Salut tout le monde !

Y'a eu des problèmes avec le chapitre 32, beaucoup ont apparemment cru qu'il n'y avait pas de nouveau chapitre... C'est parce que le chapitre 32 qui était publié était le mot qui signalait que la fic était en pause ! Donc en fait je l'ai supprimé et voilà, personne n'a su quoi faire u.u' c'est trop bête de ma part j'aurais du y penser ! Enfin bref, voilà le chapitre 33 et pour ceux qui n'avaient pas bien vérifié le chapitre 32 est nouveau d'il y a deux semaines :D

J'espère qu'il vous plaira ! Ne me râlez pas dessus, c'est une suite logique, que diable ! XD

Gros bisous !

Mackk.

Lucie.S Yeaaaaaaaaah :D Tu as été ma première review pour ce chapitre... (l) voilà juste pour le dire xD muhuhuh ! Pour ce qui en est de la review... En fait je n'ai fait que compléter ce que j'avais déjà prévu :) certains passages sont même déjà écrits (j'en ai encore 2, qui iront respectivement dans les 2 prochains chapitres comme ça les choses n'ont pas l'air de se bousculer trop non plus ! Raison pour laquelle ce chapitre ne fait que 10 pages word et non 16 comme d'habitude, on arrive à la fin !). J'accepte tes fleurs et je suis ravie que tu aimes :D A très bientôt pour le prochain chapitre !

O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O

Chapitre 33 : « La tristesa es el corazón que piensa »

Hermione était terrée dans sa chambre et ne comptait pas manger. Si elle essayait, elle savait que tout ressortirait. Elle était triste. Et fâchée. Comment avait-elle pu croire que ça pouvait marcher ? Pourquoi s'était-elle laissée aller si facilement ? Au moins Ginny lui reparlait (avec modération) et Harry était très présent, mais pour le reste... Tout était pareil qu'avec Drago, sauf que sans Drago, le seul élément qui faisait de ce monde un peu moins un massacre...

Elle ne savait pas quoi faire. Mais elle ne comptait pas aller lui parler, ça non ! Encore moins le supplier comme une vulgaire lavette. C'était qu'un con. Comment avait-il pu lui dire tout ça ? Comment ? Il n'avait vraiment aucun coeur. Pourquoi ce retour en arrière si soudain alors qu'il était devenu si attentionné... Comment...

Hermione ne cessait de ressasser toutes ces pensées. De les repasser. D'y consacrer le plus clair de son temps. Elle n'aurait pas du, elle le savait, mais c'était plus fort qu'elle. Elle ne voulait même pas retourner avec lui, elle était blessée, triste, déçue. Elle voulait juste le pourquoi. Comme toujours, elle était Hermione Granger après tout !

Quelqu'un toqua. Dans un fol espoir qu'elle ne s'admit même pas elle-même, elle eut un millième de seconde une pensée pour Drago, puis la chassa, sachant très bien que ce ne serait pas lui, que c'était ridicule de le penser et puis que de toute façon elle ne voulait pas le voir. Fini, ces réflexes là.

Elle ouvrit.

- Salut Hermione.

- PANSY ?, se surprit la Gryffondor de se surprendre aussi fort (!).

- Je peux ?

- Euh, euhm, oui bien sûr... Entre.

Elle se sécha vite les larmes (ce qui ne passa pas inaperçu de la vert et argent) et alla s'encrer sur le même divan sur lequel elle avait passé la moitié de sa journée. Sans bouger. Sans manger. Sans parler. Sans boire.

- Raconte-moi ce qui s'est passé.

- Dis-moi d'abord ce qu'on t'a raconté, soupira la rouge et or.

- Si par « on » tu entends Drago, il ne m'a rien dit du tout à part « c'est fini ». Tu le connais après tout.

- Je n'en suis plus si sûre.

- Hermione arrête les bêtises tu veux ? T'es une grande fille maintenant.

- Pardon ? J'peux savoir pour quoi t'es venue au juste ?, s'insurgea la jeune fille.

- Pour te remonter les bretelles ! Je sais que vous les Gryffondors niveau courage chapeau, niveau soutien applause, mais niveau voir la vérité en face vous êtes trop nases ! En plus, vous n'êtes sortis ensemble qu'un malheureux jour, et regarde ton état !

Hermione se rappela qu'ils ne l'avaient annoncé à Pansy que la veille et prit un air gêné.

- Euh...

- Quoi ? Vous étiez ensemble depuis combien de temps ?

- Deux semaines ?

- DEUX SEMAINES ET J'EN SAVAIS RIEN ?, s'épouvanta la Serpentarde visiblement choquée.

- Pansy, on ne pouvait pas...

- Ca ne te donne pas de raison d'être dans cet état de toute façon.

- Mais enfin ça va aller oui, tout ça date d'aujourd'hui je te signale, un peu de compassion !

- Compassion mes fesses oui ! J'suis là pour te secouer moi ! Alors maintenant tu vas m'écouter jeune fille !, poursuivit la Serpentarde ravie de l'effet produit (Hermione s'était redressée, piteuse). Il n'est plus là, ok ? Ca c'est clair, et toutes les condoléances du monde ne te le ramèneront pas ! En plus, il ne mérite même pas que tu pense à lui ! C'est vraiment un con, ce qu'il mériterait c'est qu'un piano lui tombe sur la tête ! (Hermione rit). Tu vois, que tu sais encore rire.

- Je n'ai jamais dit que je ne savais plus rire !

- Ta tête en disait long.

- Faut vraiment que tu sois aussi franche ?, bougonna la Gryffondor.

- Oui, il le faut. Alors maintenant ma vieille, tu vas descendre avec moi faire un tour, prendre l'air, et pour ça tu vas t'habiller correctement et me retirer ce training crasseux, tu vas t'arranger un minimum et tu vas rassembler toute la dignité qui te reste !

- Oh non vraiment j'ai pas envie de sortir Pansy c'est pas nécessaire...

- Ce n'était pas une proposition alors on s'active. Bouge ton cul !

- Hmpf !, râla la rouge et or avant de s'exécuter.

Le fait de se préparer la faisait se sentir déjà un peu mieux. Au moins elle n'était plus une loque ! Elle reprenait un peu contenance et remerciait intérieurement Pansy de s'être déplacée pour elle. Elle avait raison, elle ne devait pas se laisser abattre, et encore moins se complaire dans l'univers de pitié que lui attribuaient ses amis, bien qu'elle ait besoin d'eux et de ça aussi. Elle entendit Pansy lui crier depuis l'autre côté de la porte de la salle de bain.

- Oh et si tu veux un conseil, un bon évidemment, essaye de cadrer un minimum tes amis, hein, parce que bon...

- Tu veux dire quoi par là ?

- Je veux dire qu'ils n'ont pas à se mêler de ta vie et qu'ils ne font qu'envenimer la situation.

- C'est la raison de notre rupture Pansy, je sais que tu es là pour me secouer mais là tu es dure...

- Je ne te parle pas d'avant la rupture, je te parle d'après. Ta chère amie Weasley est encore venue, Potter n'a pas manqué de passer un dernier savon à Drago comme s'ils étaient amis d'enfance et les regards assassins sont de mise dans le ballet présidentiel.

- QUOI ?

- Oh, tu ne le savais pas ?, fit la Serpentarde avec une moue faussement surprise.

Hermione sembla bouillir.

- Non mais c'est pas vrai, ils me font passer pour la pire des greluches qui pleure toutes les larmes de son corps ! (ndlr : ce qui est terriblement faux...u.u') Je ne VEUX PAS qu'il me prenne pour une faible ou n'importe quoi ! Non mais c'est pas des amis ça !

- Tiens, c'est maintenant que tu dis ça ?

- Tais-toi tu veux !, ragea Hermione en sortant en trombe de sa salle de bain.

- Non mais éh ! Attends ! Attends on devait aller prendre l'air !

- Je reviens vite attends-moi dans ma chambre !

- Tu crois que j'ai que ça à faire ?

- A tantôt !

- Argh !

Pansy soupira de dépit et s'assit sur le fauteuil avec un air bougon. Pourquoi ses paroles avaient un effet aussi rapide ? Cette Granger ! Elle l'attendit pendant une heure et demie puis s'endormit.

Hermione avait couru à la salle commune des Gryffondors. Lorsqu'elle avait vu Ginny et Harry elle les avait trainés par le col avec un air féroce.

- JE PEUX SAVOIR DE QUEL DROIT VOUS CONTINUEZ A FOUTRE LA MERDE DANS MA VIE ?

- QUOI ?, s'offusqua Ginny.

- De quoi tu parles Hermione ! Tu parles comme une Serpentarde !

- Je parle du fait que j'ai rompu avec Malefoy à cause de vos bouffonneries et j'apprends que vous continuez quand même à aller lui parler ! Non mais je peux savoir ce qui vous prend ! Je ne vous ai jamais demandé de l'aide ! Et même plus, tout allait parfaitement bien jusque quand vous soyez mis au courant !

- Peut-être parce que la nouvelle étant que tu sortais avec notre PIRE ENNEMI a été le problème ?, rétorqua Ginny.

- Et alors ? A la place de régler vos comptes avec moi vous faites les lâches et vous vous en prenez à Drago ? Pourquoi, parce que j'ai l'air faible ? Ou parce que c'est plus facile de s'en prendre à quelqu'un qu'on déteste ? Non mais c'est quoi ces conneries ? Je pensais que je pouvais vous parler en toute confiance, que vous étiez mes amis et que vous essayeriez de me comprendre... Je vois que j'ai eu tort. Sachez que toutes ces méchancetés que vous avez choisi de dire à Drago plutôt qu'à moi pour me préserver me sont revenues fois mille par l'intensité de ses paroles haineuses. Merci beaucoup, c'est ce que j'appelle des amis.

Sur ce elle tourna les talons et partit au pas rapide, la gorge nouée. Tout ressasser à nouveau, repenser aux bons moments avec le blond et aux horreurs qu'il lui avait dite. Elle était de plus en plus énervée. Elle pouvait compter les gens qui ne l'énervaient pas sur les doigts de la main (d'une de ses mains même) ! Elle ne voulait plus adresser la parole à Drago, elle était tellement déçue qu'elle en était énervée par Harry et Ginny, Ron la détestait et c'était un peu à cause de lui toute cette histoire donc un peu de ressentiment il y avait,... Heureusement qu'elle avait Pansy. Et Goyle, a qui elle savait qu'elle pouvait parler même si elle ne le voyait plus depuis un certain temps.

Lorsqu'elle arriva dans sa chambre, le moral à nouveau dans les chaussettes, elle trouva Pansy endormie sur le fauteuil... Elle sourit. Elle la couvrit et s'enfouit elle même dans son propre lit. La virée au grand air serait pour le lendemain ! Elle n'avait envie de croiser personne, de toute façon. Elle avait donné.

...

Pansy se réveilla en ayant passé une assez mauvaise nuit. C'était bizarre pourtant, son lit était beaucoup plus confortable que ça... à moins que...

Ne se souvenant pas être retourné à son lit elle ouvrit les yeux en quête d'explications et se retrouva avec rideaux, murs, meubles, décorations, etmême le fauteuil sur lequel elle avait dormit rouge et or ! Elle frôla la crise cardiaque et se redressa d'un bond.

- HERMIONE GRANGER !, gronda-t-elle.

- Mhh ?

- Des explications !

- En général quand les gens m'engueulent ils disent Hermione JANE Granger, c'est mon deuxième prénom... Ca fait plus sévère et solennel, murmura la Gryffondor encore à moitié endormie.

- Tu m'as fait passer la nuit sur un fauteuil bordeaux !, s'offusqua la Serpentarde apparemment touchée psychologiquement.

- Bah oui, sinon tu aurais dormi dans un lit à baldaquin bordeaux, ça revient un peu au même.

- Oui et bien maintenant j'ai passé une nuit atroce ! On était sensées aller faire un tour !

- Et après tu m'aurais laissée seule, livrée à moi-même ?, s'enquit Hermione avec une moue bébé boudin.

- J'aurais pu, grommela Pansy.

- Bon, maintenant c'est fait, alors... on se prépare et on va déjeuner ?

- Je rêve ou tu es de bonne humeur ?

- Disons que t'avoir à mon réveil me rend plus tranquille. Tu vois que c'est une bonne chose !

- Mouais. Bon allé, va t'habiller et fais vite, t'es à deux doigts d'être pardonnée !

- Ouiii !, s'exclama la Gryffondor joueuse en sautant hors du lit.

Pansy loin de se dérider devant son amie, étant sensée râler, se laissa emplir de fierté en voyant le résultat de son œuvre. Tout ça grâce à elle ! (attention à tes chevilles Pansy...)

Lorsque Drago Malefoy les vit clopin clopant en direction du cours de soin aux créatures magiques, il eut un doute. Non mais que faisait son amie avec son... ex ? Lorsqu'Hermione le vit, son regard s'assombrit et elle partit à une allure plus rapide vers le devant du groupe.

Drago... Avait du mal à penser. Il avait toujours cette flamme de la veille, typiquement Serpentarde et convaincue qu'il avait fait le bon choix, mais revoir Hermione... Surtout ainsi... Remuait quelque chose en lui. Pansy passa à côté de lui pour rejoindre son amie.

- T'es vraiment un crétin !, siffla-t-elle en s'éloignant.

Drago la retint.

- On peut savoir pourquoi tu dis ça ?

- Pourquoi à ton avis ? T'as pas vu une tignasse brune passer à une vitesse non dissimulée, essayant de cacher un regard triste et très énervé ?

- Ah c'est pas vrai, toi aussi tu vas te mettre à te mêler de ma vie ?

- Je me mêle pas de la tienne mais de la sienne, toi t'en vaux pas la peine !, cracha-t-elle en s'éloignant d'un air hautain.

Le Serpentard resta planté là, quelque peu surpris. Se faire maltraiter par sa meilleure amie, ça n'arrive pas tous les jours ! Surtout pas pour une bête Gryffondor. Qu'était donc devenue sa vie, il n'y croyait toujours pas !

Une semaine passa, où ils se croisèrent le moins possible et avec des regards de dédains pour lui et de haine pure pour elle. Sauf que le Serpentard commençait à regretter sérieusement. Elle lui manquait. Il la voyait si peu, c'était comme un vide en lui, et la voir si énervée... Pourquoi avait-il fait ça ? Un vieux réflexe que son père lui avait inculqué, encore ! Et pourquoi lui ne pourrait-il pas vivre heureux ? Avec qui l'envie lui prenait ? Il avait bien essayé de passer à autre chose avec d'autres filles. Avec une envie forcenée de revenir à son lui d'avant, et avec tellement de conviction que c'était le cas qu'il aurait pu se convaincre ! Mais non. Rien n'y faisait, lorsqu'il la voyait tout changeait.

Pourquoi c'était toujours lorsqu'ils étaient à portée de regard ? C'était si facile d'oublier lorsqu'ils ne se voyaient pas... Drago regrettait mais ne voulait pas se rabaisser à aller parler à la Gryffondor qui lui jetait de tels regards de haine qu'ils en dissuaderaient plus d'un. Il était Malefoy pourtant, mais le courage ne faisait pas partie de ses qualités. Et tandis qu'il était entre la détermination et le regret, Hermione nourrissait la rancœur qu'elle lui portait, elle était énervée, elle avait envie de lui hurler qu'elle le détestait, que tout ce qui s'était passé entre eux était une erreur. Elle avait envie de penser que ç'aurait été faux mais il lui avait fait tellement de peine...
Tellement de mal. Pourquoi l'avoir traitée ainsi, après tout ce qui s'était passé entre eux ? Pourquoi continuer à lui lancer des regards de dédain, pourquoi ne pas se contenter de ne plus exister ? Il lui rappelait sans cesse sa présence, comme s'il ne voulait pas disparaitre tout à fait, mais elle à présent la seule chose qu'elle voulait c'était de pouvoir faire comme s'il n'existait plus.

Deux semaines passèrent et Drago était désespéré. Il ne comprenait pas pourquoi il avait fait ça, pourquoi elle n'était plus près de lui, pourquoi elle était là à nouveau à rire avec les Gryffondors, avec Weasley (brr!) qui lui avait fait tant de peine, et pourquoi elle ne revenait pas le chercher. Il se rendait compte qu'il avait fait une énorme erreur et qu'il devait essayer de la réparer, mais il avait peur. Peur de la réaction de la jeune fille, de sa réponse, de la façon dont il devait s'y prendre, de comment la convaincre de parler seuls ou même de risquer une scène publique.

A chaque fois qu'il la croisait il lui lançait un regard insistant et envoûté, mais la seule chose qu'il voyait dans le regard de la Gryffondor était une grande peine et du dégout. Il en devenait de plus en plus fou mais n'osait pas s'approcher, rompre ce qu'il avait réussi à faire avec tant de difficulté. S'il revenait, il ne pourrait plus souhaiter cette vie de Serpentard attitré comme il l'avait jadis eue. Mais il savait qu'il ne la voulait plus. C'était compliqué, mais sans Hermione il n'était rien, il repensait sans cesse à elle et au con qu'il avait été ! Il se maudissait à longueur de journée, sans trouver le courage de l'approcher. Elle semblait ne plus vouloir entendre parler de lui... Mais elle lui manquait tellement !

...

A la troisième semaine, Drago n'y put plus. Il était décidé. Pourquoi avait-il laissé toute cette histoire lui échapper ainsi ? Il n'en pouvait plus de voir Hermione avec les autres sans pouvoir ne serait-ce que l'approcher, elle lui manquait terriblement, ça en devenait intenable. Tout ça à cause des gens et de leurs pressions. Et le pire, une fois encore, c'est que Potter l'avait prévenu ! Il avait déjà tout prévu. Comment savait-il ? Avait-ce été toujours comme ça pour lui ? Argh, mais on s'en fout Drago ! Voilà qu'il se mettait à se poser des questions sur Potter maintenant ! Ca allait mal !

Il traversait les couloirs à pas rapides à la recherche de sa belle, soit dit en passant Gryffondor et maintenant il le voyait, entourée par des lions comme s'il entrait dans une arène romaine. Courage Dray, vas-y ! Il prit une grande inspiration et fonça dans le tas sans la lâcher des yeux. Arrivé à sa auteur il se planta en face d'elle, la dominant de toute sa hauteur tandis qu'elle retenait un cri exaspéré et lançait avec hargne « Dégage ! ».

- Il faut qu'on parle, lui dit-il d'un calme olympien.

- Je n'ai aucune envie de parler avec toi !

Bon. Tant pis ! Drago voulait essayer la manière du gentilhomme pour se donner bonne conscience, mais il savait qu'avec elle il n'aurait d'autre solution que de la traîner jusqu'à une classe vide. Comme pendant les défis ! Toujours par la force, il reprenait le contrôle de la sauvage et non moins tendre Gryffondor.

Il l'attrapa donc fermement par les épaules, sous les yeux encore ahuris de ses deux amis vu l'audace du Serpentard, et commença à l'entraîner vers un couloir plus tranquille et si possible vers une classe vide tant qu'ils y étaient.

- Oh mais que tu le veuilles ou non on va parler, avait-il répondu avec indifférence avant de l'empoigner.

Il ne réussit pas à faire plus de sept mètres sous la furie qu'était devenue Hermione.

- Lâche-moi tout de suite ! Lâche-moi je te dis !

Il tourna un visage ennuyé (et tout de même un minimum crispé sous l'effort physique qu'il déployait pour la tenir en place !) et y vit, en parlant des défis, cette même furie, cette rage de vaincre, cette détermination… Contre toute attente, il sourit.

- Tu es toujours la même lionne battante que lors des défis, pas vrai ?

- Bien entendu que je le suis toujours crétin ! Maintenant lâche-moi !

- Non, je t'ai déjà dit qu'il fallait qu'on parle !, exigea-t-il a présent d'une voix forte et claire, un brin dominante.

- Tu ne m'y obligeras pas et tu finiras par fatiguer alors lâche-moi tout de suite avant que je ne me fâche pour de vrai Malefoy !, beugla-t-elle.

Voyant clairement qu'elle pesait ses mots, une autre folle pensée germa en lui. Potter avait dit qu'une démonstration en publique serait la bienvenue ? Il en avait marre de tous ces gens qui venaient lui faire des commentaires ou des reproches ? Des rumeurs sur leur relation ? S'ils sortaient ensemble les rumeurs seraient confirmées et cesseraient, les reproches se tairaient et les commentaires du style « ne joue pas avec elle » ils pourraient se les mettre dans le cul (vocabulaire plus gentil : se les avaler tout crus !). Personne n'aurait plus rien à y redire. Et puis, l'idée lui paraissait sympa, surtout parce qu'il mourait d'envie de l'embrasser.

Il était pétrifié à cette idée (lui, officialiser une liaison avec une Gryffondor sang-de-bourbe ? Aux vus et sus de tous ? C'était du suicide ! Du pur suicide !)... Mais après tout il ne pouvait pas se passer d'elle, et rien que là, la tenant fermement contre lui, même si elle se débattait, il se sentait entier, toujours cette envie battante de la serrer fort contre lui et surtout qu'elle réponde à cette étreinte comme elle savait si bien le faire, terrassant tous les soucis d'un seul geste amoureux… Il se décida à répondre.

- Tu ne veux donc pas me suivre dans une classe vide pour qu'on parle ?

- NON.

- Si on ne parle pas dans une classe ce sera ici, à tes risques et périls Hermione.

Elle eut un sursaut à l'entente de son prénom. Non, non, refouler tous ces souvenirs si beaux et pourtant à présent si tristes qui démolissaient tout en elle sur leur passage…

- Mais je t'ai déjà dit qu'on ne parlera pas, ni dans une classe ni ici, ni même à Tombouctou !

- Je ne sais pas où se trouve Tombouctou et je m'en moque, grogna-t-il en plongeant sur ses lèvres.

Euh… Bon ok, il comptait bel et bien le faire en publique, mais ça ce n'était pas prévu. Il avait juste… c'était juste impossible de se retenir plus. Lorsqu'elle s'énervait ainsi il n'avait qu'une envie c'était de la faire taire d'un baiser et de lui montrer qui était le patron, ou, version remixée, lui montrer de quoi il en retournait et lui rappeler que c'était bien plus intéressant de répondre à son baiser que de l'engueuler, et puis il n'y a pas meilleure réconciliation si vous voulez mon avis…! Et en plus, c'est la seule chose qui compte ! Le baiser, tabula rasa aux soucis…!

Elle en fut totalement déconcertée (mais mais mais ? Ce n'était pas comme ça que ça devait se passer non didju !) et bien que ce baiser soit exquis elle se débattit à nouveau (ils étaient en plein publique ! Mais qu'est-ce qui lui prenait bon sang ?).

- Non mais t'es complètement malade lâche-moi !

- Pardonne-moi…, rajouta-t-il suppliant en recapturant ses lèvres avec plus de douceur, la maintenant toujours contre lui.

La confusion était à son comble. Il lui demandait pardon ? Drago Malefoy lui demandait… pardon ? Mais ou allait le monde ? Et puis, cette démonstration en publique, ces excuses en publique, cet intérêt en publique… tout publique… Qu'est-ce que ça signifiait tout ça ? Elle était totalement perdue et il continuait de lui emmêler les pensées avec ses baisers qui lui avaient tant manqué. Elle essaya de continuer à se débattre, tout de même avec un peu moins d'entrain et répondant déjà à moitié au baiser (Drago exultait ! Elle lui manquait tellement, il se sentait revivre avec ce baiser, elle était là, contre lui, ses lèvres contre les siennes et il dissuadait tous les gens présents dans ce couloirs de ne serait-ce que songer à approcher la belle).

- Drago…, tenta-t-elle péniblement.

- Je t'aime Hermione, tu le sais pourtant ! Pardonne-moi, j't'en supplie, je ne recommencerai plus…

C'en était trop pour la détermination d'Hermione qui en prit un sacré coup. C'était pas prévu, de le trouver aussi torturé ! Il était sensé jouer le méchant de l'histoire et ça lui convenait très bien, seulement là elle remarquait qu'il était triste et sincère, qu'il l'embrassait avec folie et espoir et… Elle se laissa faire un instant, savourant ce baiser retrouvé, oubliant momentanément le couloir, les élèves qui les regardaient totalement éberlués et le manque de réaction d'Harry et Ron qui étaient tout simplement scotchés. Mais… Elle ne pouvait pas laisser durer ce baiser. Elle avait beaucoup souffert, il lui avait dit beaucoup de choses douloureuses et elle n'était pas sûre d'être prête à lui pardonner, malgré son amour immense pour lui. Après tout c'était Drago Malefoy, elle avait toujours peur, elle ne savait pas à quoi elle devait s'attendre avec lui… « Pour le meilleur comme pour le pire »… (bien qu'elle ne pense absolument pas à se marier, ne vous méprenez pas, c'est juste la phrase qui m'intéresse !)

Elle interrompit donc le baiser et le regarda avec des yeux torturés. Il ne comprit pas vraiment mais se laissa scruter, la regardant également, éperdu. Elle avança vers lui une main hésitante et la déposa timidement sur sa joue, doucement, comme s'il allait disparaître. Ses yeux s'embuèrent tandis que le garçon soupirait, apaisé, et penchait un peu la tête pour prolonger le moment et amplifier le contact avec la main de la jeune fille.

- Drago je…, commença-t-elle semblant déchirée. Je ne peux pas je… C'est trop dur pour moi, je ne me suis pas encore remise de tout ce que tu m'as dit et puis…

- Mais je t'ai demandé pardon, je regrette sincèrement, je…

- Je sais mais moi je n'ai pas oublié. « Pardonner » et « oublier » sont deux choses totalement différentes, et je ne crois pas être capable de me replonger dans une relation, n'importe laquelle, pour le moment…

- Mais…

- S'il te plait, ne me complique pas les choses, demanda-t-elle gentiment mais avec des yeux humides. La prochaine fois tu devras peser plus tes mots avant de les balancer à la figure des gens…

- Toujours cette manie de parler « des gens » mh…

- Je suis sérieuse Drago, rajouta-t-elle fermement. Je ne suis pas prête à reprendre, pas encore…

Il la regarda, surpris de cette réponse plus qu'inattendue et totalement effondré face à son échec… Il avait donc été si loin que ça… Trop loin… Ca lui apprendra à jouer les imbéciles… Il venait de perdre la fille qu'il aimait… Et il n'avait aucun moyen de la faire revenir, du moins dans l'immédiat.

- Okay je comprends…, murmura-t-il d'une voix rauque de larmes invisibles (un Malefoy ne pleure jamais… pas en publique tout du moins) en s'éloignant doucement d'elle, laissant ses paumes glisser sur la peau de la Gryffondor une dernière fois.

Elle le regarda, déchirée entre l'envie de le garder près d'elle et le soulagement qu'il ait comprit et qu'il accepte sans trop de grabuge… Déjà que tout ça s'était passé dans un couloir bondé…

Sentant qu'il ne tiendrait plus très longtemps et surtout qu'il n'avait plus rien à faire là (plus vite il partirait mieux ce serait pour les commérages) il la regarda une dernière fois et s'éloigna d'un pas élégant et… résigné.

Elle, ne voulut pas rester là au milieu de tous ces « intrus » (car c'était ce qu'ils étaient, des intrus à leur intimité pourtant dévoilée sans gêne apparente par Drago) et partit dans l'autre sens, fermement décidée à s'isoler de tout et de tous. Ne sachant pas où aller et sachant que tous les déprimés allaient au bord du lac (elle y comprit mais ce jour-là elle n'était pas la seule déprimée !) elle alla se réfugier chez Hagrid.

Elle toqua, avec malgré elle l'envie très claire qu'il n'y ait personne et qu'elle puisse s'y réfugier pour réfléchir sans avoir à parler. Mais elle entendit Crockdur aboyer et un bruit de casserole à terre, la réponse était évidente ; Hagrid était à la maison.

- Hermione ? Entre, entre ! Qu'est-ce que tu fais par ici à cette heure ? Tu n'as pas cours ?

- Si si..., répondit-elle vaguement en rentrant.

- Si ?, fit Hagrid peu compréhensif en fronçant les sourcils. Alors qu'est-ce que tu fais ici ?

- Je... Je devais prendre un peu l'air mais au bord du lac je ne serais surement pas la seule...

- ... Assieds-toi... Je n'ai pas vraiment compris mais bon, tu vas m'expliquer.

- Je ne suis pas sûre de vouloir parler de ça...

- Hermione, tu es en train de sécher un cours, ça doit être important ! Parle.

Hermione le regarda avec un air peu décidé, puis soupira.

- S'il te plait Hagrid... Je préfère... Tu as du thé ?

- Oui, soupira-t-il également en se levant.

Que pouvait avoir sa jeune amie pour paraitre aussi mal et ne pas vouloir se confier ?

Hermione ne pensait à rien. Elle était juste là, tête dans le vague, regard perdu, temps en pause. Elle aurait tellement voulu pouvoir retourner avec Drago aussi facilement. Mais rien n'était facile, dans la vie... Tout lui faisait bien trop mal. A part le fait que si elle n'arrivait pas à passer outre elle garderait toujours un peu de peine, si elle le pardonnait trop vite elle savait qu'il n'allait pas apprendre la leçon. Elle ne pourrait pas supporter une deuxième fois la même chose... Que faire ?... Le laisser reconquérir son coeur, reprendre sa place auprès d'elle ?... Ou le laisser dehors maintenant qu'il était parti, et jouer la sureté pour essayer de souffrir moins ?... Mais elle souffrait quand même, s'il était loin... Même si elle le voulait de tout son être, elle n'arrivait pas à le détester réellement. Trois semaines et elle l'aimait toujours autant, combien de temps encore ? Peut-être n'oublierait-elle jamais...

Alors qu'elle continuait à réfléchir à tout ça, Hagrid avait déjà déposé une tasse de thé taille XXL face à la jeune fille et la scrutait, remarquant qu'elle ne prêtait en aucun cas attention ni lui ni a rien de ce qui les entourait. Il se leva et fit du bruit avec les casseroles. Pas de reaction. Crockdur bavait sur son genoux. Pas de réaction, juste une main douce qui caressait la tête du chien avec distraction. Il se racla la gorge. Toujours rien. C'est lorsqu'il posa une main décidée sur l'épaule de la jeune fille que celle-ci quitta ses réflexions.

- Hermione !, s'exclama Hagrid d'un ton grave (la jeune fille sursauta au contact). Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

- Mais rien pourquoi ?

- La maison pourrait s'écrouler que ça ne te réveillerait pas !

- Voyons Hagrid ne sois pas ridicule.

- J'ai fait du bruit avec des casseroles, crockdur est venu te baver dessus et je me suis raclé la gorge plusieurs fois d'affilée avant de me résigner à t'attraper par l'épaule. Tu n'as même pas réalisé que je t'ai déposé le thé il y a plus de cinq minutes !

Elle prit un air embarrassé.

- Tu as raison Hagrid... Je vais y aller, déclara-t-elle en se levant.

- C'est à cause du p'tit blond ?

- QUOI ? Euh... Quoi ? Pourquoi tu dis ça ?, fit-elle nerveusement.

- Voyons Hermione. Allé assieds-toi et raconte-moi.

- Comment...?

- Harry est venu m'en parler quand il ne savait pas quoi faire à ce sujet. Assieds-toi.

- J'ai vraiment pas envie d'en parler Hagrid. Oui c'est à ce propos, c'est tout ce que je peux te dire. Merci pour le thé !, dit-elle pour toute réponse en se sauvant.

Quelle idée d'avoir été voir Hagrid ! Maintenant il allait s'inquiéter et en parler à Harry, qui ferait circuler, Drago serait au courant et ce serait la pire des catastrophes ! Ohh...

- Je te tiens !, fit une voix grave mais amusée alors qu'elle se cognait contre quelque chose de grand et mou.*(1)

- Goyle ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

- J'viens de croiser Drago, il semblait dévasté. Pourtant plus tôt ce matin il semblait décidé à te récupérer, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Je n'ai pas envie d'entendre parler de lui, grogna-t-elle en le contournant.

- Hermione Hermione Hermione..., fit-il en soupirant d'un air désolé. Depuis quand tu penses avoir le choix ?

Elle se retourna avec un air désabusé.

- Depuis que j'ai remarqué que j'ai des jambes musclées et que tu dois avoir du mal à courir avec tes quelques kilos en trop !

- Oh ! Tu es méchante dis-donc. Allé viens parler. Ca fait toujours mieux de formuler ses pensées haut et fort, puis, ça t'aide plus !

Elle soupira et vint se placer à côté de lui, avant de se laisser tomber sur la pelouse.

- Hmpfff.

- Allé, raconte à tonton Goyle.

- Tu dis ça encore une fois je raconte rien du tout !

- Très bien, alors raconte au vilain pas beau Serpentard qui essaye de te corrompre fourbement.

- Goyle.

- Je te signale que je fais passer le temps en attendant que tu parles alors PARLE.

- Je lui ai dit non.

- Détails, avant/après, histoire, j'sais pas moi ?

Elle soupira à nouveau.

- Il est venu s'excuser.

- Hm hm.

- Et il m'a embrassée dans un couloir bondé.

- HEIN ? On parle toujours de Drago Malefoy ? Ou tu as une autre romance et je ne suis pas au courant ?

- Ne sois pas idiot ! Bien sûr qu'on parle de lui. Il m'a demandé qu'on se remette ensemble mais j'ai dit non.

- Mais mais ? Mais t'es malade ? Pour lui c'est une preuve ENORME ça, comment tu veux qu'il fasse plus ? Je suis même à deux doigts de pas te croire tellement c'est surréaliste !

- Ca n'efface pas ce qu'il a fait !

- Mais ça montre à quel point il regrette !, rétorqua-t-il d'un air sévère.

- Oui et alors ? Je le SAIS qu'il regrette ! Mais quoi ? A chaque fois qu'il fera une erreur, qu'il me fera autant mal et que je verrai qu'il regrette je devrai effacer cette douleur parce que voilà, il regrette alors tout ce que j'ai souffert on s'en fout ?

- Hermione, je sais que ça a du être dur... Mais il t'aime, tu sais. Je l'ai jamais vu faire ce genre de trucs avant.

- Je sais ça, qu'il m'aime. Mais il doit apprendre à me respecter et à m'accepter avec tout ce que ça implique. Pas seulement les bons sinon les « mauvais » côtés, si c'est ainsi qu'il les juge.

- Comme quoi ?

- Comme tout ce qui le bloque ou ce qui le fait ne pas avoir envie d'être avec moi. Ce qui le fait douter. Tout ça. Excuse-moi Goyle mais là je dois y aller, j'ai déjà raté une heure de cours, pas deux.

- D'accord...

Ils se levèrent et avant de partir elle se retourna vers lui. Elle avait une mine sérieuse et troublée, mais en quelques instant apparut un sourire gentil.

- Merci d'être toujours là. Tu sais... Même si on n'est plus ensemble lui et moi. Toi et Pansy vous comptez beaucoup et sincèrement...

- AH NON BEURK ! (Hermione écarquilla les yeux sans comprendre). Tes réactions Gryffondor tu te les gardes pour toi ! Nous ON SAIT tout ça t'as pas besoin de nous faire un dessin ! Maintenant je suis emplit de guimauve, eurk, ça m'apprendra...!

Elle éclata de rire face à sa mine réellement exaspérée. Elle le prit dans les bras.

- Comme ça je suis Gryffondor jusqu'au bout !, rit-elle. Et quoi, tu ne m'acceptes pas comme je suis avec tout ce que ça implique ? Mh ?

- Gnn.

- C'est bien ce qui me semblait ! Bonne fin de journée, Goyle !, rit-elle en s'éloignant.

Il eut un rire gentil et la regarda s'éloigner. Oui, elle aussi comptait beaucoup pour eux. Mais bon c'était pas une raison ! Allé, au tour de Drago maintenant, pensa-t-il en prenant le chemin des cachots (Drago, lui, n'allait surement pas aller en cours !).

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(1)* MiniMagiCcOlOurS, GlitterHeaven, MarryMozzi, DjoOu : Tu veux qu'j'te montre ce qui est grand et mou ? XDD

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J'comptais vous demander une review par une rime, MAIS... J'viens d'apprendre qu'on attend un ouragan pour ce soir ici en République Dominicaine, donc j'm'y prends par la compassion XD Offrez moi une dernière review s'il vous plaiiiiiit ! Au cas où ON NE SAIT JAMAIS.

Et s'il m'arrive qqchose, vous inquiétez pas le dernière chapitre est déjà écrit et une gentille belge viendra vous le publier :p (MiniMagiCcOlOurS et GlitterHeaven, je vous vise pas du tout... xD)

Mais espérons que je meurs pas hein, optimisons :D Si j'suis encore vivante il sera là vendredi ^^ pour vous faire trépigner un peu :D

J'vous aiiiimeuhhh gros bisous !

(j'vous rassure, normalement je mourrai pas xD)