Edward n'est pas quelque un de gentil et d'équilibré, je pensais que vous l'aviez remarqué. Il contraint (sans violence) Bella à certaines pratiques, parce qu'il essaye de garder le pouvoir.

Dans le dernier chapitre, il a exigé qu'elle change son tampon devant lui, non pas pour l'humilier, mais pour lui monter que c'est lui qui décide ( je précise qu'il n'a pas regardé). Mais c'était surtout en rapport avec une blague racontée à Alaiena la veille: « ce sont trois vampires qui arrivent dans un bar. Deux demandent une tasse de sang, le dernier commande une tasse d'eau bouillante. Les deux autres le regardent de travers: « t'es plus des nôtres » et le troisième, sortant un tampon usagé de sa poche: « hé! Relaaax! si on peut plus se faire une petite infusion!!! ». Elle est très fine ,hein?!!!^^

Bisous à Alaiena, justement.

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J'ai commencé à me sentir mal dès le début du trajet. Au fur et à mesure que la journée avançait, je me sentais de plus en plus malade.

J'avais mal au ventre, et le paracétamol ne me soulageait plus du tout.

La nausée me tordait en deux.

Au début, j'ai essayé de cacher mon état, mais il s'en est aperçu quand même.

En début d'après-midi je claquais des dents et pleurais de douleur.

Ils se sont arrêtés pour faire le point.

La température était clémente, mais je grelottais de froid.

Ce que je ne leur ai pas dit, c'est que mes nerfs lâchaient tout simplement.

Alice est venue me parler, tandis que j'étais allongée de tout mon long sur la banquette du van.

Il était sorti, presque flanqué dehors par sa sœur.

Alice s'inquiétait, mais elle se doutait que mon mal était plus psychologique que physique.

Je ne souhaitais qu'une chose: me réveiller de ce long cauchemar.

En même temps,l'idée de ne plus voir Alice me rendait incroyablement triste.

Même la pensée de ne plus le voir LUI me rendait malade.

Si là, maintenant, on m'avait ouvert le porte et proposé de m'en aller, je ne savais pas ce que j'aurais fait.

Pire: j 'ignorais ce que j'aurais eu envie de faire…

De toutes façons, je n'avais pas le choix…

Le manque de liberté me rendait folle.

En fait j'aurais voulu que les choses se soient passées autrement.

J'aurais voulu les rencontrer dans d'autres circonstances. Devenir leur amie.

Mais en gardant mon libre arbitre.

Parce que faire partie de leur famille était tentant.

Ils s'aimaient. Pour de vrai. Cela se voyait.

Ils riaient ensemble, ils avaient une complicité palpable.

Ils se serraient les coudes.

Ils m'attiraient.

Auprès d'eux, j'étais quelque un d'autre.

J'étais une adulte.

Mais dans le « bon » sens du terme. Dans le sens ou ils me traitaient comme une adulte. Bien sur, je ne pouvais pas faire certaines choses, comme aller sur internet mais quand Emmett parlait crûment de sexe, personne ne lui faisait remarquer que j'étais là, et que je n'aurais pas du entendre ce genre de propos.

Il y avait des avantages indéniables:plus de courses, plus de cuisine, plus de lessive.

Plus de contraintes.

De l'argent.

A gogo.

Alice m'avait dit qu'elle allait m'acheter des vêtements,quand on serait installés dans cette maison d'Oceanside. J'avais haussé les épaules, mais en fait cette idée me plaisait bien.

Il m'avait dit que je pourrais aussi commander tous les livres que je voudrais.

Je n'étais pas quelque un de vénal, loin de là, j'avais toujours vécu dans la simplicité, mais être à leurs cotés m'ouvraient d'autres portes.

J'avais eu un but, depuis mon entrée au collège: aller en fac de langues. J'aimais le français et l'espagnol. J'avais eu l'ambition de devenir traductrice. Je n'étais pas quelque un de très sociable, et j'aimais l'idée de travailler seule chez moi, sans patron ou collègues pour me casser les pieds.

Mes sanglots ont redoublés en pensant que, à présent, j'aurais même retrouvé avec plaisir le Lycée.

Puis j'ai réalisé que ça n'était pas le Lycée qui me manquait. C'était les trajets pour m'y rendre, c'était la possibilité de m'y rendre…Les autres élèves ne me manquaient pas: je n'avais pas d'amis. Mais les études me manquaient.

Ma situation était plus facile les jours précédents: je me battais pour retrouver ma vie d'avant. Tout ce que je faisais y comprit mes relations intimes avec lui, allaient dans ce sens. Le fait que j'y prenne un plaisir presque indécent était un bonus, mais je me disais que je faisais cela pour endormir sa méfiance.

Mais à présent je ne savais plus. Je ne savais plus si j'avais vraiment envie de les quitter.

Mon ancienne vie m'apparaissait terne et sans éclat. Mes parents étaient gentils, mais l'égoïsme de ma mère me paraissait évident, à présent. Mon père ne me traitait comme sa fille que pour m'éloigner des garçons. Le reste du temps, j'étais une parfaite petite ménagère, et à présent je trouvais cela insupportable. A 16 ans, je n'avais pas à m'occuper ainsi de la maison. J'étais sure, pourtant ,de l'amour de mes parents. Mais aimer ne suffit pas toujours. Je voulais autre chose, à présent.

Me retrouver confrontée à cette réalité me rendait malade.

Je savais quand j'avais commencé à voir les choses telles qu'elles étaient:quand Rosalie m'avait déposé un baiser sur la joue. Si même elle pouvait m'intégrer dans leur famille, alors je pouvais m'y faire une place.

Je voulais devenir amie avec elle et Alice.

Je voulais qu'Emmett devienne mon grand frère. Je souhaitais voir ma relation avec Jasper évoluer vers la complicité.

Et Edward. Je le désirais. Inutile de me voiler la face. Je crevais d'envie de coucher avec lui. Qu'il me prenne ma virginité, et qu'ensuite je puisse prendre du plaisir.

Et souhaiter tout cela me donnait l'impression d'être un monstre.

Comment pouvais-je désirer devenir comme eux. Eux, dont la vie était celle de fuyards? Eux qui risquaient la prison à vie, voire la peine de mort? Eux qui volaient, bafouaient les lois et terrorisaient les gens?

Et pourtant, oui…Oui je voulais devenir l'une d'entre eux.

Je me débattais encore contre cette idée.

C'était tout ce qui restait de l'ancienne Bella Swan.

Pendant que je méditais ainsi, Alice me passait sur le front un linge humide.

Au bout de presque une heure, Edward nous a rejoint. Son front était barré d'un pli soucieux.

Il a regardé sa sœur et d'un ton sans réplique a dit:

« je l'emmène consulter un médecin. Moi seul. Je prends le risque. Elle ne peut pas rester comme ça. »

On est monté dans la Volvo argentée, lui au volant, moi à coté de lui.

Il a conduit en silence jusqu'à la ville la plus proche, nommée Oroville, dans la région de Sacramento.

Je grelottais toujours.

J'aurais voulu pouvoir cesser de penser.

Je ne pouvais m'empêcher de me demander ce qu'était Edward pour moi.

Mon agresseur? Mon bourreau?Mon petit ami?

Je ne savais plus. Ne pas savoir me rendait folle.

Il s'est garé à proximité d'un centre médical.

Nous avons patienté dans la salle d'attente. Il n'a pas lâché ma main.

Quand ça a été mon tour je ne savais pas quoi dire au médecin.

Edward lui a dit que j'étais malade suite à un choc psychologique.

Évidemment, le médecin a demandé quel genre de choc…

Je n'ai pas laissé Edward répondre:

« j'ai appris la mort de ma grand-mère…Elle a été renversée par une voiture, dont le conducteur a prit la fuite. »

J'ai aussitôt fondu en larmes. Ce n'était pas vrai, cependant ma grand-mère était effectivement morte ,plusieurs années auparavant,mais dans son lit, d'un arrêt cardiaque.

Edward m'a dévisagée, interloqué.

Le médecin m'a examinée.

Edward est resté debout, les bras ballant, quand je suis passée derrière le paravent avec le médecin.

A moi voix, celui-ci m'a demandé tout en prenant ma tension:

« qui Est-ce jeune homme pour toi? »

Avec autant de naturel que j'ai pu, j'ai dit:

« mon cousin. Je passe le WE chez lui et sa copine »

Il n'a pas eu l'air convaincu, mais ne m'a rien demandé de plus.

J'ai expliqué avoir très mal au ventre, parce que j'étais réglée.

Il m'a demandé à quand remontait mon dernier rapport sexuel et j'ai répondu être vierge. Ça a eu l'air de le rassurer.

Il m'a prescrit des médicaments plus forts pour la douleur, et un anxiolytique léger pour me remettre du choc.

Quand on est revenus prêt d'Edward il a demandé à ce dernier à lui parler, seul à seul.

Avant qu'Edward ait eu le temps de réagir, le médecin m'avait poussée dans le couloir, me demandant de patienter dans la salle d'attente.

Je suis restée dans le couloir, désorientée.

J'ai réfléchit rapidement.

J'avais plusieurs options.

La plus évidente était de me confier à quelque un dans la salle d'attente. Hors de question. Edward passerait sur la chaise électrique.

Fuir. Hors de question aussi. Je n'avais ni argent, ni vivres, ni moyen de locomotion, ni même la possibilité de joindre mon père.

Attendre sagement dans la salle d'attente. Ben non, tiens!

J'ai décidé de jouer un tour à Edward.

Je suis allée l'attendre à coté de la voiture.

Il est arrivé en courant, moins de 10 minutes après, une expression de panique sur le visage.

Je l'ai regardée,innocente:

« ça puait dans la salle d'attente »

Il n'a pas répondu et a ouvert les portes,se laissant tomber sur le siège conducteur.

Une fois dans la voiture, je l'ai questionné:

« il t'a parlé de quoi? »

Il n'a pas répondu.

Ses mains tremblaient sur le volant.

En un éclair j'ai réalisé que je venais de laisser passer ce qui serait peut-être ma seule chance de m'enfuir.

La tête m'a tournée.

La nausée m'a tordue le ventre.

Sans que je puisse me retenir j'ai violement vomit, sans même avoir le temps d'attraper mon pull posé à l'arrière pour vomir dedans.

Edward été aspergé.

Il a crié, de surprise et de peur.

J'étouffais tant c'était violent.

Puis je me suis mise à sangloter.

J'évacuais la colère et la peur.

Il jurait doucement et je l'ai senti me prendre par les épaules.

Il m'a maladroitement tapoté le dos.

Je savais qu'il ne supportait pas de me voir pleurer. Ça le mettait en colère .

Mais les larmes me faisaient du bien.

Il a finit par me dire:

« on va rejoindre les autres, Alice s'occupera de toi! »

En moins de cinq minutes on se garait à coté du van.

Rosalie a ouvert la portière et a reculé en grimaçant.

Il m'a aidée à sortir.

Jasper s'est approché, à distance raisonnable:

« ben dis donc…ça lui a fait du bien de voir un médecin! »

Edward les a regardé et il m'a serrée contre lui.

Quand il a parlé, sa voix était plus rauque que d'habitude:

« elle aurait pu partir, mais elle ne l'a pas fait… »

Le silence s'est alors installé, seulement entrecoupé de mes sanglots de désespoir.

La première a rompre le silence a été Alice:

« tu regrettes? »

J'ai abord agité la tête pour dire non, puis pour dire oui .

Parce que c'était ça: je ne savais pas si je regrettais ou pas, si je voulais rester ou pas.

Les trois garçons ont commencé à nettoyer la voiture.

J'avais vomit par terre et ils ont carrément jeté les tapis de sol.

Emmett est allé acheter du produit nettoyant et des tapis neufs.

Edward est allé se changer dans les toilettes.

Alice m'a sorti une tenue propre et elle et Rosalie m'ont accompagnée dans les toilettes quand il est revenu.

J'ai enfilé un jean noir et une chemise longue bleu marine. Quand je suis ressortie, j'ai moi-même jeté dans la poubelle mes vêtements . C'était ceux que je portais le jour de mon enlèvement.

La seule chose qui me restait de mon ancienne vie.

Je me suis regardée dans le miroir.

J'ai passé de l'eau sur mon visage et dans mes me suis brossée les dents.

J'ai regardé les filles:

« je veux laisser repousser mes cheveux »

Elles ont approuvé silencieusement.

J'ai demandé à Rosalie de me prêter son maquillage.

Elle l'a fait, me regardant d'un air légèrement surpris.

Je me suis mit un peu de mascara, et du gloss naturel.

Puis je me suis adressée à Alice:

« je voudrais que tu m'achètes du maquillage rien que pour moi! »

« bien sur! »

On est retourné aux voitures.

Edward m'a dit qu'on allait monter dans la Volvo, tous les deux.

Je n'ai pas répondu, mais je l'ai fixé un moment.

Il a détourné le regard le premier alors je lui ai dit:

« je veux étudier. Trouve une solution! »

Il ma regardée dans les yeux:

« bien sur! Par correspondance, c'est pas un problème »

On est monté dans la voiture.

« je veux pouvoir rassurer mes parents régulièrement! »

« on se débrouillera! »

J'ai hésité un moment, le regardant à la dérobée, de temps à autre.

Il était concentré sur la conduite.

Son visage m'a paru jeune. Pour la première fois, je lui ai accordé un peu d'innocence.

J'ai taché d'avoir une voix ferme sans y parvenir. Mais j'ai néanmoins dit:

« je ne veux plus avaler. Plus jamais. Sauf si JE le décide »

Il a grimacé.

J'ai tapé du pied.

« Ok »

a-t-il dit en soupirant.

Puis il m'a lancé un sourire éblouissant.

« on fera autre chose…Ça te plaira sans doute plus! »

L'heure était aux revendications.

Si je devais rester avec eux, ce serait, en partie, à mes conditions.

J'ai inspiré.

« c'est quoi, ton nom de famille? »

Il m'a regardée rapidement. Mon cœur battait. Il a finit par murmurer:

« Cullen… »

« c'est moche! »

Il a rit, et moi aussi.

Bella Cullen.

En fait, ça me plaisait bien.

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Mise en place du syndrome de Stockholm, pour de bon. Ce n'est pas sans douleur. Pas de lemon dans ce chapitre, mais c'est pour mieux se rattraper dans le prochain!!!

Je pars en vacances en début de semaine, je ne sais pas si j'aurai le temps d'écrire un utre chapitre d'ici là!!!