait de la puissance ! Le retour de la lionne ! Drago s'arrêta pour la regarder, ayant une ébauche de sourire de pitié pour le pauvre Kyle qui ne savait pas de quoi elle était capable. Il allait se faire écraser par une fille ! Hahah.

- En effet, fit-il suffisant. Si, tu es une Gryffondor doublée de sang-de-bourbe.

- Je suis aussi Hermione Granger, la miss je-sais-tout qui connait suffisamment de sorts pour te faire regretter de vivre, fit-elle avec hargne, se remémorant de tout ce qu'il lui avait fait.

- Houu j'ai peuur, fit-il masquant son interloquement.

- Tu devrais pourtant… « Caiga Malardagum ! ».

BAM! Il fut comme aspiré par le centre de la Terre… Il traversa tous les étages de l'immeuble, un par un, avec des gémissements de douleurs. Elle ne prit même pas le temps de s'en moquer qu'elle s'abaissa pour faire partir le plus vite possible Goyle et Pansy pour qu'ils soient aux soins de Mme Pomfresh.

Avant de partir, Goyle lui attrapa la main d'un geste semblant lui couter toute son énergie, et il lui souffla « Courage… ». Elle lui pressa tendrement l'épaule pour lui renvoyer le dit et le fit partir également. Pendant ce temps, Malefoy avait fait disparaître les deux gardes.

Un trou apparut alors à la place du miroir, un trou à consistance douteuse… Cependant, ils entendirent la voix de Dumbledore leur crier nerveusement un « SAUTEZ ! ».

Ils ne se firent pas prier et sautèrent dans cette masse gluante pour se retrouver dans… le vide complet. Nom de Dieu, le vide ! Où les avait lancés leur taré de Directeur ? Un vide suffisamment éclairé pour qu'ils se voient encore eux, mais rien autour, rien du tout, ni en dessous, ni en haut, ni sur les côtés… Ils se sentaient juste tomber, tomber inlassablement et à une vitesse assez affolante.

- Sur quelle planète suis-je tombée ?..., gémit-elle avec désarroi.

- Tu crois qu'on est toujours sur Terre ?, demanda Drago totalement troublé.

- Evidemment !... La magie ne sort pas de la couche d'Ozone, n'est-ce pas ?, s'enquit-elle tout de même, une pointe de peur traversant ses dires.

- Je pensais que tu savais tout sur tout !, s'insurgea-t-il.

- Je pensais que tu ne le croyais pas un instant !

Ils rentrèrent dans un silence buté dans lequel Drago paniquait et Hermione se repassait tous ses livres pour trouver une solution. Pas moyen.

- Par Merlin, et on va tomber longtemps comme ça ?, soupira-t-elle désemparée.

- Je déteste les chutes sans choc.

- Oh, tu préfèrerais t'éclater la gueule peut-être ?

- Quelle délicatesse Granger, tu m'épates.

Oui, dès qu'elle était énervée elle injuriait beaucoup. Et alors ? En quoi ça le regardait ? Qu'il aille se pendre et puis c'est tout ! Après tout, c'était une moldue. Les moldus injurient rien que quand quelqu'un les dépasse dans un embouteillage alors elle pouvait bien se permettre d'injurier quand elle était lancée dans une chute infinie dans le vide !

- Ferme-là, Malefoy.

- Tu crois qu'on va rester indéfiniment ainsi ?

- Si on ne touche pas quelque chose en dessous, ça nous permet de rester en vie, mais si on n'arrive nulle part on est condamnés. Laisse-moi réfléchir deux secondes sans que tu m'honores de tes remarques sarcastiquement acerbes.

- Quelle susceptibilité !

- Tu m'écoutes des fois ?, s'exaspéra-t-elle. TAIS-TOI Malefoy, le seul cerveau présent essaie de se concentrer dans tout le contenu qui le submerge.

- Tu parles de modestie, mais t'es pas mal dans le genre Granger. Je te verrai bien en Serp…

- Tu oses finir ta phrase et je te jure que si je finis par trouver la solution je te laisse là !, siffla-t-elle.

Il se passa un long moment où ils restèrent silencieux... Ils n'avaient rien à se dire, et ne voulaient pas s'adresser la parole. Tout ce qui s'était passé la veille était trop présent en eux, et en plus ils savaient qu'au moindre mot ils auraient envie de tout casser et ils n'avaient rien à casser, ils étaient dans le vide. Ce serait trop dur à supporter et ils ne trouveraient jamais la solution… Bref, autant garder le silence.

A partir d'un moment, Hermione commença à réfléchir tout en regardant Malefoy. Le silence, ça ne lui ressemblait pas, ou plus. Il avait une tête de morgue, et n'avait pas l'air de réfléchir grand-chose. Foutu Serpentard !

- Arrête de faire cette tête d'éteignoir !, s'agaça-t-elle tout à coup, n'y tenant plus.

Drago, profondément choqué, se tourna vers elle.

- Personne n'avait jamais osé me parler de mes expressions faciales ainsi ! Et je ne te permets pas de le faire !

- Pourtant on dirait que tu as de la bouse de dragon sous le nez, et c'est même carrément désagréable à regarder.

Pour toute réponse, un sourire narquois vint étirer les lèvres de Drago avant qu'il ne lâche :

- Qui t'a dit de me regarder ?

- Disons que je suis un peu obligée, nous sommes coincés dans une descente à pic sans queue ni tête et tu es celui qui est en train de me courir sur le haricot depuis tout à l'heure.

- Pourtant je suis dans le même cas et je ne te regarde pas !

Hermione soupira, rédemptrice.

- Ecoute… Je sais que t'as tiré un trait sur les trêves. C'est ton droit après tout, ça ne fait que nous compliquer la tâche mais c'est tout. Mais essaye de ne pas chercher à me faire chier là tout de suite et cherche plutôt une solution, parce que je trouve ça pathétique de mourir dans le vide !

- Moi j'ai rien lu là-dessus Granger, c'est toi l'intello ici ! Si seulement il suffisait de faire un pas, écoute…!

- Mais… c'est ça ! Roh j'suis trop bête ! Donne-moi la main !

- T'as cru toi !

- MALEFOY FAIS PAS CHIER CA M'ENCHANTE PAS PLUS QUE CA NON PLUS !

En fait ça l'enchantait beaucoup plus que ce qu'elle n'aurait accepté de le croire. Elle voulait voir ce que cette main allait lui faire. Parce que si ça lui faisait quelque chose ce serait parce que lui aussi l'aurait ressenti et alors ça lui prouverait que cette méchanceté fulgurante n'était que mascarade et qu'elle ne s'était pas trompée lorsqu'elle avait cru le voir un peu plus humanisé qu'à la base. Elle voulait la preuve qu'elle ne s'était pas trompée !

Il soupira en grognant et lui prit la main (d'une douceur agressive qui ne collait pas du tout avec son humeur). Leurs frôlements laissaient à présent des crépitements sous la peau, mais Hermione les sentait seulement car pour une fois elle se concentrait sur ces sensations sans connotations mauvaises venant intercepter le bon fonctionnement de ses sens.

Elle se dit cependant que c'était par la relation plus qu'étrange qu'ils avaient mené ces derniers jours et cet emprisonnement douteux dans un couloir vide. Ron lui manquait beaucoup trop… Elle en souffrait nuit et jour. Alors, il était impensable qu'elle puisse y voir autre chose que ça dans les sensations des contacts avec Malefoy. C'était seulement parce que c'était Malefoy, et c'était tellement surnaturel que ça en donnait des frissons. CQFD !

Lui se concentrait sur le dégout que ça amenait en lui. Eurk, la main d'une sang-de-bourbe dans la sienne !... Bon, en même temps elle avait déjà dormi enlacée avec lui, et il l'avait… réconfortée… Eurk ! Et la décharge ne faisait que confirmer son dégoût, c'était pour CA qu'elle s'était déclenchée ! Euuuurk !

- Bon, prêt ?, fit-elle en inspirant un grand coup.

- Dépêche-toi !

- A trois on va faire un pas du pied droit, et il faut qu'on soit synchros, c'est clair ?

- Comment tu veux faire un PAS dans le vide ?

- Tu te débrouilles pour t'imagines un sol ! Merde Malefoy, coopère un peu !

- Un… Deux… Trois !

Ils furent le plus synchro possible et se sentant comprimés, comme lorsque l'on transplane, durent se cramponner chacun à la main de l'autre pour pas être tirés dans des endroits totalement différents.

Arrivés à terre ferme, Malefoy ne pensait même plus à se détacher vite fait de sa main. Par Salazar, où étaient-ils encore tombés ?

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Ouais je sais, c'est chiant de reprendre à la case départ... Mais vous inquiétez pas, ça prendra pas trop longtemps, puis bon, c'est quand ils se tournent autour que c'est le meilleur ! :D xD

A la semaine prochaine, bisous !