Youhouuuu ! :D
J'm'en remets toujours pas de toutes ces reviews, ça me fait plééééziiirrr ;D
Et puis, rien que le fait que vous aimiez ma fic c'est sensass! J'espère que la suite ne vous décevra pas ! :D
J'vous souhaite bonne chance pour vos exams si vous en avez, ou votre bac ou quoi que ce soit, enfin en cette période c'est jamais des choses bien réjouissantes :p (mais si c'est le cas pour l'une d'entre vous, tant mieux!).
Et j'espère que ça ne vous empêchera pas de venir me lire un petit chapitre ! :D Pour la détente (a) ;) :D
X.O.X.O.
(oui, je suis en plein trip Gossip Girl, et alors? XD)
Mackk !
Ps: J'ai toujours pas eu de démonstration de présence masculine donc mtn je parle au féminin, les hommes n'ont qu'à faire signaler leur présence si il y en a XD
O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O
13. Belgique moldue
- Bonjour monsieur, nous aimerions deux tickets pour l'aéroport Charles de Gaulle, s'il vous plait.
- Bien sûr jeune fille, ça vous fait 120€ en tout.
- Quoi ? Mais c'est de l'abus !, s'étouffa-t-elle.
- Oui les prix ont augmenté, si vous n'avez pas je vous prierais de laisser passer les…
- On a, coupa Malefoy la mine mauvaise.
- Oh. Très bien, alors je vous informe que le train est à 23h45.
- Parfait, merci.
Drago avait déjà tourné les talons à peine l'homme lui avait donné les tickets alors Hermione dut se contenter de ça (assez froidement, vu la gentillesse de ce… cet homme) et marcha à grands pas pour rattraper Drago.
- On peut savoir où tu vas ? Tu ne connais même pas Bruxelles !
- J'en ai déjà marre des moldus, fit-il totalement dépassé.
Il avait l'air sur les nerfs, agressif et penchant pour le cynisme et la moquerie purement malsaine. Hermione décida de le calmer tout de suite.
- Ok Malefoy, tu vas redescendre de tes grands chevaux tout de suite, fit-elle en soupirant.
Il fronça un sourcil face à l'expression plus que démodée mais elle ne le laissa pas la réprimander et poursuivit.
- Je ne sais pas si tu remarques que moi aussi je suis excédée, j'en ai marre de toute cette histoire, je suis aussi en terrain inconnu et en plus je vais voler dans un magasin !, couina-t-elle. De plus je parie que tu ne vas pas en choisir un bon marché alors j'ai de plus en plus de remords. Bref… Je sais que t'as laissé tomber toute cette histoire de trêve mais je t'en prie, s'il te plait !, mets-y du tiens…!
- Granger je hais les trucs moldus et même les moldus tout court, et là j'en suis submergé ! C'est quoi la phrase préférée de Dumbledore, « Tout ou rien » ? Je ne peux pas supporter autant de chose moldues en même temps, j'ai envie de tout exploser !, s'énerva-t-il en se remettant en marche.
- Mal… MALEFOY, fit-elle en l'arrêtant par le bras.
Il se retourna vers elle avec un air enragé mais la vit très sérieuse et concentrée sur lui, entièrement… Il ne put que devenir plus incrédule qu'enragé, le résultat qu'elle avait escompté en somme. Comment faisait-elle pour jongler aussi facilement entre l'envie de lui défoncer son joli minois (parce qu'il savait qu'elle en avait envie !) et la concentration absolue ? Il savait très bien qu'elle essayait tous les moyens pour parvenir à ses fins mais tout de même, c'était troublant ! Voilà pourquoi c'était si génial d'être impassible, personne ne savait ce que vous prévoyiez ! Et ça l'aurait aidé qu'elle le soit aussi, comme ça il serait resté impassible de son côté... !
- Ecoute… Je sais que moi je n'arriverai jamais à t'immobiliser… à te forcer à te calmer contre une roche ou même à te secouer dans tous les sens avec une voix grave pour te remettre à ta place.
Elle fit une pause théâtrale pour souffler et se permettre de le fixer un moment. Il la regardait, concentré lui aussi à présent, avec un léger sourire amusé aux lèvres.
Il n'avait pas réussi à rester énervé quand elle lui avait dit tout ça.
Il n'avait pas réussit, et essayait de redevenir dur malgré lui mais tous ces souvenirs lui revinrent en tête. Ca aurait du être de terribles souvenirs, à blâmer immédiatement ! Mais… Il sourit. Peut-être que ça se vit extérieurement, il n'en savait que trop rien, mais en tout cas il avait sourit intérieurement. Et il s'en voulait déjà ! Mais cette complicité avec Granger avait été apaisante et même agréable (d'un certain point de vue très minime). Et puis en plus, ça lui remémorait sa supériorité par rapport à elle, sa domination, ce qui lui ferait forcément toujours plaisir, évidemment !
Elle coupa là ses réflexions en continuant son récit. Elle était ravie de voir que lui non plus ça ne le laissait pas indifférent tout ce qu'ils avaient vécu, qu'il avait mentit lorsqu'ils étaient dans cet « hotel » avec Goyle et Pansy... Ne restait plus qu'à savoir pourquoi, et sincèrement, elle ne voyait aucune réponse logique possible, toute personne sensée aurait aimé pouvoir stopper les querelles, et puis il avait l'air d'apprécier avant de virer sadique...! Non vraiment, elle ne se l'expliquait pas.. Mais elle reprit la parole.
- Mais… je vais quand même essayer en parlant. Oui oui, je sais que tu es un Malefoy, que tu n'as pas besoin de conseils ni d'ordres à recevoir de personne… et qu'en plus de ça tu as rompu la trêve et du coup en quelques sortes l'esprit d'équipe, finit-elle d'une mine découragée. Mais on n'est plus que nous deux maintenant, et on a besoin de, si on ne se serre pas les coudes, au moins ne pas compliquer l'autre ! Et ton aversion aux moldus… je sais qu'elle est irréversible, répondit-elle en soupirant à la mine qu'il affichait prêt à répondre. Mais il faudrait juste éviter d'y penser, prends ça comme un défi supplémentaire…!
Elle s'arrêta à nouveau et examina le visage de Drago, pesant le pour et le contre d'achever son discours comme elle l'entendait. Aurait-ce l'effet escompté sur lui où se forcerait-elle à jouer la fleur bleu pour plus de moqueries encore ? Vu qu'il semblait prêt à lancer une remarque acerbe comme il savait si bien les faire, elle poursuivit, le tout pour le tout.
- Et je n'aurais jamais cru oser te dire ça un jour (ni le penser, d'ailleurs), mais… j'ai besoin de ton aide. S'il te plait. Au moins jusqu'à ce qu'on soit chez moi et que le contrôle ne m'échappe pas autant…
Elle acheva son récit et le regarda, le scruta, chercha le moindre indice sur son visage sans en trouver aucun (à son habitude).
Elle avait vraiment l'air d'une enfant perdue (en réalité elle était stressée par anticipation de sa réaction... Et du coup elle semblait perdue, oui), on voyait de l'espoir plein ses yeux, et Drago en fut complètement chamboulé. Il aurait pu lui dire toutes les remarques cinglantes sur terre en ce moment même (comme « Tu n'auras jamais le contrôle, Granger, faut pas tomber dans l'utopie » ou « Si tu crois que je vais te faciliter la tâche, tu peux aller crever ! » ou même encore « Si les moldus étaient un défi il faudrait les exterminer, ce qui ne me déplait pas maintenant que tu le proposes… », et bien d'autres !), mais il n'en avait pas envie (l'invitation qu'il s'était faite lui-même pour St Mangouste tenait toujours !). Il ne savait cependant pas quoi répondre si ce n'était une de ces remarques plus haut citées qu'il se forçait à refouler pour ne pas tomber dans le drame Grangerien qui semblait manquer de peu pour exploser, alors il se contenta de zapper tout ce qu'elle venait de dire.
- Allons chercher des habits.
Elle opina. La réponse lui convenait, c'était Malefoy !, et elle était contente que son but ait été atteint, il réfléchissait la tête froide et ne se laissait plus nonchalamment guider.
Ils sortirent de la gare au grand air et firent une pause pour respirer. Là, au grand étonnement d'Hermione, Drago ACOSTA UN MOLDU. ( !)
- Excusez-moi, une rue de grands magasins par ici ?, fit-il très correct.
En somme très distant, mais que pouvait bien savoir le moldu ? Pour lui il était juste d'un raffinement excessif et imposant !
- Eh bien ils ne seront jamais ouverts à cette heure-ci bien sûr, mais si vous prenez le métro direction Roi Baudouin et que vous vous arrêtez à Art Lois, puis vous prenez la connexion avec…
Hermione vint à la rescousse du Serpentard, parce que malgré tous ses efforts Drago semblait totalement paumé et en plus de ça il avait ce petit air de dégout habituel lorsqu'on lui parle de choses moldues inconnues et « semblant douteuses » (mais pour lui tout semble douteux côté moldu, donc comme qui dirait, tout est relatif !) doublé d'un air atterré... Il lui parlait pour ainsi dire chinois, ce gus !
- Nous prendrons le taxi, fit-elle avec un beau sourire en prenant le bras de Drago (au risque qu'il ne tombe à la renverse !). Quelle adresse devons-nous donner au chauffeur ?
- Louise, fit l'homme pris de court. Avenue Louise. Vous cherchez plutôt des magasins chics ou branchés ?
Ils prononcèrent en même temps lui « chic » et elle « branché »... Ils se regardèrent en roulant les yeux de dépit (non sans regard tueur à la clé).
- Très bien !, rit l'homme ne s'attardant pas sur leurs mines défiantes, alors je vous donne moitié-moitié, comme qui dirait ! Dites lui « Avenue Louise, côté Quick ».
- Merci beaucoup, fit-elle avec son éternel sourire chaleureux (que Drago savait à présent totalement programmé).
L'homme repartit et elle lui lâcha le bras.
- On ne va pas voler un magasin chic tout de même !, s'indigna-t-elle.
- Et pourquoi pas ? Tant qu'on vole, autant voler de la haute couture non ?
- Comme si on allait passer inaperçus avec de la haute couture, soupira Hermione.
- Ecoute Granger on verra sur place, le train est à 23h45.
Elle le regarda sans flancher et vit le Malefoy déterminé la regarder de tout son haut. Elle lui sourit. Inconsciemment oui peut-être, mais il faisait un effort pour elle (si on pouvait voir ça comme ça) et ça la touchait.
- Merci, lui dit-elle d'un ton tendre avant de prendre son gsm.
Il ne répondit rien, se contentant de la regarder ébahit. Il ne la comprendrait décidément jamais ! Elle reliait ce geste incroyable à un fait si banal que de prendre son gsm pour appeler un taxi juste après qu'il lui ait tenu tête avec supériorité...? Quelle Gryffondor !
Ils ne pipèrent mot jusqu'à ce que le taxi arrive. Dans la voiture, ils furent à nouveaux submergés de questions inopportunes du conducteur (à qui Drago pensait sérieusement apprendre les bonnes manières !)...
- Quel joli couple vous faites jeunes gens !
- Merci, fit Hermione avec son éternelle aisance de menteuse moldue.
- Vous allez danser, pas vrai ?
- Pardon ?
- Eh bien oui, Avenue Louise, il y a la boite « Louise Gallery »,… Vous n'allez pas là ?, fit-il perdu.
Voyant que si elle disait non il allait douter de ce qu'ils allaient faire et poser des questions supplémentaires elle se décida pour la deuxième fois de la journée de répondre à l'affirmative.
- Ah, si si bien sûr ! Excusez-nous, nous ne sommes pas d'ici.
- Aucun problème jeune fille ! Permettez-moi de vous faire remarquer que vous êtes charmante, Monsieur devra faire attention à vous s'il veut éloigner la concurrence ce soir !
Il s'adressait bien évidemment à Drago, et Hermione lui sourit avant de se tourner vers lui pour lui faire savoir qu'il était sensé intervenir... Mais avant qu'elle ait pu entamer son geste notre ami était déjà dans son rôle ! Il passa un bras possessif autour des épaules d'Hermione (décidément, c'était vraiment le pire mythoman qu'elle n'ait jamais vu !).
- Oh ils n'oseront pas approcher, je les en dissuaderai bien vite !
- Bien sûr, ça se voit, que vous êtes quelqu'un de caractère !
Hermione éclata de rire et Drago lui jeta un regard noir. Elle ne se priva pas de rajouter tout de même :
- Vous n'en avez même pas idée ! Un seul regard et il transforme la salle en congélateur !
Le chauffeur rit poliment à son tour avant de répondre également.
- Eh bien j'espère que c'est vrai pour vous parce que les belges ne se laissent pas vite décourager, et avec une… si jolie fille comme vous, termina-t-il en lui faisant de l'œil par le rétroviseur.
Hermione sourit mais cette fois-ci vraiment en s'y obligeant de toutes ses forces, figée de dégout. Drago avait resserré l'étreinte face à une bouffée de haine qui l'avait envahit comme un coup de poing, il ne savait pourquoi. Peut-être parce que l'ayant sentie se figer il s'était rappelé de Kyle ?... Oui, surement. Son comportement lui rappelait bien l'autre ordure, et il était persuadé qu'Hermione pensait la même chose.
- N'exagérons rien, se contenta-t-elle de répondre poliment avec un petit sourire figé qui passa très bien comme timide.
- Bien sûr que si, on se damnerait pour quelqu'un comme vous ici… On ferait… n'importe quoi, acheva-t-il avec un regard mi-entendu mi-pervers.
Hermione se recroquevilla infimement, ce que Drago remarqua et il fit une légère pression sur son épaule pour qu'elle ne perde pas pied. Elle avança une main tremblante vers son genou à lui, et l'y déposa avec une petite pression, un appel à l'aide.
- Si quelqu'un essaye de lui toucher ne serait-ce qu'un cheveu je le démolis, siffla Drago avec un regard très clair envers le chauffeur qui fit mine de n'avoir rien vu.
- Eh bien dis-donc jeune fille, on dirait bien que tu ne risques pas de faire de nouvelles connaissances…!, fit le taxi-man provocateur.
Hermione serra les poings et sentit Drago grogner en un son imperceptible que le chauffeur n'avait en aucun cas entendu. Alors il était sérieux, il jouait plus le jeu ? Ou… quoi ?
- Je ne compte pas en faire, nous sommes en voyage en amoureux, fit-elle catégorique et défiante.
- Oh, et bien il a un début de fin à tout.
Il la regarda d'un œil très pervers cette fois, et pour couper court à cet être dégueulasse, Drago se retourna, enragé, un élan de possessivité à nouveau très clair dans son regard, et prit le visage d'Hermione (qui venait de se retourner vers lui, surprise) dans sa main.
Il fit glisser sa main jusqu'à ses cheveux et approcha son visage si près d'elle qu'elle faillit s'évanouir du choc ! Il continua le trajet de sa main, traversant ses cheveux (les faisant glisser entre ses doigts) jusqu'à sa nuque qu'il prit avec douceur bien qu'il émanait l'agressivité (possessivité ?).
Il finit par lever son regard droit vers ses yeux marrons, lui adressant un regard intense et comme fou, la respiration rapide.
Elle s'était laissée faire tout le long mais n'y comprenait plus rien. Il allait trop vite, elle était perdue, submergée par toutes ces sensations qui l'envahissaient et son visage si proche, si confus lui aussi, comme s'il ne comprenait lui-même pas ce qu'il faisait. Leurs coeurs battaient la chamade.
- Qu'est-ce que tu fais ?, souffla-t-elle au milieu de deux respirations saccadées.
- Je le dissuade d'essayer quoi que ce soit envers toi, fit-il troublé en glissant son visage vers son oreille. C'est un pervers qui rêve de te violer, cet enfoiré !, fit-il avec tellement peu de tact (!) mais trop énervé pour en avoir.
Elle se figea, montant désespérée d'un coup sa main à son cou à lui pour s'y agripper.
- Il ne fera rien, lui souffla-t-il toujours trop perturbé pour faire sa voix douce (elle était déterminée et rageuse). Dès qu'on sera descendus on jettera un sort à ce sale type.
- Quoi ? On ne peut pas enfin !
- Il pourrait faire du mal à d'autres filles ! On ne peut pas le laisser en liberté tout de même !
- T'as raison…
- On est arrivés, grogna la voix du chauffeur les sortant de leur bulle irréelle.
Ils se séparèrent, toujours sous le choc de ce qui venait de se passer, payèrent et sortirent, non sans un regard glacial envers le conducteur.
- Qu'est-ce qu'on lui lance ?, s'enquit Hermione dehors, le regard toujours fixé sur le taxi.
- Castration.
- Tu sais faire CA ? T'es sûr qu'on ne ferait pas autre chose…?
- Oui je sais le faire, et non on ne fera rien d'autre ! (Il se tourna vers elle, le regard en feu toujours) C'est le seul moyen que cet enfoiré ne puisse plus violer sans l'envoyer en prison…!
Elle opina tout en maintenant son regard, toujours sous le choc mais à présent perdue et admirative en même temps. Il l'avait à nouveau défendue. Et à nouveau avec hargne, comme si ça le dérangeait vraiment… Alors pourquoi toute cette mascarade qu'il lui avait fait avant le miroir et le vide ? Et puis... pourquoi elle avait la forte impression qu'ils étaient à deux doigts de s'embrasser, dans ce fichu taxi ? C'était assez traumatisant...!
Il lança son sort et, sentant le regard d'Hermione sur lui, daigna tourner son visage vers elle... Elle le scrutait avec insistance, muette. Il ne comprit pas et faillit se plaindre de l'indélicatesse dont elle faisait preuve mais au moment le plus inattendu, un « merci… » faible et reconnaissant sortit de la bouche de la jeune fille.
Il se rendit compte qu'il n'avait pas tenu sur son point « haine, seulement de la haine c'est mieux », et voulut se taper sur les doigts… mais en même temps comment faire avec une fille qui te dit de telles choses ? C'est impossible ! Puis il se rappela de sa promesse et se dit que c'était son inconscient qui avait agit à sa place. Un Malefoy tient toujours ses promesses, c'est évident ! Cette phrase lui plut et il décida de la lâcher texto.
- Un Malefoy tient toujours ses promesses, fit-il cinglant (énervé d'avoir oublié son but établit moins de deux jours auparavant !).
Il recentra directement son regard sur la grande avenue pleine de magasins, décidant de faire comme si rien ne s'était passé et enchaina directement sur une conversation banale d'un ton plus qu'indifférent.
- On va avoir besoin de ta connaissance moldue, on va essayer de faire un mix, d'accord ? Chic mais branché, trouver le juste milieu. Tu connais quelque chose, une idée ?
Elle fut soufflée de sa capacité à changer de sujet et de ton, et à effacer tout ce qui venait de se passer (surtout ce qu'IL venait de FAIRE, à son plus grand étonnement d'ailleurs !). Mais elle se dit qu'après tout c'était Malefoy et qu'il ne fallait pas chercher plus loin…!
En plus, il venait de dire que ce qu'il lui avait dit après l'épisode « Kyle » tenait toujours… Il allait la protéger. Et elle le voyait. Il s'engageait à la protéger. Rien que ça, ça montrait que Malefoy avait bien quelque chose d'humain à l'intérieur ! Incroyable mais vrai.
Soit, elle accepta donc sans problème ce revirement de comportement et de conversation et passa aussi à autre chose, se reconcentrant sur le but de cette escapade en ville.
- Eh biennn…, fit-elle en réfléchissant tout en regardant les vitrines présentes. Tommy Hilfiger. Zara. Dolce&Gabbana. LA MARTINA ! Oooh ! On peut aller à La Martina s'il te plaiiit ?, fit-elle avec de grands yeux et le sourire énorme d'un petit enfant qui quémande un jouet.
- Il me semblait que tu ne voulais pas voler de grandes marques ?
- Bah tant qu'à faire !, fit-elle en haussant les épaules avec un sourire presque aussi large qu'une maison.
Il rit (ricana serait plus exact), la voyant ainsi.
- Va pour La Martina alors, mais seulement parce que c'est la première fois que je suis en présence de quelqu'un qui n'a pas l'argent de se payer ces marques et voir tes réactions est proprement hilarant !, fit-il moqueur.
- Tout ce que tu voudras !, fit-elle balayant ses insultes d'un coup de balais, se dirigeant déjà vers le magasin.
Il rit silencieusement tout en la regardant s'éloigner. Arrivés tous les deux face à la vitrine, ils firent tout ce qu'ils avaient à faire le plus discrètement possible avec les passants qui allaient en boite.
- Bon, on y va, fit Drago en jetant un dernier coup d'œil aux alentours.
- Euhm… Je conseille l'Alohomora, tant qu'on y est…, fit-elle sceptique. On n'a pas notre permit et puis côté moldu c'est un jeu d'enfant et beaucoup plus discret !
- Ok, vas-y.
Elle s'effectua et rentra dans le grand magasin, tout en cherchant la lumière avec son Lumos. Mais… Evidemment, l'interrupteur ne se trouve en aucun cas à côté de la porte côté clients.
- Argh, Merlin ! Pourquoi c'est pas comme dans les films ou tu tapes deux fois dans tes mains et la lumière s'allume toute seule ?, râla-t-elle tout en s'acharnant sur le mur.
- Des… films ?
- Oui, c'est un truc qui se regarde dans une télé, qui est une machine qui passe des images en direct. Je te montrerai chez mes parents, c'est trop compliqué à t'expliquer.
- Vous avez de la magie chez les moldus ?
- C'est inventé Malefoy ! Sinon ils ne s'appelleraient pas MOLDUS. Des fois je me demande si ta capacité intellectuelle ne te fait pas défaut.
- Je rêve ou c'est toi qui ne trouves pas un interrupteur ?
- C'est pas que je ne le trouve pas c'est qu'il n'y en a pas !
- C'est bien ce que je disais, fit-il roulant des yeux. Il suffit de taper deux coups sur la lampe !
- Alors là je t'arrête tout de suite, de un : comment veux-tu atteindre la lampe ? De deux : Il n'y a pas un lustre, il y a des centaines de petites lampes individuelles. Tu peux les allumer une par une si ça te chante (et si t'y arrives) mais moi je préfère nettement chercher l'interrupteur !
- Et bien tais-toi et cherche alors !, railla-t-il énervé qu'elle ait raison sur toute la ligne.
- C'est ce que je fais, crétin, c'est toi qui devrais t'y mettre !
- Hors de question que je m'intègre comme un vulgaire moldu.
- Tu fais chier, sérieux. Bon, tu sais quoi ? « Lampara acata » !
Un lustre énorme apparut au dessus d'eux, illuminant tout le magasin.
- Voilà, c'est mieux. Bon, tu vas chercher… Non tu vas rien faire du tout si je te laisse seul, on va y aller tous les deux et on va tout essayer. On commence par le rayon 'homme' !
- Hein ?
- Je vais t'aider à trouver des habits.
- QUOI ? Je n'ai pas besoin de ton avis Granger ! Il est forcément de très mauvais goût !
- T'es pas vraiment en mesure de discuter là à mon avis alors bouge tes fesses !
Il haussa un sourcil, sceptique sur la dernière phrase et elle se permit de soupirer longuement.
- AVANCE !
Lorsqu'ils arrivèrent dans les rayons pour homme Hermione croula Drago (qui eut des envies de meurtre tout le long du trajet !) sous les vêtements, elle prit carrément tout l'ensemble que portaient deux des mannequins, un costume, pleins d'habits par-ci par-là,…
- Granger, je suis entre l'envie de te tuer ou de brûler toutes ces choses moldues… Au départ je penchais pour la deuxième option mais là je commence à avoir vraiment envie de meurtre à ton encontre. T'es prévenue.
- Roh ca va, tu vas être tout beau avec ça !, se vexa-t-elle.
- Et pourquoi tu voudrais que je sois « tout beau » ?
- Parce que tu vas vivre chez moi et surtout tu vas connaître mes parents et quitte à être désagréable tu peux au moins faire bonne impression à première vue, ce ne serait pas du luxe.
- Comme si je pouvais faire mauvaise impression !, s'offusqua-t-il.
- Et bien moi tu m'as fait mauvaise impression la première fois, comme quoi !
- C'est parce que tu es toi Granger.
- Non c'est parce qu'avec ton air goguenard, supérieur et hautain, tu donnais juste envie qu'on te foute de baffes. Tu méprises mais tu inspires le mépris aussi, bizarrement. Enfin, dans le temps.
- Pourquoi dans le temps ?, dit-il, effaçant tout ce qu'elle avait dit avant (il ne voulait pas l'entendre).
- Parce que maintenant tu as une robe déchirée d'un peu partout, les cheveux plus si bien plaqués en arrière et tu penches plus vers le sarcasme que vers le mépris, ce qui est déjà un grand pas niveau évolution, si tu veux mon avis !
- Je ne veux pas ton avis.
- C'est ce qu'il me semblait, c'est pour ça que je l'avais déjà dit. Bon, on va côté femmes maintenant, je veux bien arrêter là pour toi, je crois qu'on a assez…
- Bien sûr qu'on a assez !, railla-t-il. Et dis-moi, je pourrais te donner mon avis moi aussi alors ?, rajouta-t-il sournois à présent, petit air diabolique de surcroît !
- Oui, mais c'est pas dit que je vais l'écouter.
- Alors je peux déposer tout ce que j'ai en main Granger !
- Bien sûr que non ! JE suis la fille de moldus ici, j'en sais plus que toi et je sais m'habiller également ! Si je prends comme référence les sorciers que je croise dans le monde moldu (et qu'on reconnaît immédiatement) il vaut mieux pas que je te laisse choisir tout seul !
- J'espère que tu ne me compares pas aux Wesley, Granger, sinon ça va barder.
- Arrête de chercher la petite bête et allons rayon filles sinon on ne sera jamais à l'heure pour prendre notre train !
- J'attends moi !
Elle grommela quelque chose d'inaudible et se dirigea vers les rayons filles… Oh, bonheur ! Les robes, les chemises et même les jeans étaient à en tomber par terre ! Et comme toujours, La Martina faisait de grands sacs ce qui leur épargnait le problème de la valise !
- WAAAAAA !, fit-elle en trottinant vers un des comptoirs.
- On dirait un gosse, Granger.
- Mais tu peux pas comprendre ce que c'est !, dit-elle les yeux pleins d'étoiles. Les comptoirs de La Martina à volonté… Toutes ces robes, tout en général… je vais m'évanouiiir !
- Oh ça t'as pas intérêt !
- C'est une façon de parler, roh ! Bien sûr que non je ne vais pas m'évanouir ! Ce serait du gâchis de passer à côté de tout ça !
- Dépêche-toi, qu'on en finisse, soupira-t-il.
Vingt autres minutes et les voilà qui se dirigent vers les cabines d'essayage.
- Tu crois pas qu'on pourrait les prendre directement ?, s'agaça Drago qui commençait à avoir une overdose de « moldusités ».
- Bien sûr que non ! On ne va pas voler des choses qui ne nous vont pas et que nous n'utiliserons pas ! Tu ne sais pas le prix de toutes ces choses !
- A l'évidence, si c'est une bonne marque, tout va, Granger, c'est la définition même des grandes marques.
- Tu perds ton temps Malefoy ! Je ne me risquerai pas à voler quelque chose inutilement !
Il soupira et, résigné, rentra dans une cabine d'essayage.
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Ahahah ça devient bien nan ? :D (allé dites-moi oui please... xD Enfin, ne mentez pas hein :O (la fille pas du tout paradoxale xD) mais moi je le trouve bien ce petit chapitre (a) :p)
Allé, à la semaine prochaiiine :D
