Bonjour bonjour ! (ou devrais-je plutôt dire « Hola » ?)
Je suis en direct de mon bled et pourtant je continue à poster ! :D Voyez comme je vous aime! Oui bon c'est vrai, j'ai aussi besoin de réconfort et j'me dis que des reviews me remonteraient forcément le moral, si j'arrive à conquérir votre petit coeur de beuurre vous pourriez peut-être oeuvrer pour mon bien-être...? (a) :p :)
En effet, j'habite bien dans la belle Argentine mais dans un p'tit village paumé où il n'y a même pas de ciné, ou de shopping! (imaginez un peu!). Il y a la grippe A qui bouffe tout le monde pour le moment et en plus j'ai une belle-mère démoniaque qui me fait la vie impossible.
C'est dans cet état de désespoir extrême que je me dis que quémander des reviews à genoux mains jointes n'est pas SI honteux que ça... (s'il vous plait? :p)
Bref, ça rendrait mes jours bien plus heureux :D Donc ceux qui n'ont jamais commenté et qui me suivent (j'suis sure qu'il y en a pcq il y a plus de « story alerts » que d'auteurs qui reviewent :p :( trop triste soit dit en passant!) bref, donc ceux-là, faites un petit effort please :) et les autres, hésitez pas à me balancer de bon gros pâté de review bien commenté :D (même si vous lâchez votre vie, vous souciez pas, j'adore! xD)
Enfin voilà xD La prière finie, je vous dit bonne lecture et j'espère que ça vous plaira :D :)
Bisous sudaméricains (ils mettent un certain temps à traverser les frontières, mais ils vous arriveront bien vite! XD)
Mackk.
(qui perd la boule... nan sérieux, vous l'aviez remarqué? Ah merde. x) )
ps : personnellement j'ADORE ce chapitre :D iiiiih j'ai même envie de le relire tiens, j'y vais dès que j'ai publié tout ça pour vous XD ;)
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17. Possessifs ?
- Comment tu peux être d'aussi bonne humeur après un texte pareil ?, demanda-t-il offusqué.
- C'est que c'est tellement ridicule !, fit-elle en riant toujours. Et puis, tu devrais voir ta tête...!
- Non mais t'as pas fini de te moquer de moi ? On a un cas grave là ! Notre Directeur est vraiment malade ! Tu… tu crois qu'on devrait appeler le ministère ?
Elle eut un sursaut d'éclat de rire, se leva et vint l'empoigner par le bras.
- Allé viens !, fit-elle en ne tenant pas trop en équilibre elle-même à cause du fou rire.
- Où ça ?, fit-il choqué qu'elle le prenne ainsi !
- Suis-moi !
Elle le traina jusqu'au salon, avec toujours quelques sursauts de rire plus franc, le mit en face du fauteuil et le poussa dedans, en éclatant à nouveau de rire.
- Mais qu'est-ce que…?, fit-il prêt à rétorquer.
- Reste là j'te fais un chocolat chaud !, dit-elle en repartant (et en riant toujours ! Quelle malade aussi, cette fille ! Il allait la dénoncer en même temps que Dumby !... Mais bon, après qu'elle lui ait apporté son chocolat chaud.)
Elle revint deux minutes plus tard avec un grand sourire, s'assit à côté de lui sur le fauteuil (il s'était tout de même mit en position assise ! Il n'allait pas rester couché comme un pacha avachi chez autrui !) et lui tendit une tasse de chocolat chaud dégageant une douce odeur sucrée.
- Merci, fit-il en la scrutant tout de même, vérifiant si ce n'était pas un plan foireux caché sous cette attention plus qu'admirable !
- Mais de rien ! T'avais l'air d'en avoir besoin !, dit-elle en riant à nouveau mais un petit peu cette fois (comme quand on repense à un souvenir).
- C'est clair ! Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse de ce texte ? Il attend quoi de nous ?
- Calme-toi, dit-elle en lui posant une main sur l'épaule tout en éclatant de rire à nouveau. On va lui renvoyer un lettre lui demandant s'il ne s'est pas trompé de texte et qu'est-ce qu'il veut exactement qu'on fasse avec. Ok ? Calmé maintenant ?
- Gnn.
On entendit la sonnette retentir.
- Rah merde des visiteurs, fit-elle en se levant. J'arrive.
Il eut un petit rire face à cette réaction. Elle n'aimait pas avoir de la visite ? Il entendit la porte s'ouvrir et une voix masculine (mais pas vieille pour autant) s'élever de derrière lui.
- Mione, comment ça va ? Ta mère m'a dit que tu étais de retour !, entendit-il quelqu'un chantonner gaiement.
Il se retourna d'un coup pour voir qui était l'inopportun. Dans l'embrasure de la porte (et déjà prenant Granger dans ses bras ! Quel culot !) se tenait un garçon qui devait avoir leur âge, grand, brun, assez classe.
- … ALAN ?, avait eu le temps de s'écrier Hermione avant de se faire agresser par le jeune homme.
- Alors comment va ?, continua celui-ci, imperturbable.
Drago se leva. Il était temps que cet hurluberlu sache que Granger n'était pas disponible ! Il est vrai qu'il n'appréciait pas la belette, mais il ne laisserait pas quelqu'un d'aussi désagréable la lui prendre tout de même ! Un moldu ne vole rien à un sorcier ! Désagréable parce qu'il ne l'aimait déjà pas, sans les présentations. Il avait un air… Supérieur. Pff. Quel moldu de merde ! (Il ne voulut pas s'avouer qu'il lui ressemblait…!).
- Hum, fit-il derrière Hermione.
Il s'y était presque collé exprès, histoire de la dérouter et qu'elle ait l'air gênée donc que même si elle ne le dise pas le jeune comprenne qu'elle n'était pas à prendre. Bon, évidemment, ce n'était pas à lui qu'il n'aurait pas pu la prendre mais il défendait le bien d'un autre sorcier, aussi détesté soit-il !
Elle se retourna d'un coup, alertée par la proximité du blond et prise en flagrant délit (elle ne sut pas pourquoi elle eut cette impression si désagréable mais bon, ce fut le cas !). En se retournant, elle se retrouva encore plus proche que ce qu'elle ne l'aurait cru, face à deux océans gris inquisiteurs et elle ne sut dire autre chose que « Euuh » tout en le dévisageant, paumée. Elle eut le réflexe de se retourner vers son ami à nouveau, histoire de ne pas faire durer tout ça.
- Alan, je te présente Drago, Drago, Alan… C'est un vieil ami, se sentit-elle obligée de préciser en regardant le blond.
Il lui sourit, appréciant la réaction de la jeune fille (escomptée !). Il tendit la main vers cet homme qu'il savait déjà qu'il allait profondément détester tout en lui adressant un « Bonjour » poli (n'oublions pas qu'il est Malefoy tout de même ! Impassibilité powa !).
« Salut », avait répondu l'autre quelque peu contrarié. Sûrement de ne pas avoir trouvé Granger seule ! Et surtout avec quelqu'un d'aussi… parfait que lui !, se dit-il en faisant exploser son égo (et bien oui, comme je le disais là tout de suite… c'est Malefoy).
- Alan, euhm, commença Hermione mal à l'aise face au silence qui s'installait et aux réactions (silencieuses) des deux garçons, tu n'as pas cours ?
- Si, mais dès que j'ai su que tu étais là j'ai eu envie de venir te voir !
- T'as séché pour moi ?, s'énerva-t-elle.
Malefoy pouffa derrière elle.
- Ta gueule Malefoy, on se passera de ton intervention, s'agaça-t-elle.
- Excuse-moi de trouver ça la pire méthode de drague face à « la » Granger. Miss je-sais-tout ! ahah. Hum, excuse-moi, voilà je suis neutre à nouveau.
Elle le regarda et soupira, tout en ne pouvant retenir un sourire amusé face à la réaction du Serpentard. Il n'avait pas tort, même lui avait remarqué ça !
- Soit, fit-elle avec son sourire amusé toujours mais en s'adressant à Alan (qui fut assez dégouté qu'il ne lui soit pas adressé !), désolée mais on est occupés là je peux pas te faire rentrer. Une prochaine ?
- Oh… Désolé, j'aurai du prévenir avant de passer, fit-il assez froid.
Drago le regarda provocateur et surtout vainqueur… Il savait que l'autre croyait les avoir interrompu occupés à faire autre chose, mais ce n'était pas lui qui allait contredire sa pensée ! Il jubilait bien trop de le voir ainsi rabaissé face à lui. Sale moldu !
- Oui la prochaine fois ce serait peut-être mieux, comme ça tu fais pas tout ce chemin pour rien ! Désolée, mais on se revoit bientôt d'accord ?
Hermione poursuivait, imperturbable, et face au sous-entendu que l'autre pouvait en avoir encore tiré (tu emmerdes) Drago était encore plus extatique !
- Ok, fit l'autre assez dégonflé. Bon ben… A la prochaine alors. Hésite pas à passer nous voir à l'école, tu sais bien que ça nous ferait tous plaisir !
- J'y penserai, bye !
Elle lui fit une dernière bise rapide et ferma la porte à son nez, s'appuyant contre dès qu'elle fut fermée, soupirant en fermant les yeux.
- Ca va ?, demanda Drago amusé.
- Ouais…
- Comment ça « ouais » ?, rit-il.
- Oh rien… Bon, allons écrire la lettre à Dumbledore, fit-elle en le contournant.
Il était resté là, se frôlant tous les deux, et c'était précisément ça qui avait dérangé Hermione. Mais bon, elle ne l'avouerait jamais, c'était juste que c'était Malefoy et que la réaction qu'il avait eue l'avait chamboulée ! Lorsqu'ils étaient proches tout partait en vrille. Il fallait qu'ils restent à distance l'un de l'autre !
- C'était ton petit copain ?, entendit-elle Drago lui demander derrière elle, avec une petite touche amusée.
Il n'était, en réalité, pas amusé du tout mais savait comment parler de ce sujet avec les gens. Sinon elle aurait cru qu'il s'intéressait à elle ! L'horreur vous imaginez pas !
- Quoi ?, fit-elle en se retournant d'un coup sec, choquée.
Il n'avait pas eu le temps de calculer qu'elle s'arrêterait, du coup après le temps de réaction ils se retrouvaient à nouveau à se frôler, mais ça n'allait pas empêcher Hermione de mettre les choses au clair ! Elle ne voulait pas qu'il pense des choses comme ça. Et puis, d'ailleurs, ça ne le regardait même pas !
- Non, on est jamais sortis ensemble !, fit-elle provocatrice (allez savoir pourquoi !).
- Pourquoi t'étais gênée alors ?
- Pourquoi je devrais te raconter ma vie ?
- Parce que j'habite chez toi là, on pourrait dire que je connais déjà pas mal de ta vie ?
- Gnn, fit-elle mauvaise.
- Et puis, il a cru qu'on sortait ensemble donc il faut que je me prépare.
- Mais non il a pas cru ça.
- Granger, tu es le mec ou je suis le mec ?
- Quel rapport ?
- Je connais les réactions des hommes, et je te dis qu'il croit qu'on sort ensemble.
- Et pourquoi tu l'as pas détrompé ?
- Ben je savais pas si tu voulais continuer avec cette mythonnerie ici ou pas !, fit-il angélique (!), puis, j'ai cru que t'avais compris, moi.
Elle soupira, se prit le front d'une main et regarda le bout de ses chaussures, se disant que décidément, ce mois allait sûrement être le plus long de sa vie.
- Granger…, la réveilla-t-il d'une voix charmeuse à son oreille.
Elle se rendit compte qu'il s'était encore rapproché et que leurs visages étaient beaucoup trop proches à son gout. Elle leva son regard vers lui.
- Qu'est-ce que tu fais ?, demanda-t-elle incertaine.
Il s'éloigna en un sourire complice (retrouvant sa distance de départ, qui était quand même minime).
- Je vérifiais qu'on pouvait passer pour un couple. Je crois que ça peut le faire.
Elle le sonda du regard, cherchant quelque chose à interpréter par là, mais fut interrompue par une nouvelle sonnette.
- Mais c'est pas vrai !, s'énerva-t-elle (elle n'aimais pas être interrompue pendant qu'elle se concentrait sur quelque chose ! (ou quelqu'un ?)).
- T'aimes pas les visites, Granger ?, fit Drago en la suivant vers la porte.
- Non, pas quand les gens ne préviennent pas à l'avance, grogna-t-elle un peu boudeuse.
Elle allait ouvrir la porte lorsqu'il l'arrêta dans son mouvement.
- Attends, fit-il (elle le regarda surprise). Alors ça se passe comment ici ? On sort ensemble ou pas ? Pour tes parents non, ça je sais mais le reste ?
- A quoi ça nous servirait de leur dire ça ?
- J'en sais rien moi c'était ton plan !, fit-il en haussant sourcils et épaules (tout en cherchant une excuse plausible). Mais bon, si t'as des admirateurs on va être assez interrompus dans notre séance décodage de ce texte de merde, qui risque de nous prendre du temps soit dit en passant, fit-il comme si ça croulait sous le sens.
Elle le regarda. Il voyait bien qu'elle pesait le pour et le contre à toute vitesse. La sonnette retentit une deuxième fois.
- Ok, on sort ensemble, fit-elle en empoignant la poignée (Drago rit face à la façon de pactiser une relation avec la jeune fille).
Elle ouvrit la porte et un autre gars se trouvait là. Il lui glissa vite d'un air farceur :
- Dis-moi t'en as combien comme ça ?
Elle eut un petit rire gêné accompagné d'un coup de coude dans les côtes, tandis que l'autre faisait son entrée.
- MIONE !, fit-il en se jetant dans ses bras également.
- Hum…?, fit Drago, à côté du visage de l'intrus.
Ce dernier ouvrit les yeux pour se retrouver avec le blond qui le fixait, défiant et imposant. Il dégageait puissance et assurance. Lorsqu'il lâcha Hermione, Drago lui fit un « Bonjour ! » avec un sourire que, bien entendu, l'autre ne goba pas (car il n'était pas sensé le gober).
- Salut…?, fit-il un peu décontenancé de ne pas voir la jeune fille seule.
Drago, pour marquer son « territoire » (et oui, dans ce jeux là on redevient animaux, avec toutes les règles de la jungle que ça implique !) s'avança encore d'un pas histoire d'avoir son torse contre le dos d'Hermione (pas frôlé, vraiment contre). Il vit sa réaction de surprise mais elle n'esquissa pas un geste.
- Dave, je te présente Drago. Drago, Dave.
- Je suis son petit ami, fit Drago en lui tendant la main avec un sourire pseudo chaleureux.
- Oh, fit l'autre sombrement (alors qu'Hermione regardait Drago avec un air réprobateur et amusé à nouveau). Je suis un vieil ami.
- Oui, y'en a d'autres qui sont déjà passé, fit Drago avec le même sourire.
Hermione pouffa silencieusement derrière son ami qui se décomposait de plus en plus face à l'aisance et la manipulation du sorcier. (Elle s'était déplacée pour qu'ils puissent se serrer la main)
- Qu'est-ce que tu fais dans le coin ?, demanda tout de même Dave, essayant de rattraper le peu de dignité qui lui restait (et qu'il voyait s'échapper à grande vitesse !).
- On est venus pour travaux, on repars dans un mois, fit-elle en se replaçant face à Drago (pour couper court à l'échange et que son ami comprenne qu'il devait partir !).
Drago le comprit aussi et il entreprit d'être… bah, justement, entreprenant serait le mot ! Il passa sa main par la taille de la jeune fille et la déposa délicatement sur son ventre, s'avançant de lui-même le juste nécessaire pour qu'elle soit à nouveau collée à lui. Il la sentit mal à l'aise à nouveau mais elle monta sa main pour la déposer sur la sienne également. Fallait bien être crédibles hein !
Bon, c'est vrai que cette suite de mouvements lui rendait l'estomac baladeur mais bon, c'était encore parce qu'il était en manque ! Il penserait aux travaux manuels ce soir, tant pis pour les règles familiales ! Après tout, ça passait surement après « être attiré par une sang-de-bourbe » dans la liste atrocités à ne pas commettre, alors bon !
Hermione, elle, avait les parties du corps en contact avec le corps du blond qui ressemblaient à une fourmilière, la conscience du corps de Drago collé au sien était un supplice. Elle ne comprenait pas, mais en tout cas elle savait que ce n'était pas le dégout, et rien que ça l'emmerdait. Sa main, qu'elle avait posé sur la sienne… Elle avait envie de la caresser, de l'enlacer ! Non mais quelle folie ! ROOON REVIEEENS !
- Euhm… Bon, fit Dave ressentant bien qu'il était de trop. A bientôt alors ?
- Oui, on se croisera surement plusieurs fois ici !, fit-elle avec un sourire (et seul Drago pouvait aussi entendre la légère tonalité aigüe qui en ressortait, cause de leur position à tous les deux).
- Okay bye, fit celui-ci.
- A bientôt, fit Drago qui lui au contraire se sentait encore plus fort avec cette position possessive.
- Mh, fut la courte réponse de Dave qui disparut derrière la porte (fermée par Hermione devant son nez, encore et toujours).
Drago se permit d'éclater de rire tout en pouffant, ce qui le fit se trouver à quelques centimètres du cou et de l'épaule de la Gryffondor.
Ils avaient tous les deux chauds depuis le début mais là il y avait une sensation de plomb dans l'estomac un peu trop désagréable.
- Tu sens très bon Granger, fit Drago tout en se détachant d'elle et retournant finir son chocolat (chaud et désormais froid !).
- Merci, fit celle-ci qui n'eut la force que de se retourner vers le salon, sans avancer.
Son estomac faisait encore des bonds et il fallait qu'elle se calme sinon elle allait se prendre tous les meubles. Il y avait quelque chose en Malefoy qui l'attirait et elle en avait marre ! Peut-être son assurance ? Ou son tact ? Sa voix ? Son corps ? Son élégance, sa prestance ? Son allure d'homme, dominant et possessif ? Ou peut-être un peu de tout... Pfff.
Elle se mit à penser que si elle était partie à la place de Ron (pour aider Harry) rien de tout ça ne serait arrivé. Elle eut un pincement au cœur et s'avança, à présent tout looping d'estomac évaporé. Elle remarqua là également que Malefoy la fixait.
- Qu'est-ce qu'il y a ?, demanda-t-elle.
- C'est ce que j'allais te demander, fit-il en haussant les sourcils.
- Je… Je pensais juste à écrire à Ron, fit-elle en se laissant tomber dans le fauteuil.
Il ne sut pourquoi le même estomac qui faisait toujours des siennes sembla peser lourd, peut-être parce qu'il se sentait encore dominant et qu'elle venait d'évaporer cette belle sensation de pouvoir ?
- Ben t'as qu'à écrire à ta serpillère et moi je fais la lettre pour Dumby !
- C'est ok à condition que je la lise avant l'envoi !, fit-elle beaucoup plus détendue qu'il le prenne ainsi (elle ne sut pas à quoi elle s'attendait réellement mais cette réaction-là lui fit le plus grand bien… Peut-être que ça soulageait sa conscience ? « Tu vois, c'est vraiment du cinéma avec Malefoy, espèce d'estomac débile, tu confonds tout ! »).
Ils laissèrent s'écouler quinze minutes puis Drago interrompit le silence avec un soupir vainqueur. (Quel enfant !, se dit Hermione tout en riant intérieurement de cette réaction. Elle dut se forcer à s'avouer qu'elle trouvait ça mignon. Mais bon, c'était car occasionnellement c'était journée détente !)
- Aaaah !, fit-il. Je te lis le chef-d'œuvre ?
- Vas-y Modestie, je t'écoute !
- Bon, alors, fit-il en balayant la raillerie, « Monsieur le Directeur », commença-t-il en prenant exprès un air solennel. « Nous avons reçu votre premier document et voulions être sûrs que vous ne vous étiez pas trompé d'archive en envoyant… Nous nous demandions également ce que nous devions faire avec ? Que chercher ? Merci d'avance pour la réponse, cordialement, vos élèves D. Malefoy et H. Granger. »
- Wah, fit elle en opinant plusieurs fois de la tête avec un sourire.
- Eh oui… Pendant un moment j'ai voulu mettre « Vos élèves torturés que vous détestez», mais je me suis retenu juste à temps.
- Judicieux ! Bon, on envoie ?
- Tu me lis pas ta lettre pour la Serpillère ?, fit-il moqueur.
- Pas vraiment non !
- Pour quelles raisons ? Je pourrais te conseiller moi aussi tu sais…, fit-il feignant le « mine de rien » un air toujours moqueur dans les yeux.
- Ca ira, je sais comment rédiger une lettre à mon petit ami, merci ! (baffe) et puis, question lettre d'amour (baffe) je crois pas que j'aurais été demander à toi en premier, Malefoy ! (baffe)
Pourquoi ne pouvait-elle pas tout simplement suivre le cours de la plaisanterie ? Pourquoi était-elle toujours sensée tout ramener aux règles et au stricte ? Il savait qu'il n'était pas doué en choses en rapport avec l'amour, peut-être parce qu'il n'en avait jamais été témoin qui sait. Drague oui, charme, mais amour, jamais. Et il lui en voulut de lui rappeler aussi clairement, comme une claque au visage après lui avoir montré son amour envahissant avec ses parents sous son nez.
- Soit, fit-il froid en se levant.
- Ca va ?, demanda Hermione sans comprendre.
- Oui, j'monte dans ma chambre.
Elle resta là, à le regarder s'éloigner. Elle était mal à l'aise. Oui, elle se sentait mal. Elle sentait que le problème venait d'elle, qu'elle l'avait causé. Mais comment ? Elle n'en avait strictement aucune idée ! Ce dont elle était sure, c'est qu'elle n'aimait pas le voir ainsi. Lorsqu'il n'avait plus gout à la moquerie, c'est qu'il allait pas bien intérieurement… réellement.
Mais bon, elle ne comptait pas aller lui parler maintenant. Elle le connaissait assez (à présent) pour savoir qu'il la remballerait direct. Elle devrait attendre. Et elle n'arrêterait pas d'y penser jusque là, elle en était consciente…
La journée se passa donc très lentement, Hermione repensa à la lettre qu'elle avait envoyée à Ron quelques heures auparavant…
« Cher Ron, ça va ? J'espère que vous vous êtes bien débrouillés avec Harry. Si tu peux, préviens-moi sur l'état de Goyle et de Pansy… Tu me manques. Je suis seule avec Malefoy ici et… oh t'inquiètes pas, ça va. On a appris à se gérer un minimum tous les deux. Mais bon, je me sens seule… Impossible de parler à quelqu'un et avec lui impossible de rire… C'est assez déprimant. En plus, notre mission défis a rencontré des soucis et on se retrouve tous les deux chez moi (si si, Malefoy côté moldu… si tu voyais !) à trier des archives qui ne ressemblent à rien. J'ai besoin d'extérioriser, mais c'est pas le moment, il faut que je me concentre sur ce qu'il me reste de parcours ! Prenez soin de vous tous les deux. Je t'aime, à bientôt. 'Mione. »
Ce n'était pas très joyeux, mais bon, c'est ce que lui dictait d'écrire son cœur. Et encore, elle avait quelques remords à écrire qu'il était impossible de rire avec Malefoy… Cette journée avait bien démontré le contraire. Mais elle ne pouvait pas en parler à Ron ! Elle n'avait rien d'autre à lui dire tout en ayant besoin de lui pour l'aider à surmonter tout ce qui leur arrivait… Mais c'était impossible. En plus, Ron et Malefoy ça aurait été un vrai calvaire… La seule qui pouvait finir la mission c'était elle. Et en plus, alors que l'atmosphère avec le Serpentard commençait à se détendre, elle foirait tout sans même savoir la raison !
20h arriva, la mère Granger appela tout le monde à table. Ils mangèrent dans un presque silence, les parents essayant de poser des questions, de soutirer des informations, et les deux autres essayant de couper court à l'échange communicatif.
Les deux pauvres moldus avaient donc fini par laisser tomber et parler de leur propre vie pour combler le blanc. Ca leur convenait, ils n'avaient pas à parler et n'étaient pas obligés de se concentrer pour écouter. Lorsqu'ils eurent fini, ils débarrassèrent et Hermione suivit Drago dans l'escalier. Il allait s'enfermer dans sa chambre lorsqu'elle le retint de justesse par le bras.
- Je peux te parler ?
- Si tu veux.
Elle soupira, voyant l'état du Serpentard.
- Viens parler dans ma chambre, je préfère.
Il la regarda comme si ça ne lui faisait ni chaud ni froid, renforçant encore plus ses remords. Il s'assit sur le lit tandis qu'elle fermait la porte (ses parents étaient très curieux) et vint s'asseoir à côté de lui.
- Ecoute, je…, commença-t-elle se rendant compte qu'elle ne savait pas quoi dire. Je suis désolée si j'ai dit quelque chose… qui ne t'ait pas plus tout à l'heure.
Il continua de la regarder sans réactions, et elle se força à approfondir.
- J'ai eu beau y réfléchir toute la journée, je n'ai pas compris ce qui a put te blesser, mais je sais que c'est de ma faute et je suis vraiment désolée.
- Il faudrait que tu arrêtes de t'excuser aussi facilement, tu deviens Poufsouffle, fit-il impassible en se levant pour partir.
- Quoi ? mais non je…
- Ecoute Granger, fit-il en se retournant. Je sais que je suis quelqu'un qui n'y connaît rien à l'amour parce que je n'en ai jamais reçu. Te voir aussi copine avec tes parents, j'ai déjà l'impression que tu prenais goût à me l'afficher au visage, mais prochaine fois évite de me le rappeler aussi clairement parce que ce n'est pas un sujet neutre.
Lorsqu'il finit de dire ça, il se retourna à nouveau pour partir. Elle se sentit la plus nulle des filles lorsque tous les morceaux se recollèrent et elle courut se placer devant la porte pour l'empêcher de passer.
- Non, cria-t-elle en bloquant la porte avant qu'il n'attrape la poignée (incompréhension serpentardienne tout en gardant le masque impassible). Ne pars pas !
- Pardon ?
- Je… euhm non… enfin je voulais juste dire que… j'ai vraiment pas fait exprès, je te jure que je n'avais pas fait le lien un seul instant !...
- Ben tant pis que veux-tu que je te dise, prochaine fois penses-y.
Il s'avança d'encore un pas et saisit la poignée (plus fort qu'elle, il commençait déjà à la faire avancer tout en ouvrant la porte sur laquelle elle était plaquée). Elle lui attrapa son t-shirt tout en s'y accrochant (et oui, ça fait un peu mélodramatique mais elle s'en voulait vraiment ! Elle avait réussi à blesser Malefoy, à trouver son point faible, et elle s'en voulait ! Pathétique.).
- Granger…, fit-il lorsqu'elle lui empoigna le t-shirt pour s'y raccrocher.
- S'il te plait…
- Quoi ?
- Excuse-moi…, supplia-t-elle en le regardant dans les yeux.
Elle était toujours accrochée à son tee et du coup collée à son torse, mais elle voulait juste entendre… entendre quoi au juste ? Elle ne savait pas, elle voulait juste qu'il ne souffre pas.
Lui, était resté figé face au désespoir de la Gryffondor. Non mais qu'est-ce qu'elle s'en foutait après tout ? C'était sa vie, voilà, rien de grave ! Mais elle s'était acharnée, accrochée à lui (au sens propre comme au figuré !) en lui demandant pardon. Rien que ça, ça l'aurait scié. Mais en plus, elle s'était collée à lui, elle lui tenait le t-shirt et avait plongé son regard dans le sien… Ce corps chaud près de lui n'était vraiment pas bon signe. Il ne voulait pas déraper avec Granger ! Il commencerait les travaux manuels le soir même.
- Ok…, fit-il tout en la regardant toujours.
Avait-elle conscience de cette situation elle aussi ? Non parce qu'il allait devenir fou là.
- Tu… tu peux me rendre mon t-shirt ?, demanda-t-il gêné en regardant vers le bas, ses mains entrelacées avec le tissu (et son corps collé au sien… Pourquoi avait-il regardé en bas, déjà ?)
- Oh, fit-elle en réalisant. Oui, pardon, dit-elle gênée en lâchant le tissu du vêtement et redescendant de ses pointes de pieds.
Il la regarda avec un regard indéchiffrable puis sortit.
- Bonne nuit, fit-il.
- Bonne nuit, dit-elle étonnée qu'il lui souhaite une bonne nuit !
Elle se dirigea vers son lit où elle se laissa tomber, vidée.
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Alors, est-ce qu'il vous plait autant qu'à moi, ce petit chapitre ? :D J'adore le moment de la pooorte xD (L)' Enfin j'adore tout en fait. Une première ! :D
Donnez vos avis !
Bisous bisous !
