Chapitre 2

Oubli et Châtiment

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Des que la sonnerie retentit, je me précipite dans le couloir pour éviter les gens de ma classe. Je marche vite pour avoir le temps de me rendre où je veux aller, la pause ne durant qu'une dizaine de minutes. Le lycée étant immense je dois prendre plusieurs couloirs et deux escaliers différents pour pouvoir atteindre la salle 304b. C'est là qu'à cours une autre des classe de terminale. Une fois devant la salle il me faut encore attendre un peu avant qu'elle arrive.

Elle, c'est Ema, une fille qui , même en étant déjà très grande, croit nécessaire de mettre d'immenses talons. Elle a de long cheveux bruns qui lui arrive aux reins, et des yeux gris bleuté magnifique. Depuis que je la connais cette fille n'a jamais portée que des robes quelque soit la saison. Je l'ai déjà vu en plein hiver avec une robe courte et de simple collants opaques. Je me demande souvent comment elle fait pour ne pas mourir de froid. Aujourd'hui elle a une robe noir à dentelle blanche dans le style Gothique Lolita.

Ema est ce qu'on peut appeler une amie d enfance, je l'a connais depuis la maternelle et bien qu'on ne ce voit pas tous les jours on s'entend plutôt bien. Malheureusement cette fille attache beaucoup d'importance à l'apparence alors j'espère qu'elle ne me repoussera pas quand elle verra mon horrible visage. J'aimerais au moins, qu'une de mes amis soit avec moi, je supporte difficilement la solitude, j'ai trop l'habitude d'être entouré de dizaines personnes, que ce soit des potes ou simplement des filles qui veulent sortir avec moi.

Mais je n ai pas le temps d aller vers elle qu'Ema me remarque et soupire bruyamment. Ça c'est mauvais signe. Je baisse la tête pour éviter son regard, tandis qu'elle s avance vers moi et m'interpelle de sa voix clair :

- Ken, combien de temps tu vas encore me poursuivre ?

La poursuivre ? C'est quoi cette histoire ? Je n ai jamais suivit quelqu'un et encore moins elle. Elle est sympathique mais i rien de plus entre nous, plus depuis longtemps. Ema n'attends pas de réponse et continue à haute voix, se fichant que les élèves autour de nous nous entendent.

- Je t'ai déjà dit que je ne t'aimais pas et que je ne sortirais jamais avec toi.

Il me faut un moment avant de comprendre ce qu'elle me dit, je voudrais sortir avec elle ? Comment ça ? Je n y comprends plus rien, d'abord je suis déjà sortit avec elle, au primaire, et je ne sort jamais deux fois avec la même fille. Alors... Pourquoi ?

Quelques secondes passent encore avant que je réalise que les bruits alentours se sont mués en chuchotements et que je suis le centre de l'attention. Les autres me regarde avec des visages moqueurs, choqués voir dégoûtés. Et je me rappelle subitement que mon apparence à changer et qu'avec le visage que j'ai je n'ai jamais pu sortir avec une fille comme Ema. Les souvenirs des autres ont dû changer, je l'ai déjà remarqué avec mes parents qui ne sont pas étonnés par mon apparence ou les élèves comme Stef qui étaient mes amis et me déteste maintenant. Ça voudrait dire que mon passer à changé aussi ? Le Kentin d'avant avait disparu et n'était plus qu'un souvenir pour moi seulement. Comme si je n'avais jamais existé.

Ema, Stef et les autres semblent me détester. Toutes les personnes que je considéraient comme mes amis avant ne le sont plus, et ne l'ont peut être jamais étaient. Avais-je seulement des connaissances ou des gens qui m apprécié un tout petit peu avec cette apparence hideuse ?

Mon ancienne amie continu de me parler mais je ne l'écoute plus, j'entends seulement des rires autour de moi, ceux des élèves qui se moque de moi. La brune sourit comme fière d'elle, je crois qu'elle me descend devant tous les autres. Si avant, sou cette forme, j'étais par chance peut connu des autres classe maintenant c'est sur que je vais être la risée de tous le lycée. Ema se redresse de toute sa grande taille, met ses mains sur ses hanche pour asséné la phrase finalement.

- Et puis maintenant je sors avec Castiel, déclare t elle pas peu fière. Alors maintenant laisse moi tranquille ou tu auras affaire à lui.

Je déglutis, Castiel ? Le Castiel ? Celui que tout le lycée connaît grâce à ses cheveux rouges et son esprit rebelle qui fait de lui le plus grand collectionneur d'heure de colle de toute la ville. Il est réputé pour être une brute mais paradoxalement a beaucoup de prétendantes. Faut croire d être un bad boy ça attire. Avant je n'en avais rien à faire de lui, mais bizarrement entendre son nom maintenant m'angoisse.

Et Ema sortirais avec lui. Mon dieu, si comme elle le dit je l'ai harcelé dans ma fausse vraie vie, je ne donne pas chère de ma peau la prochaine fois que je le croise.

Je n attends pas d'en entendre d'avantage et je m'enfuis pour retourner dans ma salle de classe.

J'y arrive après la sonnerie, le professeur est déjà arriver et me réprimande pour mon retard. Les autres élèves déjà assis à leur place me regarde en souriant et je sens un frisson me traversé le dos. J'ai un mauvais pressentiment, pourquoi on t-ils tous un air amusé, presque sadique pour certains.

Je le découvre vite en m'asseyant à mon bureau: mes affaires ne sont plus dessus. Je regarde au sol et découvre ma trousse éventré. Je tourne la tête mais ne découvre pas le reste de mes affaires. Je fouille dans mon sac et le découvre vidé lui aussi. Plus un seul cahier ni livre. Je relève les yeux et aperçois un de mes stylo dans les mains de la fille devant. Son amie a côté elle utilise ma règle. J'observe le reste de la classe et réalise qu'ils ont partager mes affaires entre eux.

Je soupire dépité, j'ai rien fait pour mériter ça, les humains sont vraiment cruels entre eux.

Évidemment le prof ne manque pas de m'engueuler parce que je n'ai pas mes affaires. Je ne peut rien dire, je n'ai pas envie de me mettre encore plus la classe à dos.

A la fin du cour mes camarades laissent pour la plupart mes affaires sur leur table ou parfois, souvent, par terre et je les récupère une a une. Je suis bien sûr le dernier à sortir de la salle. Le prof me regarde sévèrement tandis que je passe devant lui, il a du m'attendre pour fermer la porte à clé et sûrement qu'à cause de moi il aura quelques minutes de retard pour aller manger. S'il m'avait aidé ça aurait était plus vite aussi.

~oOo~

Pendant une semaine je subissais les regards lourd et moqueur des autres élèves, ont me bousculais dans les couloirs et je revenais chez moi le soir couvert de bleus. J'évitais le plus possible les autres mais je ne pouvais pas éviter leurs moqueries, j'avais l'impression que tout le lycée c'était donné le mot pour me martyrisé.

Aujourd'hui ont est vendredi, j'ai passé les cinq plus longs jours de ma vie et mon seul réconfort est de me dire que demain serra le week-end. Ce matin mon portable a mystérieusement disparut. Enfin.. Je sais qu'on me l'a voler. Mais je ne peut rien dire car je n'ai aucune idée du coupable. Et puis, depuis ma transformation le seul numéro qui était entré dedans était celui de ma mère. Alors sûrement que le voleur serra mieux s'en servir que moi.

Je me dirige vers le self en soupirant. Durant toute la semaine j'ai évité de me rendre dans les endroits les plus fréquentés du lycée, et le réfectoire en fait partie. Mais ce matin j'étais en retard et je n'ai pas pu manger. Résultat je meurs de faim. Je me rends donc vers le self presque à reculons.

J'ai attendu la fin du service de midi mais il y a toujours beaucoup de monde. Je baisse la tête pour éviter le regard des autres mais je ne peut pas ne pas entendre leurs remarques. Je prends mon plateau et des plats puis me dirige vers le fond du réfectoire à la recherche d'une place.

J'en repère une près du mur, avec personne autour et me dirige vers elle quant mon pied ce cogne contre un obstacle et me fait trébucher. Je me rattrape rapidement mais je ne peut pas empêcher mon plateau de s'envoler, ni le plat de pâtes qui décolle et va s'écraser sur un tee-shirt d'un célèbre groupe de rock.

Je me fige et lève les yeux vers son propriétaire et rencontre deux orbes d'aciers furieuses, qui ne peuvent appartenir qu'a une seule personne. Castiel. Et merde.

Le rebelle ce lève brusquement en repoussant sa chaise qui racle bruyamment le sol. Dans ses yeux je peut lire milles et unes promesses d'une mort certaines. Je déglutis et me redresse. Je ne réfléchis pas et abandonne les restes de mon plateau par terre pour partir en courant.