Le Détective et le Saïya-jin

Chapitre IX

« Alors, Gohan-kun, comment as-tu trouvé l'enquête que mon père a résolu ? » demanda Ran, dans le taxi.

« C'était très… instructif. » répondit le demi Saïya-jin, lançant un regard à Conan. Celui-ci ne comprit pas le sens de ce regard, mais ça le rendait assez inconfortable.

Ils arrivèrent à l'agence, et sortirent du taxi. Gohan posa une main sur l'épaule de Conan, l'arrêtant alors qu'il s'apprêtait à suivre Ran et Kogoro à l'intérieure. L'enfant regarda l'adolescent interrogativement, et celui-ci lui sourit.

« Vous venez ? » fit Ran.

« On vous rejoint tout de suite. Je dois parler à Conan. » dit Gohan.

« Okay. Ne tardez pas trop. » Et elle entra à l'intérieure de l'agence, suivant son père, laissant Conan à la merci de Gohan.

« Euh… De quoi voulais-tu me parler, Gohan-niichan ? » demanda nerveusement Conan.

« Allons, tu es un peu trop vieux pour m'appeler ainsi. N'est-ce pas, Kudo Shinichi ? »

Conan ouvrit grand la bouche. Comment avait-il pu deviner ? Puis il se reprit, choisissant de jouer les ignorants.

« De quoi parles-tu, Gohan-niichan ? Je ne peux pas être Shinichi-niichan ; je n'ai que sept ans ! »

« Inutile d'essayer de nier, je sais que c'est toi. Je t'ai vu résoudre l'enquête à la place de Mouri-san, et j'avais déjà des soupçons avant. »

Il m'a vu ?! Merde ! J'aurais dû être plus prudent ! pensa Conan.

« Alors, et si tu me disais comment et pourquoi tu es devenu un enfant ? J'imagine que ce corps d'enfant ne doit pas être très pratique. »

« Tu n'as pas idée… » marmonna Conan, ne se rendant pas compte qu'il venait de se vendre.

Gohan sourit jusqu'aux oreilles, venant d'avoir la confirmation que ses doutes étaient fondés. Conan se rendit enfin compte de ce qu'il venait de dire, et écarquilla les yeux.

« Euh… Je veux dire… » tenta-t-il. En vain.

« Ne te fatigue pas pour rien, je sais que tu es Shinichi. Mais j'aimerais bien savoir comment. »

Conan soupira. « Tu as raison. » avoua-t-il enfin. « Je suis bien Kudo Shinichi. »

Le sourire de Gohan s'élargit. « Et comment es-tu redevenu un enfant ? »

Une idée traversa l'esprit de Conan, et il sourit de façon espiègle. « Je veux bien te le dire, mais à condition que toi aussi tu me dises tes secrets. »

Gohan leva un sourcil, ne s'étant pas attendu à ça. « Et qu'est-ce qui te fait croire que j'en ai ? »

« Mon instinct de détective. »

Le demi Saïya-jin eut un petit rire. « Tu ne vas sûrement pas me croire, si je te les disais. »

« Hé, je suis un adolescent qui est redevenu un enfant. Je ne crois pas que tu as plus étrange. »

« Tu serais surpris. »

Conan haussa un sourcil. « Tu m'intrigues, là. »

Gohan sourit. « Bon, très bien. Je suppose que ce n'est que justice si tu dois me dire tes secrets que je te dise les miens. Mais tu commences. »

Conan sourit largement, content de pouvoir enfin connaître les secrets de Son Gohan.

« Okay. » dit-il. Il prit une profonde inspiration. « Ça s'est passé juste après que j'aie résolu une affaire à Tropical Land, où j'étais allé avec Ran. J'ai poursuivis deux hommes en noirs, et en ai surpris un en train de faire une transaction. Pendant que mon attention était sur la transaction, l'autre me frappa par derrière, me sonnant. Ils m'ont alors donné un médicament qui était censé de me tuer, mais à la place, j'ai rajeuni de dix ans. »

Gohan avait les sourcils froncés. Alors c'était bien un médicament qui avait fait rajeunir Conan – non, Shinichi – comme l'avait pensé Bulma. Et c'était aussi parce qu'on avait tenté de le tuer.

« A toi, maintenant. » dit Conan, le sortant de ses pensées.

« Avant que je ne dise mes secrets, j'aimerais savoir : veux-tu retrouver ton corps d'adulte ? »

Conan le regarda comme s'il était fou. « Evidemment, mais on n'a pas trouvé d'antidote pour me faire redevenir comme avant. »

« 'On' ? D'autres personnes sont au courant de ta situation ? »

« Oui… Il y a mes parents, le professeur Agasa que tu ne connais pas encore, Hattori Heiji, un détective lycéen comme moi, et… » Conan hésita. « Haïbara Aï. »

Gohan regarda Conan pendant un moment. « Elle aussi est devenue une enfant en prenant ce médicament ? »

« Comment l'as-tu deviné ? » demanda Conan, stupéfait.

« Je vous ai entendu parler, au parc. Vous ne sembliez pas parler comme des enfants. »

« Tu nous as entendu ? Mais comment est-ce possible ? On était bien trop loin pour que tu puisses nous entendre. »

« J'ai une très bonne ouïe. »

« Peut être, mais quand même… »

« Tu comprendras mieux quand je t'aurais dis mes secrets. »

« Justement, c'est à toi. » rappela Conan.

« Oui, mais avant je voulais te dire… Je connais un moyen de te faire redevenir comme avant. »

Conan le regarda avec les yeux ronds. « Qu-Quoi ? »

« Je peux d'abord en parler à Bulma. C'est une scientifique. Elle pourra sûrement trouver un antidote. Mais si ça ne marche pas, il y a toujours les Dragon Balls. »

« Dr-Dragon Balls ? » bégaya Conan, encore sous le choc.

Gohan sourit. « Ce sont sept boules magiques qui, une fois réunie, permettent d'invoquer le Dragon Sacré qui peut réaliser deux vœux, peu importe ce qu'ils sont. »

« Tu es sérieux ? Ces boules existent vraiment ? »

« Oui. On les a déjà utilisé, dans le passé. Je doute que le Dragon ne puisse te rendre ta taille normale. Mais je préfère garder cette solution en dernier recours ; on ne sait jamais quand on aura besoin des Dragon Balls. On va d'abord aller voir Bulma pour qu'elle tente de trouver un antidote. »

Conan hocha la tête, comprenant. « Si elle doit travailler sur l'antidote, alors il vaut mieux qu'Haïbara l'aide, aussi. »

« Haïbara ? » demanda Gohan, surpris.

« Oui. C'est elle qui a conçu le médicament, elle faisait partie de l'organisation qui est responsable de mon état, mais elle a voulu la quitter quand ils ont tué sa sœur. »

« J'imagine qu'ils n'ont pas été d'accord qu'elle les quitte. » dit Gohan, les sourcils froncés.

Conan hocha la tête. « Oui. Ils ont tenté de la tuer en l'enfermant dans une chambre à gaz. Elle a prit le même médicament que moi, elle croyait sûrement que ça allait la tuer, mais ça la fit rajeunir, à la place, et elle a pu se libérer. »

Les sourcils du demi Saïya-jin se froncèrent encore plus. Cette organisation semblait dangereuse. Il faudrait qu'il s'occupe d'elle. Mais avant, il avait son histoire à raconter.

A suivre…