Il m'a réveillée par des caresses.
J'ai ouvert les yeux et les souvenirs de la veille au soir me sont revenus en mémoire.
Je n'ai pas eu le temps d'être gênée ou indécise: il parsemait mes épaules de baisers tout en caressant mes seins.
J'étais toujours nue, tout comme lui et je sentais sa virilité fermement dressée contre mes fesses.
J'ai demandé à aller à la salle de bains.
J'avais envie d'uriner, et aussi de me brosser les dents.
Il m'y a conduite en me tenant par la main.
Il avait l'œil brillant de désir.
Je me suis brossé les dents en tremblant un peu.
Mais déjà mon bas ventre était en feu.
Je ne savais pas ce que je ressentais pour cet homme.
De la colère, du ressentiment, bien entendu, mais aussi du désir. Du désir physique et également l'envie de le connaître, d'en savoir plus sur lui.
Et surtout l'envie idiote et démesurée de lui plaire.
Je n'ai pas prit le temps de me poser plus de questions.
Il m'attendait derrière la porte et m'a embrassée dès que je suis sortie.
Visiblement, il était déjà passé par la case salle de bain: son haleine était fraîche et il sentait l'après-rasage.
Il m'a ramenée sur le lit à tâtons, et m'a administré le même traitement que la veille au soir.
Il n'était ni violent ni agressif, mais très ferme et visiblement déterminé. J'essayais de ne pas réfléchir à ce qu'il aurait fait si je n'avais pas été consentante et coopérative.
Ses lèvres sur ma féminité ont fait renaître le brasier de la veille.
Il s'est interrompu plusieurs fois pour venir trouver mes lèvres et, la dernière fois il m'a dit:
« j'adore te lécher…J'adore le goût de ta petite chatte… »
Je n'aurais jamais imaginé trouver de telles paroles excitantes. Dans d'autres circonstances j'aurais trouvé ce genre de propos vulgaires. Là, cela me donnait simplement envie d'écarter largement les cuisses pour le laisser me donner du plaisir.
Il était plus qu'habile à ce petit jeu, et en peu de temps j'ai senti l'orgasme se construire dans mon ventre. Tel un incendie il s'est propagé sourdement à l'ensemble de mon corps et quand le plaisir a éclaté, concentré sur mon clitoris, j'ai longuement gémit ma jouissance, haletante et totalement abandonnée.
Il a attendu qu'un semblant de calme soit revenu dans mon ventre avant de cesser ses caresses.
Il est venu m'embrasser et quand il m'a parlé sa voix était rauque:
« si tu savais à quel point j'ai envie de te prendre… »
J'ai frissonné, serrant instinctivement les cuisses et il a passé sa main dans mes cheveux.
Cette fois il m'a demandé de m'agenouiller.
J'ai à nouveau prit son sexe imposant dans ma bouche, et il a guidé ma caresse.
Il était moins empressé que la veille, ses gestes étaient plus doux, mais je pouvais quand même ressentir le désir et le plaisir qui étaient les siens.
Je savais à quoi m'attendre cette fois et j'ai guetté les prémices de sa délivrance.
Néanmoins, quand il s'est déversé dans ma bouche, j'ai sursauté. Il a joui longuement, sa main droite caressant mes cheveux, la gauche posée sur ma nuque et guidant encore mes mouvements.
Mon cœur battait violement, et je n'ai pas eu besoin qu'il me le dise pour avaler son sperme.
Le goût de sa semence n'était pas mauvais, mais il était acre, et avaler rapidement était ma meilleure option.
Il m'a fait relever et m'a serrée contre lui, me regardant longuement.
Il a finalement déposé un baiser sur mon front en me murmurant:
« tu es exceptionnelle Bella…Je suis fier de toi… »
La fierté m'a envahie.
Je venais d'avoir un bonne dose de sperme en guise de petit déjeuner, et cela me rendait fière…
Je me suis habillée avec les vêtements qu'Alice m'avait donné la veille au soir.
Je ne les avait pas regardés et je me suis rendue compte que le slim était un diesel.
Jamais je n'avais porté de marques!Le tee shirt à manches longues noir était simple, mais très bien coupé, et le décolleté en V laissait voir la naissance de mes seins.
Une fois habillée, j'ai enfilé mes vieilles converses et une veste kaki, également fournie par Alice, puis je l'ai regardé.
Il portait lui aussi un jean et une chemise kaki ouverte sur un tee shirt noir. Nous étions assortis.
Il s'en est aperçu aussi et a éclaté de rire.
« Alice est très bonne à ce petit jeu! »
J'ai rassemblé mes affaires de la veille, ainsi que le pyjama que je n'avais pas porté et je l'ai suivit dehors.
Il prit ma main dans la sienne.
Nous avons retrouvé Emmett et la blonde devant leur porte.
Emmett a sourit en voyant nos mains et la blonde a dit:
« bravo Edward! Tu es vraiment doué! »
Il l'a fusillée du regard:
« ça suffit Rose! Ça ne te regarde pas! »
Il a aidé Emmett à charger les sacs, et elle m'a saisie par le bras,m'entraînant à quelques pas:
« il t'a fait l'amour? »
J'ai rougit.
« pas exactement! »
Alice nous a rejoint à ce moment là.
Elle a interrogé la blonde:
« qu'Est-ce qui se passe? »
« ton frère a une méthode bien à lui pour faire tenir les otages tranquilles! »
Alice a rit, et elle m'a demandé à son tour:
« vous avez couché ensemble? »
« pas tout à fait! »
J'étais gênée.
Elles ont paru surprises et Alice m'a demandé:
« tu es vierge? »
Mais qu'Est-ce qu'ils avaient tous avec cette question?!
Je me doutais qu'elles ne lâcheraient pas le morceau…
« oui… »
« il ne t'a pas déflorée alors? »
« euh,non! »
Blondinette a regardé Alice:
« ton frère est un gentleman dis donc! »
« je ne crois pas non!, Il t'a donné du plaisir quand même? »
« oui! »
J'avais hâte que cette conversation s'achève.
« il t'a fait une minette? »
La blonde s'amusait visiblement beaucoup de ma gêne et de mes rougissements, Alice avait l'air plus curieuse que moqueuse.
« c'est quoi une minette? »
« un cunnilingus! Il te lèche quoi! »
« je…euh…oui »
Elles ont poussé des cris de joie.
« tu as aimé? »
S'est enquit la blonde.
« ben oui »
Et tu lui a fait quoi, toi, une pipe je parie? »
« hum, oui! »
Je fixais mes pieds.
Elles étaient enthousiastes.
« tu as avalé? »
Bon sang, elles n'avaient aucune pudeur!
« oui »
« tu es à la hauteur dis donc! Edward doit être aux anges! »
« tu n'as pas vomit? »
« non, pourquoi? »
« tous les hommes adorent ça, si en plus tu avales sans te plaindre, jamais il ne regardera ailleurs! »
Quand le blond nous appelées, j'ai été soulagée.
Rien qu'à la façon dont Emmett et lui m'ont regardée, j'ai comprit qu'ils étaient au courant de tout.
J'étais gênée, mais une drôle de fierté m'envahissait aussi.
Je suis allée m'asseoir à la même place que la veille et il s'est assis très prêt de moi.
Il m'a embrassée et quand notre baiser s'est achevé, me laissant haletante, j'ai croisé le regard du blond dans le rétroviseur, et je l'ai soutenu.
J'ai mangé un beignet à la pomme et bu du jus d'orange.
Puis, je me suis endormie sans m'en rendre compte.
Quand il m'a réveillée en m'embrassant, je me suis rendue compte qu'on était sur une aire de repos.
Je me suis rendue aux toilettes avec Alice et la blonde. Je suis ressortie et me suis adressée à Alice:
« j'ai mes règles… »
Elle m'a tendu un tampon et je suis allée le mettre en place.
En ressortant j'ai dit à mi-voix:
« je vais avoir mal au ventre, je dois prendre du paracétamol! »
Alice m'a ramenée à la voiture, pendant que la blonde allait à la pharmacie.
J'ai commencé à poser des questions dès que blondie s'est éloignée de nous:
« c'est ton frère? »
« Edward? oui! Emmett aussi, Jasper et Rosalie sont jumeaux »
« je sais »
« pourquoi vous faites ça? »
« ça quoi? »
« les braquages. Emmett m'a dit, pour le gang des vampires »
Elle m'a fixé, indécise.
On arrivait aux voitures et elle a fait sortir Alaiena de la Volvo ou elle avait voyagé avec Emmett et la blonde.
J'ai caressé la chienne et elle est allé vadrouiller, se soulageant contre les roues des voitures.
Alice a soupiré.
« nous étions enfants, à cette époque là. J'avais 8 ans, Emmett 12 et Edward 10. Un matin de septembre, nos parents se sont rendus à la banque, avec Edward. Il y a eu un braquage. Ça mal tourné. Très mal. Les braqueurs se sont retranchés dans le coffre avec des otages, 35 heures durant. Nos parents étaient du nombre, Edward aussi. La mère de Rose et Jazz était employée à la banque. Guichetière. Elle aussi a été prise en otage. Après 29 heures de négociations, ils ont fait sortir Edward, et une dame âgée. Au bout de 35 heures, la brigade anti gang a donné l'assaut. Ils ont ouvert le feu parce qu'un des braqueurs s'est levé quand ils ont défoncé la porte.
Ils ont tiré sans trop de discernement.
C'était la pagaille je pense…
Tous les braqueurs ont été tués. Tous les otages aussi.
Ma mère est morte sur le coup, celle de Jazz et Rose aussi. Mon père est mort le lendemain,après une opération de 5 heures.
L'enquête a démontré que les braqueurs avaient de fausses armes. Des jouets! C'était des gamins,ou presque. Ils n'auraient pu faire de mal à personne…Mais le shérif a voulu faire un coup d'éclat, qui a très mal tourné… »
Je n'ai rien répondu. J'étais trop soufflée pour ça.
Elle a continué.
« Edward a été interrogé. On a essayé de lui faire dire qu'il avait été maltraité sauf que ça n'avait pas été le cas. On s'est retrouvé en foyer. Avec Jazz et Rose, qui n'avaient pas de père. On a grandit ensemble, soudés. Soudés par la colère, la haine même!
Je me doute que ça doit te paraître dingue, mais oui, on est devenu braqueurs à notre tour. La police n'a pas été fichue de protéger nos parents. Ils ont même souillé la mémoire de la mère de Jazz et Rose, en disent qu'elle était complice avec les qui était totalement faux! On ne tue personne Bella, on prend du fric, mais quelque part on nous le doit…La banque n'avait pas prit d'assurance pour ses employés, et Jasper et Rosalie n'ont rien touché, rien du tout!On a la rage tu vois! Contre la société, qui a fait de nous ce que nous sommes! Pas de soutien psychologique ni rien. J'aime le fric, comme ma famille, parce que le reste, nous ne l'avons pas…Nos parents étaient honnêtes... Tu vois ce que ça leur a rapporté…Les vrais voyous ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Les braqueurs, ce jour là, ils étaient novices. Ils ont fait ça pour nourrir leur famille. Tu le crois ça? »(ndla:les propos d'Alice n'engagent qu'elle, pour ma part, je condamne fermement la malhonnêteté et la violence!)
Sa voix s'est brisée sur ces derniers mots et j'ai respecté son chagrin.
Alaiena est revenue quand je l'ai appelée et je l'ai caressée.
J'étais sous le choc. Je ne savais pas quoi penser. Je comprenais le point de vue d'Alice. Même si je ne le partageais pas.
Les autres nous ont rejoint.
Je l'ai regardé, lui.
Il avait été dans ma situation. Comment était-il passé de l'autre coté?
Comment se débrouillait-il pour vivre avec ça?
Il m'a tendu une bouteille de jus de pomme et s'est assis par terre.
Il a commencé à jouer avec la chienne et je les ai observés.
Il lui caressait le ventre, et elle se roulait à terre.
Elle s'est relevé et il a déposé un baiser sur son museau. Elle l'a gratifié d'un coup de langue sur le visage. Je n'ai pas pu m'empêcher de rire.
Alice est venue récupérer sa chienne.
« elle est à moi! »
J'ai dit, rêveusement:
« j'ai toujours eu envie avoir un chien… »
Il m'a regardé et m'a offert un sourire en coin:
« je t'en offrirai un, quand on sera installés »
« ou on va? »
« au soleil! En Californie. Prêt d'Oceanside. On a trouvé une maison isolée, prêt de l'océan. Ça te plaira! »
Il m'a tendu un téléphone.
Mon cœur a raté un battement.
Ma mère!
Il m'a fait asseoir à ma place dans le van et les deux blonds sont venus s'installer juste devant nous, se tournant pour me dévisager.
C'était bien vu: c'étaient eux trois qui me faisaient le plus peur…
Blondinette m'a fait répéter ce que je devais dire à ma mère.
J'ai récité, docilement.
Ma mère a répondu à la première sonnerie.
J'ai joué le jeu:
« maman! C'est Bella! Je vais bien, mais je suis encore en colère, j'ai besoin de prendre du recul, je vous donnerai des nouvelles, mais laissez moi tranquille! »
Elle a crié dans le téléphone:
« BELLA! On est mort d'inquiétude ton père et moi! Et Phil aussi, il »
Une drôle de rage s'est emparée de moi et j'ai hurlé dans le téléphone:
« je te dis que je suis en colère et toi tu me parles de Phil?! Pose toi un peu des questions maman! Papa ne vit que pour la pêche et toi pour Phil! J'en ai plus que marre de vous deux! »
J'ai violement raccroché et j'ai jeté le téléphone à terre.
Ils me dévisageaient tous les trois, tétanisés.
Je me suis passé la main dans les cheveux, et Blondinet a été le premier à réagir.
« tu seras une bonne recrue avec un peu d'entraînement! »
Sa sœur a éclaté de rire et j'ai craché:
« allez vous faire voir! »
Ils ont ri tous les trois mais ils m'ont laissée sortir du van.
J'ai marché en rond.
La fureur ne s'est calmée que très progressivement.
On a roulé encore pendant des heures.
Il me tenait contre lui, et sa main ne quittait guère ma cuisse.
C'était agréable, mais par moment j'avais comme un éclair de lucidité, et je me demandais comment je pouvais supporter ça.
En milieu d'après-midi on s'est à nouveau arrêté sur une aire de repos.
Je commençais à en avoir marre de ce voyage.
Tout ça était sans queue ni tête.
J'ai demandé un livre.
Il a dit oui immédiatement.
J'ai exigé de le choisir moi-même.
Il a hésité.
J'ai prit un air de chien battu.
Il a cédé.
Les deux blonds n'étaient pas d'accord.
Mais on est quand même allés tous les trois dans la boutique.
Il y avait pas mal de monde.
Je guettais mon moment.
Mon cœur battait la chamade.
J'ai choisit rapidement un livre et on s'est dirigés vers les caisses.
Je surveillais les alentours.
Je tachais d'avoir l'air innocente, mais la blonde ne s'est pas laissée avoir. Je l'ai vue murmurer quelque chose à l'oreille de son frère, et blondinet m'a offert un sourire carnassier, tout en le poussant lui du coude. Il a posé son bras tranquillement autour de mes épaules.
Il l'a laissé là, même quand on a été dehors, et presque en vue des voitures. Des larmes de colère et de déception me piquaient les yeux.
Il m'a embrassée avec fureur.
Je ne savais plus ou j'en étais.
« tu ne partiras pas Bella. Tu es avec nous à présent! Bientôt je te jure que tu n'auras plus envie de partir! »
Je commençais à le croire.
J'ai demandé un comprimé de paracétamol à Alice. Je commençais à avoir mal au ventre.
Il a posé sa main sur mon ventre et l'a frotté doucement.
Quand le van a démarré, j'ai regardé son visage, tachant de décider s'il était un gentil ou un méchant.
Ses yeux brillaient. Comme d'habitude, son regard était froid, inquisiteur, dangereux.
Intense.
Il a repoussé une mèche de mes cheveux et m'a embrassée encore.
J'ai décidé qu'il n'était pas gentil, mais pas méchant non plus.
Il était juste un être humain.
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Bella n'appelle par leurs prénoms qu'Alice et Emmett parce qu'ils lui sont les plus sympathiques… Elle connaît bien sur les prénoms de tous les Cullen!
Je suis amusée de constater qu'être enlevée par Edward Cullen n'effraye pas grand monde^^
Prochain chapitre un PDV Edward!!!
