Coucou le monde!

Tout d'abord un tout grand merci à draco'swife14 ! :D Tu m'as laissé une review à quasi tous les chapitres xDD Si t'étais en face de moi t'aurais un big hug extatique :D Mdrr

Puis bah, merci à toutes les constantes en général pour la hausse de reviews :D Ca m'a fait plaisir de savoir que vous étiez toujours là XD Muahahah, lool :D

J'espère que ce chapitre fera votre bonheur ^^ Moi en tout cas, je l'adore :D

Faites moi savoir votre avis ;) :D

Bisouu,

Mackk.

Ps: J'ai oublié un détail! Un grand hommage à Michael Jackson :( (L) mort... Moi personnellement j'en reviens pas, et dire que je l'ai jamais vu en concert ! :'( J'vais pleurer. Enfin soit :p RIP MJ... T'es un génie. (L) *Ecoute Billie Jean en silence*

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15. Présentations

Ils coururent dans la gare comme des déjantés et arrivèrent sur le quai pile en même temps que le train. Un coup de bol à coup sûr, à tous les coups c'était un coup de Merlin ! (oui, l'auteur se prend un délire toute seule… snif !).

Le trajet durait deux heures, mais il passa relativement vite car ils passèrent leur temps à se chamailler et Hermione à essayer de calmer le Serpentard face aux moldus, aux cris des bébés, aux gens et leur musique toujours trop forte, etc... Pas évident ! Mais bon, deux heures ça défile ! A la fin du trajet cependant, Hermione se rendit compte d'un détail crucial.

- Oh ! Malefoy ! On n'a pas d'argent pour l'avion !

- Tu veux dire que TU n'as pas d'argent pour l'avion.

- Oui, c'est ce que je voulais dire !

- C'est normal, t'es pauvre.

- Okay, j'aurai des dettes envers toi jusqu'à la fin de ma vie mais… Tu peux m'avancer, toi qui a pris ton coffre fort dans son entièreté ?

- De toute façon c'est à l'homme de payer Granger, je ne t'aurais pas laissée débourser une noise. Tu es peut-être sang-de-bourbe, mais je suis gentleman ! Mais bon, si tu veux avoir des dettes envers moi j'avoue que de mon côté ça ne me pose pas trop de problèmes… Tu es sûrement beaucoup plus interactive qu'un elfe de maison !

- Tu… m'aurais payé le trajet ? Mais… ça coute une fortune !

- Granger. Je suis RICHE. J'ai tout le fric que je veux, j'en aurai toujours, même si je te paye mille voyages en avion ! C'est une des principales différences entre toi et moi, tu vois.

- Je le savais merci, mais pas à ce point !

- Et bien si, à ce point.

- Tu ne sais même pas combien coute un voyage en avion !

- Combien ? Je t'écoute.

- Euh… Et bien pour aller à Londres, ils doivent couter dans les 150€ chacun ! Et tu as déjà débourser pour le train aussi...

- Waaw, 300€ d'avion. Je reçois cinq fois plus comme argent de poche.

- Tu….. ? !

Hermione ne savait tout simplement rien dire. Et il en parlait si tranquillement ? 1500€ PAR MOIS ? Non seulement ça, mais… Il voulait lui payer son trajet ? Elle se sentait beaucoup trop mal à l'aise ! Et en même temps elle n'avait pas de quoi lui rembourser, elle… Enfin, pas dans l'immédiat tout du moins…!

- A la place de te perdre dans l'extase de ma fortune, vaudrait mieux que tu m'expliques le concept d'« aéroport » si tu ne veux pas que je pète une case une fois là-bas. Apparemment on arrive bientôt.

- Oh, oui. Et bien un aéroport c'est pour les avions ce qu'est la gare pour les trains. C'est de là que partent et arrivent les avions. Il va y avoir beaucoup de moldus, beaucoup de contrôles et… Dis-moi, t'as un passeport au moins ?, fait-elle tout à coup stressée à nouveau.

- Un… Quoi ?

- Ne me dis pas que… Oh non Malefoy je t'en supplie… Si tu n'as pas de passeport on ne peut pas prendre l'avion !

- Génial, on va devoir transplaner !

- On ne peut paaas !

- Arrête un peu d'obéir toujours aux ordres et aux règles ! De toute façon ce n'est pas en disant « Je veux un passeport » qu'il y en a un qui va bêtement apparaître sur…

Un passeport venait d'apparaître sur la tablette du train, face à Drago.

- Eh merde. Y'a des jours où j'aimerais être moins intelligent…, grogna-t-il.

Hermione soupira de dépit pour sa remarque et de soulagement pour la solution !

- Je veux un passeport !, récita-t-elle également.

Même scénario.

- Géniaaaal !, s'exclama-t-elle euphorique. Heureusement qu'on est forts au hasard parce que si on devait attendre que Dumbledore nous explique…!

- Je DETESTE ce vieux, crétin, arriéré, débile, insupportable,…

- Malefoy, c'est bon j'ai comprit.

- Humpf.

Ils arrivèrent finalement à l'aéroport et Drago devint directement plus nerveux. Les moldus grouillaient de partout, il y en avait dans tous les coins, les files pour acheter les tickets étaient immenses, ils trimballaient tous des ENORMES valises (comme s'ils ne pouvaient pas les rétrécir !), des enfants courraient partout, ils stressaient pour la plupart et ceux en uniformes n'avaient clairement pas l'air sympathiques…!

- Malefoy, reste près de moi ok ?

- Où veux-tu que j'aille, sincèrement ?, railla-t-il.

- Je n'en sais rien, mais si on se perd ici on ne se retrouvera jamais. Viens on va faire la file.

- Tu veux dire… TOUTE cette file ?

- Oui, toute celle-ci. C'est Ryanair, on n'est pas obligés de prendre des tickets à l'avance, et il y a toujours des places libres. C'est la compagnie la moins cher c'est pour ça que c'est la file la plus longue.

- Mais je t'ai dit que j'avais tout le fric qu'il nous fallait ! Je veux du confort !

- L'argent ne changera rien cette fois-ci vu que pour les autres compagnies il faut une réservation, ce que nous n'avons pas ! J'espère juste que cette file avancera vite parce que sinon on va rater l'avion… D'après les écrans il est dans… Une heure et demi ! Oh mais pourquoi on se retrouve toujours à faire une course contre la montre ?, râla-t-elle. Et dire qu'on est à Paris !

Drago ne comprenait pas vraiment en quoi une heure et demi n'était pas suffisante, ni pourquoi être à Paris était impressionnant, ni pourquoi les moldus étaient si radins. Il savait qu'ils étaient pauvres, mais de là à acheter des valises pareilles et à aller tous dans la basse classe…! Il y a des moments où il faut savoir se faire plaisir, merde ! (« Dégagez de ma file ! »)

La file finit par passer (trop lentement au gout d'Hermione qui avait les nerfs en pelote en arrivant au guichet). Il leur restait vingt minutes pour être à la porte d'embarquement ! IMPOSSIBLE ! Sauf s'ils avaient pour une fois dans leur VIE de la chance et que la porte d'embarquement était juste celle après les contrôles… Mais vu que la chance ne semblait pas être de leur côté ces derniers temps, c'était mal partit.

- Deux tickets s'il vous plait, fit Hermione dépassée.

- L'avion part dans vingt minutes, vous devriez vous dépêcher…, lui fit savoir l'hôtesse en prenant calmement l'argent que lui tendait Drago.

- Oui ON SAIT c'est pour ça que ce serait sympa d'activer le rythme !, lui rétorqua la Gryffondor avec humeur.

L'hôtesse leva des yeux étonnés et méprisants vers elle alors qu'Hermione la foudroyait du regard. Drago lui chuchota :

- Granger, si moi je ne craque pas je ne vois pas pourquoi tu te permets de…

- T'as aucune idée du bordel que c'est un aéroport, alors ta gueule.

Qui a dit que ça rendait les moldus nerveux, toute cette histoire d'aéroports ? Et encore, eux n'avaient pas le stress du « Est-ce que j'ai pris ma brosse à dents ? » ! (exemple rasoir, oui je sais, mais vous m'avez toutes comprise...!)

- EH ! Tu te calmes !

- Voilà vos tickets, fit l'hôtesse en lui jetant les papiers sur le comptoir sans un regard, interrompant l'insulte cinglante que Drago s'apprêtait à balancer.

- Mer-ci !, siffla Hermione en attrapant les dits tickets et en s'élançant déjà vers les premiers contrôles.

- Granger tu vas freiner et te calmer !

- Malefoy !

Elle s'apprêtait à s'énerver mais il l'attrapa par le bras et la maintint fermement, son regard exigeant clairement des explications et un contrôle de soi immédiat.

Elle soupira.

- Je suis désolée. C'est juste que si on rate ce vol on va devoir attendre vraiment très longtemps, et que cette femme me tapait sur les nerfs ! C'est bon maintenant je suis calme on peut y aller, mais va falloir marcher vite !

- Je suis parfait Granger, j'ai les grandes jambes qui vont avec.

Elle éclata franchement de rire.

- C'est plutôt à une fille de faire ce genre de commentaire, mais bon si tu assumes…

- Je n'ai pas dit des jambes féminines, j'ai dit de grandes jambes ! Sinon j'aurais dit des jambes fines et hautes, harmonieuses et sensuelles, gracieuses et… Euhm pardon, je m'égare.

Hermione le regardait avec un sourcil haussé mais ne chercha pas à comprendre, c'était Malefoy après tout ! Ils passèrent tous les contrôles (et Drago était révolté par autant de sécurité… Franchement, qui s'amusait à créer des problèmes publiques du genre (Hermione lui avait quelque peu raconté) ? Ah ? Ah oui tiens, eux… enfin, les mangemorts, s'entend… SOIT, il était révolté quand même !).

A présent, ils courraient (encore et toujours !) dans l'aéroport, cherchant la porte d'embarquement K57, et Drago faillit en pleurer de dépit… Lui, dans un aéroport, à courir avec des moldus de tous les côtés ! Si son pauvre père le voyait !

Ils finirent par trouver la bonne porte et essayèrent de se calmer un peu. Une fois dans l'avion, ils le parcoururent dans son entièreté sans trouver deux places libres l'une à côté de l'autre… Poisse, quand tu nous tiens !

- Bon, je crois qu'on va devoir s'asseoir sur des sièges séparés, constata Hermione en continuant de scruter le fond de l'appareil.

- QUOI ? Hors de question que je m'asseye à côté d'un moldu !, s'indigna Drago, énervé.

- Si c'est pas un moldu c'est moi, y'a pas meilleure option de toute façon !

- Je préfère encore être avec toi qu'avec un moldu Granger, si tu vois le degré de la situation, alors me fais pas ça parce que je fais exploser ton avion c'est compris ?

- Mais enfin tu crois vraiment que c'est moi qui ai décidé qu'il n'y aurait pas deux places libres l'une à côté de l'autre ? Arrête les gamineries Malefoy !

- Rien à faire je ne m'assoirai pas à côté d'un moldu.

- Mais enfin c'est du pur caprice !

- Et alors ? T'es prévenue Granger.

- T'es vraiment insupportable ! Tu veux que je fasse quoi ? M'asseoir sur tes genoux ? A part ça y'a pas d'autre solution alors plie-toi à la situation et arrête de râler comme un enfant !

- S'il n'y a que ça comme solution ce sera ça, alors t'as intérêt à trouver une autre solution !

- Je ne m'assoirai pas sur tes genoux Malefoy.

- Et bien alors débrouille-toi ! C'est déjà assez horrifiant d'être entassés ainsi avec des moldus ! Plus jamais je ne reprendrai un de ces engins moldus !

- Euh… excusez-moi ?, fit une voix s'élevant à côté d'eux.

Ils avaient eu toute cette discussion à voix basse (criant à voix basse… Je suis sure que vous voyez de quoi je parle !) dans l'avion même, à côté d'autres sièges, mais bon évidemment les gens à côté d'eux les ont entendus. C'était une vieille femme, et elle les regardait avec égalité, ni ras-le-bol ni curiosité. (ouf !) Elle poursuivit :

- Si vous voulez, je peux aller m'installer à côté de quelqu'un qui est seul et ainsi vous pourrez vous asseoir tous les deux ici…?

- Oh c'est vraiment gentil, dit Hermione honteusement gênée, excusez les caprices de… mon copain, fit-elle avec une moue de dégout. Il ne sait pas se tenir c'est inconcevable.

- Oh ce n'est pas grave jeune fille, mais vous n'aviez pas l'air très copains là tout de suite !, blagua-t-elle (les vieux, toujours un sens de l'humour très aiguisé...).

- Ah… C'est que…?... On est en cours de rupture, lâcha-t-elle tout à trac, à court d'arguments.

- Oh, fit la vieille femme sans trop comprendre (elle ne posa pas de question se disant qu'elle n'était plus en mesure de comprendre les jeunes).

Elle se déplaça vers un autre siège tandis qu'Hermione se confondait en excuses. Lorsqu'elle fut totalement installée, Hermione revint vers Drago et s'assit avec une mine réprobatrice.

- Tu aurais pu au moins la remercier !, s'énerva-t-elle.

- Pourquoi ? Ce n'est pas ma faute si elle s'assied dans un endroit deux places alors qu'elle est seule !

- Tu vas me dire que tu ne l'aurais pas fait ?

- Je suis moi Granger, ça ne s'explique pas.

- T'es vraiment un gamin Malefoy, avec tes caprices on aurait pu fini agglutinés tous les deux dans un coin et moi sur tes genoux, non mais tu te rends pas compte !

- Fais pas genre ça t'aurait déplu Granger.

- Désolée de t'apprendre que pas tout le monde fantasme sur toi, mais c'est la vie. T'as intérêt à faire tout ce qui est en ton pouvoir pour faire bonne impression à mes parents parce que sinon c'est moi qui utiliserai un sort impardonnable !, railla-t-elle.

Il rit, pour toute réponse, vraiment amusé par la phrase de la lionne. Mais oui bien sûr, elle allait lancer un sort impardonnable ! Voir comment elle parlait de quelque chose dont elle ne connaissait rien le faisait rire, oui. Peut-être parce que lui savait exactement ce que ça signifiait réellement… Mais bon il ne s'attarda pas sur sa pensée. Elle soupira et regarda par la fenêtre, rendue.

Hermione pensait… Comment elle allait faire avec Malefoy…? Il allait être chez elle, il connaitrait son intimité, sa maison, ses parents, alors que même Harry et Ron n'y avaient jamais mis les pieds… Et en plus il allait lui faire la vie impossible… Ses parents seraient capables de ne plus la laisser aller à Poudlard, pensant tous les sorciers comme Malefoy. Au secours.

Elle avait envie de pleurer, mais se retenait de toutes ses forces. Après tout, Malefoy l'avait déjà vue pleurer alors que, là encore, Harry et Ron n'avaient jamais été témoins d'une chose pareille. Et après il s'était foutu de sa gueule. Hors de question que ça se reproduise.

Drago avait remarqué après avoir fini de rire qu'elle semblait plus triste qu'énervée et il ne comprenait décidément absolument pas cette fille.

- Granger, on peut savoir ce qui se passe maintenant ?

- Tu t'en foutrais si tu le savais… Non en fait ça te réjouirait même. Alors j'ai pas envie de t'en parler, tu mérites pas qu'on te fasse plaisir après le cinéma que tu viens de faire.

- T'es pas ma mère.

- Ca c'est clair, si je l'étais ça ferait bien longtemps que je t'aurais appris à parler autrement aux gens !

- Soit, je voulais juste te faire parler pour que tu évacues mais vu que mes efforts semblent vains laisse tomber ! Après tout c'est toi qui as réclamé que quelqu'un te soutienne toi !

- Et depuis quand ce que je réclame t'incombe Malefoy ? Depuis quand t'en as quelque chose à faire ? Je sais pas quelle serait ta réaction si tu t'entendais mais la façon dont tu as parlé laissait plus entendre « qu'est-ce que t'as encore sale chieuse tu m'emmerdes ». Ca donne pas envie de répondre.

- Je ne vais pas changer pour toi Granger je suis comme ça ! Alors si tu ne sais pas faire avec je ne vois pas ce que je peux faire d'autre. Tu veux pas parler ben parles pas, mais après viens pas me dire que c'est toujours toi qui encourage tout le monde parce que je te crache à la gueule.

Elle laissa passer quelques cinq minutes, plongés tous les deux dans un silence plombé par une atmosphère plus qu'amère, puis soupira et recommença à regarder la fenêtre d'un air triste.

- T'en as rien à faire de ton aspect devant les moldus, contrairement au monde sorcier ou tu essayes au moins la courtoisie. Et je sais que tu ne feras pas d'efforts face à mes parents, vu comme t'es parti. En même temps je ne vois pas pourquoi t'en aurais fait, mais on sait jamais, l'espoir fait vivre… Je sais tu connais pas cette citation, elle est moldue, tu m'en excuseras. Mais si mes parents te voient ainsi, arrogant, cynique, méprisant… et tout ce que tu peux encore être, ils peuvent croire que tous les sorciers sont comme ça et ne plus me laisser retourner à Poudlard, ni n'avoir de lien avec le monde sorcier. Quelle chance pour toi hein ? Vas-y, j'suis déjà prête à t'entendre hurler de joie, tu peux y aller à ton aise. J'étais juste en train de me préparer à ce que ce sera quand on arrivera…

Drago avait écouté les paroles de la rouge et or avec attention… Pas parce qu'elle le méritait, loin de là, mais parce qu'elle lui avait parlé tout en continuant à fixer la fenêtre, et qu'il avait comprit par là qu'elle lui disait réellement ce qu'elle pensait, tout ce qu'elle pensait, sans cacher quoi que ce soit, comme inconsciemment. Ca sortait, c'est tout.

Lorsqu'il avait entendu ce que ses parents seraient capables de faire, il avait eu le cœur serré. Il la détestait, oui, mais il ne voulait pas l'empêcher de retourner à Poudlard… Après tout, avec qui il se disputerait si elle n'était pas là ? Ses deux acolytes n'auraient même plus le cœur à blaguer, ou alors ils le tueraient dès son arrivée. Il aurait du se réjouir, mais non. Il se sentit nul, en fait. Et, exactement comme elle lui avait dit gamin.

- On peut savoir pourquoi tu rigoles pas ?, le sortit-elle de ses pensées en tournant la tête vers lui cette fois.

- Ca me donne pas envie de rire, répondit-il calmement et tout aussi étonné qu'elle.

Elle haussa les sourcils de surprise et se retourna encore un peu plus vers lui, pour le dévisager en attente de précision. Evidemment il ne lui en donna pas et se retourna pour être totalement face au siège d'en face, histoire qu'elle comprenne bien qu'il n'en dirait pas plus.

Elle resta frustrée de ne pas avoir plus de renseignements, mais tout de même plus tranquille. Il lui avait dit clairement que ça ne l'extasiait pas, même si c'était pas dit avec les mots exacts. Elle ne savait pas vraiment ce que ça voulait dire, ce qu'il allait faire ou ce qu'il pensait mais bon, le fait qu'il n'ait pas ri était déjà quelque chose.

En plein dans ses pensées, elle n'avait même pas pensé à prévenir Drago du décollage ni rien... Et, malheureusement pour elle, ils étaient déjà sur la ligne droite ! L'avion accéléra d'un coup, et Drago poussa un « ARRGH ? » en sursautant. Elle se retourna vers lui et voyant son air prêt à faire n'importe quel désastre elle tâcha d'essayer de lui expliquer sans éclater de rire !

- Malefoy ! T'inquiètes pas c'est normal ! J'ai oublié de te prévenir !

- CA, NORMAL ? Granger qu'est-ce qu'il se passe par Salazar ?

- L'avion prend son élan pour décoller !

- Dé… DECOLLER ?

- Je t'ai dit que c'était volant !

- Cette chose, cet engin va VOLER ? ON VEUT MA MORT !

- Mais enfin calme-toi tu vas alerter les hôtesses de l'air !

- Normal, elles doivent arrêter ce massacre ! Cette chose ne saura jamais voler on va se tuer !

- Malefoy, c'est de la PHYSIQUE, l'avion est programmé pour voler, il ne va pas se cracher je te le promets !, dit-elle espérant ne pas être victimes d'un crash (manquerait plus que Malefoy ait raison les dernières minutes de sa vie !).

- Mais c'est HORRIBLE !, continua-t-il désespéré.

Il se cramponnait aux accoudoirs et elle roula des yeux de dépit en remarquant qu'elle allait devoir agir avec lui comme avec un gosse de 5. Elle posa sa main sur la sienne, la prenant fermement. Il tourna la tête vers elle, choqué.

- Serre ma main tout ce que tu veux, je pourrai encore la réparer après (!), mais ne te fais pas remarquer ! Je te JURE que cet avion ne se crachera pas.

Il la regardait toujours intensément, la main de la jeune fille dans la sienne, et cet air de peur folie révolte incertitude… Elle aurait du se rappeler de lui expliquer le décollage. Elle ne put s'empêcher de penser « Le pauvre, ça doit être vraiment stressant… »…

- Granger, si je serre ta main tu ne la récupèreras plus !, railla-t-il.

- Ecoute je le mérite d'un côté, j'ai oublié de te raconter le DECOLLAGE… Un truc si basique ! J'te donne l'opportunité de me faire mal, profite allé !

Il fut choqué de ses dires. Mais…? Il ne voulait pas lui faire de mal ! La clacher oui bien sûr comme toujours, l'emmerder forcément, l'insulter logiquement, mais lui faire mal…? Pourquoi elle voulait qu'il lui fasse mal ? Il en était à la de ses pensées perdues lorsque l'avion finit par décoller.

- Guuuh !, fit-il en regardant ses pieds (comme si il allait voir quelque chose, franchement !).

- Ca y est, on a décollé, lui expliqua-t-elle calmement. Maintenant on va monter jusqu'à trouver la position stable et puis tu ne ressentiras plus rien.

- Comment ça plus rien !

- Je veux dire que ce ne sera pas stressant, ta poitrine va arrêter d'être comme « compressée », t'auras l'impression d'être dans une voiture.

- C'est quoi une voiture ?

- Un taxi.

- Oh.

- Ca va mieux ?, demanda-t-elle sa main toujours dans celle du Serpentard, exerçant une petite pression pour marquer son soutient.

- Je vois mal comment !, railla-t-il regardant tout de même leurs mains.

- Je t'ai dit que tu pouvais me la dégommer.

- Quoi ?

- Ma main.

- Mais pourquoi tu tiens à ce que je te brise la main ?

- Je ne sais pas, en fait je cherche à comprendre pourquoi tu ne l'as pas fait.

- Ca doit être que je commence à m'habituer à te tenir la main !, railla-t-il. On se déteste, j'ai jamais dit que je voulais être VIOLENT pour autant. Moi j'aime la souffrance psychologique, lui dit-il sur le ton de la confidence.

- Tiens, je l'avais pourtant jamais remarqué !, railla-t-elle.

- Jeunes gens ?, les interpella une hôtesse.

Ils sursautèrent, pris au dépourvu et chacun reprit sa main nerveusement (« comme pris la main dans le sac »).

- Oui ?, fit Hermione toujours un peu nerveuse.

- Vous voulez quelque chose à boire ? A manger ?

Hermione vit Drago regarder la femme comme si elle était alien. Il finit par parler.

- Est-ce que vous avez du jus de ci…

- De pomme ?, le coupa Hermione avec un sourire.

Il se retourna vers elle avec un regard noir mais voyant son air de « shht ! » il se tut (momentanément !). Il allait lui demander du jus de citrouille ! Ah bah bravo, ils auraient eu l'air fin !

- Oui nous avons cela. Vous en voulez deux ?

- Non, personnellement je prendrai un coca light, fit Hermione désabusée.

- Un quoi ?, demanda Drago réprobateur à nouveau (choses moldues ! Beurk !).

Hermione sourit malicieuse.

- Deux cocas lights !, demanda-t-elle à l'hôtesse.

Cette dernière s'exécuta, ne voyant pas d'objection de la part du jeune blond qui fixait toujours Hermione. Après un « merci ! » enjoué, elle daigne regarder le blond et lui donner les explications qu'il exige !

- Okay alors je t'explique avant que tu ne m'agresses injustement ! Chez les moldus le jus de citrouille n'existe pas donc j'ai du nous sauver la mise, et du coca light c'est une boisson moldue que je veux que tu goûtes.

- Mais je m'en fiche de ce que tu veux, j'ai le droit de choisir ce que je veux boire !

- Goûte-moi ça et arrête de faire ton compliqué !

- Non mais !

- ALLE FAIS-MOI PLAISIR !, s'énerva-t-elle.

- C'est encore moins convainquant ! Et ça a un double sens assez dérangeant…

Quoi que…, pensa-t-il amusé.

- Euh OU PAS. Bon écoute tu goûtes si tu veux, sinon tu te débrouilles, après tout je ne vois pas pourquoi ça m'intéresse.

- Qu'est-ce qui t'intéresse ?, s'enquit-il moqueur.

- Ta gueule…, soupire-t-elle en roulant des yeux.

- Ma gueule intéresse tout le monde.

- Oh Merlin… Ecoute Malefoy autant te taire ça vaut mieux ! Quoi que si ça peut t'aider à parler moins face à mes parents, j'suis prenante…

Elle tourna le visage vers la fenêtre, pour plonger dans le rêve de ces nuages, le bleu du ciel et le soleil au loin. Elle s'endormit alors, épuisée de tout ce qui s'était passé. Le voyage durait 2h00, elle avait le temps.

Drago, lui, réfléchissait. Il voulait toujours de la haine et rien d'autre mais apparemment depuis qu'ils se parlaient pour autre chose que s'insulter (même pour ne serait-ce que se mettre d'accord sur un plan, par exemple) c'était devenu vraiment très difficile. Et puis, même étant Malefoy, il n'avait pas envie de passer son temps à montrer les crocs.

Puis, il se remémora la conversation précédant le décollage. Ses parents... Elle avait l'air de vraiment stresser... Etaient-ils vraiment capables de lui interdire tout rapport avec le monde magique...?

Il décida finalement de se porter en vrai gentleman face à ses parents, et avec elle et bien ça continuerait comme toujours, des prises de becs mais ils pourraient aussi parler tout en se proférant des injures, histoire de pas tomber dans la solitude poussée (il était hors de question d'aller faire papote à un moldu !). Genre la faire chier. Ouais, ça, c'était bien quelque chose qu'il adorait !

Lorsqu'il pensa à ça, il sourit dans le vide. Qu'est-ce qu'il adorait la faire chier, la voir s'énerver tout en pouvant garder toute son impassibilité comme toujours. Ah !

Il avait tourné la tête pour la regarder et avait remarqué qu'elle dormait… Elle semblait si vulnérable, ainsi. En fait, elle était vulnérable et elle le cachait toujours, s'avoua-t-il. Depuis le début elle encaissait tout. Mais tant pis pour elle après tout, elle n'avait qu'à pas se cacher sous une fausse carapace !

Bon, lui aussi le faisait mais lui gérait ça très bien ! (mis à part quelques délits intérieurs tels que « que de la haine ! » « je suis en manque » « pourquoi j'ai envie de la protéger ? » « J'ai envie de la frapper ! »… etc.!).

Il avait passé tout le reste du voyage à la regarder dormir (ça l'apaisait) et à se préparer à parler à ses parents comme à des gens… non, même pas à des sorciers en fait, parce qu'il était toujours froid et méprisant… Comme s'il était acteur et qu'il était le plus poli possible. Hum.

Ca lui fallut beaucoup de préparation (il n'avait jamais fait ça, même avec sa grand-mère… C'était un grand pas !) mais il y parvint, et même, en fin de compte, beaucoup plus facilement que ce qu'il ne l'aurait cru. Il devait feindre être quelqu'un d'humain, ce serait son défi à lui. « accepté », se dit-il pour lui-même. Le plus difficile serait quand même de sourire !

A cinq minutes de la destination, il se décida à la réveiller (tout en étant très mal à l'aise… C'était encore trop intime bon sang d'bon soir ! Mais il n'avait pas le choix, tout comme à chaque fois après tout. Rah, quel merdier je vous jure !). Il le fit cependant avec douceur (ce qui l'étonna lui-même… Lui, doux ? Pfah !).

- Granger…, fit-il en posant une main sur son bras. On arrive.

- Mmmmh…?

- On arrive.

Elle ouvrit les yeux dans un geste qui parut lui couter tous les efforts de la terre.

- C'est pas vrai, fit-elle avec une voix encore endormie, j'ai dormi tout le trajet ?

- Oui.

- Oh je suis désolée.

- …? Pourquoi ?

- T'as du t'ennuyer pendant tout ce temps.

Il la regarda comme si elle venait de mars, puis se dit que c'était parce qu'elle était encore à moitié endormie. Qu'est-ce qu'elle s'en foutait qu'il s'emmerde ou pas ? En plus elle demandait pardon, quelle folle !

Ils enfilèrent tous les deux leurs vestes et lorsqu'il vit qu'elle avait toujours l'air un peu endormie et surtout un peu perdue, il sourit.

- Quoi ?, demanda-t-elle d'une petite voix d'enfant gênée (très mignonne, ne put-il s'empêcher de constater !).

- Je me demandais ce que deviendrait la grande Hermione Granger si des partisans de Grindelwald arrivaient maintenant, dit-il en éclatant de rire. Y'a fort à parier qu'elle confondrait sa baguette avec sa brosse à dents !, fit-il tout en riant de sa propre blague à s'en écarteler la mâchoire.

Elle sourit tout en lui faisant une tape sur le torse.

- Arrête de te moquer j'suis endormie !, rit-elle.

Il rit aussi, et aucun des deux ne se rendit compte que de un, ils blaguaient, de deux, elle aurait pu se dire qu'il n'aurait pas eu de quoi arrêter de se moquer d'elle et de trois lui aurait du penser à répondre. Mais c'était un moment sympa et ils passèrent tous les deux outre les injures pendant cinq minutes. Remarquable !

- Qu'est-ce qu'on dit à tes parents Granger ?, demanda Drago alors qu'ils descendaient silencieusement les marches vers la sortie.

- Comment ça ?

- Ben oui, ils savent que tu sors avec Weasmoche ?

- Je vois pas ce que ça vient faire là dedans, s'agaça-t-elle.

- OK, soupira-t-il, je vais te rafraichir la mémoire en te donnant comme excuse le fait que t'es peut-être encore endormie et donc de mauvaise humeur, railla-t-il. S'ils savent que tu sors avec la serpillère on peut pas leur servir le mythe comme quoi on sort ensemble, mais je me demandais s'il fallait le faire avec eux aussi ?

- Hein ? Mais non enfin !, fit-elle en s'arrêtant comme s'il venait de lui infliger un arrêt cardiaque. Manquerait plus que ça, si tu les insultes et qu'ils croient que t'es mon petit ami ils ne me laisseront plus jamais rien faire de ma vie ! PIRE ! Ils m'enfermeraient dans un couvent ! Oh non ! On leur racontera la vrai histoire, ce sont mes parents ils ne nous balanceront pas !

Il passa outre le fait qu'elle insinue qu'il les insulterait, se disant qu'il se réjouissait de voir sa tête au moment des présentations, et essaya de ne pas s'attarder sur le fait qu'elle dise qu'ils ne l'accepteraient jamais comme petit ami pour elle. Il était le petit ami idéal pour tout le monde, par Salazar !

- Dire qu'on va débarquer chez eux sans prévenir…, fit-elle en se mordant la lèvre inférieure.

- Et quoi ? C'est chez toi quand même tu sais !

- Oui mais… je sais pas. Je ne vis plus là-bas à proprement parler… J'aurai du au moins les appeler depuis la Belgique lorsqu'on a su qu'on devait aller chez eux ! Je n'y ai absolument pas pensé.

- Surement que messire Dumby l'aura fait.

- Espérons-le… Pff, en plus ils auraient pu venir nous chercher. Là on va devoir reprendre un taxi, fit-elle avec une réticence plus que palpable.

- C'est pas l'argent qui manque, fit Drago en balayant la peur de la Gryffondor.

- C'est pas l'argent qui cloche.

- Je sais à quoi tu penses mais ça sert à quelque chose d'avoir l'air terrifiant, fit-il en lui faisant un sourire moqueur et en bombant le torse exagérément pour lui faire comprendre qu'il essayait de détendre l'atmosphère.

Une façon à lui de lui dire « je suis là moi, ça va aller ». Elle apprécia le geste (elle commençait à comprendre le langage codé malefoyien ! Dinnngue !) et lui sourit d'un regard entendu.

- Short Street, s'il vous plait, fit-elle en grimpant dans le taxi.

Le voyage se passa sans encombre (et bien oui quoi, tous les taxis ne sont pas pervers !) et ils arrivèrent devant la porte de sa maison. Sachant ce qui les attendait, c'était assez impressionnant.

Drago en voyant son entrée et sa maison, se dit qu'elle n'était franchement pas si petite que ça. Il s'était toujours dit sang-de-bourbe= pauvre, mais là en fait elle avait l'air d'être dans une position assez aisée…!

- Bon, fit-elle en soufflant.

On voyait qu'elle était stressée (à mort) et Drago se plaça face à elle et planta ses océans gris dans ses yeux miel.

- Si tu as l'air stressée tout va foirer, dit-il. Ils vont forcément être plus attentifs à tous nos faits et gestes, alors tâche de te calmer. Cette maison c'est chez toi, tu rentres chez toi, tu revois tes parents que t'as pas vu un certain temps, t'es contente de les voir, tu me présentes, tu résumes la situation, tu me montres la maison en m'indiquant où je dois m'installer puis je m'y enferme et tu vas leur expliquer tout ce que tu veux en détails sans plus aucune raison d'être stressée comme ça. Ok ?

Il avait parlé très méthodiquement, comme un plan établi avec ses stratagèmes, et elle lui en fut reconnaissante. Ainsi, c'était plus facile pour elle de jouer le jeu, ça sonnait moins réel, et puis il avait tout prévu. Elle lui sourit.

- Okay.

Il opina et se dégagea de son chemin, se plaçant derrière elle en signe de feu vert. Elle s'avança vers la porte, et sonna. Elle semblait déterminée à présent, et il fut fière que ce soit grâce à lui...! Il se trouvait merveilleux, gérateur, parfait, et il allait en mettre plein la vue à tous les Granger's d'un coup ! Yataaaah !

La porte s'ouvrit sur une femme pas si âgée que ça, apprêtée et avec une certaine classe, qui les regarda avec des yeux ronds.

- Salut maman !, fit Hermione en lui sautant dans les bras et l'enlaçant avec amour.

Drago eut un sourire à cette vue et en même temps un pincement au cœur. Le jour où lui prendrait sa mère dans ses bras elle lui foutrait une gifle monumentale !

- Ma chérie, qu'est-ce que tu fais ici ?

- C'est long à expliquer, je raconterai tout à l'intérieur ! Oh, et je te présentes Drago, il devra loger ici quelques temps... Ca aussi je te l'expliquerai, promis !

Elle dit ça avec un sourire (tout en trouvant que ça sonnait étonnement étrange de dire « Drago » et non Malefoy. Ca ne lui était encore jamais arrivé auparavant ! (de devoir prononcer son prénom, s'entend !).

- Enchanté, fit-il avec un sourire charmeur tout en lui tendant la main.

Hermione tourna la tête vers lui avec un sourire alluciné (mais tout de même discret) au visage. Il la regarda avec son même air charmeur et un sourire en coin. Elle haussa les sourcils, comme pour dire « eh bin ! » et il rit légèrement (essayant de masquer ça en « opinant ») puis se retourna à nouveau vers Mme Granger. C'était un moment très complice, et non plus moqueur, sarcastique ou haineux. Juste complice, comme s'ils partageaient un secret qu'ils étaient les seuls à connaitre... C'était sympa !

- Enchantée, fit Granger-mère avec les sourcils rejoignant son front.

Elle s'écarta pour les laisser passer et Hermione entra la première avec un sourire au coin des lèvres. Elle avait une telle envie de sauter dans les bras de Drago et de lui crier un 'merci' aux anges que ça lui en faisait carrément peur ! Elle avait été charmée par son regard inquisiteur, son sourire complice, son air entendu, le fait qu'elle voit qu'il était disposé à être le sorcier parfait pendant ces quelques temps. Elle ne l'aurait jamais cru capable de ça pour elle… En réalité, ils s'étaient attachés l'un à l'autre tout en continuant à s'insulter et à se détester… Oui, ils se détestaient mais s'il arrivait quelque chose à l'autre ils en seraient tristes, ils étaient devenus protecteurs (quelle situation biscornue, par Merlin !).

- Luke !, appela la mère. Mione est là !

- QUOI ?, entendit-on une voix masculine s'écrier, avant d'entendre des pas dévaler les escaliers.

Là, un homme moustachu, fin et en costume cravate apparut.

- MIONE ?, fit-il en un sourire aussi immense qu'il aurait pu avaler la maison !

Hermione rayonnait aussi. Il dévala le reste d'escaliers qui lui restait et enlaça si fort sa fille qu'elle faillit étouffer. Drago se dit à ce moment là encore qu'il l'enviait… L'amour qu'ils lui portaient était si expansif… Lui, savait que ses parents le chérissaient mais ils ne le lui auraient jamais montré aussi clairement.

- Salut papa !

- Qu'est-ce que tu fais là ? Et… Oh, bonjour ?, fit-il en remarquant Drago.

- Ah oui ! Désolée, papa, voici Drago, Drago, mon père Luke.

- Monsieur Granger, fit Drago avec le même sourire tout en lui tendant la main.

Le père Granger sourit et lui empoigna la main d'un coup sec et joyeux, tout en rajoutant de bon cœur :

- Monsieur Granger ? Bah voyons ! Apelle-moi Luke s'il te plait, ça fait beaucoup trop sérieux « Monsieur Granger » !

Drago laissa paraître (contre son gré) une mine sciée. Lui, habitué à que si on n'appelle pas par « Monsieur » c'est une honte totale ! Bon, en même temps il était forcé de comparer tout à son père, et forcé aussi d'admettre que son père était quelque peu… différent !

Il regarda Hermione tout à fait éberlué et elle lui sourit timidement. Elle était mal à l'aise ? Bon en même temps, il pouvait le comprendre, mais il n'y avait pas de quoi !

- Désolé d'être si direct les enfants, fit Luke, mais qu'est-ce que vous faites ici ?

- Ah oui. Euhm, le directeur nous a fait faire un parcours de trois mois, et nous avons rencontré quelques problèmes dont nous nous sommes tirés seuls puis il nous a dit qu'en attendant de nous trouver autre chose à faire il allait nous envoyer des dossiers importants à trier ici parce qu'on ne pouvait pas rentrer à l'école.

- Que c'est étrange, fit Luke.

On voyait que mentalement il mettait ça sur le compte des sorciers et là Drago se sentit obligé de sauver son « espèce » tout de même.

- Disons que le directeur n'est pas quelqu'un que nous pourrions qualifier de normal…!

Il le dit tout de même sur un ton léger et contrôlé pour que ça ne semble pas réprobateur. Granger devait pouvoir revenir à Poudlard !

- Oui, euhm, bon, fit-elle un peu gênée toujours, je vais montrer la maison à… Drago, puis on pourra en parler plus amplement d'accord ? On est fatigués on n'a pas arrêté depuis une semaine ! Un vrai lit ne nous ferait pas de mal !

- Que veux-tu dire par un « vrai » lit, ma chérie ?, s'enquit sa mère inquiète.

- Oh rien de grave, je reviens vite préparez nous quelque chose de bon !, fit-elle avec un grand sourire.

- Tout de suite, lui répondit son père avec le même sourire avant de foncer dans la cuisine.

Elle s'avança vers le salon et lorsqu'ils furent assez loin Drago se permit de commenter.

- Si moi j'osais dire quelque chose comme ça à mon père, lui n'hésiterait pas à me lancer un sort impardonnable !, fit-il incrédule.

- Mais non ?, rit-elle.

- « Préparez-nous quelque chose de bon » ? C'est ce qu'on dit aux domestiques ! Et puis, même pas un « s'il vous plait »… Tes parents sont encore plus expansifs que toi Granger !

- Oui, possible. Mais ici, c'est comme ça ! Y'a pas de hiérarchie… Et n'hésites pas à l'appeler Luke, je sais que ça te choque mais il déteste qu'on l'appelle « Monsieur Granger ».

- Je ne ferai pas de commentaire.

- Tu veux dire quoi par là ?

- Que si je devais comparer nos deux familles j'y serai encore dans mille ans, alors autant observer et assimiler et pas commenter à chaque fois.

Elle le regarda en souriant (pour montrer que ça la faisait marrer).

- Okay alors, fit-elle, voici le salon. Là où ils sont rentrés c'est la cuisine, cette porte ici à droite c'est des toilettes. Viens, on monte !

Il la suivit docile, tout en riant de sa présentation d'hôte. Elle semblait beaucoup plus à l'aise que ce qu'elle ne semblait l'être dans l'avion ! Si c'était lui qui avait réussi ça, il s'en féliciterait à voix haute dès qu'il serait seul !

Ils montèrent les escaliers (chacun avec leurs sacs La Martina) et se retrouvèrent face à un couloir.

- Bon, fit-elle redevenant quelque peu mal à l'aise. Ici, c'est ma chambre, fit-elle en montrant une porte, là, fit-elle en montrant la porte à côté, c'est la chambre d'ami (c'est-à-dire ta chambre), et bon, il y a en face de ma chambre la salle de bain et en face de la tienne la chambre de mes parents.

Il sourit malicieusement tout en se tournant vers elle.

- Et quoi tu ne me présentes pas ta chambre ?

- Non !

- Pourquoi ?

- Parce que je te présente ma maison, c'est déjà énorme !, rit-elle. Personne n'est jamais venu ici… Je veux dire, de notre monde. Tu verras ma chambre à un autre moment.

- Aha… Un autre moment ?, fit-il tout en la taquinant.

- Je n'aime pas la tournure de la conversation, fit-elle avec un sourire calculateur. T'as envie de me faire chier et je le vois ! Alors, rajouta-t-elle en s'approchant et empoignant la clinche de la chambre d'ami avant de l'ouvrir et de la laisser glisser, voilà ta chambre, installe-toi, moi je vais ranger mes affaires aussi et dans quelques cinq minutes environs ils nous appelleront pour manger.

- Ok, fit-il en rentrant dans sa chambre.

Il ne voulait pas insister sur le fait de connaître sa chambre, il voulait la faire chier rien de plus ! Il préférait se préparer psychologiquement au dîner.

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Voilà, pour celles qui avaient lu la première version, oui il y a beaucoup de changements dans ce chapitre... x) Mais j'espère qu'ils vous plaisent...? C'était pour que l'histoire de l'avion devienne plus réaliste :/

Donnez-moi vos avis ! :D Bisous !