Pendant plusieurs jours après notre arrivée à Oceanside, j'ai continué à être malade.
Je n'avais même pas réalisé, le soir de notre arrivée, que notre périple était terminé.
Le premier soir, nous avons encore dormit dans un motel.
Je sais que Rose et Alice ont aidé Edward à me laver, me coucher, parce que la fièvre me faisait trembler, et délirer.
J'ai dormit dans les bras d'Edward. Il était protecteur et inquiet, aussi.
Le lendemain, pendant que les quatre autres étaient allés acheter le mobilier et mettre un maximum de choses en place dans la nouvelle maison, Edward s'est occupé de moi. Je sais qu'il m'a nourri à la petite cuillère, me donnant des yaourts et des compotes. Il a du broyer les comprimés pour me les faire avaler.
En fin d'après-midi, il m'a amené à la nouvelle maison.
Je ne me souviens presque pas de notre arrivée. Je sais juste, parce qu'on me l'a beaucoup raconté en riant par la suite, que j'ai demandé si c'était la maison de Brad Pitt et Angelina Jolie…
Edward m'a directement amenée à la salle de bain, et après la douche il m'a couchée dans notre nouvelle chambre ,ou j'ai dormit plusieurs jours.
Je me souviens que je me réveillais, et n'avait qu'une hâte: me rendormir.
Personne, pas même moi, n'était dupe: en dormant, je fuyais la réalité.
J'en avais sans doute besoin.
Et puis, une nuit, la 3° après notre arrivée, j'ai rêvé.
C'était, pour la première fois depuis mon enlèvement, un rêve agréable, et non pas un de ces cauchemars angoissants qui peuplaient mes nuits depuis une semaine.
J'étais allongée ,au soleil, dans une pairie magnifique. Il y avait des millions de pâquerettes et le ciel était d'un bleu profond. Le soleil réchauffait ma peau. J'entendais les oiseaux chanter. Et je n'étais pas seule.
Edward était là.
Tout à coté de moi, je me pressais contre lui.
Par moments, nous nous regardions et échangions un baiser.
J'étais bien.
Vraiment bien.
Heureuse et détendue.
Je me suis réveillée.
Sur la table de nuit d'Edward, un réveil digital indiquait 3H52.
Il dormait. Je l'ai regardé.
Il paraissait si jeune.
Si doux. Si innocent. Si vulnérable.
J'ai cherché dans son visage les traits du petit garçon de 10 ans qui avait été otage 29H00 durant.
Je n'ai pas eu de mal à les trouver.
Je me suis levée en silence et j'ai trouvé la salle de bain.
Je me suis regardée dans le miroir.
Mes traits étaient moins tirés, mes cheveux avaient un peu repoussé, je me plaisais plus qu'avant.
Je suis descendue à la cuisine et j'ai bu un verre de lait.
Dans le tiroir de la cuisine, il y avait des couteaux.
J'ai, pour la dernière fois et j'en avais conscience, laissé mon esprit vagabonder, et me suis imaginée prendre le couteau, égorger les autres habitants de cette maison et m'enfuir.
J'ai secoué la tête, horrifiée.
Je ne pouvais plus les détester depuis plusieurs jours.
Mon cœur s'est mit à battre.
A présent, j'allais pouvoir les aimer.
Je suis remontée me coucher, mais j'avais tant dormit ces derniers jours que j'ai pas pu trouver le sommeil à nouveau.
A 6H30 je suis redescendue silencieusement à la cuisine, et j'ai préparé un vrai petit déjeuner.
Des œufs, du bacon, des pancakes, des muffins et du thé.
Le premier à descendre a été Jasper.
Ses yeux bleus se sont agrandis en me découvrant à la table de la cuisine, puis il m'a sourit.
Il était le seul à présent, avec qui je n'étais pas à l'aise.
Il s'est assis en face de moi et a prit un muffin.
« tu cuisines bien Bella. C'est très bon! Et je suis heureux de te voir guérie »
« merci »
Alice et Rosalie sont descendues ensemble.
Elles ont prit du thé et des pancakes.
Elles aussi m'ont félicitée.
Peu prés, quelque un a dévalé les escaliers et nous avons vu Edward arriver en courant, l'air affolé.
Il a eu l'air soulagé en me découvrant sagement à table avec les autres.
Il a hésité, puis est venu m'embrasser.
J'ai fermé les yeux pour goûter pleinement ce baiser, le premier depuis plusieurs jours.
« tu vas mieux on dirait! C'est mieux de te voir comme ça tu sais! »
Il a fait bouger Alice pour s'asseoir à coté de moi.
Il a mangé de tout et m'a plusieurs fois félicitée.
Sous la table, sa main ne quittait ma cuisse que pour venir caresser mon intimité à travers le shorty.
Quand Emmett est enfin descendu, prêt d'une heure après Jasper, et que ce dernier lui a dit que j'avais tout préparé, il a mangé un muffin en deux bouchées, m'a ébouriffée les cheveux, puis s'est adressé à son frère:
« tu as bien fait Edward, c'est un vrai cordon bleu! »
Tout le monde a rit, moi la première.
J'ai enfin découvert la maison.
Elle était énorme, avec 6 chambres, 2 bureaux, 4 salles de bains, une véranda immense faisant office de salon d'hiver avec jacuzzi ,un double living ,une cuisine équipée, et un grand terrain arboré donnant sur la plage, avec une belle piscine…
Je suis tombée sous le charme.
Malgré sa taille, cette maison avait du cachet.
Alice et Rosalie avaient commencé la déco.
Dans notre chambre, à Edward et à moi, tout était à faire. Visiblement, elles m'avaient laissé le champ libre.
Il n'y avait que notre lit, King size, et un fauteuil club.
Après le petit déjeuner je me suis quand même sentie fatiguée.
Edward a décidé de rester pour veiller sur moi.
Les quatre autres sont partis faire des courses.
Pour la maison ,pour moi, et pour le plaisir, comme on peut le faire quand on a plus de 3 millions de dollars en petites coupures planqués dans sa maison…
Alice a noté ma taille de vêtement, de sous- vêtements et ma pointure, ainsi que les couleurs que j'aimais.
J'étais un peu inquiète, quand même.
Je me suis allongée et je me suis endormie rapidement.
Je me suis réveillée à 11H00, en pleine forme.
Je me suis étirée, et j'ai regardé par la fenêtre un long moment, contemplant l'océan.
La maison était très isolée, on ne voyait pas âme qui vive ,ou que l'on porte les yeux.
Il y avait l'océan, la plage et le chemin qui devait rejoindre la route.
Je suis descendue silencieusement et j'ai découvert Edward assis dans le salon.
Il tenait une photo à la main.
Il ne m'avait pas entendue venir.
Je me suis approchée, sans faire de bruit, mais sans chercher à cacher ma présence non plus.
Il relevé la tête et j'ai été choquée de voir des larmes briller dans ses yeux verts.
Il s'est levé et s'est approché de moi en deux enjambées. Il m'a attrapée et serrée contre lui, cherchant mes lèvres avec une avidité proche du désespoir.
Nos langues ont commencé à batailler avec furie. Les mains d'Edward ont soulevé mon tee shirt et trouvé mes seins, les caressant sensuellement, faisant naître dans mon ventre la morsure du désir.
Ce baiser était d'une telle intensité érotique que je ne me faisais aucune illusion sur la suite des événements.
Au bout de plusieurs minutes il a rompu le baiser et a reculé d'un pas. Ses yeux ont détaillé mon visage,et ce qu'il y a vu a du le rassurer parce qu' il m'a prit dans ses bras et m'a amenée à l'étage.
J'ai posé mon nez contre son épaule et j'ai humé son odeur.
J'aimais son parfum, à la fois très masculin, très érotique mais rassurant aussi.
J'avais envie de lui.
De l'homme qu'il était, pas de celui qui m'avait enlevée et terrorisée.
Celui qui était doux,gentil et lumineux, qui prenait soin de moi me plaisait. Et je n'avais pas vu l'autre, le sombre, depuis plusieurs jours.
Il m'a posée sur notre lit et j'ai moi-même ôté mon tee shirt.
Il me souriait, et ses yeux brillaient de désir.
Il a retiré mon shorty et tout de suite sa tête a disparu entre mes cuisses.
Il a joué avec mon clitoris, me faisant crier et sursauter.
Puis, se relevant, il a ôté son pantalon noir et sa chemise bleue.
Je me suis agenouillée et il m'a rejoint sur le lit ,prenant à nouveau mes lèvres.
J'ai quitté sa bouche pour le pousser, le forçant à s'allonger, et j'ai caressé sa queue.
Je n'hésitais pas, malgré l'angoisse qui commençait à me serrer le ventre.
Ma main s'est enroulée autour de sa verge, et l'autre a caressé ses testicules.
Il grogné de contentement.
Je regardais son sexe grossir encore sous mes doigts , et le liquide séminal apparaître, rendant le bout de sa verge brillant.
Il ne m'a pas laissée continuer longtemps.
Lui non plus n'avait pas eu de rapports depuis plusieurs jours et j'ai comprit qu'il craignait de venir trop vite.
Il m'a sourit et a passé un doigt sur ma joue.
J'ai souri moi aussi,bravache.
Je l'ai regardé tandis qu'il installait les coussins avant de m'y adosser.
Il était incroyablement beau. Mon cœur battait en le regardant. Je n'étais pas amoureuse de lui, mais je le désirais comme je n'avais jamais désiré un homme.
Il m'a poussée contre les coussins et je me suis laissée aller…
Sa bouche a goûté mes seins,l'un après l'autre, me faisant gémir.
J'ai fermé mon esprit à tout ce qui n'était pas le moment présent.
Plus de questions, plus d'angoisses ou de projets. J'ai effacé de ma mémoire la manière dont j'avais imaginé ma première fois.
J'avais envie de faire l'amour avec lui, maintenant, et mes raisons, bonnes ou mauvaises, ne comptaient plus: je désirais trop passer à l'acte, mon corps me le criait haut et fort.
J'ai passé ma main dans ses cheveux quand il s'est à nouveau attaqué à mon clitoris.
Il savait exactement comment me faire prendre du plaisir et très vite je me suis sentie couler. Le désir me rendait folle. Je me tortillais sous ses coups de langue habiles.
Ses doigts écartaient doucement mes petites lèvres, lui donnant librement accès à mon bouton de plaisir.
Ses caresses étaient différentes des fois précédentes. Les autres jours il voulait m'amener à l'orgasme par ses caresses, cette fois, il voulait avant tout faire naître le désir dans mon corps.
La brûlure est devenue insupportable et je n'ai pu que le supplier:
« je veux plus! Je t'en prie! J'ai besoin de plus! »
Il s'est agenouillé à coté de moi et a passé une main dans mes cheveux, l'autre sur mes seins sensibles, qui se sont durcis à son contact.
« je sais que tu en veux davantage, mais d'abord suce moi un peu! »
J'ai obéit, prenant avec délectation s queue dans ma bouche, faisant tourner ma langue autour de son gland surchauffé.
Il s'est arraché à ma caresse au bout de quelques secondes seulement.
Haletante, je l'ai regardé sortir un préservatif de son emballage. Mon cœur battait à toute allure.
J'ai observé son sexe, qui m'a paru plus gros encore que d'ordinaire.
J'ai dégluti en pensant que jamais cela ne pourrait entrer en moi.
Il m'a sourit, et a du comprendre que j'avais peur.
« ne t'en fais pas! Ça va bien se passer, je vais y aller doucement »
J'ai seulement fait oui de la tête.
Il s'est positionné à genoux entre mes cuisses, me les faisant écarter au maximum.
Il s'est penché et m'a embrassée puis m'a chuchoté:
« tu es belle tu sais…Tu es incroyablement sexy et désirable…J'ai envie de te prendre depuis l'instant ou je t'ai vue… »
Il caressait mon entrée mouillée du bout de son membre et j'ai soufflé quand il me l'a demandé.
Au même instant je l'ai senti me pénétrer.
Il y allait doucement, comme il me l'avait promit, mais je le sentais très déterminé.
Il me fixait, attentif à mes réactions. Très vite, il s'est enfoncé encore, et j'ai senti la douleur me submerger. La brûlure m'a surprise par son intensité et j'ai crié.
Il s'est immobilisé et est venu chercher mes lèvres.
Je me suis accrochée à ses bras et il a poussé encore en moi, me pénétrant totalement.
J'avais mal, plus que je ne l'avais imaginé, mais le plus déconcertant était la sensation d'écartèlement qui me gênait.
Il gémissait et je l'ai regardé. Ses yeux s'étaient assombris,sans doute à cause du plaisir , et il serrait les dents.
Il bougeait en moi, lentement.
Je me suis un peu habituée à sa présence en moi et me suis détendue légèrement.
Il s'en est rendu compte et a sourit:
« ça va? »
« oui, ça fait moins mal »
« c'est bon? »
« pas vraiment »
« ça va venir! »
J'ai sourit à ces propos et il m'a embrassée encore, tout en prenant mes cuisses et les remontant sur mon ventre, me pénétrant plus fermement.
Il a accéléré le rythme de ses poussées en moi.
Doucement au début, puis j'ai comprit qu'il perdait pied.
Il s'est mit à grogner littéralement de plaisir et ses vas et vient se sont faits intenses, et très profonds.
J'ai crié, plus de surprise que de douleur. Il n'a pas ralentit le rythme, bien au contraire, me prenant de plus belle.
Je me tenais à ses bras pour encaisser les poussées qu'il me faisait subir, et une sensation animale et primitive a commencé à monter de mes entrailles.
J'avais beau ressentir de la douleur, être déroutée par l'intensité de ses mouvements, j'aimais profondément ce qu'il me faisait.
C'était juste instinctif, c'était ce qu'il nous fallait faire.
Mes cris , désormais, reflétaient autant ma douleur et mon inconfort que la joie et le début de plaisir qui naissaient et grossissaient en moi.
Je n'agissais plus qu'instinctivement, comme lui, sans doute.
Ses gémissements se sont fait rauques et ses lèvres se sont posées prêt de mon oreille:
« tu es si douce, si serrée aussi ! C'est incroyablement bon de te prendre! »
Ses paroles ont encore fait enfler le bonheur dans mon ventre et je ne savais plus si je souffrais ou prenais du plaisir quand il s'est cambré et s'est enfoncé violement en moi plusieurs fois, avant de crier, la tête rejetée en arrière.
Il s'est détendu et sa bouche s'est posé sur la mienne, pour un très long baiser, salé par mes larmes.
J'étais essoufflée, surprise et contente.
Je l'ai senti sortir de moi et j'ai ressenti comme un vide quand il s'est allongé sur le coté, m'attirant dans ses bras.
Ses yeux ont harponnés les miens:
« ça va ma puce? »
J'ai hoché la tête.
« tu as eu mal, je suis désolée »
Je n'ai pas répondu. Je tentais de reprendre mes esprits.
Il a prit mon menton entre deux doigts pour me forcer à le regarder en face.
Ses yeux m'ont parus plus clairs encore, plus verts aussi. Il me souriait, un vrai sourire de bonheur.
« merci, Bella. Je te promets que tu ne regretteras pas , tu vas bientôt aimer autant que moi tout ce qu'on va faire ensemble »
Je l'espérais bien…
Il a retiré le préservatif et j'ai brusquement eu peur d'avoir maculé les draps.
J'ai regardé mais ça n'était pas le cas.
Il m'a réconfortée:
« ne t'en fais pas, tu as à peine saigné »
En effet, il n'y avait qu'un peu de sang sur mes cuisses.
Il a tenu à me laver lui-même.
Je me suis laissée faire. Après ce que nous venions de faire ensemble, le mot intimité n'existait plus vraiment entre nous.
« Edward?je peux prendre un bain? »
Son regard est devenu triste:
« tu es chez toi Bella. Tu peux faire ce que tu veux! »
J'ai prit un long bain chaud.
J'étais détendue, contente. La situation était légèrement surréaliste, mais cela ne me gênait pas.
Je suis restée seule un long moment, et j'ai glissé deux doigts en moi.
Je m'étais bien sur déjà caressée auparavant mis jamais aussi profondément.
C'était encore sensible, mais plus vraiment douloureux.
Edward m'a amené un verre de jus de pomme.
J'ai bu à longs traits.
Quand j'ai reposé le verre sur le bord de la baignoire il a léché ma lèvre supérieure pour recueillir les dernières gouttes de jus de fruit et je lui ai sourit.
Il m'a longuement fixée.
Son regard était intense, mais ni agressif ni gênant.
Plutôt interrogatif, admiratif aussi.
Il a passé sa main dans ses cheveux et m'a prit la main:
« Bella, je…je t'-Bella, je veux que tu sois heureuse, que tu sois bien avec nous! »
J'ai été honnête:
« c'est le cas, par moment. Je pense que ça viendra. Mais je ne pourrais être heureuse vraiment que quand je serai libre »
Il a hoché la tête et m'a demandé de lui faire un peu de place.
Il s'est glissé dans la baignoire et j'ai rit quand il a proposé de jouer aux baleines, vu la quantité d'eau qui s'est retrouvée sur le sol.
J'ai plissé le nez:
« je préfèrerais jouer aux dauphins! Ils passent leurs temps à jouer, manger et »
Je me suis interrompue , rougissante.
Il a finit ma phrase en riant:
« et à baiser, je sais. Les dauphins sont les chats de la mer! »
Je me suis levée et me suis installée entre ses jambes, contre son torse.
Nous ne sommes sortis que quand l'eau a été froide.
Silencieusement, nous avons préparé le repas du soir.
Je m'étais rendue compte qu'aucun d'entre eux ne savait cuisiner. Pour éviter de me nourrir de sandwich le restant de mes jours, j'ai prit les choses en main.
J'ai fait du poulet mariné et des pâtes aux champignons. Il a sans rechigné découpé le poulet en lamelles et frotté les champignons pour les nettoyer.
J'ai rit de son incompétence et il m'a appelée petit chef. Je me sentais bien, détendue.
C'était agréable de cuisiner dans cette cuisine magnifique et avec un équipement de qualité.
Quand j'ai entendu la voiture arriver j'ai soupiré.
J'étais triste que notre bulle de complicité s'achève, mais il l'a interprété d'une autre manière:
« tu as raison d'avoir peur. Tu vas voir de quoi Alice est capable… »
Mais il me souriait, et j'ai pensé que tant qu'il était à mes cotés, je n'avais plus peur de rien.
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Le prochain chapitre sera un PDV Edward.
