Un immense merci pour vos nombreuses reviews sur le dernier chapitre. Je suis heureuse de voir que la tournure que prend l'histoire vous plait. Comme je le disais en réponse à certains MP, je crois en la rédemption. Merci de votre fidélité, ça me fait plaisir !!!!
Ma petite bulle était confortable, désormais.
Je suivais le programme de 1° par correspondance, sous le nom de Marie Cullen.
Je n'avais plus de velléité de fuite, mais j'avais parfaitement conscience d'être discrètement surveillée.
Edward me quittait rarement. Il me touchait aussi souvent que possible. Il s'asseyait toujours prêt de moi, et ses mains quittaient rarement mon corps, ne serait-ce que simplement son bras posé sur mes épaules.
Et il passait beaucoup de temps à simplement me regarder.
Au début, je trouvais son regard sur moi déroutant.
Mais j'ai finit par comprendre pourquoi il ne supportait pas de rester loin de moi plus de quelques secondes…
15 jours environ après que nous ayons commencé à coucher ensemble, nous étions montés dans notre chambre pour une petite sieste.
Je voulais vraiment dormir. J'étais épuisée parce qu'on passait toutes nos nuits à faire l'amour mais il m'a poussée sur le lit tout en soulevant mon pull et j'ai immédiatement cédé.
Le plaisir était toujours fort et intense, et je ne m'en lassais pas.
Je l'ai laissé me déshabiller parce que je savais qu'il adorait cela.
Je portais ce jour-là le soutien gorge qu'il préférait.
En dentelle bleu nuit, il disait qu'il me faisait une poitrine de rêve.
Je n'aurais jamais imaginé, quelques semaines auparavant, qu'un peu de dentelle puisse mettre un homme dans cet état (ndla : ça fait ça à tous les hommes, on devrait vraiment l'expliquer aux filles, plutôt que de leur apprendre à faire la vaisselle…)
Quand il a commencé à téter mes seins à travers le fin tissu, j'ai senti la morsure désormais habituelle du désir me mordre le ventre. Je me suis tortillée pour enlever mon jean et il ne m'a pas laissée faire. J'ai rit en le regardant se mordre les lèvres quand il a découvert que je n'avais pas mit de string, ce jour là.
Ses yeux reflétaient son désir, si intense que mon cœur a accéléré.
Posément, j'ai ouvert les boutons de sa chemise, le faisant grogner d'anticipation.
J'ai laissé ma langue jouer sur son torse savamment musclé, me délectant de son goût unique.
Puis j'ai fait sauter un à un les boutons de sa braguette, me demandant comment sa virilité déjà impressionnante avait pu tenir dans son fute. Il n'avait pas du être à l'aise.
Il s'est reculé d'un pas et a enlevé le jean et la chemise.
Il était en boxer bleu marine et je me suis léchée les babines, le faisant rire.
J'ai moi-même enlevé mon soutien gorge et il a fait glisser le dernier rempart de tissu.
Il s'est allongé sur le lit et je me suis positionnée au dessus de lui pour m'occuper de sa queue avec ma bouche.
Alice m'avait expliqué, à ma grande honte, comment bien sucer un garçon. Limite si je n'avais pas eu droit à un dessin, en tous cas, elle n'avait pas fait l'impasse sur les gestes.
Mais je devais avouer que la mise en pratique sur Edward était assez spectaculaire…
Il se tenait aux draps, se soulevant un peu pour mieux me voir passer ma langue tout le long de son membre gorgé de désir. Je suivais à la lettre les recommandations d'Alice, tournant ma langue autour du gland brûlant, la laissant courir tout le long de sa verge, titillant le bout luisant de liquide, mais sans jamais le prendre totalement en bouche.
Invariablement, il finissait par me supplier de le sucer, et je faisais la sourde oreille, toujours selon les conseils d'Alice.
« Bella…je n'en peux plus ! Vas-y, prend la dans ta bouche, s'il te plait ! Mon bébé ! Je ferai tout ce que tu voudras ! »
Je le titillais encore un peu, puis, finalement, le happais d'un seul coup, le faisant bondir sur le lit en criant de plaisir.
Emmett, depuis la chambre d'à coté, a donné un grand coup contre le mur, qu'Edward a ignoré totalement et qui m'a fait pouffer de rire, la verge d'Edward toujours entre les lèvres.
Je me suis mis à le sucer plus sérieusement, le faisant gémir et grogner alternativement, sa main entortillée dans mes cheveux.
Il a finit par s'arracher à ma caresse et m'a retournée sur le lit, dans l'intention visible de me rendre la pareille.
Il était plus que doué à ce petit jeu, et je me demandais un instant si Emmett ou Jasper lui avait donné des cours, bien qu'Alice soit parfaitement capable de s'en charger elle-même mais rapidement sa langue sur mon intimité si sensible ne m'a plus permit plus de penser de manière cohérente.
Je tendais le bassin, m'offrant totalement à lui et surtout au plaisir qui grandissait à chaque coup de langue sur mon clitoris.
Très vite, j'ai du réclamer plus.
Comme moi un peu avant, il m'a laissé le supplier :
« Edward ! Viens ! J'ai besoin de toi en moi ! Maintenant ! »
Il m'a sourit d'un air carnassier tandis j'enroulais mes jambes autour de son bassin. Il a enfilé en toute hâte un préservatif et je me préparais à la sarabande sauvage qui s'annonçait…
Il me pénétra d'un seul coup, m'envoyant directement dans les étoiles.
Je me laissais aller dans le plaisir et mon corps se mit à se mouvoir en rythme avec le sien.
Son intrusion en moi me coupait toujours le souffle au début, tant il était imposant , mais, comme d'habitude, je me détendis suffisamment pour lui permettre de m'investir totalement.
Il connaissait bien, à présent, le rythme dont j'avais besoin pour accéder au 7° ciel et j'ai sentit l'orgasme arriver de très loin.
Gémissante, je m'accrochais à ses épaules, arquant les reins pour faciliter ses poussées en moi.
Une première vague de plaisir intense s'est abattu sur moi et je gémis plus fortement, presque aussitôt une autre coulée de jouissance, plus forte et plus violente s'empara de mon corps et cette fois je criais longtemps le plaisir qui agitait mon bas-ventre.
Comme souvent, malgré sa préférence pour la levrette, Edward ne garda pas suffisamment le contrôle pour changer de position et je le vis se cabrer en criant, tandis qu'il me martelait, avant de s'effondrer sur moi, gémissant dans ma bouche.
Il m'a gardée longuement dans ses bras, serrée contre son torse, ses mains caressant mon corps et mes cheveux.
J'ai finit par chuchoter, en riant :
« Je n'aurais jamais cru que le sexe puisse être aussi bien, sinon j'aurais dit oui à Jake ! »
Il se recula un peu et me regarda dans les yeux :
« Qui est Jake ? »
« C'était un copain, mais il aurait bien voulu coucher avec moi »
« Tu m'étonnes… »
« Bah…c'est vrai que les hommes ne pensent qu'au sexe, non ? »
Ses yeux se sont emplis de tristesse.
Il a prit une grande inspiration :
« Bella…je ne te baise pas, moi. Je…je te fais l'amour… »
Il me serra alors plus fort contre lui et je demeurais muette, prenant conscience du sens caché derrière ces mots.
Il venait de m'avouer être amoureux de moi…
Je restais stupéfaite un long moment.
Evidemment, cela éclairait bien des choses.
Son changement d'attitude radical, son incapacité à me perdre de vue, sa possessivité, les attentions dont il m'entourait, et, oui, même la façon dont on faisait l'amour.
Il était devenu tendre.
Plus rien à voir avec celui qui m'avait enlevée, qui me criait dessus parce qu'il ne supportait pas de me voir pleurer…
J'avais du mal à y croire .J'étais une gamine banale et sans expérience, je ne comprenais pas pourquoi il m'aimait, moi.
Alors je n'ai rien dit.
J'ai parfaitement comprit qu'il attendait de moi une déclaration en retour, mais je ne partageais pas ses sentiments.
En fait, je ne savais pas ce que je ressentais pour lui.
Je le trouvais beau, irrésistible même, il m'inspirait du désir, beaucoup de désir.
Parfois encore du ressentiment et de la colère.
Assez souvent de l'amusement.
Parfois de la pitié.
De la complicité aussi, on prenait trop de plaisir ensemble pour ne pas être devenu intime, et les autres nous chambraient à propos de nos ébats assez bruyants, ce qui nous obligeait à faire front uni face aux sarcasmes.
Alors, oui, à présent je l'aimais bien, je l'aimais même beaucoup.
Mais tomber amoureuse de lui ?
Non.
Je me suis simplement pelotonnée contre son torse, et me suis enfin endormie, le corps comblé de plaisir, et l'esprit satisfait, bien qu'encore inconsciemment, par l'idée d'être aimée, et surtout d'avoir cet ascendant là sur lui.
Quand je me suis réveillée, j'étais seule dans le lit.
Mon cœur s'est serré.
J'aimais bien me réveiller dans ses bras. La plupart du temps celui qui se réveillait en premier tirait l'autre du sommeil avec des baisers, et on refaisait l'amour dans la foulée.
Je me suis rhabillée rapidement. Une drôle d'impression au creux de mon ventre m'empêchait de respirer normalement.
J'ai dévalé les escaliers, manquant me rompre le cou dans ma précipitation.
Jasper était en train de lire allongé sur le canapé et il a sursauté quand j'ai déboulé à coté de lui.
Il m'a jeté un coup d'œil et a soupiré :
« Edward est à la plage… »
Je suis sortie en courant, ne prenant même pas la peine de mettre mon manteau, me contentant de m'enrouler dans l'écharpe d'Edward au passage.
Il y avait beaucoup de vent et j'ai lutté un moment contre les rafales avant de l'apercevoir.
Il était assez loin de la maison, il marchait, visiblement sans but, et la chienne courait à ses cotés.
Je me suis avancée vers lui et dès qu'il m'a aperçue il s'est mis à courir dans ma direction.
Alaiena a été la première sur moi et je me suis assise pour qu'elle me fasse la fête.
Il est arrivé, le souffle court et s'est agenouillé à nos cotés.
Sans mot dire, nous avons caressé la chienne un long moment.
Il évitait mon regard et j'ai finit par prendre son visage entre mes mains pour l'obliger à me regarder en face :
« Edward ? J'en ai assez de rester enfermée…On pourrait aller faire un tour ? J'ai besoin d'ingrédients pour le cari de poulet de ce soir en plus ! »
Il a hoché la tête.
Alaiena s'est mise à aboyer :
« Ne t'en fais pas ma belle, je te ramènerai de bons gros nonos !!! »
Il a grogné :
« Tu vas choper la mort comme ça Bella ! »
Je lui ai tiré la langue :
« Oui papa ! »
Il m'a serrée contre lui, déposant un baiser sur le sommet de mon crâne.
Jasper et Alice sont venus avec nous.
Tandis que je grimpais à l'arrière à coté de Jasper, laissant la place avant à Alice qui était facilement malade en voiture, Emmett s'est penché par-dessus sa sœur, et a dit, goguenard :
« N'oubliez pas de refaire le stock de préservatifs les enfants ! »
J'ai ricané et Alice lui a claqué la porte au nez.
Edward a conduit silencieusement jusqu'au centre commercial.
Nous sommes entrés tous les quatre dans le supermarché et nous avons rapidement prit les ingrédients figurant sur ma liste.
Vers la fin, je me suis aperçue que nous avions oublié le gruyère râpé alors que nous venions juste de quitter le rayon des fromages.
Laissant les 3 autres choisir leur marque de café, je suis rapidement revenue sur nos pas et me suis emparée d'un gros sachet de fromage râpé.
Juste avant de pivoter sur moi-même, j'ai faillit crier en sentant une poigne ferme m'attraper par les épaules.
La voix de Jasper a résonné, basse mais furieuse à mes oreilles :
« Où tu croyais aller Bella ? »
La peur est revenue et mes yeux se sont remplis de larmes.
Edward et Alice se sont matérialisés à coté de nous, affolés, et j'ai levé le sachet à hauteur de mon visage :
« On avait juste oublié le fromage râpé ! »
Ma voix était à nouveau celle d'une enfant terrifiée.
Edward a posé sa main sur l'épaule de Jasper :
« Lâche là, Jazz… »
Dès que ce dernier m'a relâchée je me suis précipitée dans les bras d'Edward.
Il m'a embrassée et j'ai fermé les yeux, à nouveau perdue.
Jasper s'est excusé.
Alice a essayé de détendre l'atmosphère.
« On a eu peur Bella… »
J'ai hoché la tête.
Le reste de l'après-midi s'est déroulé dans une ambiance lourde et tendue.
De moi-même je n'ai pas lâché Edward, qui ne parlait que rarement, visiblement soucieux.
De retour à la maison de la plage,j'ai fouillé dans la pile de revues sur la table basse et j'ai retrouvé l'avis de recherche que j'avais affiché deux semaines auparavant.
Je l'ai remit à la même place, au dessus de la cheminée.
Ils me regardaient tous les cinq, consternés.
Je me suis assise sur le canapé, boudeuse.
Moi aussi je pouvais leur rappeler les liens qui nous unissaient…
J'ai prit la télécommande des mains d'Emmett et j'ai mit la chaîne national géographic.
Rose s'est levée, elle a allumé l'ordinateur et en quelques minutes elle a imprimé une photo, prise la veille, ou nous figurions tous les 6. Elle avait été prise avec le déclencheur, et Alaiena s'était approchée du viseur au dernier moment, et on ne nous voyait que partiellement, la moitié de la tête du chien occupant une partie de la photo.
Cette photo était drôle, je l'aimais beaucoup.
Me regardant bien en face, Rose a enlevé mon avis de recherche, l'a lancé dans la cheminée allumée et a tranquillement accroché la photo.
J'ai sourit et j'ai rendu la télécommande à Emmett, qui s'est empressé de remettre le base ball.
Je me suis emparée de mon livre de maths, et, soupirant, je me suis mise au travail.
Je séchais sévèrement sur un problème de probabilités, et Edward s'est penché au dessus de moi :
« Un coup de main, Bella ? »
« Tu y connais quelque chose ? »
Il a rit :
« Un peu, oui ! J'ai une licence de maths ! »
Je l'ai dévisagé, effarée.
Rosalie a rit, un peu jaune :
« On a tous fait des études, Bella. On n'est pas QUE des voyous ! J'ai suivit des cours de chimie, Jazz d'histoire, Emmett de géographie et Alice de littérature… »
Je n'ai pas commenté, me contentant de regarder Edward dans les yeux :
« Je ne comprends rien aux probabilités. Le reste ça va, mais les probas… »
Il a eu un petit sourire triste et m'a fait asseoir sur ses genoux, et m'a expliqué, calmement, ce que je devais savoir.
Les choses se sont un peu éclaircies.
Au bout d'une heure je suis passée avec soulagement à l'histoire.
Je suis restée calée sur les genoux d'Edward, lisant avec passion mon cours sur la guerre de sécession.
Le soir, dans la cuisine, tandis que je finissais le cari de poulet, Jasper est venu s'excuser.
« Bella…je suis désolé. Quand j'ai vu que tu n'étais plus à coté de nous j'ai eu peur. Peur que tu te sois enfuie, et encore plus peur que tu sois en danger… »
« C'est bon…La prochaine fois je préviendrai…Mais c'est nul de pas pouvoir faire un pas sans devoir l'annoncer »
Il m'a brièvement serrée dans ses bras et je n'ai pas pu faire autrement que de lui pardonner.
Edward s'est levé et m'a prit des bras de Jazz.
J'ai rit :
« C'est bon Edward…Je le sais que je suis à toi ! »
Jasper a rit, mais pas Edward.
Tard dans la nuit, juste après m'avoir fait l'amour avec une intensité qui m'avait fait jouir encore plus fort que d'habitude, Edward a enfouit son visage dans mon cou.
Je sentais son chagrin, je savais qu'il retenait ses larmes.
J'ai passé ma main dans ses cheveux et je lui ai murmuré :
« Un jour sans doute…Mais là c'est trop tôt…Je ne peux pas… »
Il m'a regardée dans les yeux :
« Je sais…Je comprends, c'est pas grave… »
Il s'est installé pour dormir et j'ai risqué une question :
« Pourquoi tu as arrêté tes études de maths ? »
« C'est compliqué…En fait, on en avait marre de la galère, on avait la rage…On s'est longtemps préparé, pour notre premier coup…Et ça a bien marché, alors on a continué »
« Vous avez assez de fric pour ne pas avoir à recommencer avant un long moment il me semble »
Il a rit.
« Ouais. Mais je me pose des questions depuis…Depuis que tu es là… »
Le lendemain matin Edward a enfilé un jogging et m'a sourit.
J'étais couchée et je ne comprenais pas pourquoi il sortait du lit si tôt.
« Dors encore, j'ai besoin de courir un peu ! Je reviendrai te chercher pour prendre une douche avec moi, OK ? »
« Bien sur ! »
Il m'a déposé un baiser sur les lèvres et j'ai replongé dans le sommeil.
Le prochain chapitre sera un PDV d'Edward.
On approche de la fin de l'histoire. Encore deux chapitres et un bonus, je pense.
Je suis curieuse de savoir si vous aller trouver ce qui va se passer dans le dernier chapitre…Moi ça me parait évident, parce que j'ai prévu la fin dès le début de cette fic, mais je ne sais pas à quoi vous vous attendez !!!
