Hey !
J'suis en Espagne et c'est super !
Mais j'ai pas le temps d'en dire plus parce que je suis dans un cyber qui coute la peau des fesses et en plus la plage m'attend !
Alors j'vous envoie de gros bisous et j'espère que ce chapitre vous plaira !
Bisous !
Mackk.
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24. Début et fin
La première expression lue sur le visage de Drago à la vue de l'école fut l'hilarité. « CA ? ».
- C'est une blague Granger ?, fit-il en éclatant de rire.
- Non, rit-elle également. Là, fit-elle en montrant une volée de fenêtres, c'est le local de leur année, il faut qu'on y rentre.
Elles étaient un peu surélevées et elle serait arrivée à y monter si Drago la portait… Elle réfléchissait tout en le regardant et il comprit très bien son idée, mais dès qu'elle y eut pensé elle fit non de la tête (pour elle-même !) Il rit.
- Je peux te porter si tu veux…?, fit-il angélique.
Elle le regarda avec la fameuse tête de « on-me-la-fait-pas-à-moi-! », puis sourit et fit apparaître discrètement une courte escabelle. Il rit. Elle grimpa précautionneusement (il ne fallait pas que quelqu'un trouve ça louche et aille les dénoncer !) puis s'arrêta à hauteur de la fenêtre.
Lui, loin de lui l'idée de faire apparaître une deuxième escabelle, monta sur la même qu'Hermione, les forçant ainsi à être collés, encore. Elle regarda derrière elle avec un sourire moqueur (« pff ! »).
Elle inspectait la fenêtre, essayant de repérer son groupe d'amis, et il l'imita, tout en collant son torse contre son dos, envahissant. Elle rit de plus belles.
- Tu continues à te coller à moi et on va faire pencher l'escabelle !, railla-t-elle.
- J'essayais juste de voir ce qu'il y a à l'intérieur de cette poubelle, fit-il angélique.
- Ouaiiis ouais, fit Hermione en roulant des yeux, bon, tiens l'escabelle le plus en équilibre possible, je vais passer.
Elle ouvrit la fenêtre avec un sort et s'engouffra à l'intérieur, surprenant tout le monde.
- Hermione ?, s'écrièrent tous.
- Salut tout le monde, fit-elle hilare (surtout anxieuse de ce qui allait se passer ensuite !).
Drago retomba (élégamment, comme toujours !) à côté d'elle et fit discrètement disparaître l'escabelle.
- Rah c'est super que vous soyez venus !, s'extasia Rose.
- En plus par la fenêtre, trop kitch !, renchérit John.
Ils furent ainsi idolâtrés pendant une bonne partie de la récréation, puis Hermione commença à montrer vaguement l'école à Drago tandis que les autres leurs racontaient avec entrain tellement de choses qu'ils n'en écoutèrent aucune…! Il était mort de rire face à tant de pauvreté et de simplicité mortuaire. Normal que les moldus sèchent tout le temps les cours !
Sauf qu'à un moment,... tout dérapa. Drago observait la sortie de la salle de classe, le couloir sur lequel il donnait, et il vit une cape qui n'avait rien à faire là.
- Granger, souffla-t-il, baisse-toi !
- Quoi ?, fit-elle incompréhensive.
Il l'entraina avec lui et deux trainées rouges leur frôlèrent la tête. Ils entendirent tous les moldus hurler alors qu'ils attrapaient chacun leurs baguettes.
- C'était qui ?, s'informa-t-elle énervée.
- Cape noir, visage mauvais… Avec un peu de chance le ministère niveau contrôle de la jeunesse avec Ombrage en tête, avec moins de chance les partisans de Grindelwald nous ayant suivis jusqu'ici !
Elle souffla, tenant fermement sa baguette.
- Où sont-ils ?, murmura-t-elle.
- J'en ai aucune idée…
Alors qu'ils s'efforçaient de chuchoter, la voix stridente de Lisa se fit entendre.
- Hermione, c'est quoi tout ça ? Pourquoi vous tenez des bouts de bois ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Lisa tais-toi !, s'effraya Hermione.
- Granger !, hurla Drago en se plaçant devant et envoyant un « PROTEGO ! » enragé pour contrer le sort de l'adversaire.
Hermione resta là immobile, ne s'attendant pas à recevoir un sort ! Drago se retourna vers-elle, agacé.
- Concentre-toi Granger merde ! Viens m'aider !
Elle se leva déterminée et se plaça à côté de lui.
- Désolée, fit-elle totalement concentrée à présent.
- Pourquoi il t'appelle Granger ?, s'étonnèrent-ils tous.
- Taisez-vous merde !, s'énerva Hermione. Malefoy !, fit-elle en contrant une fumée verte par un « STUPEFIX ! ». Des avadas !, s'horrifia-t-elle. Ce n'est pas le ministère !
- Il faut leur lancer des Oubliettes et partir d'ici !
Tandis qu'ils les faisaient se regrouper tous, ils virent une vingtaine de capes noir surgir de l'embrasure de la porte.
- On a pas le temps !, gémit-elle.
- Si, MAINTENANT !, cria-t-il et ne contrôlant plus trop leurs mouvements, ils lancèrent un « oubliettes » assez puissant. VIENS !, fit-il en l'empoignant.
Arrivés devant la fenêtre, ils se rendirent compte qu'ils ne pouvaient plus faire demi-tour.
- On va transplaner, fit-il décidé.
- Quoi ? Mais on n'a pas notre permis on risque d'être démembrés, et si une partie de notre corps reste ici qui sait ce qu'ils vont en faire !, s'affola Hermione le regard apeuré.
- Je sais transplaner, prends ma main !
- C'est trop dangereux !, gémit-elle désespérée.
- Fais-moi confiance !, lui demanda-t-il droit dans les yeux.
- Quoi ?, fit-elle perdue dans ses deux lacs argents.
Il jeta vite un regard autour, pour se rendre compte que les capes noires les avaient presque rattrapés. Il se retourna à nouveau vers elle, pressé mais s'approcha et l'attrapa, encrant à nouveau son regard dans le sien.
- Fais-moi confiance...
- Okay, souffla-t-elle sans cesser de le regarder.
Il la serra plus fort et elle l'attrapa juste à temps elle aussi, ils transplanèrent. Les capes noires qui venaient de se jeter à l'endroit où ils étaient pour les attraper, s'étalèrent par terre, dans le vide.
...
Hermione se détacha de Drago, et vit qu'ils se trouvaient dans un salon luxurieux, rempli d'œuvres d'arts magiques plus chères les unes que les autres. Tout dégageait puissance et luxe, et Hermione eut peur dans un endroit pareil. Rien ne lui inspirait confiance là dedans !
- Où nous as-tu transplanés ?, demanda-t-elle horrifiée en reculant de quelques pas, ayant déjà sa petite idée.
- Chez moi, on y sera en sécurité, fit-il avec conviction.
Elle le regarda, affolée. Comment avait-il pu être aussi bête ? Elle était sang-de-bourbe ! Nom d'un chien ! Ils allaient la tuer ! Elle encra son regard affolé au sien, tremblante.
- Chez toi ? Enfin mais t'as perdu la tête !, gémit-elle en se retournant pour courir vers la porte.
Il la rattrapa à temps, sidéré de la réaction de la jeune fille et ne comprenant pas grand chose !
- Arrête, qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- Mais enfin Malefoy je suis une sang-de-bourbe ! Qu'est-ce que tu crois que tes parents vont me faire en me trouvant ici ! Tu ne réfléchis donc jamais ? Ils vont me tuer !, gémit-elle des larmes coulant déjà sur ses joues. Tu as peut-être changé ou passé outre ce détail mais eux non ! Il faut que je me sauve !
Il comprit et s'immobilisa, la fixant avec des yeux vides tandis qu'elle se débattait, des larmes coulant sur ses joues. Son père allait la tuer…
Ils entendirent des pas dans l'escalier et elle se tassa sous un fauteuil alors que Drago se retournait vers la source du bruit.
- Mon fils ?, s'étonna Lucius. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Bonjour père. Je viens juste chercher de l'or ! Les missions de Dumbledore sont à l'envoyer à St Mangouste ! Je me suis éclipsé des autres et j'ai vite transplané. Mais bon… Permettez deux secondes, ma baguette à glissé de ma main lorsque j'ai atterrit, je faisais trop attentions aux bruits derrière moi !
Il s'abaissa à côté du fauteuil où Hermione était terrée et la regarda avec tristesse.
- Je suis désolé, fit-il sincèrement troublé. Je vais te sortir de là, je reviens, ne bouge pas !
Elle le regarda d'un regard empli de tristesse, et il fit apparaître sa baguette à côté d'elle pour l'avoir en main lorsqu'il se relèverait. Son père le regardait toujours, impassible, et il se contenta de lui hocher la tête avec un « je redescends de suite ».
Il monta les escaliers quatre à quatre, cherchant à tout prix un moyen de faire sortir Hermione de là. Comment avait-il put être aussi bête ? Il allait la perdre ! Son père allait la tuer et il ne pourrait rien y redire !
Il rentra dans sa chambre, saisit de l'or pour être crédible et descendit dévalant les escaliers, ne voulant pas laisser Hermione trop longtemps seule.
- Ce n'est pas nécessaire de dévaler les escaliers mon fils, j'ai trouvé la fille.
Il eut une moue horrifiée en arrivant au salon à nouveau. Son père tenait Hermione par les cheveux, et elle pleurait. Il avait sa baguette contre sa gorge. Drago sentit qu'il allait chavirer. Il sentit que son monde s'écroulait sur sa tête. Pas elle… Non, pas elle… Il comprit là, de pleine face, une vérité qu'il n'aurait jamais pu voir s'il n'avait pas été confronté au fait accompli de sa mort : ce n'était pas que du jeu. Il ne voulait pas, ne pouvait pas la perdre ! Il ne s'en remettrait pas.
- Je t'attendais pour l'achever, poursuivit son père. C'est un très joli cadeau Drago !
Il réfléchit à toute vitesse, et se dit qu'il devait jouer la carte de l'ancien lui, égocentrique et égoïste. Il savait qu'Hermione avait vu l'horreur dans ses yeux et qu'elle saurait qu'il bluffait. C'était la seule chose qui le rassurait… Son père était tellement capable de tout...! Tellement d'horreurs ! Hermione !
- Ecoutez père, fit-il avec une moue agacée, elle a tenu à m'accompagner et étant très tenace, j'ai été forcé d'accepter pour pouvoir prendre mon or ! Sachez que ça ne m'enchante pas plus que vous !
- Justement, l'impertinente, je vais lui faire regretter d'avoir voulu te suivre chez nous, fils !
- Non !, cria-t-il lorsque le père amorça le mouvement de baguette.
Il se reprit, tachant de trouver une excuse plausible.
- Si je ne reviens pas avec elle, j'aurais des emmerdes partout, je ne pourrai plus retourner à Poudlard !
- Tant pis, c'est une sang-de-bourbe qui est chez nous !, vociféra son père.
Là, Drago s'énerva.
- Je ne vous laisserai pas me gâcher toutes mes études pour une fille de moldus !, cria-t-il, empoignant Hermione qui se serra contre lui. Vous ne la toucherez pas !
Alors que son père s'élançait, furax, pour la lui reprendre, il transplana à nouveau.
Ils se retrouvèrent dans une sorte de clairière entourée de bois, sans ombre de vie humaine par là. Drago serra fort Hermione contre lui, ayant prit conscience à présent de l'ampleur que ses sentiments avaient pris en lui.
- Je suis désolé !, souffla-t-il. Tellement désolé !
Elle lui entoura le cou de ses bras tremblants, se serrant contre lui également, envahie de sanglots. Elle sentait son torse se soulever violemment sous le coup du stress, et elle pouvait sentir qu'il était sincère. Mais pourquoi n'y avait-il simplement pas pensé… Ce qu'il venait de lui infliger était horrible. Elle avait eu si peur ! Son père, lorsqu'il l'avait trouvée, l'avait sortie en la trainant par les cheveux, lui proférant des injures à l'oreille d'une voix aussi glaciale qu'un Malefoy peut l'avoir... Elle avait vraiment cru que c'était la fin !
Il se décolla d'elle pour la regarder dans les yeux tout en restant très très proches de visages. Il voulait la sentir près de lui, contre lui… Il n'avait jamais eu aussi peur ! Pas pour perdre quelqu'un en tout cas.
- Tu ne peux pas savoir ce que j'ai vécu, pleura-t-elle en le regardant.
- Je suis désolé, fit-il en lui prenant le visage dans sa main en une caresse désespérée. Si tu savais comme je m'en veux…
Elle sentait que quelque chose en lui avait changé. Elle le voyait, à ses gestes, ce n'était plus simplement possessif.
- Qu'est-ce qui se passe ?..., lui souffla-t-elle en valsant son regard de ses lèvres à ses yeux, se rendant compte de leur proximité aigüe.
- Embrasse-moi, la supplia-t-il.
- Quoi ?, s'horrifia-t-elle. Non je ne peux pas !, fit-elle en faisant frénétiquement non de la tête, incompréhensive.
Comment pouvait-il lui demander ça ? Elle se retenait de toutes ses forces de l'embrasser, elle ne pouvait pas ! Il y avait Ron ! Et puis, c'était lui… Tout en elle la poussait à se faire violence, encore !
- Je n'ai jamais autant eu peur de ma vie pour quelqu'un, fit-il désespéré en s'approchant d'elle (et elle reculant comme elle pouvait, assis par terre comme ils étaient). J'ai cru que j'allais mourir, je ne peux pas te perdre je ne le supporterai pas…, fit-il, avançant toujours.
- Arrête ça !, gémit-elle tout en fixant ses lèvres.
Il ne pouvait pas lui dire ça ! Pas ça ! Il semblait si sincère qu'elle sentait que son cœur allait exploser ! Elle ne pouvait pas aimer deux personnes à la fois…!
- Embrasse-moi, lui souffla-t-il à nouveau tout contre ses lèvres, sans l'embrasser de lui-même.
Si elle ne le voulait pas il ne l'embrasserait pas, il voulait que ce soit elle qui le fasse, pour en assumer pleinement les conséquences.
- Je ne peux pas…!, pleura-t-elle contre lui, leurs visages s'effleurant toujours sans rentrer en contact direct.
- Hermione…, la supplia-t-il en lui encrant son regard dans le sien.
Il se sentait près à défaillir. Il avait besoin qu'elle l'embrasse. Il n'aurait pas pu vivre sans, pas maintenant qu'il se rendait compte de la supercherie qu'il s'était faite lui-même. Elle ne pouvait pas partir comme ça, il avait besoin d'elle. Il avait besoin de sentir son amour, il n'arrivait pas à se calmer de ce qu'il venait de vivre.
En l'entendant prononcer son prénom, le voyant aussi désemparé, et sentant son propre amour étouffer en elle (besoin de sortir, trop grand pour son p'tit cœur!), elle franchit la distance déjà si réduite qui séparait leurs lèvres et déposa un baiser salé sur les lèvres du blond, laissant d'autres larmes silencieuses couler sur ses jours déjà humides.
Elle avait fermé les yeux, rendue, et ayant sentit son propre cœur s'emplir d'une bouffée de bonheur, alors qu'elle éloignait déjà son visage il la rattrapa, l'embrassant encore. Elle se laissait faire mais continuait de reculer, ayant toujours des remords.
Il l'attrapa avec douceur au niveau de la nuque et la força à rester immobile, lui balançant tout son amour au visage, l'embrassant avec un tel désespoir qu'elle s'accrocha à lui, renforçant le baiser, désemparée de se sentir aussi mal. Comment allait-elle faire ? Elle aimait Drago !
Elle profita de ce baiser, elle en avait tout autant besoin que lui. Elle s'accrocha à son cou, approfondissant le baiser avec passion (passion qu'il lui rendit à merveille), tandis qu'il la prenait par la taille et la ramenait sur lui, la pressant contre lui.
Ils étaient tous les deux insatiables, leurs langues se mêlaient au désespoir commun et ils continuèrent de s'embrasser avec amour et passion.
- Hermione…, souffla Drago.
- Oui ?, s'enquit-elle contre ses lèvres, ayant à présent envie de les re capturer, de les garder pour elle, de ne plus jamais les lâcher.
Ils furent interrompus par Dumbledore en personne, planté devant eux.
- Désolé de tomber dans un si mauvais moment mais vous devez me suivre, jeunes gens, fit-il réprobateur.
Ils avaient recommencé à s'embrasser, Drago n'ayant pas eu le courage de lui dire qu'il l'aimait… Après tout, elle l'avait surement compris. Ils se séparèrent donc, gênés, et se levèrent, se plaçant face à leur directeur.
- J'ai appris ce qu'il s'est passé aujourd'hui, fit-il toujours réprobateur, vous devez rentrer à Poudlard immédiatement.
- Quoi ?, s'écria Hermione, se sentant perdre pied.
- Et la fin des défis ?, s'enquit Drago essayant de se rattacher à quelque chose.
Ils ne pouvaient pas rentrer à Poudlard maintenant ? Pas maintenant !
- Tant pis pour les défis, de toute façon vous m'avez semblé prendre du bon temps chez Miss Granger, vous terminerez ça à Poudlard, ou alors il se pourrait que je vous relève carrément de cette tâche, suivant les désagréments de toute cette histoire, fit-il en les transperçant de son regard bleu ciel. Maintenant, chacun vient me prendre une main, un de chaque côté.
Il leur faisait très bien comprendre qu'il ne tolérait pas leur relation. Il était réticent, réprobateur et faisait toutes sortes de sous-entendus ramenant les jeunes bien plus que six pieds sous terre.
- Nous allons chez vous, miss Granger, précisa-t-il, vous faites tous les deux vos baguages en quatrième vitesse et on part. Monsieur Malefoy père doit déjà être à notre recherche.
Ils s'exécutèrent et transplanèrent. Arrivés chez Hermione, ils se matérialisèrent pile face à ses parents (qui semblèrent éviter l'infarctus de peu).
- Vous montez tous les deux comme je vous ai dit, je m'occupe de prévenir vos parents Miss Granger, fit Albus sec et direct.
Les parents en questions virent leur fille, les joues rougies par les larmes les regarder d'un regard vide avant de s'élancer vers l'escalier au pas de course, suivie du jeune homme qui semblait totalement déboussolé et perdu. Anéantis.
- Que leur avez-vous fait ?, s'égosilla Mme Granger, s'inquiétant, en effet, également pour Drago.
- Mme Granger, Calmez-vous. Asseyez-vous tous les deux j'ai à vous parler.
Ils s'exécutèrent tandis qu'en haut, les deux jeunes s'activaient à boucler leurs valises. Hermione se laissa tomber sur son lit, démolie, et se laissa pleurer. Drago, qui l'entendit à cause des deux portes ouvertes, se précipita vers sa chambre et s'accroupit face à son visage, entre ses jambes, pour être sûr qu'elle n'éviterait pas son regard une fois de plus.
- Hermione…, fit-il avec douceur et tristesse en lui caressant la joue.
- J'y crois pas que ça nous soit arrivé !, gémit-elle frustrée. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ?
- Tu regrettes ?, demanda-t-il sentant son cœur se serrer de façon exagérée dans sa poitrine, lui laissant peu d'air pour respirer.
- Bien sûr que je regrette !, s'énerva-t-elle. Regarde ce qui nous arrive maintenant ! Qu'est-ce qu'on va faire ? Hein ?
Elle pleurait toujours, des larmes de rage coulant sur ses joues. Elle était énervée car si au moins ils ne s'étaient pas embrassés, elle n'aurait pas gouté à ses lèvres et elle aurait pu se convaincre qu'il n'y avait rien eu entre eux, et que ce n'était en fin de compte, qu'un jeu. Mais non. Tout cela était impossible à présent, et en plus elle avait trompé Ron ! Et Drago semblait si triste. Il lui répondit d'une voix cassée :
- Moi je ne regrette pas… mais tant pis, fit-il en une dernière caresse sur sa joue avant de se lever pour partir.
Elle se leva aussi, ne voulant absolument pas qu'il la laisse ainsi. Elle voulait l'embrasser. Elle voulait même faire l'amour avec lui, elle voulait tout, elle avait besoin de sortir tout ça, elle ne voulait pas que ça se finisse ainsi, ça ne pouvait tout simplement pas se finir !
Elle le rattrapa par la manche et se colla à lui, ramenant son visage à elle pour l'embrasser avec ferveur.
- Hermione, fit-il essayant de se dégager cette fois.
Il ne voulait pas souffrir d'avantage, et là elle le tuait. Elle lui souffla, en pleurant toujours.
- Je regrette seulement parce que maintenant je sais que je ne peux pas me passer de toi, et j'y suis obligée, fit-elle en le regardant dans les yeux avec une tristesse infinie.
Il la colla à lui et l'embrassa à nouveau. Comment pouvait-elle lui dire ça et espérer qu'il ne se passe rien ensuite ? Elle venait de lui dire que tout devait s'arrêter là, puis lui avouait qu'elle était tout aussi dépendante de lui que lui d'elle.
Elle se pressa contre lui, rendant le baiser sauvage et déterminé, l'entrainant sur son lit au passage. Lui n'aurait rien désiré de plus au monde, mais ne pouvait tout simplement pas. Elle n'était pas n'importe quelle fille, il ne voulait pas que ça dérape et il ne voulait pas gâcher ça, en un moment aussi tragique. Et puis en plus, Dumbledore et ses parents les attendaient en bas !
- Hermione, non…, la stoppa-t-il alors qu'elle rendait le baiser enflammé.
- Pourquoi ?, s'étonna-t-elle en le regardant dans les yeux, incompréhensive. Je te veux, je te veux maintenant !, pleura-t-elle à nouveau.
Voyant le désespoir de la Gryffondor, il se redressa et la prit dans ses bras, la reprenant sur ses genoux pour essayer qu'elle se calme. Il lui parla à l'oreille.
- On ne peut pas faire ça comme ça, pas maintenant, pas ainsi…, expliqua-t-il avec une voix brisée et rauque de douleur. Tu fais ça parce que tu as mal, mais tu le regretterais après… Et je ne veux pas que tu regrettes. Que tu regrettes déjà une fois me fait déjà assez mal, expliqua-t-il en lui déposant un bisou sur le front tout en la berçant.
Elle eut un sanglot plus prononcé et enfouit son visage dans son cou, laissant couler ses larmes librement, désespérément.
- Je ne veux pas que ce soit comme tu l'as prédit ce matin, fit-elle entre deux sanglots se rappelant les paroles du blond. Je ne veux pas que tout s'arrête à Poudlard, je ne le supporterai pas…
- Hey…, lui fit-il en lui prenant le menton. A Poudlard ton rouquin et le balafré seront en train de t'attendre, tous les Gryffondors seront là pour te soutenir. Ils croiront que tu pleures pour tout ce que je t'aurais fait subir et te réapprendront à me haïr et tout ira bien, tu verras.
- Tout ira bien ?, railla-t-elle furibonde. Alors c'est tout, pour toi ? De la haine ? C'est ça que tu veux ? Tu comprends pas que je saurais plus jamais te haïr ? Moi je ne saurais pas oublier tout ça aussi facilement, si toi t'y arrives et bien tant mieux pour toi !, s'énerva-t-elle en essayant de se dégager de ces grands bras.
Il la retint fermement avec l'intention d'être clair avec elle.
- D'abord tu m'écoutes, fit-il à son oreille. J'ai l'impression que t'as pas entendu tout ce qui a été dit avant… Je ne t'oublierai pas, Hermione. C'est impossible. Personne ne m'a jamais fait ressentir ça, je ne me suis jamais autant inquiété pour quelqu'un, ni investi d'ailleurs, et personne n'arrivera à me faire oublier tout ce que tu m'as appris. L'amour, entre autres. Mais c'est toi qui doit oublier. Tu sors avec Weasley et tu l'aimes, tu me l'as répété tellement de fois, fit-il avec un rire triste. Tu ne peux pas tout bazarder pour moi. Tu sais très bien que je n'en vaux pas la peine ! J'ai failli te tuer aujourd'hui par mon inconscience… Je ne me risquerai pas à ça une deuxième fois. Je n'y survivrai pas, tu comprends ? Je tiens beaucoup trop à toi pour être égoïste à ton sujet… Je veux que tu sois heureuse et que tu puisses avoir une vie sans danger comme ma famille pourrait t'imposer.
Elle, qui avait écouté ça avec de plus en plus de résignation, avait envie de lui crier tout son amour et de le détromper. Bien sûr que si, il en valait la peine, et bien sûr que non elle n'arriverait pas à l'oublier ! Comment pouvait-il lui dire tout ça, lui, et espérer qu'elle ne réagisse pas ? Tout cet amour qu'il contenait en lui, et elle se sentait lui briser le cœur chaque fois un peu plus…
Ne pouvant tout simplement pas lui dire tout ça elle se jeta sur ses lèvres, l'embrassant à nouveau avec fougue. Elle se collait à lui, et malgré son cœur qui lui dictait de la stopper tout de suite, il resserra son étreinte, sachant que ce baiser serait surement le dernier. Il savait qu'elle ferait le bon choix, à savoir rester avec la serpillère. Il avait une forte envie de pleurer, mais non seulement il était un homme mais en plus un Malefoy, et il ne pleurait jamais, surtout pas face à une fille, et encore moins dans une situation comme celle-ci. Elle avait besoin qu'il garde la tête froide, qu'il contrôle la situation. Il acheva donc le baiser en capturant ses lèvres dans les siennes, avant de les décoller avec lenteur et douceur, collant son front à celui de la rouge et or.
- Il faut qu'on y aille, murmura-t-il.
- Je ne veux pas…
- Il le faut Hermione, allé. Tu dois être forte, lui dit-il en lui souriant tendrement tout en lui caressant une dernière fois la joue de ses doigts.
Elle le regarda avec une douleur infinie et une envie de s'accrocher à lui et de ne plus le laisser s'écarter. Elle savait qu'il avait du mal, qu'il essayait de gérer la situation pour tous les deux, alors que dans la clairière c'était lui qui avait besoin de son amour… Et bien que sachant qu'elle soufrait, elle savait aussi qu'il était au moins tout aussi démoli qu'elle. Elle se décida donc à lui obéir et à essayer de lui rendre la tâche le moins difficile possible.
Elle opina tristement et se leva, empoignant son sac, et se retournant à nouveau, le regardant avec amour et tristesse. Il s'approcha à nouveau d'elle, incapable de se retenir, et prit son visage dans sa main creuse, leurs corps se frôlant toujours.
- Ne me regarde pas comme ça, je ne serai pas assez fort…, lui souffla-t-il avec une voix si déchirée qu'elle comprit qu'il se retenait à grande peine de pleurer.
C'était encore pire. Elle se retourna pour étouffer un sanglot supplémentaire et chuchota :
- Excuse-moi… Je… Je serai forte, fit-elle se convainquant surtout elle-même.
Il sentit son cœur se déchirer en un morceau supplémentaire et lui posa une main sur son épaule.
- Je suis tellement désolé…, souffla-t-il.
- Moi aussi, murmura-t-elle en posant une de ses mains sur la main qu'il venait de poser sur son épaule. Viens, Dumbledore nous attend…
Il sourit face aux efforts de la Gryffondor pour redevenir maitre d'elle-même.
- Je te suis, lui souffla-t-il.
Elle entama la descente, et chaque pas lui coutait un tel effort qu'elle pensa à se laisser simplement glisser, et tant pis pour la douleur. De toute façon, elle avait déjà tellement mal…
Lui pour sa part, se sentait défaillir, se vider de lui-même tout en s'approchant du moment où il retoucherait le sol de Poudlard. Mais il devait être fort, comme tout Malefoy. Ce sont des étapes de la vie, et cette douleur sera une douleur en plus à supporter. Il devrait faire avec, et la vie continuerait.
Lorsqu'ils arrivèrent en bas, ils virent Dumbledore et les deux parents les fixer, silencieux. Hermione avait toujours les yeux rouges et les joues mouillées, et Drago ne semblait plus si impassible que ça... Ils entendirent Luke soupirer.
- On y va jeunes gens, fit Dumbledore en se levant et en opinant vers les parents Granger, en signe de « merci de votre écoute » et « la discussion est terminée ».
Les parents se levèrent, et le père d'Hermione, au grand étonnement des deux jeunes, s'approcha d'eux mais vint prendre Drago dans les bras. Celui-ci régnait dans l'incompréhension la plus totale mais se laissa faire, résigné. Et puis, son propre père ne l'avait jamais pris comme ça dans ses bras… et qu'est-ce que ça faisait du bien…
- Je suis désolé, fit Luke dans son oreille. Désolé de ne pas avoir écouté Hermione lorsqu'elle disait que tu avais changé… Votre directeur nous a expliqué ce qui s'était passé avec ton père… Je ne te dirai jamais assez merci… Tu as sauvé ma fille… Tu seras toujours le bienvenu chez nous, mon garçon.
Il se décolla enfin, des larmes perlant au bord de ses yeux, laissant Drago encore plus perdu. Un homme adulte qui pleure ? Et pourquoi lui avait-il dit tout ça…? Il était clair qu'il ne reviendrait jamais dans cette maison… Pourquoi remuer le couteau dans la plaie ? Il se proposait comme famille… Il s'excusait… Ce n'était vraiment pas ce dont Drago avait besoin !
Mais le père continua, et s'avança vers Hermione (qui avait tout entendu elle aussi), la prenant dans ses bras.
- Et toi, fit-il dans son cou avec une voix brisée… Je suis tellement désolé aussi… Plus jamais je ne mettrai en doute ce que tu diras… Et savoir que tu as failli mourir, aujourd'hui même… je veux que tu saches que je t'aime. Je t'aimerai toujours, ma fille, quoi qu'il arrive, et je te fais confiance pour tes choix, quels qu'ils soient.
Hermione entendant ça, serra son père fort dans ses bras. « Je t'aime »… Les mots qu'elle ne devait pas entendre, pas maintenant. Ca lui faisait trop penser à un certain blond qui se trouvait tout aussi anéantis à côté d'elle.
La mère les serra également tous les deux dans les bras, se confondant en excuses. Lorsqu'elle s'éloigna, Hermione ne put s'empêcher de regarder Drago, dans son profond malheur (à elle et à lui aussi d'ailleurs). Il sentit son regard sur lui et la regarda également, avec un regard aussi intense qu'elle faillit lui foncer dans les bras à nouveau.
- Bon les jeunes, fit Dumbledore en un soupir, en route pour mon bureau.
Il s'avança vers la cheminée de la maison et y jeta de la poudre de cheminette. Hermione vint se placer à côté de Drago, n'en pouvant plus, et lui prit la main, le regardant droit dans les yeux. Il ne put se retenir lui-même, même étant face aux parents et au directeur, et se retourna pour la prendre dans ses bras, pour la serrer très fort jusqu'à en étouffer tous les deux, histoire d'essayer de se sentir moins vides… Il plongea une dernière fois dans son cou, décidant de blaguer une dernière fois, pour partir moins brisés.
- Qu'est-ce qu'il va me manquer, ce cou…, fit-il à son oreille en riant.
Elle eut un petit rire aussi, se rappelant tout ce temps passé à se tourner autour… Tellement… insouciant et agréable.
- Et moi c'est ton entêtement qui va me manquer, lui souffla-t-elle rieuse.
Il ne put retenir un rire lui aussi.
- Je t'aime, lui souffla-t-il tendrement.
Elle se resserra contre lui, en même temps pleinement heureuse et complètement détruite.
- Moi aussi, je t'aime…
- Dommage.
Elle rit et lui fit une tape sur le torse, réprobatrice. Il lui sourit et la lâcha. Voilà qui était fait. Il voulait le lui dire, il voulait qu'elle sache qu'il l'aimait. C'était fait… maintenant, il allait falloir essayer de terrer cet amour dans un coin de sa tête. Il se rendait bien compte que ce serait mission impossible, mais il n'y avait pas d'autre choix.
Ils se remirent face à la cheminée et virent les trois adultes les regarder. Ils n'avaient rien entendu de ce qu'ils s'étaient dit, ayant chuchoté, mais ils avaient vu l'échange et le « je t'aime » était assez prévisible (et surtout lisible sur les lèvres). La mère Granger eut des larmes qu'ils virent tous rouler sur ses joues et Dumbledore soupira.
- Allez-y d'abord, fit-il en tendant la poudre, résigné.
Drago y alla en premier, suivi d'Hermione et finalement du Directeur. Ils se retrouvèrent dans le bureau directorial de Poudlard, et leur cœur continua de se serrer un peu plus.
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Bisous espagnols pleins de plage et de soleil !
( Oubliez pas de me dire comment vous avez trouvé ! )
