Je ne suis pas quelque un de gentil.
Ni de tendre.
Ni même de sympathique.
Je ne suis pas non plus un vrai méchant.
J'ai ma propre échelle de valeur, bien qu'elle diffère du commun des mortels: dans mon cas, comme dans celui de ma famille,ce qui prime, c'est notre attachement.
Nous sommes liés, soudés.
Par ce que nous avons vécu enfants, et par la vie que nous menons à présent.
Notre mot d'ordre c'est de faire front ensemble. Pour nous, les termes « soudés » et « entre aide » ne sont pas que des mots.
De nous cinq, je suis sans aucun doute le plus virulent, le plus en colère surtout.
Je ne suis pas le chef. Il n'y a pas de chef parmi nous. S'il y en avait un, ce serait certainement Rosalie, la plus froide, la plus calculatrice d'entre nous, celle qui a les pieds sur terre.
J'aime mon frère et ma sœur.
Emmett et mon confident, mon ami, et mon frère.
Alice est celle qui me fait rire, qui me rappelle que la vie peut être belle et mérite d'être vécue.
Jasper est mon double, nous nous ressemblons sans doute un peu trop pour nous entendre vraiment, mais notre amitié et notre attachement ne sont pas vains.
Rosalie est celle qui m'énerve le plus, bien que mon respect et mon amour pour elle soient sincères.
Et puis, maintenant, il y a Bella Swan.
Cette fille est ma punition.
Mon enfer personnel sur terre.
Je suis incapable de me maîtriser face à elle.
Enfin si, juste assez pour ne pas la prendre aussi sauvagement que j'en ai envie.
Je suis un homme normalement constitué de 22 ans, autant dire que je suis très attiré par la gente féminine, et par le sexe en particulier, mais bon, je n'ai pas 14 ans et je suis capable de gérer mon attirance.
En temps normal…
Parce que là…
Le pire de tout, c'est que cette fille n'est pas du tout mon genre.
Je suis plutôt, en temps normal, attiré par les filles aux cheveux et aux yeux clairs, assez grandes (je mesure moi-même plus d'1m85), et sure d'elles et de leur sexualité. Plus âgées que moi (pour l'expérience au lit) si possible.
Et là, cette fille est une gamine,vierge, brune aux yeux marrons, petite, maigrichonne ou presque ,mais bon, avec des seins et des fesses à me rendre dingue…
Dingue.
Voilà, c'est exactement ça.
Bella Swan me rend totalement fou.
Elle m'attire autant que je la déteste.
Je la déteste de m'obliger à la désirer autant…
Je ne supporte pas que cette gosse ait autant de pouvoir sur moi.
La seule bonne nouvelle, c'est qu'elle ne se rend pas compte justement de son pouvoir.
Les premiers temps, je passais ma colère et ma rage sur elle, lui hurlant dessus et la menaçant.
Je n'étais pas sympa avec elle, pas le moins du monde…
Ma famille était folle de rage après moi, surtout Rose.
J'ai été incapable de leur expliquer ce qui m'avait prit d'enlever cette fille comme ça.
Jamais nous n'avons prit d'otage, ou prévu de le faire.
Ça juste été plus fort que moi.
A la seconde ou j'ai vu cette petite silhouette, penchée sur le chien de ma sœur, je l'ai voulue. Il me la fallait, et je n'ai rien d'autre à expliquer.
Elle est courageuse.
Je vois bien qu'elle se bat pour tenter de retrouver sa liberté, pour prendre le dessus dans notre relation.
Mais jamais je ne la laisserai partir, jamais.
Je la veux, pour moi, à moi, pour toujours.
Elle ne le sait pas encore, mais elle est à moi.
Je ne veux pas la brusquer, pas lui faire de mal, mais je la veux.
Je veux la voir jouir, je veux la prendre, la baiser, tous les jours de ma vie.
Je suis une ordure sans doute. Mais je veux son plaisir aussi. Je sais qu'elle va aimer faire l'amour. Ça se voit.
Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête.
Je voudrais tant le savoir.
Elle est extraordinaire. Elle est impressionnante.
Je veux la voir devenir une des nôtres. C'Est-ce qui va se passer, inévitablement.
Je vais faire ce qu'il faut pour.
Mais je ne veux pas qu'elle s'aperçoive de l'effet qu'elle a sur moi.
Elle sait bien sur que je la désire incroyablement: je le lui ai dit, et puis je ne peux pas le cacher de toutes façons, mais c'est plus fort que ça. Le désir qu'elle m'inspire est d'une autre nature. Je voudrais pouvoir l'absorber, faire d'elle une partie de moi-même.
Je veux manipuler son corps à ma guise, je veux qu'elle accepte tout le plaisir que je veux lui donner, et que je veux qu'elle me donne. Je veux aussi qu'elle n'ait plus jamais envie de partir.
Je veux la soumettre.
Pas au sens mauvais du terme, mais je veux la mettre de mon coté. Je ne suis pas sur de m'y prendre comme il le faudrait. Sans doute devrais-je être plus gentil avec elle. Je le suis ,je crois, par moments. Je ne peux pas supporter l'idée qu'elle souffre. Physiquement ou moralement.
Et pourtant je suis la cause de sa douleur.
C'est moi qui ait ravagé sa vie. C'est à cause de moi qu'elle pleure la nuit dans son sommeil, appelant sa mère…
La première nuit j'ai cru devenir fou, du moins plus que je ne l'étais déjà.
Elle a pleuré presque toute la nuit dans son sommeil, malgré les somnifères.
J'ai même finit par la prendre dans mes bras pour la calmer. Et j'ai du lutter à la fois contre le désir qui me hurlait de lui arracher son pyjama et de la prendre comme une bête sur le champ et contre la colère que je m'inspirais moi-même.
J'ai été Bella.
J'ai été à sa place.
Et la colère que je ressens est celle que je n'ai pas eu, à l'époque.
Je veux que Bella devienne comme moi, pour justifier mes actions passées, présentes et même futures.
Je veux voir cette gamine innocente devenir elle aussi une braqueuse de banque, je veux la voir perdre sa pureté et devenir aussi accro au sexe avec moi que je le serai au sexe avec elle.
Je ne peux plus lutter contre le désir qu'elle m'inspire.
On a commencé à passer à l'acte. On y va doucement. J'adore la voir découvrir les sensations que son corps est capable de lui procurer, j'adore savoir que je suis celui qui lui donne son plaisir.
Elle est si belle, juste après l'orgasme, rouge et en sueur, tellement désarmante et touchante.
Je la trouve belle, tellement belle. Je n'avais jamais vu une fille aussi belle. Elle est parfaite dans son imperfection.
Elle est faite pour moi.
J'aime tant la manière dont elle me suce. Je suis incapable de me maîtriser.
La toute première fois j'ai ressenti un tel sentiment de puissance à me déverser dans sa bouche…Je n'aurais pas du le faire, sans doute, mais c'était trop fort.
Je voulais que la lueur presque enfantine dans son regard disparaisse…
Je n'aurais pas pensé qu'elle soit capable d'avaler,mais elle l'a fait.
Elle me surprend, elle m'étonne.
Elle ne sait pas s'y prendre, avec le sexe, mais je sais qu'elle sera divine…
Elle se laisse aller au désir et au plaisir.
Elle est motivée sans doute par l'idée de m'amadouer, de pouvoir un jour partir.
Mais il n'y a pas que ça.
Elle AIME ce qu'on fait ensemble.
Elle est à la hauteur. Elle a initié nos premiers rapprochements, même si c'était inconsciement. Elle me tient tête.
Alice et Rosalie m'ont menacé, le premier soir, quand j'ai dit que j'allais dormir avec elle, pour la surveiller. Mais je ne veux pas la violer. Je lui force la main, sans doute, mais elle aime véritablement ce que je lui fais subir.
J'adore la lécher.
Son goût est incroyable.
Son odeur m'enivre.
Son corps m'attire puissamment
Je ne peux plus me passer de la toucher, de la caresser.
J'ai tout le temps envie de la tenir dans mes bras, de caresser ses cheveux, de l'embrasser.
J'aime ce que nos baisers me font ressentir.
J'aime le désir qui m'embrase immédiatement, j'aime la façon dont mon cœur se met à battre, comme il n'avait jamais battu.
Mais ce que je préfère c'est la manière dont sa langue tournoie autour de la mienne, timide mais déjà passionnée.
Quand je quitte ses lèvres, j'adore littéralement voir son visage, ses yeux encore clos, ses lèvres entrouvertes, et surtout cette expression d'abandon,de confiance.
Je ne sais pas identifier le sentiment qui me broie la poitrine dans ces moments là.
La puissance de mon désir me fait presque peur. L'envie de la prendre, encore et encore, le besoin de l'embrasser de nouveau, et puis quelque chose de si fort, de si puissant qui monte en moi, et que je ne sais pas nommer, que je n'avais jamais ressenti.
Puis, elle ouvre ses yeux si profonds, et j'y lis souvent la peur, parfois l'incompréhension, toujours le doute.
Alors la colère m'étreint encore.
La colère envers moi même de ne pas être capable de lui donner confiance en moi.
La rage envers le destin, qui aurait pu me la faire connaître autrement.
Et puis, toujours ce drôle de sentiment, qui me coupe parfois le souffle, et qui me fait désirer tout à la fois la protéger, la soumettre à ma volonté, me noyer dans son regard et jouir encore et encore de son corps fait pour le mien.
Je ne sais pas ce qu'est-ce sentiment, si ce n'est qu'il me fait aussi peur qu'il m'exalte.
Bella est ma faiblesse.
Elle est aussi ma force.
Elle est à moi.
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Est-il vraiment utile que je précise qu'Edward est amoureux, bien qu'il n'en ai pas (encore) conscience?^^
