Bonjour à touuuuuuuuuuutes ! :D Alors, j'vous fais une jolie surpriiise ? (non, ne me dites pas que vous me détestez pour vous avoir fait attendre :( j'ai fait mon possible !)

Bref bref, voilà le chap 32 ! Soyez indulgentes, je sais que j'en demande beaucoup mais j'avais plus écrit depuis, dus... :/ Mais j'espère qu'il vous plaira, j'l'ai fait avec amouuur :D Merci à toutes celles qui ont prit de mes nouvelles, inquiètes par mon retard :p :)

J'vous laisse à votre lecture sans m'éterniser parce que vous devez être impatientes :D *petite pensée à Julie *

J'vous adooore et j'espère que vous m'pardonnez du retard !

Mackk.

O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O

32. Il y a toujours un « mais »

Il vint se placer à côté de Weasley sans lui jeter un regard. McGonagall se leva.

- Vous me décevez beaucoup, jeunes gens ! Vous provoquer ainsi comme des enfants en plein cours !

- Techniquement le cours était fini…, se défendit Ron piètrement.

- Ah Mr Weasley ne jouez pas à ce jeu-là avec moi !, s'agaça-t-elle. Vous étiez encore à l'intérieur de la salle de classe !

Ron se tut, comprenant qu'il ne fallait juste pas insister. « Subir ». Voilà ce qu'il fallait ! Drago n'avait pas pipé mot et ne comptait pas le faire. Lui, tout ce qu'il attendait, c'était qu'on lui dise quelle tâche il avait à faire et qu'il puisse la faire en paix.

- Bref, vous allez me retransformer tous ces bateaux miniatures en oiseaux (elle montre une table croulant sous des bateaux de diverses sortes), ainsi je peux enfin en être débarrassée. Je vous laisse la fenêtre ouverte !

Sur ce, elle s'assit à son fauteuil et ne prêta plus aucune attention aux deux garçons. Ron grogna et se dirigea de façon presque agressive vers la table aux bateaux. La pitié de Drago était en train de laisser place à l'énervement… Non mais merde, c'était un mec ou pas ? Un Gryffondor ou pas ? Où était sa dignité bordel ? Comme si ne plus ressembler à rien allait lui servir à quelque chose ! Mais non, Weasley préférait largement jouer les victimes ! Il méritait bien son surnom de serpillère !

- Tu connais le sort, Weaslaid ?, demanda le Serpentard avec ras-le-bol.

- Parce que tu le connais toi sans doute ?, railla le roux énervé.

- On l'a vu en classe, Weasmoche, mais ça ne m'étonne pas que tu n'y aies pas prêté attention, c'est bien pour ça que je demande !

- Va te faire foutre Malefoy !

- Très bien alors, débrouille-toi !, enragea le blond qui détestait déjà le fait d'essayer d'être conciliant sans pour autant se faire rabrouer au préalable.

Il attrapa un des (maudits) mini-bateaux en pestant contre Weasley et surtout, surtout contre lui-même ! Et puis Potter aussi ! Weasley il ne s'attendait pas à mieux de sa part, mais LUI, qu'est-ce qui lui prenait de s'inquiéter des connaissances de Weasley ? Et puis ce foutu Potter qui venait foutre le bordel dans sa tête, non mais pour qui se prenait-il ?

- Pimpoli Volato, cracha-t-il à l'intention du bateau innocent qu'il tenait en main.

Le dit bateau se transforma en un oiseau passablement traumatisé qui s'enfuit à toutes ailes. Weasley le regardait toujours avec des yeux à présent bougons et surtout frustrés. Effectivement, comme Drago l'avait si bien prévu, il ne connaissait pas le sort. Oui et bien TANT PIS POUR LUI ! Ha ! Il n'allait pas jouer la babysitter non plus ! Après tout, il ne faisait que suivre l'exemple de Potter. Pas trop de patience ni de condescendance tu veux pas m'écouter ? Bah tu te démerdes tout seul jusque quand t'apprennes la maturité !

Euh… Attendez deux petites minutes… Il venait bien de dire qu'il suivait l'exemple de POTTER ? Bien sûr que non il ne le suivait pas ! Ils ont juste la même technique c'est tout. Satané Potter, il était sûr que c'était en fait LUI qui l'avait copié. (Et la mauvaise foi va avec bien sûr, c'est un pack !)

Il y avait bien 200 bateaux en papier sur cette table. Ils en avaient pour deux heures minimum en se partageant le boulot… mais vu que Weasley (le gros boulet) ne connaissait pas le sort, et ne voulait pas d'explications non plus, ça allait être la rumba dans les bureaux de McGonagall ! Et en plus elle était partie. Drago avant envie de cracher beaucoup trop de choses à la gueule de Weasley, mais il se contentait de rester muet, sinon il savait que la note ne serait pas joyeuse…!

Ron pour sa part avait envie de tuer Malefoy. Réellement. Ce connard de blond qu'il détestait avait non seulement métamorphosé sa copine et trainait tout le temps avec, mais en plus il savait le sort à la perfection alors que lui n'avait rien écouté à ce cours ! Enfin, ça faisait plusieurs cours qu'il n'écoutait plus rien… Détail dérisoire. Mais merde pourquoi se retrouver toujours avec la fouine ! Rien que de l'entendre dire « Hermione » ça le faisait péter un plomb.

Cette retenue dura en tout trois heures. Il fallut à Weasley un temps interminable avant de réussir le sort, Drago fit surement le 2/3 du travail, le tout dans un silence borné, se concentrant de toutes ses forces pour ne pas le défigurer.

A 21h il se dirigea donc, totalement épuisé, vers la chambre de la Préfète-en-chef. Il dut évidemment faire attention à laisser passer Weasley devant parce que manquerait plus qu'il le voit aller dans la chambre d'Hermione ! Ce serait discret ça, pour une entrée ! Il le suivit donc à pas feutrés et fut surpris que la belette tourne également dans le petit couloir adjacent qui menait aux chambres des Préfets-en-chef de Gryffondor.

Il commença à avoir vraiment la veine tapante lorsqu'il le vit toquer à sa porte ! Il resta assez près pour voir ce qui allait se passer. La porte s'ouvrit sur une Hermione souriante, qui passa direct au stade d'incrédulité totale sans avoir vraiment le temps de s'y attarder parce qu'à peine eut-elle prononcé « Ron ? » que le rouquin lui sautait déjà dessus en un vague « Hermione tu me manques trop j'en peux plus ! ». Drago faillit exploser de rage, mais là il était surtout tétanisé par le choc. Comment osait-il ? Bon d'accord, il n'était pas su que la jeune fille voyait quelqu'un, mais ce n'était pas le genre de choses qui se faisaient ! Il n'avait pas pu se retenir plus longtemps et s'était déjà élancé également vers la chambre en question.

- Ron mais qu'est-ce que tu fais arrête ?, essayait de se débattre Hermione (gentiment tout de même, elle essayait de sauver les pots cassés…).

- Mais tu ne comprends pas Hermione ? Sans toi je ne suis rien ! Je t'en prie donne-moi une chance de me rattraper !, la suppliait-il en continuant de l'embrasser de force (sans pour autant l'agresser non plus bien sûr, je suis sûre que vous voyez ce que je veux dire !).

- WEASLEY ! Heureusement que je t'ai suivi !, hurla Drago en l'arrachant des bras d'Hermione qui prit une inspiration salvatrice.

- Encore toi espèce d'enfoiré ?, s'énerva Ron en se jetant sur lui.

- RON ARRETE !, le supplia Hermione en essayant de le retenir.

- Lâche-moi Hermione, j'en ai marre ! Tu sors avec, c'est ça ?

- Qu… Quoi ?, fit-elle en se figeant.

- Ce qui est sûr c'est qu'elle ne sort pas avec toi et qu'elle ne veut pas en entendre parler !, cracha Drago totalement diabolique à présent de voir sa copine essayer de calmer l'autre abruti alors qu'il venait de l'embrasser de force.

- Drago…!, essaya de calmer Hermione, ne sachant plus où donner de la tête.

- Reste avec moi !, hurla Ron en la tirant fermement contre lui (Hermione poussa un petit cri de douleur, faible mais ça suffit à Drago pour avoir une excuse de lui sauter dessus. L'enfoiré !).

- LACHE-LA !, hurla-t-il démentiel en empoignant Hermione, la ramenant à lui et frappant de toutes ses forces l'œil encore intact du Gryffondor. DEGAGE ! DEGAGE AVANT QUE JE TE TUE !, hurlait-il toujours.

- Drago calme-toi !, suppliait Hermione. Ron, pars vite, pars !

- Mais Hermione…!

- PARS !, hurla-t-elle affolée en voyant l'état du blond sans pouvoir le calmer à sa manière (elle essayait tant bien que mal de le maintenir en le poussant par le torse en sens inverse).

Lorsque Ron partit elle courut fermer la porte.

- Drago !, s'exclama-t-elle totalement bouleversée.

Il était hors de lui. Un vrai fauve, déchainé. Il ne bougeait pas, sous risque de foncer retrouver ce fils de…

- Drago !, répéta Hermione voyant que le garçon ne la regardait même pas (il fixait toujours la porte).

Il daigna tourner le regard vers elle sans pour autant réussir à se calmer. Il était hors de question qu'il défende cette ordure ! Tant pis pour le discours de Potter, tant pis pour les Gryffondor, Hermione devrait s'y faire ! Il n'allait pas changer ainsi autant pour elle, il en était fondamentalement incapable de toute façon !

Elle était toujours appuyée contre la porte, encore sous le choc, mais voyant le manque de réaction du Serpentard elle s'avança vers lui et lui attrapa le col de sa robe de sorcier.

- Drago ! Réagis s'il te plait ! Reprends-toi !, le supplia-t-elle.

Dès qu'elle fut à portée il la prit par la taille et plongea instantanément son visage dans le cou de la jeune fille pour respirer une bouffée de son odeur et essayer de se calmer un peu.

- Excuse-moi, fit-il en un souffle rapide sans sembler si désolé que ça. Est-ce que ça va ?

- Oui ça va, il n'allait rien me faire tu sais !

- Il n'allait rien te faire ? Il t'a sauté dessus ! Il t'a embrassée ! A part ça il n'allait rien te faire non !, fit-il exaspéré.

- Oui mais il n'allait pas user de violence ! Tu as été dur ! Il souffre tu sais !

- Oui je le sais et j'en ai rien à faire ! Qu'il ne te mette plus la main dessus ! Et puis t'en sais rien qu'il n'allait pas user de violence, il est détraqué ce type !

- Drago !, fit-elle blessée avec un regard triste.

Il la regarda dans les yeux avec colère mais elle y vit cette possessivité qu'elle y avait déjà vue auparavant. Il l'embrassa pour couper court à l'échange, avec rage et toujours cette même possessivité, et elle répondit au baiser tout en essayant de le calmer. Il ne s'excusa pas pour autant de ce qu'il avait dit… Et il ne comptait pas le faire. Il le pensait et n'allait pas mentir sur ce point. Autant changer de sujet et qu'elle sache ce qu'il en pensait pour éviter le massacre la prochaine fois.

Il se détacha lentement d'elle en un soupir un peu plus apaisé. Elle le regarda intensément.

- Ca a été la retenue ?

- Il ne connaissait pas le sort et n'a pas voulu de mon aide du coup on a prit le double du temps que ça nous aurait pris s'il était plus intelligent. C'est qu'un con. Qu'est-ce que tu as fait toi en attendant ?, demanda-t-il directement après pour changer de sujet.

Elle le remarqua mais accepta le deal. Après tout parler de trucs délicats n'était pas vraiment dans ses plans immédiats…

- Mes devoirs, bien sûr !, fit-elle tranquillement en montrant un bureau croulant sous les syllabus, feuilles, fardes et livres de toutes sortes.

- Et… quelque chose de divertissant peut-être ?, s'enquit-il atterré.

- Pas eu le temps ! Je te signale que tu me pompes le plus clair de mon temps !, railla-t-elle en un semblant d'exaspérée.

- Et ça te dérange ?, s'informa-t-il.

Elle éclata de rire.

- Mais non enfin !, rit-elle en se recollant à lui. J'adore, continue sur ta lancée…, blagua-t-elle.

- Ah tant mieux… Parce que pour finir je n'ai toujours pas mangé moi…, répondit-il avec son éternel sourire malicieux. (elle rit)

- J'vais commander un plat alors !

- Bah j'ai envie de te répondre non, pour la forme, je me contenterais bien de toi mais… J'ai réellement faim, alors je mangerai double ce soir !, fit-il amusé.

- Oh mais t'inquiète pas je l'entendais comme ça aussi !, rit-elle en s'éloignant.

Elle s'approcha de la table basse située à sa gauche et fit apparaître un 'copieux repas'.

- Si Mr Malefoy veut bien se donner la peine…!, blagua-t-elle en montrant majestueusement le divan.

- Mh, seulement si vous m'honorez de votre présence, Miss Granger !

Il lui attrapa la main en riant et l'entraina dans sa chute sur le fauteuil.

- Si tu continues comme ça tu ne mangeras jamais !

- Et tu es pressée pour la suite ?, nargua-t-il.

- Non, je m'inquiète pour ta santé, crétin !, railla-t-elle.

- Moui moui. Je préfère penser que tu es pressée pour la suite !

- Mange !

Il rit et entama le somptueux plateau situé devant lui.

Drago, bien qu'affamé, avala dignement son repas avec toute l'élégance et le calme que lui exigeait son statut. Hermione se moqua de lui et ils finirent par oublier l'incident, parlant de choses et d'autres et vaquant à leurs occupations. Ils se couchèrent bien vite cependant, tous les deux épuisés, anxieux de la journée qui les attendait le lendemain… Oui, ils pressentaient quelque chose.

Le réveil fut un peu plus délicat. Ils faisaient tous les deux comme si de rien n'était, se câlinaient toujours autant, mais Hermione n'arrêtait pas de ressasser ce qu'il s'était passé la veille avec Ron, et Drago s'en rendait bien compte. Pas décidé à s'excuser ou à plaider sa cause pour un sou (après tout, elle était on ne peut plus logique, sa cause !) il se contenta de jouer le jeu également.

Ron devait être si mal... Hermione en était malade tellement elle y pensait, ça faisait en plus déjà deux yeux au beurre noir en un jour, le coeur brisé en mille morceaux et de la haine, de la haine partout. Et un Drago si insensible... Comment pourrait-elle recoller les deux bouts ? Ils ne s'entendront jamais, et dans les deux cas elle ressentirait un vide profond et intarissable...

Drago s'éclipsa un peu avant le début des cours. Il prétexta devoir parler à Goyle de quelque chose d'urgent, mais en réalité il avait surtout besoin de se retrouver un peu seul. Il voyait que depuis la veille au soir, tout lui échappait des mains. Il était même énervé. Contre tous. Il avait un certain ras-le-bol qui touchait même Hermione, parce qu'il avait besoin d'être seul et que jusque là, à part les heures séchées de la veille, il ne se souvenait pas d'avoir clairement pu penser à froid. Où était donc passé le légendaire Drago Malefoy ?

Tandis que Drago se dirigeait vers un endroit isolé et en plein air (il ne savait pas encore très bien où, peut-être à la tour d'astrologie pour changer...) Hermione se permit de s'asseoir pour penser, un peu. Après tout, il lui restait quelque chose comme 20 minutes avant le début des cours et elle avait fini tous ses devoirs ! Cependant, elle n'eut pas vraiment le temps de s'y consacrer car Ginny Weasley avait attendu patiemment de voir Drago Malefoy sortir de la chambre de la Préfète pour venir toquer. Oui, après que Ron soit arrivé en sang et en larmes la veille au soir, disant que le blond était resté, elle avait compris.

Hermione, fut surprise d'entendre toquer et s'avança d'un pas hésitant vers la porte. Elle était presque sûre que ce n'était pas Drago... Le temps qu'elle arrive à la poignée elle entendit la voix de Ginny s'élever de par là ; « Hermione, c'est moi, Ginny. S'il te plait, ouvre. »

Hum. Comment dire ? Elle se sentait un peu mal. Si Ginny venait lui parler à présent, vu comment elle avait réagi l'autre jour, c'est que c'était forcément pas un sujet sympathique. Mais elle n'allait tout de même pas la laisser plantée devant sa porte ! Elle ouvrit donc docilement, tête étonnée de rigueur.

- Ginny ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Je peux entrer ?

Hermione fit un pas de côté, laissant champs libre à son amie. Ginny entra et s'assit directement sur un fauteuil, prédisposée visiblement à avoir (effectivement) une conversation plutôt sérieuse. Notre amie resta un moment indécise face à la porte désormais close, puis se résigna, somme toute, à rejoindre la jeune fille (à part s'enfuir comme une dégénérée elle ne voyait pas d'autre option).

Ginny la regarda longuement avant de se lancer.

- Je sais tout.

- Tout quoi ?

- Tout.

Hermione se tut, ne sachant pas quoi dire. Elle pensait à toute vitesse, elle stressait, elle transpirait, tout en même temps. Elle savait quoi ? Que Drago avait frappé Ron (une deuxième fois) ? Qu'elle lui avait menti ? Qu'elle avait déjà tout raconté à Harry ? Qu'elle sortait avec Drago ? Ou vraiment... tout ?

Elle attendit patiemment que la rousse s'explique.

- Ron est venu me voir hier soir, en pleurs et désormais les deux yeux en compote. Il m'a dit que Malefoy était resté. Je ne suis pas dupe, Hermione.

- J'attends, quand tu veux.

- Je ne veux pas parler de ça avec toi après notre conversation de l'autre jour, elle laissait à désirer, plaida la brune peu décidée.

- Hermione... Je te laisse une chance de t'expliquer et de peut-être réparer ce que tu as fait. J'aimerais tellement qu'on reste amies, mais jusqu'ici tu ne m'as donné aucune raison d'essayer ! Tu n'es jamais là, tu mens, tu traines avec des Serpentards, tu quittes mon frère... Il est temps pour toi de choisir ton camp.

- Il n'est pas question de camp dans cette histoire !, s'écria Hermione révoltée.

- Explique-toi Hermione je n'attends que ça !

- Très bien ! Je sors avec Malefoy, voilà, t'es contente ? Maintenant tu vas pouvoir courir le crier dans toute l'école pour que tout le monde me pourrisse la vie ! Et qui sait, Ron n'aura peut-être pas besoin de me tuer, peut-être bien que je me suiciderai ?

Elle était en colère. Elle détestait mentir ! Encore plus à sa meilleure amie, et après l'accroc du soir et le déroulement de la matinée avec Drago, elle avait besoin de parler, pas à n'importe qui, ni à Harry qui n'est pas une fille. Ginny était son amie et elle ferait tout pour essayer de lui faire comprendre.

Ginny face à cette colère et ce message de détresse déguisé, se tut. Elle regardait son amie avec un mélange de peine et de révolte, de haine, d'incompréhension. Comment pouvait-elle sortir avec Malefoy ? Comment ? Où était l'ancienne Hermione ? Avait-elle complètement disparu ? Elle n'en put plus et malgré sa volonté de venir en paix, explosa également.

- COMMENT TU PEUX ? COMMENT ? HERMIONE ! OU ES-TU BONSANG ? ES-TU TOUJOURS DANS CE CORPS AU MOINS ?

- Arrête Ginny ça suffit ! Si tu es venue me critiquer je ne veux pas de toi dans ma chambre ! SORS !

- Je ne sortirai pas avant d'avoir des explications !

- J'ai rien à te dire ! Pas de compte à te rendre non plus vu qu'apparemment tu as déclaré morte notre amitié, ce qui signifie bien que je ne te dois plus rien !

- C'est toi qui l'a déclarée morte, au moment même où tu es revenue aux bras de tous ces serpentards !

- Quoi ? Non mais c'est l'hopital qui se fout de la charité là ? J'aimerais bien t'y voir toi ! Vas-y, reste deux mois seule avec des Serpentards pour voir ! Ils ne sont pas si horribles que ça quand tu apprends à les connaître !

- Tu veux dire quand tu apprends à leur ressembler !

- C'en est trop ! Sors de ma chambre !

La brune commença à pousser son amie vers la sortie avec une haine proche des larmes lorsque l'autre s'arrêta net et la pris dans ses bras. Notre petite graine d'héroïne éclata en sanglots.

- Hermione explique-moi au moins... J'étais venue pour parler en paix mais ça m'énerve tellement ! Je ne peux tout simplement pas y croire, il me faut un autre avis que des cris et des engueulades...

- Je ne sais même pas quoi penser moi-même, comment veux-tu que je te convainque toi...!, sanglota la rouge et or désemparée.

Ginny la ramena au fauteuil et elle commença à lui expliquer. Depuis le début et avec la plus grande sincérité. Elle savait que tant que c'était sincère, Ginny apprécierait au moins son geste. Elle en arriva à la veille au soir et éclata en sanglots à nouveau.

- Je ne sais pas quoi penser, je ne sais pas quoi faire...!, continuait-elle de pleurnicher. Je ne veux pas perdre Ron, je vois bien qu'il me déteste mais moi je n'y arrive tout simplement pas ! Et Drago a toujours des réactions que je n'aime pas mais je l'aime ! Je l'aime tellement que des fois j'ai l'impression de passer pour une conne ! Mais je sais qu'il m'aime aussi... Enfin, je crois... Ce matin... Ce n'était pas normal, quelque chose n'allait pas, je ne me sens pas bien et je pressens même encore plus de douleur. Toute ma vie part en fumée, je suis tout simplement incapable de la rattraper, incapable de me décider, pourtant avant tout était si clair mais maintenant...! Si tu savais comme c'est difficile. Par moments je suis sûre que c'est lui ce que je veux, que j'ai une chance inouïe, et puis... Il n'est plus là... Et je pense à vous, et je pense à Ron, seul et désemparé... Et je me sens si mal et si perdue à nouveau !

Ginny l'écoutait sans broncher. Au milieu du délire de la jeune fille, et de son désarroi, elle sentait juste une haine encore plus grande envers cette fouine de merde. Elle se décida à parler quand la cloche de début des cours sonna.

- On en reparlera après Hermione, mais comprends Ron tout de même, c'est pas facile... Offrir l'amitié à quelqu'un qui veut de l'amour c'est comme offrit à manger à quelqu'un qui a soif.

Elle partit sur cette phrase, laissant Hermione le visage rougit par les larmes, un mal de crâne assommant, le coeur serré d'avoir à nouveau ressassé tous ces souvenirs et le temps tout juste pour arriver au cours de Botanique.

Une seule phrase traversa l'esprit embrumé d'Hermione. « Je ne sais pas si la vie me sourit ou rit simplement de moi. ». Tendance à la destruction mentale.

La matinée fut catastrophique. Et encore, ça pouvait être pire apparemment, parce qu'alors qu'Hermione se dirigeait vers le jardin un Drago furieux se dirigeait comme un buffle qui charge sur elle.

Il se trouve que Ginny la conne qui fout la merde partout avait été lui faire un foin, et il en avait plus que marre ! Déjà que le fait d'avoir réfléchi un peu à froid l'avait éloigné un tantinet de l'amour inconditionnel pour Hermione et qu'il se demandait à nouveau que fichait Drago Malefoy le magnifique, une grognasse de rouge et or se permettait de venir lui faire la morale comme s'ils étaient vieux copains ! C'en était assez de toutes ces conneries ! Il était profondément énervé et le vieux Drago n'était pas loin des environs proches, voir maintenant à deux mètres d'Hermione et il continuait de charger.

- Viens deux secondes toi !, ragea-t-il sans ralentir le pas.

Il l'entrainait en direction de la lisière de la forêt, endroit tranquille pour crier, ne put s'empêcher de constater Hermione. Il explosa.

- J'suis pas là pour me faire passer un savon par tous les Gryffondors que je croise, ç'en est assez ! Je suis Drago Malefoy bordel ! Weasley, Potter, puis l'autre Weasley...! Tes amis ne me foutront jamais la paix ! Les pires gens ! Evidemment Gryffondors !

- N'insulte pas mes amis !, s'indigna Hermione sous cette colère non expliquée du Serpentard.

- Me faire espionner par Potter ! J'en ai marre !

- Drago comment tu peux me dire ça ? Tu sais très bien que c'est tout aussi dur pour moi !

- Oui et bien c'est pas ma faute si tu ne sais pas t'entourer des bons amis !

- Non mais j't'emmerde, tu t'es vu ?

- Je te signale que mes amis sont également tes amis ! Ca veut dire ce que ça veut dire !

- Parce que j'ai fait l'effort d'essayer de les connaître, moi !

- Et bien moi pas ! Je suis moi et on ne peut pas espérer de moi que je change parce que je fais CE QUI ME CHANTE, je suis Malefoy et je vous emmerde ! Foutez-moi la paix !

- Tu penses vraiment ça ? Tu m'emmerde ? Ca te fait autant chier d'être avec moi ? Parce qu'il est clair que ce « vous » est superficiel, tu ne t'adresses qu'à moi et à personne d'autre...!

- Et bien oui, j'en ai MARRE de cette situation, je ne suis pas fait pour ça, j'en peux plus, je veux qu'on me foute la paix !

- Ah tu veux que je te foute la paix ? Tu veux que je te foute la paix ? Très bien je vais te foutre la paix ! Tu ne vas plus me voir, tu ne devras plus te farcir cette chieuse de Gryffondor que je suis dans les pattes ! Mais n'essaye même pas de revenir me chercher parce que tu vas te ramasser une trempe ! Je suis moi aussi, je ne laisserai jamais mes amis et je suis à Gryffondor, et je t'emmerde autant que toi ! Va te faire FOUTRE, abruti ! Je sais même pas ce que je continue à faire ici !

- Ah oui ? Et bien moi non plus ! Si c'est comme ça va-t-en maintenant que les choses sont claires !

Hermione partit à pas rageurs, mais à peine elle arriva dans sa chambre elle éclata en sanglots. C'était donc ça. C'était fini, déjà. Comme si tout était un rêve. Un cauchemar. Elle ne savait même pas ce que c'était. Elle ne savait pas si être contente d'avoir vécu telle chose ou le détester pour l'avoir forcée à l'aimer, avec son charme à lui et sa tendresse invisible, son tout. Elle ne savait même pas si elle était vraiment sûre qu'il l'aimait ou pas. Tout avait été si vite... En quelques jours, tout avait germé et tout était réduit à néant. Et il ne semblait pas si désolé que ça...

Elle passa tout le temps de midi à se morfondre dans sa chambre. Drago... Etrangement, ça passa relativement vite. Enfin, ça ne « passa » pas, elle en pleurait toujours mais la tristesse fut vite remplacée par de l'énervement pur et dur. Comme avant. Le voilà de retour, le grand Drago Malefoy, et elle récupérait sa vie « normale » aussi douloureuse soit-elle. En un sens, tout était logique. Juste ce creux, ce vide emplit simplement de douleur, seule trace claire du passage d'un certain blond dans le coeur de notre protagoniste.

Après que tout le monde ait été au courant (Ginny qui engueule Harry parce qu'il ne lui avait rien dit alors qu'il était au courant de tout, Harry qui va réclamer des explications à Hermione, Ginny qui raconte dé facto à Ron,...) le blond reçu une énième petite visite dans sa chambre.

- QUI C'EST ENCORE ?, ragea-t-il.

- Malefoy, ouvre cette porte.

- Dégage !

- Tu tiens vraiment à ce que je crie en plein milieu du couloir Serpentard ?

- Et pire, que les Serpentards me voient toquer à ta porte comme si on avait quelque chose à se dire ?

La porte s'ouvrit presque instantanément.

- Qu'est-ce que tu veux ?

Harry entra sans rien ajouter et Drago grogna tout en refermant la porte. Il en avait marre de tous ces fichus Gryffondors !

- Accouche !, s'impatienta le blond.

- NON MAIS QU'EST-CE QUI T'A PRIT ?

- Pourquoi est-ce que tu viens encore me casser les couilles ? J'ai été très clair, je veux qu'on me foute la paix !

- Ne sois pas idiot, tu sais très bien que tu ne veux pas qu'elle te foute la paix ! Et quand tu t'en rendras compte, il sera trop tard ! Non mais à quoi ça sert que j'essaye de te filer un coup de main si t'es incapable de penser à quelqu'un d'autre que toi ? Je t'avais prévenu bordel ! Et voilà ce que tu fais ?

- C'est bon t'as fini ?, fit Drago ennuyé.

- Tu ne l'as pas vue après ton passage. Moi si. La seule raison pour laquelle je ne te demande pas d'aller t'excuser et d'arranger les choses c'est que si tu ne l'aimes vraiment plus autant pas prolonger le massacre ! T'as choisit ton moment pour la larguer ! Tu l'as faite souffrir avec toute cette histoire de maisons, mais tu es resté avec, puis au moment où elle se met les Gryffondors à dos pour toi, tu te casses ! CONNARD !

- TA GUEULE POTTER OK ? Maintenant sors de ma chambre ! C'est quoi cette manie de vous mêler de ce qui vous regarde pas ? C'est entre elle et moi !

- Ah oui, c'est pour ça que tu l'as larguée, à cause de nous soit disant !

- J'ai pas de compte à te rendre.

- Je suis pas venu pour que tu me rendes des comptes. Juste pour te dire que j'étais déçu. Pendant un moment, j'ai cru qu'on pourrait arriver à quelque chose. Que tout ce bordel, toute cette souffrance n'aurait pas été inutile. Puis comme toujours tu viens tout casser. Maintenant Malefoy, fous-lui la paix que tu aies envie de lui parler ou non. On aura déjà du mal à réparer tes conneries.

Sur ces paroles sérieuses il tourna les talons et partit, laissant à nouveau le vert et argent sans possibilité de réponse. Mais qu'est-ce qu'il s'en foutait que Potter soit déçu ? L'Elu avait réellement attendu quelque chose de lui ? Quelque chose de bien ? Il y avait cru ? Dingue...

Il resta dans sa chambre, furieux. Pourquoi tout le monde se mêlait de sa vie ? Argh ! Tout ça à cause d'une bête histoire avec une Gryffondor !

Chacun fit sa vie jusqu'au soir, au dîner. Ce n'est pas ce qu'il vit qui le fit culpabiliser, mais surtout ce qu'il ne vit pas. Hermione n'était pas descendue manger. Ok, il y avait peut-être été un peu fort... Vraiment fort ?... L'esprit colérique de Drago commençait à se laisser envahir malgré lui de pensées plus douces. Plus... concernées. Il avait en tête à nouveau non plus l'ancien lui mais ce qu'il avait vécu grâce à cette fille. Il était vraiment perdu, mais tiraillé, coupable et en même temps toujours décidé, et en même temps pas, et puis... non. Il ne voulait plus penser.

/../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../../

Pour dire que vous avez aimé, tapez 1

Pour frapper l'auteur, tapez 2

Pour offrir des fleurs à l'auteur, tapez 3